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	<title>Cameroonwebnews.com &#187; Blogs</title>
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	<description>Actualités et Opinions sur le Cameroun - Breaking News blogs and opinions on Cameroon</description>
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		<title>François Hollande, aidez-nous à déposer Paul Biya</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 03:49:40 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[«Monsieur le président, nul ne peut impunément jouer à cache-cache avec l’avenir trop longtemps. A quelques leaders seulement il a été donné de saisir le moment où l’intérêt de leur pays coïncide avec celui des peuples opprimés, et donc de lâcher les dictateurs qui font barrage à la marche inexorable du monde.» Par Patrice Nganang, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/05/s-PATRICE-NGANANG_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Patrice Nganang " src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/05/s-PATRICE-NGANANG_large.jpg" alt="" width="362" height="241" /></a>«Monsieur le président, nul ne peut impunément jouer à cache-cache avec l’avenir trop longtemps. A quelques leaders seulement il a été donné de saisir le moment où l’intérêt de leur pays coïncide avec celui des peuples opprimés, et donc de lâcher les dictateurs qui font barrage à la marche inexorable du monde.» Par <a class="zem_slink" title="Patrice Nganang" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Patrice_Nganang" rel="wikipedia" target="_blank">Patrice Nganang</a>, écrivain camerounais.</p>
<p>Monsieur le président,</p>
<p>«Je veux que le 6 mai soit une bonne nouvelle pour les démocrates et une terrible nouvelle pour les dictateurs», avez-vous déclaré lors de votre campagne électorale, et nous, démocrates africains d’expression française, vous avons bien entendu. Nous vous écrivons cette lettre au lendemain de votre victoire pour vous dire que ces phrases résonnent à Yaoundé, où depuis trente ans <a class="zem_slink" title="Paul Biya" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Paul_Biya" rel="wikipedia" target="_blank">Paul Biya</a> est au pouvoir, vient de se donner sept années de plus, et isole encore plus systématiquement <a class="zem_slink" title="Cameroon" href="http://maps.google.com/maps?ll=3.86666666667,11.5166666667&amp;spn=10.0,10.0&amp;q=3.86666666667,11.5166666667%20%28Cameroon%29&amp;t=h" rel="geolocation" target="_blank">le Cameroun</a> en l’installant dans un réseau international auto-défensif de la dictature, qui comporte les présidents soudanais El-Bashir, zimbabwéen Mugabe et syrien Assad, tous mis au ban de la communauté mondiale.</p>
<p>Deuxième président socialiste de la cinquième république en soixante ans, votre victoire réveille des espoirs qui cependant demeurent encore sobres en Afrique à cause de ceux déçus par <a class="zem_slink" title="François Mitterrand" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Mitterrand" rel="wikipedia" target="_blank">François Mitterrand</a>, le seul qui nous ait montré ce que le changement politique en France voulait dire pour les Africains. Pourtant, l’arrivée de Mitterrand au pouvoir en 1981 avait mis <a class="zem_slink" title="Ahmadou Ahidjo" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ahmadou_Ahidjo" rel="wikipedia" target="_blank">Ahmadou Ahidjo</a> à la retraite au sortir d’une élection que celui-ci avait gagnée à 100% selon des chiffres promulgués par la Cour suprême du <a class="zem_slink" title="Cameroun" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cameroun" rel="wikipedia" target="_blank">Cameroun</a>, et avait sonné le glas de <a class="zem_slink" title="Mobutu Sese Seko" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mobutu_Sese_Seko" rel="wikipedia" target="_blank">Mobutu Sese Seko</a>, de Moussa Traoré et de bien d’autres dictateurs francophones encore !</p>
<p>Comme Ahidjo en avril 1980, Paul Biya vient de se déclarer vainqueur d’une élection frauduleuse. Votre arrivée au pouvoir marquera-t-elle aussi l’interruption de sa carrière, lui qui est la tête de file des dictateurs dans l’espace francophone ? Et s’empressent les voix qui profitent du status quo de sa dictature, pour dire qu’il n’y a rien à attendre en Afrique du changement que vous annoncez, tandis que les médias mis au pas de sa propagande clament au Cameroun la nullité de vos promesses démocratiques et la primauté des intérêts mercantiles français sur toutes vos paroles et déclarations. <a class="zem_slink" title="La France (song)" href="http://en.wikipedia.org/wiki/La_France_%28song%29" rel="wikipedia" target="_blank">La France</a> ne connaît que ses intérêts, nous disent ici et là d’autres dictateurs francophones qui, dans leur frilosité, se découvrent nationalistes africains. La France n’aura aucun intérêt à sevrer de leur pouvoir ceux qui servent ses intérêts, nous refroidissent-ils. Soit !</p>
<p>Si la chute d’un tyran est expéditive, l’agonie de son régime est toujours coûteuse. Que Paul Biya, plus vieux dictateur dans l’espace francophone, ne serve pas et n’ait jamais servi les intérêts du peuple camerounais, la paupérisation à outrance du Cameroun, ce pays situé pourtant au cœur de l’Afrique et donc au carrefour de toutes les possibilités, le montre clairement. Qu’il ne serve pas les intérêts du Cameroun, le fait que le 21 mai 2009, au lendemain même de la fête nationale de ce pays, il ait signé un contrat de soutien militaire avec François Fillon, alors premier ministre de France, l’a fait voir à Yaoundé. Qu’il se maintienne au pouvoir contre la volonté du peuple camerounais, les élections du 9 octobre 2011 où seuls 30 % de la population en âge de voter au pays et 1 % à l’étranger –dont à peine 500 citoyens camerounais en France– étaient allés aux urnes l’ont montré au besoin. Et finalement, qu’il ne s’y maintienne que par la violence sanctifiée par le silence de Paris, l’exécution de centaines de ses jeunes compatriotes les 27, 28 et 29 février 2008 qui protestaient désarmés contre l’extension anticonstitutionnelle de son mandat et qu’il qualifia d’«apprentis sorciers», nous l’a fait vivre avec horreur.</p>
<p>Pourtant, Monsieur le président, Paul Biya et les dictateurs francophones comme lui servent-ils vraiment les intérêts de la France ? Voilà la seule question qui vaille aujourd’hui. Nous savons que le système esclavagiste se condamnait en maintenant une partie des Etats-Unis dans la production du coton, quand le reste de ce pays vivait les bonheurs de l’industrialisation. Nous savons également que le système communiste qui de Moscou tenait une moitié de la terre enchaînée et emmurée s’étranglait, satisfait d’exporter ses Trabant et ses Lada dans les pays mis au pas de ses chars, quand le reste du monde vivait une croissance sans précédent. De même l’<a class="zem_slink" title="South Africa" href="http://maps.google.com/maps?ll=-30.0,25.0&amp;spn=10.0,10.0&amp;q=-30.0,25.0%20%28South%20Africa%29&amp;t=h" rel="geolocation" target="_blank">Afrique du sud</a> de l’apartheid, nous le savons, se tirait une balle dans le pied en maintenant esclaves des millions de noirs et captive leur intelligence, quand le reste du monde vivait le bonheur de la productivité dans la diversité. L’histoire a une logique implacable qui est autant celle des peuples enchaînés qui se battent pour leur liberté, que celle des intérêts mercantiles qui étouffent quand la définition de leurs intérêts est court-circuitée parce que mesurée de manière myope, au prix seul de la maintenance tous azimuts, par la dictature de commandeurs, d’une économie condamnée.</p>
