Par nadege.christelle.bowa | Mercredi 31 mars 2010 | Le Messager|
« …Cher client si vous n’êtes pas encore identifié (e), le gouvernement peut désormais faire suspendre votre ligne. Faites-vous identifier d’urgence ». Ce message envoyé par l’un des opérateurs de téléphonie en activité au Cameroun, à ses abonnés a été reçu le 20 mars 2010. Soit il y a exactement dix jours, lorsque le ministre des Postes et télécommunications remonte au créneau pour rappeler les abonnés récalcitrants à l’ordre. Dans un communiqué reçu hier par mail de la cellule de communication de son département ministériel, Jean-Pierre Biyiti bi Essam « rappelle au public que la période d’identification volontaire des abonnés de la téléphonie mobile est arrivée à expiration depuis le 28 février 2010 ».
Cette fois, le ministre des Postes et télécommunications semble déterminé à venir à bout des récalcitrants. « Le 10 juillet 2010, tous les numéros non encore identifiés seront systématiquement désactivés, en raison des impératifs liés à la lutte contre la cybercriminalité au Cameroun », prévient-il. Tout en invitant « les opérateurs de téléphonie mobile à mettre en place, dès le 05 avril 2010, pour l’ensemble des abonnés non encore identifiés, un processus de notification par groupe d’abonnés, du délai de grâce qui leur est accordé pour se faire identifier ». Une attitude qui laisse perplexe n’importe quel observateur. Car, alors qu’on s’attendait à ce que passé le délai d’identification « volontaire », les sanctions affluent. Notamment, la désactivation des puces tel que annoncé au lancement de cette campagne. Il n’en est rien. Comme en novembre, le délai a été encore prorogé. Et une fois de plus, le patron des « Postes et télécommunications compte sur le civisme et la bonne volonté de tous, pour mener à bonne fin, l’opération d’identification des abonnés du téléphone mobile au Cameroun ».
Au regard de ces nombreux délais déjà accordés et ceux qu’on voit venir, il y a lieu de s’interroger : le gouvernement camerounais représenté dans cette affaire par le ministère des Postes et télécommunications a-t-il les coudées franches ? Ces décisions peuvent-elles être réellement appliquées ? Wait and see !
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