Par lemessager | Mardi 16 février 2010 | Le Messager
Cette adresse des organisateurs d’Impact 2010 a été un moment exceptionnel au cours duquel les principaux conférenciers ont posé les jalons de cet événement désormais d’envergure internationale. Les panélistes étaient tout aussi de qualité. Modérée par le chef du département communication de Impact 2010, Pius Njawé, la conférence a vu la participation effective d’une importante délégation venue du Royaume Uni via le Nigeria, avec à sa tête l’ancien chef d’Etat nigérian le général Yakubu Gowon. Pendant près de 120 minutes, ces hommes de Dieu ont véritablement planté le décor de l’édition 2010. Après le mot d’ouverture du modérateur de séance, l’on apprendra que le révérend David Njemo est surintendant de la Mission du plein evangile (MPE) depuis plus de trois (3) décennies. L’assistance constituée de la crème de la presse à Douala, a également retenu que le général Yakubu Gowon est natif de l’Etat du Plateau, théâtre des émeutes interreligieuses entre chrétiens et musulmans et que l’apôtre Alfred est depuis 1989 à la tête de la Christ Faith Tabernacle Church à Londres. Chacun de ces conférenciers a abordé Impact 2010 sous un angle précis.
Pour le surintendant la Mpe, l’église du Christ qui ne se résume pas en une dénomination quelconque doit aider les pouvoirs publics dans sa quête pour le développement et l’amélioration des vies. « La vraie espérance vient de Jésus Christ » a-t-il martelé avant de conclure qu’« Impact n’est pas un groupe de pression. C’est un important adjuvant à la croissance économique et sociale ». Le général Yakubu Gowon a mis de l’emphase sur la nécessité de la prière pour une nation tout en appréciant le travail exceptionnel que font les porteurs de la vision. « Il est clair que Dieu répond aux prières authentiques du juste » et le juste c’est celui qui est né de nouveau. L’ancien homme d’Etat nigérian a ensuite défini le concept de la nouvelle naissance. « Naître de nouveau c’est avoir une grande foi », c’est justement en ayant une foi qui déplace les montagnes que les Camerounais pourront changer leurs conditions de vie en abandonnant leurs mauvaises manières de vivre pour adopter celle que préconise le seigneur Jesus Christ. Cette démarche par la prière ne doit exclure personne même pas celles que les chretiens marginalisent. « Le mouvement Nigeria prays rassemble sous la même bannière des musulmans et des chretiens », les compatriotes de Paul Biya doivent en faire autant. Le président des églises noires et caribéennes au Royaume-Uni, apôtre Alfred Williams, a axé son propos sur les opérations prophétiques que le Seigneur entend accomplir au Cameroun. « Impact est en cette année cinquantenaire donc de jubilé, une grande occasion de bénédiction pour notre nation ». Il a terminé son intervention en partageant le secret de la réussite de l’Europe sa terre d’adoption. « Le développement européen est le résultat de la qualité de vie des ancêtres du vieux continent qui se sont consacrés entièrement au Seigneur. C’est la Justice –la volonté de Dieu- qui élève une nation » a-t-il tranché. Tous les conférenciers sont animés par un sentiment très profond de voir l’Afrique en général et le Cameroun en particulier changer de physionomie et de statut au sein du concert des nations. Ce ne sont pas les moyens qui manquent. « On trouve au Cameroun un potentiel et une expertise énormes et affirmés qui n’attendent qu’à être utilisés en bon escient » argumente l’apôtre. Dans l’ensemble, ce point de presse fut une réussite malgré quelques frustrations enregistrées.
Les frustrations
La conférence de presse prévue à 16h a débuté bien plus tard, les organes de presse n’étant pas suffisamment représentés. A cette heure là, on comptait à peine cinq (5) reporters dans la salle. Or le général Gowon, est un ancien chef d’Etat qui est en visite au Cameroun, il bénéficie de fait d’un traitement particulier du cabinet civil de la présidence de la République. Selon la direction de la sécurité présidentielle (DSP), après l’entrée du général, personne d’autre ne pouvait avoir accès à la conférence de presse. On imagine la désolation, le désarroi et le courroux de ces Hommes de média condamnés à se morfondre devant une porte qui est restée imperturbable. Si cet incident est plutôt très mal accueilli par des confrères, il l’est tout aussi mal apprécié par le comité d’organisation. Il faut noter que la ponctualité « est la politesse des rois » mais au Cameroun, c’est hélas le contraire. Le réveil dont il est question au travers Impact 2010 nécessite une prise de conscience dans le changement des comportements car rien de sérieux ne se fait dans le désordre. Les journalistes ne sont pas en reste.
Jacques Willy Ntoual
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