<p>Monsieur le président, quel intérêt la France a-t-elle donc à ce que le Cameroun ne soit pas un Brésil africain ? En quoi cela fait-il sens, économiquement parlant, pour Paris de traiter au gras tous ces nombreux tyrans, leurs cours dépensières, et ces quelques compagnies françaises sangsues comme Bolloré ? Devant un monde de plus en plus compétitif et une Europe en crise, est-ce vraiment si rentable de maintenir à genoux ces nombreux pays africains qui avec vous parlent le français, quand leurs populations n’ont plus en commun entre elles que la misère comme la liste des pays les plus pauvres de la terre nous le montre clairement ? A quel prix la France va-t-elle continuer de fermer les yeux sur le fait si évident à la terre en fin de compte, que les pays d’expression anglaise, portugaise, espagnole et arabe se portent en Afrique beaucoup mieux, de loin mieux que leurs confrères d’expression française ? De combien de soldats français aurez-vous encore besoin pour maintenir enchaînés tous ces jeunes francophones dans la poche de qui le Trésor français a mis une forfaiture, le Franc CFA, qui n’a de valeur que dans leurs arrières-cours à eux seuls, quand le monde des échanges du futur, lui, est vaste et celui de leur mobilité infini ? Au Togo et au Gabon que vous célébrez comme démocratiques mais dont les Assemblées nationales sont vidées d’opposition, la France a fait succéder des fils à des dictatures qui avaient duré quarante ans ; allez-vous donc faire de la démocratie héréditaire et de la succession de dictateurs par leurs fils le modèle démocratique pour les pays où le français est la langue d’expression ? Allez-vous vraiment parler de croissance, et laisser Paul Biya condamner le Cameroun pendant trente-sept ans à une économie de fainéantise, passer la moitié de l’année paresseusement en Suisse, tandis qu’en même temps la Zambie, le Ghana, le Kenya, l’Afrique du sud, le Nigeria, s’enrichissent ?</p>
<p>Monsieur le président, l’implosion francophone ne peut plus être désamorcée par la fuite en avant, car la sanction de l’histoire sera implacable. Il a été donné à quelques leaders seulement d’être les navigateurs d’un futur de liberté et de prospérité, et les préempteurs d’un tumultueux avenir. A quelques-uns, il a été donné de voir que l’aride de la terre brûlée sur laquelle survivent les dictateurs francophones qui comme Paul Biya éliminent tous les personnages alternatifs et de calibre de successeur autour de lui, tel Marafa Hamidou Yaya, ne produira jamais un futur de croissance et de promesses, mais enfoncera encore plus les pays francophones dans la misère qui est leur présent, sinon dans la violence qui comme au Mali est leur lot quotidien. Malgré le chantage dont se sert un Paul Biya auprès de vous quand il miroite aux Camerounais la promesse d’une moisson chinoise, nous savons qu’aucune armée chinoise ne viendra jamais aider un dictateur francophone aux abois ; au contraire, nous avons vu les forces armées nationales de Côte d’Ivoire anéanties, et les forces armées nationales maliennes se transformer en brigands, quand sevrées du soutien logistique de Paris. Quant à l’armée nationale camerounaise, nous savons qu’elle serait vaporisée sans la ceinture française qui au Gabon, au Congo, en RCA et au Tchad la protège depuis toujours. Nous savons donc que seule l’armée française se tient entre les peuples africains et les dictateurs, et que des contrats militaires signés à la hâte ces dernières années par l’ex-président Sarkozy ici et là ont voulu donner une perfusion à des régimes dociles mais condamnés comme celui du Cameroun, et fidéliser ceux émergeants mais de même famille idéologique tel le nouveau pouvoir au Sénégal.</p>
<p>Monsieur le président, nul ne peut impunément jouer à cache-cache avec l’avenir trop longtemps. A quelques leaders seulement il a été donné de saisir le moment où l’intérêt de leur pays coïncide avec celui des peuples opprimés, et donc de lâcher les dictateurs qui font barrage à la marche inexorable du monde. Ce sont ces leaders qui font l’Histoire. Vous arrivez au pouvoir au bon moment car votre victoire à l’élection présidentielle en France est certes la seconde venue de la gauche à Paris en plus d’un demi-siècle, sa chance est qu’à la différence de 1981, elle découvre une économie francophone qui aujourd’hui est clairement condamnée. Vous arrivez au moment où les dictateurs francophones comme Biya emprisonnent un pays des plus riches de l’espace francophone dans les caisses du désinvestissement en voulant s’imposer à vie au pouvoir au moyen de milices tribales et de sectes, alors que la France, secouée par la crise de l’euro, a plus qu’intérêt à voir un espace francophone prospère et riche. Vous arrivez donc au pouvoir au moment où l’intérêt de la France coïncide avec celui objectif des peuples africains en soif de liberté et de bien-être, car le prix de la dictature est devenu insoutenable pour chacun de nous. Vous arrivez au moment où la sortie de l’impasse francophone laisse à la France au fond peu d’options autre que se mettre aux côtés des peuples africains, la violence des coups d’Etat et des génocides qui ont peuplé l’histoire de l’espace francophone depuis les indépendances de 1960, fabriqué des dictateurs et maintenu des millions de personnes en otage, n’ayant pas transformé celui-ci en espace de productivité mais en plantation esclavagiste. Vous arrivez au moment où l’espace francophone est devenu après l’implosion du monde communiste et après la démocratisation du monde arabe, l’avant-poste de la dictature sur terre. Monsieur le président, oui, vous arrivez au moment juste. Vous pouvez inscrire dans l’histoire des peuples qui se libèrent le sceau de vos actes, et écrire avec nous l’histoire inexorable de notre commun progrès vers la démocratie. Vous pouvez faire l’Histoire : aidez-nous à défaire les dictateurs francophones ! Vous pouvez faire du 6 mai une bonne nouvelle pour le peuple camerounais : aidez-nous à déposer Paul Biya ! Nous n’attendons rien de moins.</p>
<p>Patrice Nganang|  14 Mai 2012 | Mediapart</p>
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		<title>Ces bébés qui hantent la douce nuit du Cameroun</title>
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		<pubDate>Sat, 12 May 2012 14:16:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Vincent-Sosthène Fouda*
Moins médiatisé et plus jeune que le trafic de nourrissons d’Espagne sous Franco, le Cameroun entame la longue marche vers la mise en lumière du trafic de nourrissons sous le règne du président Biya. Le 20 août 2011, alors que toute la République est concentrée sur une élection présidentielle dont l’issue est presque connue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Vincent-Sosthène Fouda*</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/05/s-VINCENT-SOSTHENE-FOUDA_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Vincente Sosthene Fouda" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/05/s-VINCENT-SOSTHENE-FOUDA_large.jpg" alt="" width="300" height="206" /></a>Moins médiatisé et plus jeune que le trafic de nourrissons d’Espagne sous Franco, le <a class="zem_slink" title="Cameroun" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cameroun" rel="wikipedia" target="_blank">Cameroun</a> entame la longue marche vers la mise en lumière du trafic de nourrissons sous le règne du président Biya. Le 20 août 2011, alors que toute la République est concentrée sur une élection présidentielle dont l’issue est presque connue de tous, à l’hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Ngousso, dans la banlieue Nord-Ouest de <a class="zem_slink" title="Yaoundé" href="http://maps.google.com/maps?ll=3.86666666667,11.5166666667&amp;spn=0.1,0.1&amp;q=3.86666666667,11.5166666667%20%28Yaound%C3%A9%29&amp;t=h" rel="geolocation" target="_blank">Yaoundé</a>, se joue un drame. Une jeune fille, orpheline de père, sans véritable ressources financières, Vanessa Tchatchou donne naissance à un bébé de sexe féminin. Poids à la naissance 1,700g, l’enfant pousse un cri d’entrée dans la vie, une infirmière demande les premiers vêtements puis se retire avec le nouveau-né. Quelques minutes après, il est signalé à la jeune fille mère que son bébé est prématuré et doit par conséquent être placé en couveuse. Vers 14h15, le nouveau-né se volatilise, ni vu ni connu.</p>
