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Yaoundé : Sit-in des hommes de médias devant les services du Premier ministre ce jour

Écrit par Claude Tadjon| Lundi, 03 Mai 2010| Le Jour |

C’est à la suite au décès de Bibi Ngota et à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de presse.  Suite au décès de Bibi Ngota et à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de presse, l’Union des journalistes du Cameroun (Ujc) organise ce matin, lundi 3 mai, un sit-in pacifique devant l’esplanade de l’immeuble abritant les services du Premier ministre.

Le programme, réglé comme une horloge, prévoit entre 9h30 et 10h un rassemblement des hommes des médias sur le lieu de la manifestation (terre-plein au niveau du jet d’eau). Le sit-in en lui-même débute à 10h par une minute de silence à la mémoire de Bibi Ngota. A 10h30, une lecture du mémorandum de la presse déposé le 21 avril 2010 au Premier ministre sera faite et à 10h45, l’assistance écoutera un mot du président de l’Ujc, Charly Ndi Chia.

L’Ujc rassure quant aux précautions pour éviter une éventuelle récupération de cette mobilisation des hommes de médias : « Pour éviter tout dérapage, la manifestation n’est ouverte qu’aux seuls hommes des médias. Les messages diffusés à cette occasion seront uniquement apprêtés par le Conseil exécutif de l’Ujc en collaboration avec les organisations professionnelles. Une quête sera organisée en collaboration avec la famille de Bibi Ngota pour servir à l’organisation de ses obsèques », précise un communiqué signé jeudi dernier par le président de l’Ujc. Les journalistes, reporters photographes, technico-artistiques de radio ou de Télévision, les directeurs des publications, etc sont les bienvenus à ce sit-in.

En rappel, Germain Cyrille Ngota Ngota alias Bibi Ngota, directeur de la publication de l’hebdomadaire «Cameroun Express» est décédé dans la matinée du jeudi 22 avril 2010 à la prison centrale de Kondengui. Il avait été interpellé tout comme deux autres directeurs de la publication dans le cadre d’une enquête policière qui s’est muée en information judiciaire. Quelques jours avant leur interpellation par la Police judiciaire, Bibi Ngota et ses compagnons avait déjà séjourné dans les locaux de la Direction générale à la Recherche extérieure (Dgre) sur l’initiative du ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Laurent Esso où ils ont affirmé avoir subi des traitements inhumains.




 

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