Par Cbt. MbouaMassock ma batalon
Voici un demi siècle que le Cameroun mon cher pays a conquis son indépendance « administrative ». Depuis lors, de multiples élections, entre autres présidentielles, ont été organisées. Il est établi qu’en 50ans, deux de mes citoyens seulement ont exercé la haute fonction présidentielle. A la lumière de la situation de péril grave en la demeure qui est aujourd’hui celle du peuple et du pays mien, il est aisé de conclure que le Cameroun a besoin d’une totale rupture avec les méthodes de choix de ses gouvernants, procédure qui, à coup sûr, va garantir le changement radical de la gouvernance chez nous. Pour mieux comprendre la portée de cette question, il importe, à la suite de l’analyse du contexte à l’approche de la présidentielle de 2011, de bien situer les enjeux et les défis qui y sont liés.
Du contexte et de l’environnement.
A l’approche de l’élection présidentielle de 2011, le contexte politique au Cameroun est des plus malsains et l’environnement économique et socioculturel des plus dépravés, résultat d’une gouvernance sur tous les aspects à contre courant des aspirations de mon peuple, sa jeunesse en particulier, a été dénudée de tout l’engouement de participation permanente à la vie politique du Cameroun qui devait, mieux qui doit pourtant la caractériser. Par des méthodes presque sataniques à dessein instrumentalisées, le peuple sur ce plan, dans sa grande majorité, est devenu sinon passif et désintéressé, du moins, hésitant. Au plan socioéconomique, l’inconsidération de la morale, de l’absence d’éthique et de projection ont fini par avoir le dessus sur les femmes et les hommes, pour enfin corrompre totalement l’être. Ici, aucune dissertation de quel que brillant intellectuel que ce soit ne peut, mieux que les faits que nos situations quotidiennes nous présentent, nous édifier.
Des enjeux.
Les enjeux de la présidentielle 2011 sont colossaux. Les défis aussi. Ils n’ont d’égal, Um Nyobe et ses compagnons de glorieuses mémoires en sont témoins, que ceux auxquels a fait face mon peuple à la veille des indépendances. En terme d’enjeux pour mon peuple, il y a ici, entre autres, l’amorce dès le début même du 2e 50tenaire du Cameroun indépendant, du processus de mise hors d’état de nuire du système néo-colonial que la France-des-gouve-rnants (à ne pas confondre avec le Peuple Français) a institué chez nous par un type d’accords dits de coopération, qui a généré la grave et suicidaire situation qui sévit dans mon pays aujourd’hui. Il y a à rétablir l’éthique et la morale boussoles et gardiennes des comportements. Il y a à redonner espoir à tout mon peuple certes mais, à la jeunesse et aux femmes en particulier. Il y a à hâter la démocratie participative et partant, le développement et le mieux être par notre propre effort. Il y a à recrédibiliser le projet de l’Afrique UNE.
Des Défis.
Pour affronter ces enjeux devant nous, mon Peuple et moi-même devons, au préalable relever des défis. Entre autres et loin de cette logique toujours improductive de résignation et de capitulation, mon peuple, cautionnant sa jeunesse agissante, doit se mettre en ordre de bataille pour, avec l’élection à la tête de l’Etat d’un humble citoyen au patriotisme éprouvé, à l’équilibre moral et éthique au dessus de tout soupçon et au sens élevé du devoir, imposer sa vision face à cette petite minorité de tricheurs qui s’essaient cette fois encore, par tout genres de subterfuges à l’instar, comme souvent des « motions », à re-imposer à la tête de l’Etat un homme aux convictions nationalistes douteuses qui plus est, un quart de siècle en poste, n’a pu ni su rassurer le Cameroun de notre classe sociale. La fonction de Chef de l’Etat commande à celui qui l’exerce, à l’essentiel, à préserver et à fructifier le patrimoine national. Tel Chef d’Etat qui ne réussi pas ici, devrait en toute humilité et en toute honnêteté, pour ne pas être accusé de forfaiture, se résoudre à ne plus exercer la suprême fonction. Il se trouve que l’actuel Président du pays mien alors gardien du magasin dont mon peuple lui a confié les clés, nous dit que ledit magasin est déjà presque vide. Et par les faits, nous sommes fondés à affirmer qu’autant il n’a pas su préserver ce dont la garde lui a été confié, il n’a, non plus, pu rien fructifier. A tel mauvais gardien, à tel improductif manager, un peuple normal ne peut reposer son espoir ni confier son destin. Mon peuple et moi devons, tirant les conséquences, au terme de ce 1er 50tenaire du Cameroun légalement souverain, mettre un terme à cette gouvernance de prédation qui nous a jusque là été imposée. Pour prendre une part porteuse à ce sacré combat, il nous faut d’abord parvenir à faire figurer au moins 10 millions de citoyens sur la liste électorale. La bataille y relative est à notre portée à nous, Peuple-Victime Camerounais. Ensemble, agissant comme les fourmis, gagnons-là. Face à TOUT. Ce afin que les gouvernants français et leurs serviteurs locaux ne nous imposent encore, au 50tenaire arrivant, la même dictée. Le combat devant nous sera dur. Mais ici, la justesse de la cause fait que les grands démocrates du monde dont Barack Obama seront, sachez-le, de notre côté. En plus n’est-il pas écrit : celui qui veut du miel doit avoir le courage d’affronter les abeilles. Les mots d’ordre de l’action pour l’alternance assurée en 2011(4A-2011) vont bientôt indiquer la conduite à tenir en vue de faire considérer nos exigences préélectorales. Mettez-les en pratiques.
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