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Exclusif. François Hollande : « Je veux définitivement rompre avec les dérives de la Françafrique»

Dimanche prochain à 20h, les Français auront reconduit leur chef de l’Etat actuel, Nicolas Sarkozy, dans ses fonctions pour cinq nouvelles années, ou se seront donné un nouveau président en la personne de François Hollande, ancien premier secrétaire du parti socialiste français.

Dans la seconde hypothèse, l’Afrique entière se demande ce que le nouveau président apportera de nouveau dans le regard français sur l’Afrique.

Au cours des années 80 marquées par les gouvernements de gauche ou de cohabitation gauche-droite sous François Mitterrand, la France est apparue un moment comme le recours des peuples et opposants politiques africains contre les régimes dictatoriaux, notamment dans les pays francophones.

Le fameux « discours de la Baule » de Mitterrand sur la démocratie, servant de référence majeure aux luttes pour la démocratie, avait miroité aux yeux des Africains la fin éminente ou progressive de la nébuleuse « Françafrique », cadre normatif de la néo colonisation pratiquée par les dirigeants africains mandataires des intérêts français. Au point que chaque peuple dont le vote était volé ou détourné par le régime en place, souhaitait que la France intervienne de manière ou d’autres, pour faciliter l’alternance au pouvoir. Mais, le proverbe « chassez le naturel et il revient au galop » est bien connu. De sorte que François Mitterrand lui-même n’a réussi qu’à donner des habits neufs à la Françafrique…

La désillusion ne pouvait aller sans conséquence psychologique ravageuse sur la perception de la France, par une jeunesse africaine montante et désormais mieux avertie au plan politique. Les peuples africains se sont sentis abandonnés par la France dite « des libertés »,qui a choisi, à leur détriment, de soutenir les dictatures favorables à ses intérêts géostratégiques.

Les réactions majoritairement violentes de la jeunesse africaine contre l’intervention de la France en Côte d’Ivoire et en Libye, fût-ce sur la demande du Conseil de sécurité, ont bien montré, non pas que Gbagbo ou Kadhafi avait raison contre leur peuple, mais que l’Afrique a désormais mal à la France. Ce mal doit être diagnostiqué et soigné avant qu’il ne soit trop tard.

Le Messager ne croit pas que reconduit à la tête de la France, Nicolas Sarkozy pour qui « l’Afrique n’est pas entrée dans l’Histoire » alors qu’en réalité elle a fait une partie de l’Histoire de France, serait le médecin idoine. Mais, à l’écoute du peuple camerounais, il s’est demandé si François Hollande qui a si peu parlé de l’Afrique durant sa campagne électorale, devenant le nouveau président de la France, pourrait réussir ce chantier où François Mitterrand s’est cassé les dents.

Et François Hollande a bien voulu répondre à quelques questions des Africains que votre Quotidien lui a adressées à travers une correspondance particulière du confrère français Christophe Courtin.

Le futur nouveau président de la France, si les Français en décident ainsi dimanche prochain, nous promet que « le regard français sur l’Afrique doit changer » ; qu’il renforcera entre son pays et l’Afrique, « les liens de société à société » et non seulement d’Etat à Etats ; qu’il s’efforcera d’atteindre le taux de 0,7% du PNB français que ses prédécesseurs ont promis depuis 10 ans en matière d’Aide au développement ; qu’il rompra « définitivement avec les dérives de la Françafrique », etc. C’est tout cela et d’autres choses que vous trouverez dans l’interview ci-après, et qui vous permettront peut-être de juger le maçon au pied du mur d’une coopération rénovée. Certes, les promesses politiques engagent toujours davantage ceux qui y croient que ceux qui les tiennent. Mais, ne vaut-il pas toujours mieux de les écouter ?

