Écrit par Irène Gaouda| Mardi, 16 Mars 2010| Le Jour |
L’ex-Secrétaire d’Etat aux Enseignements secondaires internée depuis le 14 janvier 2010 a rédigé une liste des personnes autorisées à lui rendre visite. Catherine Abena entame ce matin son 61ème jour d’hospitalisation au pavillon Réanimation et soins intensifs.
L’ex-Secrétaire d’Etat aux Enseignements secondaires est internée à l’hôpital central de Yaoundé depuis le 14 janvier 2010. Elle y avait été transportée de toute urgence depuis la prison centrale de Yaoundé à Kondengui, où elle est incarcérée dans le cadre de l’opération Epervier. Lundi 15 mars 2010, il est un peu plus de 13 h à l’hôpital central de Yaoundé. Devant le pavillon Réanimation et soins intensifs où se trouve Catherine Abena, une ambulance de couleur blanche est stationnée. Au pied du mur, deux femmes devisent. A l’entrée principale, un homme en treillis dort à poings fermés. Tout près de lui, deux infirmières discutent à voix basse. De temps en temps, elles lèvent la tête et jettent des coups d’œil furtifs lorsqu’un visiteur s’approche de la grille d’entrée. Ici, l’agitation qui a accompagné l’arrivée de l’ex-Secrétaire d’Etat a laissé place à une certaine quiétude. Le nombre de visiteurs a également diminué. Et pour cause ? «Madame le ministre a elle-même rédigée une liste de personnes autorisées à lui rendre visite. Ceux qui ne font pas partie de cette short-list n’accèdent pas à la salle », répond le gardien de prison qui s’est réveillé entre temps.
De source interne à l’hôpital central, la nuit lui coûte 5 000 Fcfa, soit un peu plus de 300 000 Fcfa pour le temps qu’elle a passé en réanimation. Catherine Abena n’a pas changé de pavillon depuis son arrivée. Les médecins se déplacent pour aller lui administrer les soins. Mme Abena a été conduite à l’hôpital après avoir entamé une grève de la faim dans les cellules de la Police judiciaire.
Sur la durée du séjour de Catherine Abena au pavillon Réanimation, une source à l’hôpital central indiquent que, « tout dépend de la réaction du malade face aux traitements à lui administrés. Un malade peut rester en réanimation pendant un jour. Si le médecin juge qu’il réagit négativement au traitement, il peut décider de garder le malade plus longtemps », explique un médecin ayant requis l’anonymat. D’après ce médecin, il y a des malades qui ont passé des mois, voire des années en réanimation. Il cite d’ailleurs en exemple, l’ancien Premier ministre israélien, Ariel Sharon, qui est en réanimation depuis 2006.
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