Par pierrem.djongo | Lundi 30 novembre 2009 | Le Messager
La tranche « Expression directe » des partis représentés à l’Assemblée nationale depuis environ trois années n’est pas toujours de retour sur les antennes de la CRTV, malgré les multiples protestations des ayants droit. Pis encore, la ferme promesse de l’ancien ministre de la Communication Jean Pierre Biyiti Bi Essam répondant à une question devant les députés, au cours d’une séance orale des ministres n’a accouché que d’un fantôme. Il n’est de secret pour personne, comme le relève d’emblée l’Honorable Jean Michel Nintcheu dans sa question orale récemment rejetée par l’Assemblée nationale que « les médias privés remplissent la mission de service public mieux que les médias dits officiels qui, en se transformant en outil de propagande partisane au service d’un seul parti le RDPC se sont dévoyés de leur mission fondamentale ». Cette vision est aujourd’hui partagée par la quasi-totalité des leaders de l’opposition littéralement réduits au silence.
« Je viens de donner une conférence de presse à Yaoundé. Observez et vous verrez vous-même que la CRTV a tout fait pour ne pas diffuser cette information. Je me demande à la vérité à quel jeu se livre cette télévision nationale, fruit des impôts des contribuables camerounais. ». L’ancien ministre Garga Haman Adji, président national de l’Alliance pour la démocratie et le progrès ne décolère pas. Il vient de donner une conférence de presse sur Elections Cameroun (ELECAM), pour dénoncer son manque d’impartialité. De cette rencontre avec la presse, il ressort qu’ELECAM est une aberration. Le leader Garga Haman, par ailleurs membre de la CONAC a introduit un recours auprès de la Cour suprême, en sa qualité de conseil constitutionnel, demandant l’annulation pure et simple d’ELECAM, ce que des confrères auront appelé à tort une plainte contre ELECAM. Au cours de la séance orale devant les députés, Issa Tchiroma Bakary, l’actuel ministre de la Communication n’a pas cru devoir insister sur ce pluralisme médiatique. Seuls des parlementaires de l’opposition ont de temps à autre eu le courage de poser la question. Le Mincom s’est plutôt appesanti sur le développement de la communication gouvernementale, visant l’amélioration de l’image du Cameroun à l’extérieur, et notamment sur des préoccupations relatives à l’amélioration de l’enveloppe de l’aide publique à la communication privée. Les citoyens camerounais quant à eux continuent de payer à grands frais l’impôt, et de se contenter d’une pensée unique radio et télédiffusée de la part des médias à capitaux publics. Et donc, d’une information taillée sur mesures. La conséquence directe est la mise à l’éteignoir de l’opposition. Il est courant d’entendre les gens dire dans la rue « l’opposition nous sert à quoi ? On ne les voit pas agir !» Comment ces honnêtes gens agiraient-ils efficacement avec cette exclusion officielle ?
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