François Hollande. « Le regard français sur l’Afrique doit changer »

Merci Monsieur Hollande d’avoir bien voulu répondre à  notre demande d’interview et, par notre intermédiaire, de vous adresser directement à nos lecteurs au Cameroun et plus généralement aux citoyens africains francophones. Vous souhaitez incarner une présidence « normale » en opposition probablement avec votre principal concurrent. Qu’est-ce un président de la République française « normal » dans ses relations avec l’Afrique sub-saharienne ?

Le regard français sur l’Afrique doit changer. La confiance et l’amitié qui nous lient aux pays de la rive Sud de la Méditerranée et de l’Afrique subsaharienne est une grande chance pour la France. Mais je veux changer le regard français sur l’Afrique et rompre avec l’arrogance, le paternalisme, les collusions douteuses ou les intermédiaires de l’ombre qui ont terni la relation entre la France et l’Afrique. Je veux aussi tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés. Dans mon esprit, l’essentiel n’est pas seulement de rénover les modalités du partenariat d’Etat à Etat mais, bien davantage, de renforcer les liens”de société à société”. Les acteurs de la société civile auront un rôle essentiel à jouer dans cette nouvelle étape de la relation franco-africaine.

Dans une interview récente sur Afrik.com, à propos de votre faible visibilité supposée sur les questions africaines, vous répondiez qu’en tant que premier secrétaire du parti et comme candidat, vous avez « toujours été engagé aux côtés de ceux qui se battent pour l’instauration de la démocratie et la défense des droits humains sur le continent » et que vous continuerez à le faire demain. Pouvez-vous citer des exemples précis ?

Je vous renvoie par exemple à mes prises de positions sur la crise ivoirienne lorsque j’étais le premier secrétaire du Parti socialiste : je n’ai pas hésité à rompre avec certains de mes amis lorsque j’ai estimé qu’ils ne respectaient plus les normes démocratiques. Le PS a également soutenu le combat démocratique de Mahamadou Issoufou, lorsqu’il n’était pas encore président de la République du Niger, mais luttait pour que la Constitution du Niger soit respectée. Je l’ai félicité, lors de notre récent entretien, du succès qui a finalement été le sien. Plus récemment, j’ai exprimé mes doutes sur la validité de la candidature du président sénégalais Abdoulaye Wade. On ne peut que se réjouir de la victoire légitime de Macky Sall, avec lequel je me suis également entretenu avant sa venue à Paris. Le président de la République française a un devoir d’exemplarité : je m’y suis toujours tenu.

La jeunesse tient une grande place dans votre programme. Vous vous êtes déclaré contre la dernière circulaire restrictive sur les étudiants étrangers en France et vous estimez que l’accueil de ces étudiants contribue au rayonnement de la France. Dont acte. Cependant, au quotidien dans les consulats en Afrique, la réalité est souvent vécue comme arbitraire et vexatoire par les demandeurs de visa. Les interprétations restrictives d’une réglementation déjà dure sont permanentes. Pour un étudiant, un chercheur, un entrepreneur ou un artiste camerounais, l’obtention du visa est une épreuve qui humilie et qui détériore l’image de la France. Il y a un manque de moyens humains criard dans vos consulats, et les agents sont apparemment mal formés. Que comptez-vous faire ?

Les services de visas à l’étranger sont des services publics qui doivent être irréprochables. Les agents consulaires ne sont pas en cause, même s’il est possible qu’il existe des dysfonctionnements çà et là. Ils exercent un métier extrêmement difficile et ne font qu’appliquer les instructions qui leur sont données par le gouvernement. La droite a, depuis dix ans comme vous le soulignez, considérablement complexifié les conditions d’octroi des visas. Elle a d’ailleurs totalement échoué à atteindre les objectifs de réduction des flux d’immigration qu’elle s’était elle-même fixés.

Dans ce domaine comme dans les autres, mon action sera guidée par un souci de justice et de clarté. Les critères seront connus. Les décisions de refus seront mieux motivées. J’ai également proposé que, s’agissant de l’immigration économique, le Parlement français définisse chaque année les conditions de délivrance des visas et un objectif quantitatif. De cette façon, les choses seront totalement transparentes.