<p>Circulez, il n’y a rien à voir. Seulement, c’est sans compter sur l’esprit qui habite tout orphelin et tout miséreux ! Vanessa résiste et refuse de croire qu’elle n’a jamais été enceinte, qu’elle n’a jamais accouché, qu’elle n’a jamais tenu, même le temps de quelques secondes, ce bébé dans ses bras. Elle refuse de croire que ses seins ronds, pleins de lait, sont un simple rêve de maternité d’une adolescente qui a trop joué à la poupée. L’hôpital va l’ignorer pendant de longues semaines, de longs mois puis la presse va s’intéresser à l’affaire et lui donner une dimension nationale. C’est tout le Cameroun qui se réveille alors sonné comme dans un combat de boxe ! Les questions se posent et du « fait divers », comme le veut le régime en place par la bouche de ses serviteurs les plus zélés mais aussi les plus impliqués dans l’affaire, la ministre des Affaires sociales Cathérine Bakang Mbock et le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, vont multiplier des ouvertures de fausses pistes, de déclarations mensongères. Le Camerounais moyen, celui qui est scotché à son transistor, qui lit les journaux accroché dans les kiosques parce qu’il n’a pas 500 francs Cfa pour se les acheter, se fait son opinion, sa petite idée. Non, Vanessa ne peut pas avoir inventé une si grosse affaire.</p>
<p><strong>Un décrochage politique…</strong></p>
<p>Le 23 décembre 2011, un homme politique, mais et surtout un chercheur ayant longtemps travaillé dans le milieu de l’adoption, se saisit du dossier et découvre alors que nous sommes loin d’un « malheureux accident ». Non, au Cameroun il existe bel et bien un trafic de nourrissons. Les noms sont dévoilés, d’autres forfaits sont commis : Darlyse Etoile Nkolo perd son bébé à l’hôpital de la Caisse nationale de prévoyance sociale d’Essos à Yaoundé (Cnps) le 4 février 2012. Le 09 février 2012, c’est la petite Nguetti Thérèse Diane qui est volée à sa maman à <a class="zem_slink" title="Douala" href="http://maps.google.com/maps?ll=4.05,9.68333333333&amp;spn=0.1,0.1&amp;q=4.05,9.68333333333%20%28Douala%29&amp;t=h" rel="geolocation" target="_blank">Douala</a>. Un bébé a été volé à Douala et vendu par un proche de madame Cathérine Bakang Mbock au fils de Jules Nyonga, ancien entraîneur des Lions indomptables du Cameroun ! Valeur marchande 15 millions de francs Cfa ! L’épidémie se répand telles les métastases d’un cancer. Yaoundé, Douala, Bafoussam, toutes les grandes métropoles sont touchées mais aussi des petites bourgades telles que Mbanga dans le Moungo ou <a class="zem_slink" title="Kékem" href="http://maps.google.com/maps?ll=5.16666666667,10.0333333333&amp;spn=0.1,0.1&amp;q=5.16666666667,10.0333333333%20%28K%C3%A9kem%29&amp;t=h" rel="geolocation" target="_blank">Kekem</a> dans l’Ouest du Cameroun. Il ne se passe plus un jour sans qu’on ne parle de vol de bébés. Les langues aussi se délient. Edith-Thérèse Hameni offre un dossier vieux de 16 ans, qui touche à la fois une communauté religieuse catholique de Douala, un orphelinat dans la même ville. En moins de trois mois d’action, 95 dossiers sont réunis uniquement dans la ville de Yaoundé et enregistrés aussi dans différents commissariats de la ville et autres postes de gendarmerie.</p>
<p>Le corps médical est pointé du doigt, lui qui aide à sortir les bébés des hôpitaux même les plus sécurisés ; infirmières, sages-femmes, médecins généralistes comme spécialistes, tout le monde en prend pour son grade et sa compétence.</p>
<p>Les fonctionnaires du ministère des Affaires sociales, gestionnaires des centres de petite enfance et surtout en charge de constater les abandons de nourrissons avant de les confier à l’adoption ou à un placement dans une famille, sont pointés du doigt et, en premier, la ministre qui a accordé un agrément en vue d’adoption à une magistrate de la cité après seulement deux mois d’une procédure généralement longue de 9 à 24 mois!</p>
<p>Le gouvernement de la République s’enfonce dans des déclarations mensongères, appelle certaines plumes du pays au secours comme madame Suzanne Kala-Lobè qui signe une chronique dans le journal La Nouvelle Expression, le 20 février 2012, intitulée « Affaire du bébé volé : Pauvre Vanessa », dans laquelle la journaliste trouve immoral qu’une adolescente de 17 ans puisse tomber enceinte et garder le bébé ! Il est encore plus anormal que la société s’en émeuve si ce bébé venait à être volé, comme c’est le cas aujourd’hui. Elle offre ainsi une ligne de défense à l’Etat qui va s’y engouffrer très rapidement en envoyant sur les plateaux de télévision ses meilleurs débatteurs ; Hervé-Emmanuel Nkom, Félix Zogo, le ministre <a class="zem_slink" title="Issa Tchiroma" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Issa_Tchiroma" rel="wikipedia" target="_blank">Issa Tchiroma Bakary</a>. Il y en a aussi qui freinent des quatre fers comme Albert Mbida, Messanga Nyamding, Charles Atéba Eyene. Beaucoup de médias refusent de suivre, Radio Siantou, Kalak FM et Sky One Radio. Les chaînes de télévision à capitaux privés prennent des risques, Equinoxe, Canal2, Ariane Tv, Vision 4 donnent la parole aux victimes, ce qui contribue à diluer le message gouvernemental et à fortifier l’opinion publique. Du côté de la presse écrite il faut reconnaitre le travail qui est fait par le quotidien Le Jour qui s’engage à fond dans le dossier, son directeur de la publication n’hésitant pas à signer des éditoriaux tandis que sa chroniqueuse en chef, Pauline Poinsier Manyinga, donne la réplique aux plumes du gouvernement. Mutations, au départ hésitant, décide finalement de suivre. <a class="zem_slink" title="Le Messager" href="http://www.lemessager.net/" rel="homepage" target="_blank">Le Messager</a> de feu <a class="zem_slink" title="Pius Njawé" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pius_Njaw%C3%A9" rel="wikipedia" target="_blank">Pius Njawé</a> aussi prend position, restant ainsi fidèle à la ligne éditoriale de son fondateur. La Nouvelle Expression, l’hebdomadaire Emergence emboîtent le pas, distribuant bons et mauvais points. L’Actu de Gustave Emmanuel Samnick révèle de jeunes plumes, comme Josiane Afom, qui fouillent et rendent compte au quotidien de ce qu’elle découvre. Les médias internationaux s’en émeuvent et se déplacent au Cameroun. Africa N°1 ; RFI y consacre trois émissions, L’appel des auditeurs et Le débat africain en deux formats ; TV5 monde ; France 24 ; Vox Africa ouvrent leurs antennes. Les journaux en ligne ne sont pas en reste cameroonvoice.com (radio et presse en ligne), icicemac.com, africechos.ch permettent de déjouer la censure gouvernementale, donnent la parole aux uns et aux autres et contribuent ainsi à la formation d’une opinion libre dans un Cameroun habitué à la langue de bois et aux chants de louange.</p>
<p>Les intellectuels camerounais, habitués à observer en spectateurs la scène publique de leur pays quand ils ne s’alignent pas directement derrière le parti au pouvoir par des pétitions favorables au président de la République, décident enfin de s’exprimer. C’est le professeur Alain Fogué qui dégaine en premier, suivi de l’inusable Sindjoun Pokam. Le chef de l’Etat est invité à prendre position, à se conduire en père pour Vanessa Tchatchou. Le cinéaste <a class="zem_slink" title="Jean-Pierre Bekolo" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Bekolo" rel="wikipedia" target="_blank">Jean-Pierre Bekolo</a> n’est pas en reste et demande à regarder au-delà du kidnapping de ce nourrisson.</p>
<p>L’Etat de son côté, n’a pas perdu de son génie, il utilise la répression, l’intimidation, la délation, les coups pleuvent en dessous de la ceinture sur Vincent-Sosthène Fouda qui est interpellé à plusieurs reprises et se retrouve, une fin de semaine, incarcéré avec des accusations graves : « tentative de déstabilisation de l’Etat, mise à mal de la paix et organisation de manifestations publiques non autorisées ». Le professeur Alain Fogué n’y échappe pas pour longtemps, il aura droit lui aussi à une interpellation. L’artiste Valséro, plus humaniste que chanteur engagé, connaîtra le même sort et la police fera irruption dans son domicile réussissant par la même occasion à faire peur à sa jeune compagne. Le collectif « Rendons-lui son bébé » que Vincent-Sosthène Fouda dirige et qui compte 7 700 Camerounais, tant de la diaspora que de l’intérieur du pays, est secoué par la division et une aile se détache, le spectre du tribalisme secoue alors cette noble cause nationale. Mais une question demeure, où sont passés les nourrissons et pourquoi l’Etat tarde-t-il vraiment à mettre de l’ordre dans cette affaire ?</p>
