Écrit par Théodore Tchopa| Jeudi, 11 Février 2010| Le Jour
La collégialité présidée par le juge Esther Moutngui a débouté le ministère public et la partie civile lors de l’audience d’hier à Douala. Le Tribunal de grande instance du Wouri a rejeté les exceptions du ministère public et du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic), relativement aux originaux des documents produits lundi dernier…
par l’ex directeur général de cette entreprise, Zacchaeüs Forjindam. « Le tribunal estime que les pièces produites par la défense de l’accusé Forjindam obéissent aux prescriptions de forme de l’article 313 du code de procédure pénale ; le débat sur leur contenu et leur valeur juridique devant intervenir ultérieurement ; admet en conséquence les originaux produits comme pièces du dossier sous les cotes P35, P36, P37 et P38 », a tranché la présidente de la collégialité dès l’ouverture de l’audience criminelle spéciale du mardi 9 février 2010 à la salle des audiences du Tgi du Wouri. Esther Moutngui qui est par ailleurs présidente du Tgi du Wouri, a par la suite renvoyé la cause au lundi 22 février prochain, pour suite des débats.
Le ministère public et la partie civile qui constituent l’accusation n’ont pas émis de commentaire encore moins de réserves suite à la décision rendue par la collégialité. En revanche, les avocats de la défense se sont montrés satisfaits. « Nous le sommes, d’autant plus que normalement cet aspect ne devrait pas être l’objet de débat, les pièces produites apparaissant comme des preuves », nous a confié Maître Issofa Para, un des avocats de l’accusé Forjindam.
Lundi dernier, le ministère public et la partie civile ont demandé au tribunal de rejeter les originaux des pièces dont les copies certifiées conformes avaient été versées dans le dossier de l’affaire Chantier naval par Zacchaeüs Forjindam. L’accusation a motivé sa demande en arguant que lesdites pièces étaient «une apocryphe fabriquée pour les besoins de défense » par les mis en cause. La partie civile a estimé que ces pièces étaient fausses, les originaux étant détenus dans les archives du Cnic.
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