Sur la jeunesse encore. Les nombreux jeunes qui quittent Douala, Yaoundé, Bafoussam, pour franchir le désert, tenter de traverser la méditerranée et venir en Europe, ne sont pas des pauvres hères en guenilles. Ce sont des jeunes, formés, instruits. Ils ont un projet de vie qu’ils ne peuvent réaliser chez eux au Cameroun. Parvenus en Europe, ils sont refoulés comme des chiens ; beaucoup y laissent leur vie. Frontex, le dispositif européen de refoulement des migrants, sous-traité aux pays du Maghreb, sonne comme le nom d’un préservatif. On observe en Europe la pénalisation des migrants. Qu’est-ce que cela vous inspire ? Que comptez-vous faire pour contribuer à l’arrêt de ce drame humain ?

La France et l’Europe traversent une crise considérable, avec un taux de chômage et une situation sociale très préoccupants. Chacun comprendra que l’accueil des étrangers en Europe doit s’y faire dans le respect des règles. La France restera engagée, au côté de ses partenaires européens, pour lutter avec fermeté contre les filières organisées d’immigration irrégulière. C’est le corollaire indispensable d’une politique plus juste et sécurisante pour les demandeurs de visas et l’exercice du droit d’asile.

En Afrique, au Cameroun notamment, il existe un potentiel de développement considérable. Il est dramatique que, malgré la richesse potentielle du continent et la croissance économique robuste qu’il connaît, les jeunes africains les mieux formés ne trouvent pas d’emploi dans leurs pays. Le développement économique constituera une priorité centrale de l’effort de coopération de la France, notamment pour encourager l’initiative privée, qui se heurte trop souvent au mauvais fonctionnement des infrastructures publiques et à la corruption.

La coopération française de proximité a disparu des écrans radars des Ong et associations africaines. L’aide publique au développement (Apd) française transite via le multilatéral et l’Agence Française de Développement (Afd) dont l’ancien directeur appartient à vos équipes. Depuis la réforme de la coopération française mise en œuvre sous Jospin (1997-2002), les associations de terrain ont le sentiment que la France, dont nous partageons la langue et une grande proximité intellectuelle, s’éloigne de l’Afrique des citoyens. Changerez-vous cette évolution dénoncée d’ailleurs par les associations de solidarité internationale en France regroupées au sein du Crid ? Augmenterez-vous l’Apd ?

François HollandeLa France a, depuis une dizaine d’année, négligé sa politique de coopération bilatérale. Si les français m’en donnent mandat, mon gouvernement engagera  un processus de large consultation, pour préparer un projet de loi d’orientation et de programmation sur la coopération internationale, qui sera soumis au Parlement. Je souhaite notamment que la France relève le défi de porter à 0,7% du revenu national brut son aide publique au développement.

Les gouvernements successifs ont beaucoup trop tergiversé : nous en sommes encore loin et reculons même de ce point de vue, comme l’ont démontré les dernières statistiques de l’Ocde. Nous définirons, ce qui n’a encore jamais été fait, une trajectoire ambitieuse mais réaliste pour y parvenir. J’ai également annoncé que je souhaite accentuer le rôle des organisations de la société civile dans notre coopération. C’est pourquoi j’ai proposé de doubler la part de notre aide qui transite par les Ong.

Vous souhaitez remettre l’Europe dans une perspective de croissance et vous proposez de revoir le récent pacte de stabilité tel qu’il est en cours de ratification dans plusieurs pays européens. Allez-vous proposer à vos collègues européens de revoir les accords de partenariat économique avec les pays africains et contre lesquels les organisations de solidarité internationale en France se sont mobilisées ?

Les Accords de Partenariat Economique ne fonctionnent toujours pas. Les négociations sont au point mort, certains pays qui ont signé des accords intérimaires souhaitent les renégocier. Il faudra sans doute envisager un changement radical de méthode.

