Par robert.ngono.ebode | Mercredi 13 janvier 2010 | Le Messager
A moins de 48 heures de la date butoir qui leur était impartie, les commerçants du marché central de Douala, propriétaires de caisses encombrant les couloirs s’activent à toutes sortes de manœuvre pour ne pas vider les lieux. Dans la journée du mardi 12 janvier 2010, une information a fait état de ce qu’une délégation de commerçants serait nuitamment allée rencontrer le préfet du Wouri pour lui remettre de l’argent, question de ne pas les déguerpir du marché. «C’est un certain Mbia, collaborateur du préfet qui a demandé aux commerçants hier après le passage du préfet, de constituer une délégation devant rencontrer le préfet. Les dignitaires lui ont remis de l’argent pour qu’il ne les déguerpisse pas. Et le matin, certaines de leurs loges qui étaient marquées ont vu ces marques effacées. C’est cela qui réconforte dans l’idée qu’ils ont réussi à corrompre le préfet pour qu’il les laisse installés là où ils sont, alors qu’ils étaient marqués pour libérer ces lieux », déclare une commerçante.
Dans son bureau, le préfet du Wouri, Okalia Bilaï, n’est pas très surpris de cette information. « Pendant que je procédais à la visite du marché central lundi 11 janvier 2010, j’ai effectivement entendu qu’il y aurait des commerçants qui disent venir proposer de l’argent pour qu’on ne les déguerpisse pas. J’ai dit que je les attendait et une fois arrivés, je les enverrai là où ils doivent se retrouver », explique-t-il. Et de continuer, . Toutes choses qui l’amènent à se poser des questions sur le devenir du Cameroun. « Qui a dit aux gens qu’en toutes choses, c’est l’argent qu’il faut mettre devant ? Le marché est pris en otage par une poignée de commerçants qui croient avoir tout le monde à sa solde. Ils croient acheter tout et obtenir tout à partir de l’argent. On en peut pas construire ce pays de cette façon».
Instructions
Pour démontrer la transparence avec laquelle il gère ce dossier, il convoquera dans son bureau et sur le champ son premier adjoint, le 4ème adjoint au délégué du gouvernement, Lucien Mandengué, et monsieur Mbia que les commerçants indexent. Chaque partie ne reconnaîtra pas les faits après exposition faite par le préfet. Sur les caisses qui ne sont pas encore marquées, Lucien Mandengué dira qu’elles le seront dans les tout prochains jours. « C’est une opération d’enlèvement progressive. Nous avons commencé par les 240 caisses qui obstruent le marché et le rendent sombre. Ensuite, l’opération se poursuivra avec les autres caisses. C’est ce qui laisse l’impression que certaines caisses sont enlevées pendant que d’autres le sont encore». Pour le reste, Okalia Bilaï demandera avec insistance aux membres de la commission qu’il a lui-même créée de mettre tout en œuvre pour que les instructions qu’il a données soient respectées. ces instructions ne sont pas respectées, soyez sûrs que je ne vais pas procéder à la réouverture du marché.
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