Muriel Edjo |Mercredi, 14 Juillet 2010|Le Jour|
Un atelier sectoriel s’est ouvert lundi dernier pour élaborer des stratégies de lutte.
Des directeurs de formations hospitalières du Cameroun, des membres de la société civile et des membres du projet «Changer d’habitudes, s’opposer à la corruption» (Choc), ont dressé l’état des lieux de la corruption dans le domaine de la santé publique au Cameroun.
L’objectif : assainir le milieu sanitaire pour un meilleur accès des malades aux soins. Réunis à l’hôtel mont Fébé à Yaoundé lundi et mardi derniers, les participants ont listé les types de corruption les plus pratiqués dans ce domaine. L’extorsion d’argent par la vente parallèle de médicaments aux patients par les infirmiers apparaît comme la plus fréquente. Le corps des infirmiers est désigné comme le plus actif. Cependant, les médecins aussi se livrent à la corruption. Les frais demandés aux patients par exemple pour acquérir le petit matériel pour les soins sont une autre forme de corruption.
Toutes ces pratiques, les participants sont décidés à les faire disparaître du domaine de la santé. Pour cela, ils ont proposé des sanctions à l’encontre des personnes qui seraient reconnues comme corrompues ou corrupteurs. Pour le personnel sanitaire, la comparution devant le conseil de l’ordre a été choisie. Elle n’exclut pas une comparution devant le tribunal parce que la corruption est punie par la loi. Les travaux se sont déroulés en groupes thématiques et ont porté sur cinq sous-secteurs : hôpitaux, médecine traditionnelle et médecine préventive, pharmacie, santé vétérinaire, gestion des ressources humaines, financières et matérielles dans le secteur de la santé. Ils ont été dirigés par Mamy Raboanarijoana, le coordonateur du projet Choc, par ailleurs conseiller technique de la Conac. L’atelier sectoriel sur la santé a coïncidé avec le lancement du séminaire national d’appui à l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la corruption (Snlcc).
Organisé par la Commission nationale anti-corruption (Conac) et le projet Choc, il comprend une série d’atelier se déroulera pendant 2 mois sur toute l’étendue du territoire. Après la santé, l’attention sera portée sur le secteur de l’environnement et des forêts. Il est à noter que le présent séminaire découle des travaux de la 3ème session du Comité de pilotage du projet Choc, le 16 juin dernier. Les différentes stratégies sectorielles de lutte obtenue constitueront les axes de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (Snlcc).
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