Vous avez déclaré que vous alliez faire disparaître les « officines » de la Françafrique. Comment vous y prendrez-vous ? Est-ce possible sans s’attaquer aux paradis fiscaux, aux marchés publics truqués en Afrique, aux connivences politiques, à la faillite des administrations publiques africaines ? Aurez-vous une cellule africaine à l’Elysée ? Arriverez-vous, à faire disparaître le mot Françafrique et ses pratiques ?

J’ai annoncé que je voulais définitivement rompre avec les dérives de la Françafrique. Il ne s’agit pas seulement de faire disparaître la cellule africaine de l’Élysée, nous le ferons, mais d’ériger la transparence en principe cardinal de toute notre diplomatie africaine. Je veillerai tout particulièrement à ce que l’action des acteurs publics soit  irréprochable en la matière.

La justice française fera son travail sans entrave sur les affaires dont elle sera saisie. Je souhaite que cet effort de transparence concerne également les grandes entreprises privées, comme le recommande l’initiative « publiez ce que vous payez ». Vous le voyez, nous ferons notre part du chemin. Mais des efforts décisifs en matière de transparence et de bonne gouvernance doivent également être faits par les pays africains eux-mêmes. Ces réformes indispensables ne viendront pas de l’extérieur.

La diaspora malienne est importante en France. Des grandes villes (Lille, Montreuil, Anger) ont des coopérations décentralisées anciennes et actives au Mali. La démocratie malienne était citée en exemple par les partenaires au développement. Le pays est sous perfusion financière des bailleurs depuis des années. La société civile malienne semble, sinon soutenir, au moins partager beaucoup d’arguments émis par les putschistes qui viennent d’y remettre les institutions en cause. Au-delà de l’effet direct Libyen et djihadiste sur les évènements, comment analysez-vous l’implosion si soudaine de ce pays modèle ?

Le Mali traverse une crise sérieuse. Elle résulte notamment de l’installation au Sahara d’un véritable sanctuaire pour le mouvement terrorisme international. Aqmi et ses démembrements y prospèrent notamment grâce à toutes sortes de trafics qui traversent cette immensité désertique. Manifestement, les conséquences à long terme de l’intervention en Libye n’ont pas été toutes bien appréhendées.

J’ai cependant confiance dans la mobilisation de la Cedeao dont nous coopérons activement avec les pays membres dans la communauté internationale, pour s’attaquer à cette question. J’ai déjà eu l’occasion d’exprimer ma condamnation du putsch, tout comme des déclarations unilatérales d’indépendance du Mnla. L’ordre constitutionnel doit être rétabli pleinement et sans délai, et l’intégrité du territoire garantie dans ce pays.

Une bonne nouvelle est arrivée du Sénégal voisin. Elle montre que la transition à la tête de l’Etat par des élections est encore possible en Afrique francophone. Pourtant la tentation dynastique, les tripatouillages constitutionnels qui font le quotidien de nos Etats africains, étaient bien présents. Qu’est ce qui a fait renoncer Abdoulaye Wade au coup de force selon vous ?

L’élection au Sénégal est venue montrer aux sceptiques et aux pessimistes que la démocratie s’enracine en Afrique, que des élections à fort enjeu peuvent s’y dérouler dans des conditions exemplaires. Ce résultat a été permis grâce à la vigilance du peuple sénégalais et à la transparence des procédures de votes. Je souhaite au peuple sénégalais que les élections législatives prévues dans quelques semaines soient marquées par le même esprit. Je forme également le vœu que cette démonstration de démocratie soit entendue sur tout le continent et même au delà.

Il y a un peu plus d’une année, la France intervenait militairement en Côte d’Ivoire et en Libye, en même temps. Une bonne partie de la société civile et des intellectuels camerounais, à tort ou à raison, y voyaient une résurgence de l’arrogance et de l’esprit colonial français. Au Cameroun, la rue africaine était pro Gbagbo. Qu’en pensez-vous ?