<p>Les réponses ne sont pas faciles à avancer, même si on les a au bout de la langue. En effet, traditionnellement, le Cameroun, de par la composition anthropologique de la famille, est prédisposé au trafic de nourrissons. Les liens de sang (de parenté) sont au-dessus de tout lien de parentalité (le fait d’être parent) qui aurait pu, s’il avait été développé, permettre aux femmes et aux hommes en difficulté de procréation de fonder aussi une famille ! Mais que non. La légendaire solidarité africaine ici n’est rien devant le désir d’avoir un enfant de son sang et quand on ne peut pas l’avoir, alors on cache, on simule une grossesse et enfin on commet l’irréparable ; le vol d’un nourrisson oubliant que ce n’est pas seulement un nourrisson qu’on vole mais tout une vie que l’on brise. Edith-Thérèse témoigne : « Je n’ai jamais cessé de chercher mon fils, quand j’ai eu ma fille il y a douze ans, j’ai hésité à la prendre dans mes bras, quand j’ai fini par la prendre je l’ai serrée si fort que j’ai failli l’étouffer, j’ai peur de la perdre parce que je ne voudrais pas me réveiller et découvrir qu’elle aussi est partie mais en même temps quand je la prends je le fais maladroitement parce que c’est excessif ce que je fais. »</p>
<p>Les autorités camerounaises se sont arrangées depuis des lustres à vivre hors de toutes les conventions internationales qui régissent le droit d’adoption.  Le code de la Famille lui-même est absent ! Le flou artistique dans lequel est plongé la famille est un nid ouvert à tous les abus. Tous les filous et tous les génies du faux, de l’esclavage des temps modernes et de l’argent facile s’y engouffrent.</p>
<p>Sauver la famille…</p>
<p>L’affaire Vanessa Tchatchou est l’arbre qui cache la forêt et le Cameroun ne se réconciliera avec lui-même qu’en permettant à des centaines d’enfants, ses enfants (les enfants du Cameroun) privés de l’affection de leurs familles biologiques de les retrouver. Le Cameroun ne se construira que quand il décidera enfin de mettre à nu un certain nombre de ses serviteurs qui se sont retrouvés impliqués dans ces pratiques qui montrent à suffisance que le pays de Paul Biya n’est pas encore sorti du traumatisme de l’esclavage. Rien ne justifie aujourd’hui le maintien au gouvernement de madame Cathérine Bakang Mbock, ministre des Affaires sociales, impliquée et compromise au moins dans deux dossiers de trafic de nourrissons, comme rien ne justifie en réalité que madame Caroline Dikum épouse Atangana ex Bikoé soit partie du tribunal de Grande instance de Mfou pour le ministère de la Justice dans ce que beaucoup de Camerounais qualifient d’arrogance de la classe régnante face à la misère du peuple, celui qui a toujours eu pour richesse ses enfants et qui se retrouve privé d’eux aujourd’hui de la pire des manières. Tout le monde sait et le confesse, il n’existe aucune législation au Cameroun pour protéger la famille, l’ordonnance de 1981 qui définit le code de la Famille en vigueur au Cameroun en ce moment n’est qu’une copie bien pâle du Code civil de Napoléon de 1804. Est-ce donc normal que les Camerounais, qui se targuent d’être un collège d’universitaires et de savants, ne soient pas capables d’offrir à leur pays un code de la Famille ?</p>
<p>Oui, la famille est en crise au Cameroun, l’avouer n’est pas trahir le peuple camerounais. L’avouer, c’est accepter de se lancer dans un grand chantier de re-définition de la famille et de re-structuration de ce qui ne s’est pas construit hier, qui s’est brisé aujourd’hui et il n’y a pas une main de trop dans ce grand chantier. Depuis les chefs traditionnels jusqu’aux chefs religieux, en passant par toutes les forces vives de ce pays, chacun en ses titre et qualité. Le moment est venu de sauver la famille parce qu’il faut redéfinir sa structure anthropologique, observer son expression sociologique et enfin exiger son encadrement juridique, c’est possible et c’est maintenant que nous devons le faire.</p>
<p>*Auteur de : Notions d’échec ou de réussite dans la filiation adoptive : analyse juridico-sociologique, Paris, Harmattan, 2002.</p>
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		<title>Que doit faire François Hollande pour mettre fin à la Françafrique ? Des Observateurs africains répondent</title>
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		<pubDate>Wed, 09 May 2012 18:13:47 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[&#8220;La France répudiera sans regrets les miasmes de la Françafrique&#8220;, a promis le candidat François Hollande le 22 octobre dernier. Depuis, le socialiste a été élu à la tête de l’État français. Nos Observateurs d’Afrique de l’ouest, qui ont suivi cette élection de très près, imaginent quels pourraient être les premiers chantiers du président élu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>&#8220;<a class="zem_slink" title="La France (song)" href="http://en.wikipedia.org/wiki/La_France_%28song%29" rel="wikipedia" target="_blank">La France</a> répudiera sans regrets les miasmes de la <a class="zem_slink" title="Françafrique" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7afrique" rel="wikipedia" target="_blank">Françafrique</a>&#8220;</em>, a promis le candidat <a class="zem_slink" title="François Hollande" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Hollande" rel="wikipedia" target="_blank">François Hollande</a> le 22 octobre dernier. Depuis, le socialiste a été élu à la tête de l’<a class="zem_slink" title="Vichy France" href="http://maps.google.com/maps?ll=46.1666666667,3.4&amp;spn=10.0,10.0&amp;q=46.1666666667,3.4%20%28Vichy%20France%29&amp;t=h" rel="geolocation" target="_blank">État français</a>. Nos Observateurs d’Afrique de l’ouest, qui ont suivi cette élection de très près, imaginent quels pourraient être les premiers chantiers du président élu pour mettre un terme aux mauvaises pratiques héritées de l’époque coloniale.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/05/s-FRANCE-AFRIQUE_large.jpg"><img class="aligncenter" title="France Afrique" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/05/s-FRANCE-AFRIQUE_large.jpg" alt="" width="495" height="280" /></a>L’expression &#8220;Françafrique&#8221; désigne un système occulte de liens politiques, économiques et militaires entretenus par la France avec ses anciennes colonies pour y conserver son influence et ses intérêts après leur indépendance. En 2007, <a class="zem_slink" title="Nicolas Sarkozy" href="http://www.sarkozy.fr/home/" rel="homepage" target="_blank">Nicolas Sarkozy</a>, alors candidat à l’élection présidentielle, avait promis de tordre le cou à la Françafrique. Mais dès le lendemain de son élection, le président avait déclaré que &#8220;l’homme africain&#8221; n’était &#8220;pas assez entré dans l’histoire&#8221;, des propos qui avaient suscité une polémique en Afrique. Après ce retentissant discours de Dakar, que de nombreux journaux africains avait qualifié d’insultant, Nicolas Sarkozy s’était rendu au Gabon pour exprimer son soutien à <a class="zem_slink" title="Ali Bongo Ondimba" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Ali_Bongo_Ondimba" rel="wikipedia" target="_blank">Ali Bongo</a>, élu à la présidence après un scrutin contesté. Un voyage là encore mal perçu par bon nombre de médias africains, qui y voyaient la preuve que la Françafrique avait encore de beaux jours devant elle.</p>
<p>Le prochain président, François Hollande, parviendra-t-il à convaincre les Africains que la Françafrique est révolue ?</p>
<p>Contributeurs</p>
<p><span style="color: #003300;"><strong>&#8220;Casser le monopole de Bolloré et de <a class="zem_slink" title="France Télécom" href="http://www.francetelecom.com" rel="homepage" target="_blank">France Telecom</a>&#8220;</strong></span><br />
<strong>Israël Yoroba Guebo</strong> est journaliste et blogueur à Abidjan, en Côte d’Ivoire.</p>
<p>Pour en finir avec la Françafrique en Côte d’Ivoire, il va falloir casser le monopole de Bolloré au port d’Abidjan. Certes, ce groupe donne des emplois à des Ivoiriens, mais il ne permet pas aux entreprises nationales de se développer.</p>
<p>[Depuis 10 ans, le groupe industriel français a massivement investi dans les secteurs portuaire et ferroviaire du pays. Il est aujourd’hui le principal gestionnaire du port d’Abidjan. Bolloré Africa Logistics est aussi le premier réseau logistique en Afrique. Présent dans 50 pays du continent, il occupe une place prépondérante dans les économies de la Côte d’Ivoire, du Gabon, du Cameroun et du Congo, ndrl].</p>
