Simon Pierre ETOUNDI| 22/03/2010| Cameroun Tribune|
Le Comité de politique monétaire s’est réuni, vendredi dernier, à Yaoundé. Il entrevoit l’avenir avec optimisme.
C’était la rentrée des classes pour les membres du Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC). En effet, vendredi dernier, le CPM s’est réuni dans le cadre de sa première réunion ordinaire de l’année 2010 à Yaoundé au siège de la Banque centrale. Et au terme de cette réunion, le président statutaire du CPM, le gouverneur de la BEAC, Lucas Abaga Nchama, s’est confié à la presse nationale et internationale sur les perspectives économiques de la CEMAC en 2010.
Il en ressort qu’en dépit des effets de la crise qui a secoué le monde il y a quelques mois, les économies des pays de la sous-région ont globalement bien réagi. Et d’une manière générale, le CPM a pris connaissance des perspectives d’évolution de l’économie mondiale pour 2010 et qui confirment les signes de reprise progressive de la croissance économique.
Néanmoins, le gouverneur de la BEAC, Lucas Abaga Nchama reconnaît que cette reprise de la croissance économique reste fragile. D’où l’obligation faite à tous de rester vigilants. C’est dans ce sens que pour le CPM, en dépit des réflexions en cours sur des stratégies de retrait progressif des pouvoirs publics, le maintien des politiques budgétaires et monétaires volontaristes continue de revêtir une importance pour la consolidation de la croissance.
En tout état de cause, en 2010, du fait du redressement de l’économie mondiale, les perspectives macro-économiques de la CEMAC laissent entrevoir un raffermissement de la croissance économique à 4,4% et une amélioration des comptes publics et extérieurs. Néanmoins dans le même temps, les pressions inflationnistes se situeraient encore au-dessus de la norme communautaire de 3%. Au demeurant, pour les membres du CPM, les économies de la sous-région restent confrontées à plusieurs contraintes d’ordre structurel qui ne permettent pas encore d’exploiter de manière significative le potentiel de croissance dans les pays membres. Il est donc question d’améliorer les conditions de financement de l’économie de la sous-région et d’accélérer la mise en œuvre du programme économique régional.
Pour continuer la marche en avant de la BEAC, le CPM a décidé de maintenir inchangées les conditions d’intervention de la BEAC appliquées aux banques ; maintenir inchangés les taux d’intérêt sur placements publics ; maintenir inchangés les coefficients de réserves obligatoires et le taux de rémunération des réserves.
Par ailleurs, le gouverneur de la BEAC a annoncé le réexamen du dossier relatif au projet d’instauration d’un taux effectif global (TEG) et d’un taux d’usure dans la CEMAC. Pour le CPM, cette réforme est importante pour la modernisation du paysage financier. Il est donc question d’accélérer sa mise en œuvre. En outre, les objectifs monétaires et de crédits des six Etats de la CEMAC proposés par les comités monétaires et financiers nationaux pour les deuxième et troisième trimestres de l’année 2010, compatibles avec les différents cadrages macro-économiques des pays ont été adoptés. Au terme de la réunion de vendredi dernier, le gouverneur de la BEAC s’est engagé a établir une relation de confiance avec la presse, afin que l’action de la Banque centrale se déroule dans la plus grande transparence.
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