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Mboua Massok mis aux arrêts à Bamenda

Par donat.suffo | Jeudi 28 janvier 2010 | Le Messager

Bamenda, capitale régionale du Nord-Ouest. En cette matinée de mercredi 27 janvier 2010 souffle sur la ville un froid glacial. Les citoyens quittent difficilement leur lit pour vaquer à leurs occupations quotidiennes. Soudain, autour de 7h30mn des éléments de la brigade territoriale de Bamenda se présentent à l’hôtel Unity. C’est ici qu’a pris ses quartiers, le nationaliste, le combattant Mboua Massok, arrivé la veille dans la ville. Il est interpellé en compagnie du combattant Ombassa, par les pandores. Conduits manu militari à la brigade Ter, ils seront par la suite transférés à la légion de gendarmerie du Nord-Ouest à Up Station. Mboua Massok sera entendu sur procès verbal avant d’être élargi au tour de 10h30min. Que lui reproche-t-on ? A l’en croire, on lui reproche de n’avoir pas signalé sa présence à son arrivée à Bamenda, mardi 26 janvier. Pourtant, son arrestation intervient au moment où il s’apprêtait à aller rencontrer le gouverneur de la région du Nord-Ouest, a-t-il déclaré. Ses documents lui ont été remis. Il dit être déterminé à poursuivre le combat de la libération du Cameroun.

Le père des villes mortes était à Bamenda dans le cadre d’une tournée nationale qu’il a entrepris depuis quelques temps. Une tournée baptisée « Campagne nationale de souveraineté : le pas décisif ». En  effet, cette tournée rentre dans le cadre de ce qu’il appelle, l’action pour l’alternance et l’alternative assurée en 2010 « 4A-2011 ». Il s’agit en fait des exigences préélectorales et interpellations – cap 2011. Lesquelles exigences préélectorales sont à l’attention du pouvoir en place et interpellations à l’attention du « peuple-victime ». La veille, il a rencontré la presse au mythique carrefour de la liberté City Chemist à Bamenda. A l’en croire, « le message pour lequel je suis en train de faire le tour du Cameroun est que 50 ans après  notre indépendance, le moment est venu pour que les Camerounais exigent et obtiennent les clés de la gestion de notre pays que la France a confisquées dans ce qu’ils ont appelé les accords de coopération ». Il poursuit : « Je tiens à rencontrer la base parce que généralement, quand le message est au niveau des élites, il n’atteint pas la base parce que ces derniers bloquent le message. Nous tenons à rencontrer les populations de la base pour leur dire que c’est le moment d’engager et de conduire une bataille ferme pour que la France accepte qu’un pays qui est indépendant doit s’autogouverner ». Cette bataille doit se passer par les urnes en 2011, a-t-il confié à la presse locale. Il invite de ce fait, tous les citoyens, « les jeunes surtout, à s’inscrire massivement sur les listes électorales afin que celui qui va hériter de la place du président Biya soit élu et ait une légitimité établie qui lui permettra d’affronter les défis futurs avec beaucoup plus d’assurance ».




 

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