<p>Le secteur des télécommunications est un autre exemple de la Françafrique. Ici, l’opérateur national de téléphonie fixe est &#8216;Côte d’Ivoire Telecom&#8217;, une filiale du groupe français France Telecom. Étrangement, France Telecom propose en métropole les appels gratuits d&#8217;un téléphone fixe vers un fixe, mais pas en Côte d’Ivoire. Il faudrait ouvrir ce secteur à la concurrence.</p>
<p>[Le groupe français est implanté dans 19 pays d’Afrique et du Moyen-Orient, notamment au Sénégal, au Mali, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et en Centrafrique. Il est le premier opérateur du continent et entend y doubler son chiffre d’affaires d’ici à 2015, ndrl].</p>
<p><span style="color: #003300;"><strong>&#8220;Arrêter de cautionner des élections truquées&#8221;</strong></span><br />
<strong>George Mpaga</strong> est président du Réseau de Bonne Gouvernance à Libreville au Gabon.</p>
<p>D’abord, nous aimerions que François Hollande dénonce les irrégularités qui ont porté Ali Bongo au pouvoir et que la France arrête de cautionner des élections truquées [En 2009, Ali Bongo a succédé à son père Omar dans des conditions contestées]</p>
<p>Nous attendons aussi de la France qu’elle encourage la tenue d’élections législatives pour renouveler une Assemblée où l’opposition est inexistante [le Parti démocrate gabonais, parti d’Ali Bongo, a raflé 113 sièges de députés sur 120 en décembre dernier].</p>
<p>Pour assainir les relations entre les deux pays, il faut enfin que le nouveau président permette que le dossier des biens mal acquis soit porté devant les tribunaux et qu’un procès puisse enfin avoir lieu. [Deux juges français enquêtent depuis décembre 2010 sur les conditions dans lesquelles trois chefs d’État africains, dont Ali Bongo, ont acquis un important patrimoine immobilier et mobilier en France. En 2008, l’ONG Transparence International France avait déposé plainte contre ces trois chefs d’État pour "recel de détournement de fonds publics", ndrl].</p>
<p><strong><span style="color: #003300;">&#8220;Retirer les troupes françaises dont la présence sur notre sol n’est plus justifiée&#8221;</span></strong><br />
<strong>Allaissem</strong> est professeur à la faculté de sciences de N’Djamena, au Tchad.</p>
<p>L’année dernière, il a été question du retrait des soldats français de l’opération Épervier de N’Djamena. Mais rien n’y a fait, l’armée française est encore là alors que les conflits avec les rébellions venues des pays voisins [comme le Soudan] sont terminés. [En 2011] la France a même cautionné la victoire du président Idriss Déby, malgré un scrutin très contesté. Certes, l’armée rend service à la population en intervenant sur des incendies et en permettant l’accès à son centre de santé. Mais rien d’autre ne justifie vraiment sa présence sur notre sol.</p>
<p>[L’opération Épervier est un dispositif <a class="zem_slink" title="Mise en place" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mise_en_place" rel="wikipedia" target="_blank">mis en place</a> en 1986 à la demande du président Hissène Habré pour se protéger d’une offensive venant de la Libye. En juillet 2011, le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé avait annoncé qu’un "nouvel accord de coopération" était en discussion avec le Tchad. Cette annonce fut d’abord interprétée comme une volonté française d’appliquer la "rupture" promise par Nicolas Sarkozy au début de son mandat. À ce jour, les troupes françaises sont toujours présentes au Tchad, mais aussi au Gabon, au Cap-Vert, à Djibouti et en Côte d’Ivoire. En 2010, le président sénégalais Abdoulaye Wade a obtenu la fermeture de la base militaire de Dakar].</p>
<p><strong><span style="color: #003300;">&#8220;Abolir le système scolaire à la française pour s’adapter à nos besoins&#8221;</span></strong><br />
<strong>Ferdinand Koungou</strong> est informaticien à Yaoundé au Cameroun.</p>
<p>Mettre fin à la Françafrique ne signifie pas détester la France et effacer les noms de rues empruntés à des personnalités françaises. Mais nous avons besoin de nous émanciper de l’influence française pour permettre de nous enrichir par nous-mêmes. Cela passe par la modification de notre système scolaire, qui est depuis la colonisation calqué sur celui de la France, avec les classes de la 6e à la terminale et des cours théoriques d’histoire et de géographie. Il n’est pas adapté au pays sous-développé qu’est le Cameroun. Les jeunes ont besoin de formations techniques et pratiques pour développer notre industrie.</p>
<p>En France, il faut quelques heures pour produire des milliers de téléviseurs, qui nous sont revendus entre 400 et 600 mille <a class="zem_slink" title="CFA franc" href="http://en.wikipedia.org/wiki/CFA_franc" rel="wikipedia" target="_blank">Francs CFA</a> [entre 600 et 900 euros]. <a class="zem_slink" title="Cameroon" href="http://maps.google.com/maps?ll=3.86666666667,11.5166666667&amp;spn=10.0,10.0&amp;q=3.86666666667,11.5166666667%20%28Cameroon%29&amp;t=h" rel="geolocation" target="_blank">Le Cameroun</a> vend sa tonne de cacao à environ 100 000 Francs CFA [152 euros], après des mois de culture et de récolte. Le rapport entre nos exportations et nos importations nous est défavorable.</p>
<p>9 Mai 2012 | France 24</p>
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		<title>LA REPUBLIQUE DE KONDENGUI</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Apr 2012 12:13:44 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/04/s-PATRICE-NGANANG-ECRIVAIN_sml.jpg"><img class="alignleft" title="Patrice Nganang Ecrivain" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/04/s-PATRICE-NGANANG-ECRIVAIN_sml.jpg" alt="" width="181" height="181" /></a>Avec l’arrestation de Marafa Hamidou Yaya et de Inoni Ephraim, le Cameroun se retrouve soudain avec deux républiques comme la Côte d’ivoire jadis : une au soleil et une autre à l’ombre ; une, la république d’Etoudi, où siège le tyran, et l’autre au bout de la ville, la république de Kondengui dont la composition du gouvernement sera complétée d’ici peu par cinq autres à arrêter. Il est de la nature des régimes que nous a légué la France que le changement ne s’y opère que de manière brutale, sous la forme d’un coup d’Etat en réalité, quand les structures de la démocratie ne sont pas installées dans les textes ou dans les institutions comme c’est le cas dans une certaine mesure au Sénégal et au Benin. Dans tel régimes clos, seul la disgrâce de hauts fonctionnaires de l’Etat les transforme en présidentiables, quand ce n’est pas un coup d’Etat qui impose un homme neuf. Le Cameroun évidemment remplit tous les critères du système politique clos, pays où un parti, le RDPC, à travers l’ENAM a fait main basse sur la production structurelle de cadres autant pour le parti au pouvoir que pour l’opposition ; pays où le RDPC a fait main basse sur les textes de la république, Constitution, Code électoral et autres, légiférant le transfert légal du pouvoir par un changement démocratique au sommet ; pays où le RDPC a fait main basse sur l’administration en s’appropriant pas seulement les biens, mais aussi le personnel administratif, les bureaucrates, gouverneurs, préfets, sous-préfets, tant il serait saugrenu qu’ils soient d’un parti de l’opposition dans notre pays ; pays dont le président a sabordé toutes les institutions républicaines finalement, quand il ne les a pas laissées mort-nées, lui qui végète en attendant la mort qui, il croit, seule le fera échapper sa capture.</p>
