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Affaire chantier naval : Forjindam dénonce les pressions du Fmi

Écrit par Adrienne Engon| Mardi, 02 Février 2010| Le Jour

L’ex directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun a commencé sa déposition hier au Tribunal de grande instance du Wouri à Douala. Hier lundi 1er février 2010, l’ex directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) a commencé sa déposition à l’annexe du Tribunal de grande instance du Wouri à Bonanjo.

Zacchaeüs Forjindam s’est expliqué sur les accusations formulées contre lui par Charles Kooh 2, Minlend et Louis Claude Nyassa, tous des témoins cités par le ministère public dans l’affaire Chantier naval. Lors de la Cross Examination, Me Djoubaïrou, avocat de la défense, a interrogé son client sur le statut du Chantier naval depuis sa création jusqu’au limogeage de Forjindam il y a un an. Dans sa réponse, l’ex Dg a évoqué les pressions exercées par le Fonds monétaire international (Fmi) sur le gouvernement camerounais dès 1998.

A cette époque, le Cameroun est sous ajustement structurel et cherche obstinément à atteindre l’objectif Pays pauvres très endettés (Ppte). A cause de ces pressions, le gouvernement camerounais a été obligé de signer le 30 septembre 1998 une convention qui plaçait le Chantier naval dans le régime des entreprises de droit commun. Dès lors, l’entreprise était assujettie à l’obligation de paiement des impôts, de la Tva , la douane, etc. « C’est à partir de ce moment qu’on a commencé à avoir les problèmes de fisc, de douane et de Tva, etc. Ce régime est incompatible aux chantiers navals de par le monde dont les activités sont tournées essentiellement vers l’export. A partir de 1998, l’épée de Damoclès était suspendue sur le Cnic. Nous avons donc jugé nécessaire de trouver des experts et des cabinets spécialisés en fiscalité pour nous permettre de nous adapter au nouveau régime»,  explique Forjindam.
Grâce au cabinet Jene Gray, le Cnic a ainsi pu obtenir un redressement fiscal pour un montant de près de 4 milliards  couvrant les exercices 1998/1999, 1999/2000 et 2000/2001. Le cabinet Mathurin Ngounou quant à lui a permis au Cnic de recouvrer des crédits Tva pour un montant de 908 182 238 francs Cfa. Enfin, le cabinet Ttc a négocié le retour de la société au statut d’établissement privilégié qui lui a été attribué  à sa création le 18 janvier 1991. L’agrément consacrant ce retour au régime dérogatoire initial est signé le 6 décembre 2005. Selon Forjindam, le commissaire aux comptes Charles Kooh 2 avait trouvé ces résultats satisfaisants. Du coup, Forjindam pense que les dénonciations de ce dernier procèdent d’un montage.




 

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