L’ex-directeur de l’enseignement technique et normal au Minesec s’est éteint hier à la prison centrale de Yaoundé.
Des sources indiquent que l’incident est survenu après une séance de sport quotidien. Nsahlaï Womé serait tombé et ne s’est plus relevé. Au ministère des Enseignements secondaires où il a été en service, personne ne veut véritablement se prononcer sur l’homme. Au secrétariat de la direction de l’enseignement technique et normal, l’on se souvient peu de lui : «Il était déjà à la retraite quand il a été arrêté. On ne connait pas les membres de sa famille, ni même s’il avait une maison à Yaoundé. Il aurait continué à louer après sa retraite mais nous ne savons pas où», lance sous anonymat un homme qui veut vite se débarrasser du reporter de Mutations. Les fonctionnaires de la cellule de communication se montrent aussi peu bavards sur le sujet : «Il n y a que le chef de la cellule, Hilaire Njewel qui peut parler», indique un homme physiquement robuste. Mais le chef de la cellule de communication n’est pas en place. Le sujet reste donc délicat ce d’autant plus que certains responsables de ce ministère ont été inquiétés par l’Opération épervier qui a emmené Nsahlaï Wome Shadrack en détention préventive à la prison centrale de Kondengui.
Il avait notamment été cité dans plusieurs affaires. Notamment celles «Ivo Leke Tambo», secrétaire général du ministère des Enseignements Secondaires et Jean Rouly Mbila, directeur des examens, des concours et de la certification au ministère des Enseignements secondaires. Le conseil de discipline budgétaire et financière leur reprochait la perception d’avantages indus sur les fonds des examens, des concours et des subventions à l’Enseignement privé. Entendu pour cela le 26 août 2008, le conseil de discipline budgétaire et financière s’était déclaré incompétent au profit des instances judiciaires, estimant que les concernés n’avaient pas agi en qualité d’ordonnateurs ou de gestionnaires de crédits pour les opérations querellées. Par ailleurs, le Cdbf avait retenu la faute d’immixtion dans les fonctions d’ordonnateur à son encontre et infligé à Jean Rouly Mila une amende spéciale de 2.000.000 Fcfa. La justice s’est par la suite saisie de ces affaires, ce qui a conduit à l’arrestation le 8 janvier 2010 des responsables du Minesec dont Catherine Abéna, ex secrétaire d’Etat et Nsahlaï Wome Shadrack, l’ex directeur de l’enseignement technique et normal. Sept mois plus tard, il décède sans jamais avoir été jugé.
Paulin Mballa (Stagiaire) |27 Aout 2010|Mutations|
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