<p>Mais le système politique camerounais, devant la clôture institutionnelle de la voie de changement, s’est laissé une soupape qui lui donne une possibilité de dynamisme : c’est la maitrise par une tradition politique tribale, des voies de changement qui restent. La fermeture de la matrice institutionnelle de changement est la seule chose qui rende inerte la vie publique chez nous logique : quand ‘le chef de l’Etat’ ne fait rien, rien ne se fait, serait ici la devise. Et puisqu’il est toujours en vacances justement, sa politique consiste à accuser ses collaborateurs de l’inertie dont il est la source : à faire donc la projection politique. Mais le changement rendu impossible par les textes et par les structures de l’Etat (imaginerait-on un gouverneur candidat à la présidence ?), est imaginable par la tradition politique. C’est cette soupape politique qui fait que depuis 2004, les candidats et partis politiques du Septentrion se soient mis en jachère à l’élection présidentielle sauf Garga, et acceptent un président qui n’est plus élu que par 30% de Camerounais &#8211; Biya. C’est que depuis 1956 cette soupape est construite sur un axe Nord-Sud qui est basé sur une balance tribale, constitutive d’un Etat tribal : Sud-Nord-Sud-Nord. Axe qui s’est imposé par un génocide bassa et bamiléké et s’est fabriqué aujourd’hui une opposition anglophone à souhait. On le sait, cette balance tribale du pouvoir chez nous n’est pas d’invention camerounaise, mais française, et plus concrètement d’ailleurs, de la droite française – cette droite qui justement depuis 1955 en France, avec la seule interruption en 1981 par la prise du pouvoir de François Mitterrand, a maintenu le pouvoir de manière rectiligne. Or Mitterrand, le socialiste, avait une conception bien droitiste du pouvoir, même s’il est certain que ce que font les Français ou ce qu’ils décident en Afrique ne se base que sur leurs intérêts. Maintenir leur homme de paille au pouvoir au Cameroun en 1990, au plus haut des années de braise, ne pouvait être que ce reflexe d’intérêt, quand l’opposition, John Fru Ndi, avait monté une campagne de boycott de produits français. Mais en 1990, maintenir au pouvoir au Cameroun l’homme de paille de la France était aussi un pragmatisme simple, car après tout, Biya n’avait pas encore passé dix ans au pouvoir – il avait passé 8 ans bien comptés, dont les premières années étaient plutôt fêtées.</p>
<p>Aujourd’hui Biya qui déjà est le tyran le plus vieux dans l’espace africain d’expression française, vient de faire un coup d’Etat constitutionnel pour se donner sept ans de plus sur les 30 qu’il a déjà, et ce alors que la France en élisant un nouveau président socialiste, lui donnerait patron plus jeune et plus alerte sur la matière des droits humains. Le tyran a peur, oui, il a peur. De qui ? demanderaient les naïfs. De quoi diraient les aveugles. Naifs parce qu’ils auraient suspendu leur jugement et se rassasieraient des jacassantes certitudes des medias de la tyrannie qui au Cameroun parlent plutôt de l’art du maitre et du Sphynx qui par un coup de théâtre (oui, j’ai lu ça) aurait clôt le débat sur le Code électoral et tu un réveil du peuple camerounais à la sénégalaise avec une sorte de ‘Yen a marre’ ; aveugles parce qu’ils auraient accepté le verbiage de l’assassin (‘le Cameroun c’est le Cameroun’), se seraient arrachés de ce qui se passe dans le monde ces derniers mois, tel la fuite de Ben Ali, la chute et le procès de Moubarak, la capture de Gbagbo et surtout parce qu’ils n’entendent pas ce rire qui secoue les pays francophones à partir des déclarations de Alpha Condé de la Guinée, qui président démocratiquement élu en francophonie, même si affaibli, vient de nous rappeler que Biya est la cause des chuchotements amusés de ses compères africains. Ainsi cet homme de paille de la France, dont tout voyage ne se résume plus qu’à aller en Suisse et à y vivre dans un hôtel des plus luxueux aux frais de la bayamsallam ; ce plus vieux sous-préfet de Paris, pour reprendre l’expression consacrée, dont la corruption est une seconde nature vient de coffrer pour soupçon de corruption, pas seulement un ancien ministre de l’Administration territoriale et d’Etat, mais l’homme qui aura concocté son coup d’Etat électoral du 9 octobre 2011, il y a donc sept mois seulement ! Ah, des gens diraient très vite qu’il est si puissant, le tyran qu’il peut s’envoler comme un oiseau après avoir scié la branche sur laquelle il est assis. Ses sbires diront que celui et ceux qui viennent d’être jetés à Kondengui le méritent bien parce que sans doute corrompus, quand devant nos yeux les charges portées contre presque tous les accusés d’Epervier s’effondrent tous les jours !</p>
<p>Biya a peur, et ça se voit de plus en plus, le Cameroun étant le premier sur la liste francophone de la tyrannie. Il sait qu’avec Obama il n’a aucune chance, mais surtout, il sait que Sarkozy va perdre les élections. Devant son ciel qui s’obscurcit, depuis il essaie de mettre le monde devant le fait accompli de sa dictature : sept ans quand le président français en a cinq ; une Assemblée nationale qui peut dorénavant se passer du vote du peuple camerounais ; les gouverneurs nommés par lui installés avec pompe ici et là. Il a peur, et marche la machine de sa propagande à la soviétique. Or à force de vouloir fuir son sort, il piétine ses propres excréments. Le paradigme d’Atangana Mebara qui, supporté par le cardinal Tumi a finalement acquis son innocence dans la scène publique, n’a pas laissé la politique du chantage avec laquelle il sévit au sommet de l’Etat camerounais intacte. Il est loin le jour où Titus Edzoa était emprisonné pour avoir montré une ambition présidentielle, mais il est proche aussi, si proche vraiment, le crime de Marafa Hamidou Yaya, étant de toute évidence d’être apparu lui aussi présidentiable. L’évidence aujourd’hui, avec l’arrestation d’un des leaders politiques les plus visibles du Septentrion – visible après Amadou Ali, et évidement Bello Bouba, le président de l’UNDP – est que le tyran, du haut puant de son Etat tribal et du gbagboisme qui lui sert de fond de commerce, aura réussi le miracle de faire sien le sentiment anti-français qui avait anéanti l’opposition camerounaise en 1990. Mais le miracle surtout est qu’il aura réussi à détribaliser la république de Kondengui : y sont finalement les gens de toutes les provinces unies du Cameroun – de Inoni Ephraim à Yves Fotso, et bien sûr de Mebara à Mounchipou. Il aura donc réussi à banaliser cette prison qui aura toujours signifié la disgrâce. N’y est pas seulement mon propre professeur d’université, Norbert Ndong, mais deux présidentiables finalement, un premier ministre, de nombreux ministres, de nombreux cadres de l’administration qui n’ont rien fait de moins que ce que le tyran fait lui aussi au vu de tous. Y est l’écrivain Enoh Meyomesse qui y côtoie son ancien camarade de classe, Abah Abah. Trop de condamnation tue la condamnation. Jamais cette maxime n’aura trouvé sa vérité qu’aujourd’hui au Cameroun. S’il est clair que Titus Edzoa aurait eu peu de chance de diriger le Cameroun, la tradition politique camerounaise et sa balance tribale portent à dire qu’avec Marafa Hamidou Yaya, mais aussi avec Inoni Ephraim, Biya vient de donner au Cameroun deux possibles présidents quand l’opposition peine à en fabriquer. La défaite bientôt de la droite française qui a supporté le tyran depuis toujours ouvrirait en mai 2012 des perspectives inespérées à la république de Kondengui. Il apparaît de plus en plus évident que la libération effective de cette république de l’ombre se fera sur la tombe de Biya, ou comme en Côte d’ivoire avec la chute ou la fuite de celui-ci. Pourtant, l’étau se serre autour du cou de l’homme de paille de la France, car ici aussi le peuple camerounais n’a même pas encore dit son dernier mot. Et cela évidemment est tout un autre chapitre.</p>
<p>Patrice Nganang | 17 Avril 2012 | Patrice Nganang<br />
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		<title>Obama Sings Al Green at the Apollo Theater (video)</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 16:55:41 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[While the GOP Republican presidential candidates were debating Thursday night in South Carolina, President Obama was busy raising money in New York. Contrary to those who think that the POTUS (President of The United States)  is no longer popular, think again! Obama raised close to $3.1 millions that evening at three scheduled events. Of the [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>While the GOP Republican presidential candidates were debating Thursday night in South Carolina, President Obama was busy raising money in New York. Contrary to those who think that the POTUS (President of The United States)  is no longer popular, think again! Obama raised close to $3.1 millions that evening at three scheduled events. Of the three events, one took place at Spike Lee&#8217;s residence where, according to the White pool of reporters, 45 people cough up $35800 each.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-BARACK-OBAMA-AT-THE-APOLLO-THEATER_med.jpg"><img class="aligncenter" title="Barack Obama at the Apollo Theater in Harlem, NY" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-BARACK-OBAMA-AT-THE-APOLLO-THEATER_med.jpg" alt="" width="248" height="140" /></a>The third appearance of the evening was at the landmark Apollo Theater in Harlem where Obama sang few bars of &#8220;Let&#8217;s Stay Together&#8221; by Reverend Al Green, to the public dismay (watch the video below). Amongst the guests at Lee&#8217;s residence, pool reporters noticed Mariah Carey and hubby Nick Cannon, and former NY knicks guard Alan Houston.</p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 490px"><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-SPIKE-LEE-BARACK-OBAMA-FUNDRAISING-NIGHT_large.jpg"><img title="Spike Lee and Barack Obama pose after the fundraising" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-SPIKE-LEE-BARACK-OBAMA-FUNDRAISING-NIGHT_large.jpg" alt="" width="480" height="360" /></a><p class="wp-caption-text">Lee posted a photo of the President and a custom pair of Michael Jordan sneakers that were made bearing the Presidential Seal, writing, &quot;President Obama Is A Huge Bulls And Jordan Fan.Here He Holds His Gift Of Spizikes From MJ Himself.YO.&quot;</p></div>
