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Ligue des champions – Inter-Barça, l’art de la déception

Par Hocine HarzouneGoal.com-

17 sept. 2009-

Etoo_guardiola-biglandscapeLa déception, ce sentiment qui ne déçoit jamais. On attendait beaucoup de ce match, de cette confrontation à multiple facettes où deux équipes (deux des meilleures formations  européennes) aux philosophies antinomiques devaient croiser le fer. On voyait un duel Eto’o-Ibrahimovic qui se profilait, on comptait sur la rencontre pour déterminer lequel des deux est le meilleur et mettre enfin un terme à la querelle de supporters qui dure depuis l’annonce de l’échange entre les deux joueurs. Le lyrisme de la presse l’amena même à détecter un duel entre José Mourinho et Pep Guardiola, deux des entraineurs les plus charismatiques de la planète football (les deux derniers à avoir enlevé une C1 en l’assaisonnant d’un triplé). Tout ce que l’on a eu en retour, c’est une rencontre moyenne entre deux mastodontes mal assurés et gênés aux entournures. Ça nous apprendra.

Le public en espérait trop

« Nous avons donné une fantastique réponse contre l’équipe la plus forte du monde en ce moment, un grand match défensivement, devant on a eu 3, 4 occasions : mais objectivement, ils en ont eu plus, mais bon, eux ont neuf joueurs qui se connaissent par cœur, nous on en a cinq qui ne connaissent même pas le nom de leurs coéquipiers.»dixit Mourinho. Et le problème est bien là. Ce choc arrivait trop tôt dans la saison. Du coup, Pas de vendetta, ni de buts venus d’ailleurs, pas même une petite échauffourée  sur le pré pour distraire les supporters ou inspirer les journalistes. Les Catalans ont dominé, et l’impression générale leur est largement favorable. L’Inter peut toujours se contenter de n’avoir pas plié. Et l’Inter a fait tout pour ne pas plier, au détriment de la créativité. Chivu à la place de Santon à gauche, cela ajoute un verrou supplémentaire au coffre de la défense, mais prive les attaquants de tout soutien. Muntari aligné en lieu et place de Stankovic, cela montre que José Mourinho n’avait pas l’intention de reproduire la même formule que face au Milan AC et encore moins la volonté d’affronter le Barça sur son terrain, celui du jeu. Pusillanime, circonspect, frileux et calculateur ont été les maitres mots. Ce « choc » nous aura laissé sur notre faim et le duel Eto’o – Ibrahimovic en a souffert.

Abandonnés Tels des Robinson Crusoé dans l’îlot de la surface du Barça, Milito et Eto’o ont du rivaliser d’ingéniosité pour se créer des ersatz d’occasions. Maicon (l’homme aux quatre poumons) pouvant même être considéré comme l’« attaquant » le plus dangereux côté interisiti… Ibrahimovic n’était pas mieux loti, sifflé mécaniquement par Giuseppe Meazza, le Super Swede, qui disposait pourtant de meilleures repères, à priori, que ses coéquipiers dans l’enceinte lombarde, a gâché deux très belles situations (8e et 48e). Et c’est peut-être le grand enseignement de cette rencontre, le paradoxe à retenir. Au Barça, il a manqué la fluidité créée par les déplacements et les appels d’Eto’o. L’Inter a lui souffert du manque de créativité d’un Ibrahimovic devant, qui aurait cautionné le blindage défensif. Il ne reste plus qu’à espérer que le match retour, au Camp Nou, rectifie le tir, et inspire davantage le spectacle. Barça-Inter, guerre des étoiles ou nouveau trou noir ?




 

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