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Afrique: Les entretiens entre les États-Unis et l’Union africaine commencent à Washington

Charles W. Corey| 24 Avril 2010 | America.gov (Washington, DC)|

L’Union africaine est une « institution essentielle », déclarent les responsables américains.

Les premières réunions bilatérales de haut niveau entre les États-Unis et l’Union africaine (UA) engagées le 21 avril au département d’État visent à élargir l’étendue des relations et à renforcer la portée des engagements entre les deux parties.

Le secrétaire d’État adjoint, M. Jacob Lew, a accueilli la délégation de l’UA dirigée par M. Jean Ping, le président de la Commission de l’Union africaine. Les consultations se poursuivront pendant trois jours au cours desquels les membres de la délégation africaine rendront visite à d’autres ministères et s’entretiendront avec de hauts responsables du gouvernement, notamment le ministre de la justice, M. Eric Holder, la ministre de la santé et des services sociaux, Mme Kathleen Sebelius, et le représentant des États-Unis pour le commerce extérieur, M. Ron Kirk. Il est prévu d’organiser régulièrement de telles concertations une fois par an.

A l’arrivée de la délégation, M. Lew a déclaré que les États-Unis étaient très heureux de pouvoir organiser une telle rencontre afin de discuter avec l’UA des priorités communes à tous les pays du continent mais aussi des moyens de renforcer les liens entre Washington et l’organisation panafricaine.

« Les États-Unis appuient fermement l’Union africaine – une organisation qui représente 53 États et plus d’un milliard de citoyens », a dit M. Lew. « L’UA est l’institution vers laquelle nous nous tournons de plus en plus souvent pour apporter notre contribution aux efforts visant à résoudre les dossiers les plus irréductibles de l’Afrique. » M. Lew a souligné que les États-Unis étaient l’un des deux pays seulement qui nomment un ambassadeur à temps complet auprès de l’Union africaine et celui qui offre le soutien le plus important à ses programmes de paix et de sécurité.

M. Lew a qualifié l’Union africaine « d’institution essentielle à la défense de nos principes communs de démocratie et de gouvernance. La position courageuse adoptée par l’UA contre les changements de gouvernement inconstitutionnels qui se sont produits en Mauritanie, en Guinée, au Niger et à Madagascar mérite d’être louée. Les membres de l’UA ont clairement pris la décision de ne pas faire de celle-ci un club de généraux et de dictateurs, et nous nous félicitons des mesures fermes que cette organisation a adoptées à cet égard. »

Tout en soulignant que les démocraties n’étaient jamais parfaites, M. Lew a exprimé la détermination des États-Unis à apporter leur concours à tous les pays qui cherchent à renforcer leurs propres institutions démocratiques.

M. Lew a fait l’éloge de l’Union africaine pour son « rôle prééminent » dans les missions de maintien de la paix sur le continent, notamment en Somalie et au Soudan, et il a réaffirmé que les États-Unis appuyaient totalement la Mission de l’Union africaine en Somalie (MUASOM) et la Mission hybride UA-Nations unies au Darfour (MINUAD). « Parvenir à la stabilité en Somalie et éviter d’autres effusions de sang au Darfour sont des objectifs extrêmement importants pour la région et pour les États-Unis », a-t-il souligné.

Le secrétaire d’État adjoint a rappelé les commentaires faits par le président Obama lors de son séjour à Accra, en particulier le fait que l’Afrique faisait partie intégrante du monde interconnecté d’aujourd’hui. M. Lew a aussi réaffirmé que le gouvernement Obama était profondément attaché à l’Afrique et au développement de ses institutions, telle l’Union africaine.

« Nous sommes convaincus que la poursuite de la paix et de la prospérité en Afrique est directement liée aux intérêts des États-Unis et du peuple américain ; déterminer les moyens d’appuyer encore davantage notre objectif commun sera le thème central de nos entretiens », a dit M. Lew.

Le président de la Commission de l’Union africaine, M. Jean Ping, a déclaré que son organisation était convaincue que l’Afrique et les États-Unis pouvaient facilement forger le genre de relations appropriées au XXIe siècle sur la base de leurs valeurs communes, du respect mutuel, de la confiance, de l’engagement et du partenariat.

« La coopération entre l’Afrique et les États-Unis remonte loin, et il existe entre nous de solides liens économiques, sociaux et culturels ; mais jusqu’ici, cette coopération s’était surtout faite au niveau bilatéral », a dit M. Ping.

« Il est clair aujourd’hui que le monde a connu d’énormes changements, notamment la mondialisation, l’arrivée sur la scène de nouveaux acteurs, telle la société civile, l’avènement d’une ère nouvelle d’autonomisation et surtout, la visibilité et la multiplication d’organisations régionales et d’autres organismes tels que l’Union africaine, l’Union européenne et Mercosur [la communauté économique des pays de l'Amérique du Sud]. »

De nouvelles menaces ont apparu, a ajouté M. Ping. Le terrorisme, la crise financière internationale, la piraterie, les drogues illicites et les problèmes afférents, le crime organisé, la contrebande et les changements climatiques deviennent des thèmes de plus en plus importants de notre ordre du jour, et aucun pays à lui seul ne peut y faire face. « Les menaces à la sécurité mondiale requièrent la solidarité mondiale », a affirmé M. Ping.

L’Afrique a « le devoir et la responsabilité » de relever les défis auxquels elle se heurte, a dit M. Ping, notamment dans les domaines de la pauvreté, du sous-développement, de la gouvernance démocratique, de la santé, de la sécurité alimentaire et de la gestion des conflits.

M. Ping a indiqué que la Commission de l’Union africaine qu’il préside est l’organe chargé de mettre en à “uvre les objectifs et la mission de l’UA. Le but ultime est de réaliser le rêve d’une Afrique forte et indépendante, en position relativement favorable par rapport au monde, un continent dont les préoccupations sont prises au sérieux et en considération de par le monde.

La stratégie de l’Union africaine pour le continent comporte quatre objectifs majeurs : la paix et la sécurité ; le développement ; les valeurs communes ; et le renforcement des capacités institutionnelles et humaines, a dit M. Ping. Et d’ajouter que des progrès ont été accomplis dans tous ces domaines.

(Les articles du site «America.Gov» sont diffusés par le Bureau des programmes d’information internationale du département d’Etat. Site Internet : http://www.america.gov/fr/)





 

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