<p>After a few remarks to highlight some of this term achievements, including ending the war in Iraq, and the Military Don&#8217;s Ask-Don&#8217;t Tell Policy,  the president flew back to the White House. Shall we say the B.O. is ready for another term? Apparently, yes.</p>
<p><strong>Watch:</strong></p>
<p><center><iframe src="http://www.youtube.com/embed/EGtImPa5ygw" frameborder="0" width="560" height="315"></iframe></center><br />
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		<title>Hi-Techn: Internet contre Hollywood &#8211; Blackout pendant 24 heures</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 19:17:53 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Avez-vous eu envie de faire une recherche sur le site anglais de Wikipedia aujoud&#8217;hui? Si vous n&#8217;aviez pas terminé vos recherches hier, dommage! vous devez
attendre demain ou alors à minuit et une seconde le 19 Janvier 2012. En effet, depuis hier à minuit heure de l&#8217;Est des USA, la plupart des sites internet populaires Américains [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A</strong>vez-vous eu envie de faire une recherche sur le site anglais de Wikipedia aujoud&#8217;hui? Si vous n&#8217;aviez pas terminé vos recherches hier, dommage! vous devez<br />
attendre demain ou alors à minuit et une seconde le 19 Janvier 2012. En effet, depuis hier à minuit heure de l&#8217;Est des USA, la plupart des sites internet populaires Américains font écran noir pendant 24 heures pour  protester contre les projets de loi SOPA et PIPA qui sont en attente de vote devant le Congrès Américain ce 24 Janvier 2012.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-BLACKOUT-INTERNET-CONTRE-SOPA-ET-PIPA_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Blackout internet contre sopa et pipa" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-BLACKOUT-INTERNET-CONTRE-SOPA-ET-PIPA_large.jpg" alt="" width="495" height="280" /></a>Les visiteurs du site <a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Main_Page" target="_blank">Wikipedia</a> qui ont l&#8217;habitude de faire leurs recherches sur l&#8217;encyclopédie en ligne ont découvert avec surprise un écran noir avec le logo <strong>W</strong><br />
et un message qui dit ceci: <strong><span style="color: #808080;"><em>&#8220;Imaginez un monde sans accès gratuit à la connaissance&#8221;</em></span></strong>. D&#8217;autres sites tels que <a href="http://sfbay.craigslist.org/" target="_blank">Craiglist</a> et Google n&#8217;ont pas totalement interrompu<br />
leurs services. Le premier a une page d&#8217;entrée qui demande aux internautes de contacter les députés et les sénateurs de leur circonscription respective pour leur demander de s&#8217;opposer à ces législations. Quant à <a href="http://www.google.com/" target="_blank">Google</a>, il a juste mis une bande noire sur son logo avec en dessous une message qui demande au congrès de ne pas censurer l&#8217;internet. Si vous cliquez sur son <a href="https://www.google.com/landing/takeaction/" target="_blank">logo</a>, la page qui s&#8217;ouvre vous éduque sur les projets de loi contestés.</p>
<p><strong>SOPA et PIPA</strong></p>
<p>Qu&#8217;est ce que <a href="http://www.washingtonpost.com/blogs/ezra-klein/post/everything-you-need-to-know-about-congresss-online-piracy-bills-in-one-post/2011/12/16/gIQAz4ggyO_blog.html" target="_blank">SOPA</a> et PIPA? Ces deux acronymes ne sont que les initiales des deux projets de loi sur lesquels les membres du congrès planchent depuis plusieurs mois:<br />
Stop Online Privacy Act (SOPA) pour les députés,et Protect Intellectual Property Act (PIPA) pour les sénateurs.</p>
<p>A cause de la piraterie qui s&#8217;accentue sur l&#8217;internet et dont l&#8217;effet immédiat est la baisse des revenus des producteurs de cinéma et des grandes maisons de disque,<br />
ces deux entitées ont saisi le congrès pour demander qu&#8217;une loi soit votée pour protéger les oeuvres des artistes. Toutes les parties concernées, à savoir les producteurs de Hollywood, ainsi que les propriétaires des sites internet comme Google, Wikipedia, Reddit, WordPress, etc. reconnaissent que la piraterie est un sérieux problème. Mais pour les opposants à ces projets de loi,  les conséquences seront néfastes si le congrès adoptait ces lois. Ces opposants veulent une législation, mais pas celle qui va les empêcher de faire leur &#8220;travail&#8221;. Ils disent que le législateur en votant ces lois, donnera trop de pouvoir au gouvernment pour suspendre les sites internet dès qu&#8217;une violation des droits d&#8217;auteurs sera constaté, même si la justice venait à  reconnaitre l&#8217;accusé non couplable.</p>
<p><strong>Comment contourner l&#8217;écran noir?</strong></p>
<p>Comment continuer sa recherche pendant le &#8220;blackout&#8221;? Si vous êtes un habitué de Wikipedia, sachez que plusieurs sites de recherche existent où vous pouvez continuez vos travaux académiques. D&#8217;ailleurs si vous êtes étudiant, Wikipedia  n&#8217;est pas le site le plus indiqué pour faire des recherches académiques. Il existe une plétore de sites tels que <a href="http://books.google.com/bkshp?hl=en&amp;tab=mp" target="_blank">Google Books</a> et <a href="http://scholar.google.com/schhp?hl=en&amp;tab=ps" target="_blank">Google Scholar</a> qui sont des sites ou vous pouvez commencer une recherche. En plus, il y a<a href="http://www.jstor.org/" target="_blank"> JSTOR</a> et <a href="http://www.doaj.org/" target="_blank">DOAJ</a> pour les revues savantes, <a href="http://muse.jhu.edu/" target="_blank">Project MUSE</a> pour les recherches académiques et <a href="http://www.lexisnexis.com/en-us/home.page" target="_blank">LexisNexis</a> pour les titres de journaux. Certains de ces sites ne sont pas gratuits, mais pour obtenir de meilleurs résultats pour vos recherches, ces sites sont mieux que Wikipedia. D&#8217;ailleurs Wikipedia s&#8217;inspire de ces sites pour enrichir son encyclopédie.</p>
<p>Administrateur | 18 Janvier 2012 |<br />
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		<title>Cameroun: Future grandes réalisations ou self promotion?</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 21:51:50 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Pour attirer les bailleurs de fonds et les touristes, le gouvernement ne lésine pas sur les moyens pour la promotion de notre pays. Personne ne peut et ne doit le lui reprocher, car c&#8217;est d&#8217;abord son devoir. Ensuite, c&#8217;est la meilleure façon d&#8217;attirer les capitaux étrangers, de développer les infrastructures qui font tant défaut au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour attirer les bailleurs de fonds et les touristes, le gouvernement ne lésine pas sur les moyens pour la promotion de notre pays. Personne ne peut et ne doit le lui reprocher, car c&#8217;est d&#8217;abord son devoir. Ensuite, c&#8217;est la meilleure façon d&#8217;attirer les capitaux étrangers, de développer les infrastructures qui font tant défaut au pays, de réduire le chômage des jeunes, et de relancer l&#8217;économie.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-CAMEROUN-PUBI-REPORTAGE-USA_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Cameroun-publi reportage USA" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-CAMEROUN-PUBI-REPORTAGE-USA_large.jpg" alt="" width="455" height="606" /></a>Dans le supplément spécial &#8220;Cameroon: Vision et stratégie pour le futur&#8221;(1), paru dans le <a href="http://www.washdiplomat.com/" target="_blank">Washington Diplomat</a>, le gouvernement met l&#8217;accent sur les atouts d&#8217;un pays &#8220;en mouvement&#8221;: de la future construction de l&#8217;autoroute Douala-Yaoundé, au projet du port en eau profonde de Kribi, sans oublier la distribution d&#8217;énergie électrique; et bien sûr comme cela a été souvent le cas, la diversité de sa culture et de son peuple. L&#8217;intention est louable, mais force est de constater que 2012 a mal commencé avec les émeutes entre la population de Deido à Douala, la capitale économique du pays, et les motos-taxis, devenu un &#8220;poumon de l&#8217;économie&#8221;, qu&#8217;on le veuille ou pas.</p>
