Alain TCHAKOUNTE :: Cameroon Tribune
28/8/09
Au cours de la session extraordinaire de son Comité de politique monétaire, la BEAC a appelé les Etats à ne pas relâcher la rigueur budgétaire.
La météo financière est encore très contrastée dans le contexte de crise économique mondiale actuel, en ce qui concerne la zone CEMAC.
Les responsables du Comité de politique monétaire (CPM) réunis hier dans la salle du conseil de la BEAC à Douala, reconnaissent quelques faibles éclaircies.
Des signaux positifs qui permettent pourtant de garder l’espoir d’une reprise. Il en va ainsi, des cours du pétrole,
une des matières premières phares de la sous-région Afrique centrale. Situé entre 30-35 dollars au premier semestre,
le baril du pétrole se situe aujourd’hui entre 70-74 dollars. Soit, selon la BEAC, une augmentation d’environ 18%.
Des retombées certaines sont attendues. « Cela va induire certainement d’ici la fin d’année de légères améliorations
des recettes des Etats et réduire les prévisions de déficit que nous avons faites, à la fois pour les finances publiques,
pour la balance des paiements, parce qu’on va exporter mieux. La valorisation va conduire à de meilleures
exportations et nous allons réviser ce que nous avions avant. Les signaux vont plus dans le sens positif que dans le sens négatif »,
explique Philibert Andzembe, président dudit comité.
Mais, devant cette légère embellie, la BEAC conseille aux Etats de ne pas relâcher la rigueur et la discipline budgétaires,
parce que la conjoncture reste globalement mitigée au regard de la crise financière. On n’est donc pas encore sorti de la zone de turbulence.
D’ailleurs, reconnaît le gouverneur de la BEAC, le taux de croissance positif, reste faible (2,1), par rapport au niveau antérieur.
D’où le statu quo à observer dans les politiques monétaires accommodantes. Qui consiste à ne pas trop augmenter les taux d’intérêt pour
permettre l’accalmie et ainsi, relancer la croissance. « La balance des risques est la même. On ne peut modifier notre attitude.
On attend les bons signaux pour la croissance », a justifié Philibert Andzembe.
Au menu du CPM encore, l’examen des audits indépendants faits sur la politique de gestion des réserves de change de la banque centrale.
« Ces études indépendantes ont été faites avec leurs aspects opérationnels. Il s’agit de voir avec les experts comment mettre en œuvre cette
politique de gestion des réserves de change », a précisé le gouverneur de la BEAC. Pour lui, ces réserves de change sont vitales,
parce qu’elles apportent à la banque centrale, des ressources nécessaires pour son fonctionnement.
Au sujet des préparatifs du démarrage effectif des émissions des titres publics par adjudication par les Etats membres, le comité a pris acte des étapes
restant à franchir, pour permettre le lancement des réunions à partir du quatrième trimestre 2009.
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