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Bus Togo mitraillé : enquête ouverte contre le rebelle cabindais Mingas

cameroonwebnews.com| 15 janvier 2010| AFP

PARIS (AFP)

Photo non datée de Rodrigues Mingas, rebelle du Cabinda, région séparatiste d'Angola, diffusée par le FLEC-MP ©AFP

Le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête préliminaire pour “apologie d’actes de terrorisme” contre le Français d’origine cabindaise Rodrigues Mingas, qui a revendiqué l’attaque du 8 janvier contre l’équipe de football du Togo, a-t-on appris de source judiciaire.

Le parquet a ouvert une enquête préliminaire, confiée à un service de police qui n’a pas été précisé, pour “apologie d’actes de terrorisme”, selon cette source.

Cette enquête vise les propos tenus par le Français Rodrigues Mingas, secrétaire général des Forces de Libération de l’Etat du Cabinda/Position Militaire (Flec-PM).

“Les armes vont continuer à parler” dans l’enclave angolaise de Cabinda, avait menacé dimanche Rodrigues Mingas, responsable d’un groupe séparatiste qui a revendiqué l’attaque mortelle contre la délégation du Togo à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN-2010).

“Nous sommes en guerre et tous les coups sont permis”, avait ajouté le secrétaire général des Forces de Libération de l’Etat du Cabinda/Position Militaire (Flec-PM), dans un entretien accordé à l’AFP par téléphone depuis le Luxembourg où il se trouvait alors en déplacement.

Le ministère des Affaires étrangères avait indiqué vendredi après-midi que la France envisageait des poursuites contre du rebelle cabindais.

“Nous avons vérifié la nationalité de M. Mingas qui est français.C’est à la lumière de cette vérification et dans ce cadre que des poursuites sont envisagées devant les juridictions françaises”, a déclaré le porte-parole du ministère, Bernard Valero.

L’Angola a de son côté annoncé vendredi avoir officiellement protesté auprès de la France pour lui reprocher de n’avoir “pas déclenché (de) mécanismes judiciaires” contre les séparatistes cabindais vivant en exil sur son sol.

“Nous avons convoqué le représentant de la France en Angola pour lui remettre une note de protestation (…) en rapport à cette attaque au Cabinda”, a déclaré vendredi à la presse la chef de la diplomatie angolaise, Assunção dos Anjos.

Le gouvernement angolais “estime que la France n’a pas déclenché les mécanismes judiciaires qui démontreraient sa volonté” de poursuivre les auteurs de “cette attaque terroriste”, a ajouté la ministre des Affaires étrangères.

Le bus transportant la délégation togolaise à la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2010) dans l’enclave angolaise de Cabinda, qui accueille certains matches, a été mitraillé le 8 janvier par des séparatistes, faisant 2 morts parmi ses membres.Un hommage national leur a été rendu vendredi au Togo.

Deux groupes cabindais concurrents ont revendiqué la fusillade, qui a entraîné le retrait du Togo de la compétition.Certains de leurs responsables vivent en exil en France.




 

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