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Discipline dans le secteur des motos-taxis: L’Appel des chefs Sawa du Wouri

Par jacques.doo.bell | Mercredi 28 avril 2010 | Le Messager

Dans un communiqué parvenu à notre rédaction hier 26 avril et signé par l’ensemble des chefs de premier degré des six cantons du département du Wouri, ces derniers exhortent les citadins de Douala et les opérateurs du secteur des moto-taxis à « observer scrupuleusement les impératifs incontournables de paix, de respect de l’autorité publique, de dialogue et de concertation qui fondent notre vie en communauté dans un Etat de droit, au sein d’une métropole cosmopolite dont nous sommes tous jalousement fiers ».

Les signataires de ce communiqué donnent leur onction à l’initiative du préfet du Wouri, Bernard Okalia Bilaï et du délégué du gouvernement, Fritz Ntone Ntone qui ont entrepris la mise en application dans la capitale économique du décret du premier ministre n°2008/3447/PM du 31 décembre 2008 qui fixe et réaménage les conditions d’exploitation commerciale des motocycles dans les zones péri-urbaines et rurales. « Nous saluons chaleureusement cette initiative responsable qui participe énergiquement de la lutte contre le désordre urbain qui tend à gangrèner dangereusement la capitale économique » soulignent les chefs Sawa du Wouri.

Ils reconnaissent à juste titre l’utilité de cette activité qui, depuis une quinzaine d’années « a répondu à des besoins réels de transport d’une population dynamique et laborieuse ». Malheureusement, comme la mauvaise herbe qui envahit un champ de maïs, les brebis galeuses ont fait irruption dans le secteur faisant chaque jour d’innombrables morts, orphelins, veuves et veufs et donnant à la ville de Douala « l’image fort dommageable d’une cité défigurée et désorganisée » Pour les chefs de cantons du Wouri, « le temps est venu de répondre à l’exigence de l’indispensable maîtrise d’une profession qui doit cesser d’apparaître comme le terrain favori d’une frange de compatriotes incontrôlables exerçant en marge de la loi, comme pour la défier ».

Au delà de l’exhortation signalée plus haut les chefs sawa du Wouri inter pellent vigoureusement tous les acteurs et l’ensemble des diverses composantes sociologiques de Douala, co-artisans de l’ordre dans cette agglomération, « à œuvrer sans relâche pour barrer la voie à toutes les tentatives d’exploitation et de manipulation de nos concitoyens qui n’aspirent qu’à vivre paisiblement à Douala ».

C’est à ce prix, et à ce prix seulement, insistent-ils, que les opérateurs de moto-taxis cesseront d’être perçus comme « une menace permanente pour leur propre sécurité, celle de leurs clients et des autres usagers de la route, pour le bien-être de Douala et de tous ses habitants ».

Cette exhortation intervient comme une voix d’apaisement et de sagesse au moment où des appels à la révolte fusent dans la perspective d’un affrontement. Et pourtant, une moto-taxi à fait une victime de plus, vendredi dernier en fin d’après-midi, du côté de Douala IV. Une victime non identifiée dont le corps, presque sans tête, a été déposé à la morgue de l’hôpital de Bonassama. Aucune activité humaine ne comporte de risque zéro. Celle des moto-taxis à Douala, au quotidien, fait des morts et des blessés qu’on dénombre difficilement. Il est grand temps de mettre fin à ce massacre devant lequel d’aucuns se comportent comme l’autruche à la vue d’un danger.




 

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