Écrit par Adrienne Engono| Mardi, 06 Avril 2010| Le Jour |
Il accuse cet ancien d’Eglise, par ailleurs délégué général à la sûreté nationale, de semer le désordre à la paroisse Philadelphie d’Ekounou. Une décision du pasteur Jean-Benoît Bitongo, secrétaire exécutif du presbytère Yaoundé-Sardès, signée le 27 mars 2010 et écrite en langue bulu met sous discipline les anciens d’Eglise Emmanuel Edou
(délégué général à la sûreté nationale), Paul Azang Mbongo’o (colonel), Joseph Eyizo’o, Ruben Ze, Gotirne Bengono Ndo, Asène David Mvondo et Gotlif Nna Bidjo. Ces anciens d’Eglise de la paroisse Philadephie d’Ekounou à Yaoundé doivent, indique la décision, aller assimiler les enseignements de l’Eglise presbytérienne camerounaise orthodoxe (Epco). Emmanuel Edou et les autres sont accusés de s’opposer systématiquement à toutes les actions de l’Eglise. Le presbytère estime qu’ils ont besoin d’un encadrement religieux. Ils ne reprendront les fonctions d’anciens d’Eglise qu’après s’être mis sur le droit chemin.
Cette décision intervient à la suite du boycott, à deux reprises, de l’installation des pasteurs Jean Amougou et Jean-Benoît Bitongo comme modérateurs de la paroisse d’Ekounou Philadelphie. Les deux modérateurs devaient remplacer le pasteur Ngah suspendu en octobre 2009, pour propos mensongers. Depuis lors, les anciens d’Eglise de la paroisse Philadelphie et les pasteurs du presbytère Yaoundé-Sardès (composé des paroisses des départements de la Lékié, du Mbam et Inoubou, du Mbam et Kim, de la Mefou et Afamba, de la Mefou et Akono, du Mfoundi et une partie du Nyong et So’o) évoluent dans l’incompréhension.
Selon l’ancien d’Eglise Jean Marie Menyé, président du Comité inter ministériel du presbytère Yaoundé-Sardès, « Les anciens de la paroisse s’opposent à la présence d’un autre pasteur. Ils veulent garder le pasteur Ngah qui est déjà acquis à leur cause pour détruire l’Eglise. Le désordre qu’ils ont engagé à Ekounou est en train de faire tache d’huile dans d’autres paroisses», déplore-t-il. Et d’ajouter : « Ce ne sont pas les paroissiens qui choisissent le pasteur. L’Eglise est libre d’envoyer qui elle veut dans une paroisse, conformément à la doctrine presbytérienne. Lorsqu’un haut responsable de l’administration se lève pour dire qu’un sous préfet peut interdire un ministre de séjour dans son arrondissement, on ne peut que s’étonner. Rien n’indique qu’à la fin de sa sanction, le révérend Ngah sera réhabilité».
Pour leur part, les anciens d’Eglise demandent que le pasteur Ngah, dont la suspension court jusqu’à la fin du mois d’avril, soit maintenu au poste de modérateur de la paroisse d’Ekounou. Ils souhaitent attendre la fin de la sanction et continuent de célébrer les cultes en lieu et place des pasteurs. « Il y a une démarche pour qu’un pasteur soit installé dans une paroisse. Jusqu’ici, le presbytère n’a pas accepté la concertation avec nous. On ne doit pas nous imposer un individu que nous ne voulons pas. Nous avons nos locaux que nous gérons et puis les anciens d’Eglise sont élus par la session et le presbytère ne peut pas les sanctionner », déclare l’ancien d’Eglise Théophile Mbo.
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