Dans les deux cas, la France est intervenue dans le cadre d’un mandat défini par le conseil de sécurité des Nations-Unies, pour protéger les populations civiles, ainsi que les ressortissants français, dans le cadre de la Côte d’Ivoire. Je suis favorable à ce que les Nations-Unis fassent prévaloir, chaque fois que cela est possible et nécessaire, le principe de “responsabilité de protéger”. Ce principe doit toutefois être appliqué avec discernement, l’ingérence n’étant pas toujours le meilleur chemin de la stabilisation, pensons à l’Irak par exemple. Sur le fond du dossier ivoirien, je rappelle que l’ensemble des partis ivoiriens s’étaient mis d’accord, à Pretoria en 2005, pour que l’Onu accompagne le processus électoral puis, en 2007, en certifie les résultats.

Les Nations unies ont rempli cette mission, au premier tour, sans que personne y trouve à redire. Je regrette que les résultats certifiés par les Nations Unies au second tour n’aient pas été acceptés par Laurent Gbagbo. Le respect du vote est un principe fondamental, sans lequel il ne peut y avoir de démocratie. Je sais que le travail des Nations Unies a été contesté, mais pour ma part je reste convaincu de l’utilité et de la légitimité de cette organisation essentielle.

Une élection présidentielle s’est déroulée au Cameroun en septembre 2011. Deux dispositifs de suivi du scrutin portés par les acteurs de la société civile (Transparency international sur financement de l’Ue, et Un Monde Avenir pilotant un ensemble d’Osc sur financement de l’Onu), ont clairement documenté que le scrutin était entaché de telles irrégularités qu’il ne pouvait asseoir la légitimité du vainqueur. Après une courte prise de distance diplomatique, les chancelleries, notamment la France et l’UE, ont vite tourné la page. La nouvelle aristocratie politico-administrative du système Biya peut continuer tranquillement le pillage des ressources du pays (forêts, mines, productions agricoles) et étrangler le processus démocratique. Les intérêts français sont puissants au Cameroun (Bouygues, France Télécom, Bolloré, Pmu). La diplomatie de votre pays semble très indulgente pour le régime. Pourquoi ?

Il y a effectivement encore des progrès importants à réaliser pour améliorer la gouvernance démocratique au Cameroun, comme dans d’autres pays. Mais ce n’est pas à la France de porter, seule, un jugement unilatéral sur tel ou tel processus électoral. C’est, comme je l’évoquais plus haut, le rôle des institutions régionales, de l’Union africaine et des Nations-Unies.

J’ai la conviction que le décollage de l’Afrique ne pourra pas faire l’impasse sur une amélioration de sa gouvernance. La France apportera tout son concours aux pays désireux de progresser dans ce domaine. Nous apporterons également, dans tous les pays où notre coopération sera présente, un appui plus important qu’il ne l’est actuellement à la société civile, et nous serons attentifs à la liberté d’expression de toutes les sensibilités.

Un dernier mot, un bon mot. Vous les aimez, dit-on : la Corrèze ou le Zambèze ?

Les deux! Nos destins sont tellement liés. L’Afrique a besoin que l’Europe se redresse, sorte de cette crise économique qui tient l’économie mondiale au bord du gouffre : nous somme vos premiers clients. Mais la France a également besoin de l’Afrique, de son inventivité, de sa croissance. L’Afrique est un marché important pour nos entreprises. Je souhaite construire, avec les pays africains, notamment francophones, un partenariat plus fort, rénové et équilibré. C’est notre intérêt mutuel.

Nous vous remercions, Monsieur Hollande, pour votre disponibilité, et vous souhaitons bon vent.

Jean Baptiste SIPA| 2 Mai 2012 |Le Messager | Propos recueillis pour Le Messager par Christophe Courtin

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