<p>Les membres du gouvernment qui sont chargés de ramener de l&#8217;ordre n&#8217;arrivent pas six jours après le début de ces troubles, à calmer les antagonistes. Bien au contraire, certaines élites et journalistes qui croient nuire à Paul Biya exacerbent le problème en le réduisant soit à un contentieux ethnique entre <a href="http://www.bonaberi.com/ar,la_reaction_du_professeur_mouange_kobila_sur_les_evenements_de_deido,8815.html0" target="_blank">Douala et Bamilékés</a>, soit à un problème entre la population de Deido et le <a href="http://ht.ly/1gyCOI" target="_blank">forces de l&#8217;ordre</a>. Comme si les Bamilékés étaient les seuls opérateurs de motos-taxis, et par extension les seuls capables d&#8217;avoir commis le crime qui est à l&#8217;origine des émeutes.</p>
<p lang="fr-FR"> En outre, la distribution d&#8217;électricité dans notre pays à de la peine à atteindre le niveau d&#8217;avant la Sonel ou encore EDC (Electricité Du Cameroun). S&#8217;il s&#8217;agit de nous emmener des entreprises qui sont au bord de la faillite en occident et qui veulent se refaire une santé financière au Cameroun comme c&#8217;est le cas de <a href="http://bankruptcychapterx.com/aes-corp-files-chapter-11-selling-somerset-plant-to-bondholders/" target="_blank">AES-Sonel</a>. l&#8217;objectif des grandes réalisations ne se matérialisera qu&#8217;à moitié. Car, sans une distribution efficace d&#8217;énergie dans notre pays, qui a des barrages qui fonctionne à 50% de leur capacité, tout développement industriel est voué à l&#8217;échec.</p>
<p>En conclusion, le gouvernement a de bonnes intentions en faisant la promotion du Cameroun, mais il doit agir de façon pragmatique et efficace pour permettre à son peuple de prendre des initiatives afin que ses publi-reportages correspondent à la réalité sur le terrain et que ses ambitions et réalisations se matérialisent.</p>
<p lang="fr-FR"><strong>Voir le document</strong> <a href="http://issuu.com/washdiplomat/docs/cameroonfinal121511?mode=window&amp;viewMode=doublePage" target="_blank">ici</a></p>
<p lang="fr-FR">Admin| 11 Janvier 2012 |  Cameroonwebnews.com|</p>
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		<title>This could be Africa’s decade, but not if it relies on aid</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Dec 2011 05:45:44 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p>In the last decade, six of the world’s 10 fastest growing economies were in Africa. While everyone was talking about China, Angola was in fact top of the list, growing at an extraordinary 11 per cent per year. With the current Euro crisis, Angola has even bought assets from its ex-colonial master, Portugal. Even Ethiopia, a country which has a painful recent history of famine and war, experienced 10.9 per cent GDP growth last year. A growing list of African countries including Ghana, South Africa, Botswana, Namibia and Morocco are on the up. So does this mean that the provision of international aid is finally working?</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/12/s-AFRICA-SUPPORT-PLEDGE_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Africa Support Pledge" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/12/s-AFRICA-SUPPORT-PLEDGE_large.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a>Unfortunately, the answer is no. As Tanzanian journalist Andrew Mwenda puts it, aid is about reducing poverty, not creating wealth. Whether it is food aid or sending in peacekeepers, the objective of aid is to mitigate the effects of poverty, war or famine. While it achieves some good, it tackles the symptoms, not the causes of Africa’s ills. The awakening African economies are the ones which have a growth strategy. As Mwenda says, ‘do you know anybody who grew rich by holding out a begging bowl?’</p>
<p>Angola’s oil and diamond revenues last year totalled more than double the entire African aid budget. At the same time there are 16 Sub-Saharan countries whose foreign assistance accounts for more than half of the total government expenditure. As a proportion, aid to these countries represents more than aid to Germany under the Marshall Plan. First of all this shows the extent of the differences between African economies. And secondly it shows how the countries that receive the most aid are not the richest. In fact, there is a strong case to be made that aid is harmful to Africa.</p>
<p>For many African governments, aid generates more revenue than taxation. Aid destroys the incentive to cooperate with and invest in local entrepreneurs and business leaders, because governments find it more profitable to negotiate with international institutions such as the IMF and World Bank. Thanks to aid, graduates in many African countries know that they will earn far more as a civil servant than they can ever hope to in business. Aid feeds what George Ayittey has called the ‘vampire state’ – corrupt governments that suck the vitality out of the economy.</p>
<p>An interesting case in this debate is Somaliland, the northern autonomous region of Somalia, which has tried but failed to gain recognition as an independent country since 1991. As a result of its status, the government of Somaliland is not eligible for foreign assistance. Nick Eubank argues that this has been Somaliland’s saving grace. With no external funding available, the government has to negotiate with its own citizens and business leaders. The owners of Somaliland’s main port withheld tax revenues from the government, and released them in exchange for democratic reforms. Somaliland has become a thriving democracy, thanks to the fact that the government was dependent on and beholden to its own populace rather than to foreign aid.</p>
<p>A widely held belief is that Africa needs micro-finance projects – small targeted investments into local schemes. As Angus Kennedy pointed out at this year’s Battle of Ideas festival, ‘micro-finance is by definition micro. It’s neither here nor there’. Instead, Africa needs to think big and harness its own resources. A new joint project between Somaliland and Ethiopia involves the construction of a pipeline to tap into Ethiopia’s natural gas reserves.</p>
<p>Rather than preach sustainability, micro-finance and aid, we should welcome developments such as these. Africa is an awakening giant. If more African countries can free themselves from the shackles of aid, this may indeed be Africa’s decade.</p>
<p>Throughout October and November, The Independent Online is partnering with the Institute of Ideas’ Battle of Ideas festival to present a series of guest blogs from festival speakers on the key questions of our time.</p>
<p><strong>Nick Thorne is a journalist and charity fundraiser.</strong></p>
<p>Nick Thorne | 26 Decembre 2011 |The Independent |<br />
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		<title>CRISE FINANCIERE ET FRANC CFA</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Dec 2011 04:51:59 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Quelle est l’origine de la crise actuelle ?
 Je souhaite distinguer la crise américaine de celle de l’Europe. Les pays avancés vivaient au dessus de leurs moyens en attirant l’épargne du reste du monde. La principale différence est que la crise américaine est liée aux mauvais crédits immobiliers «subprime loans» et la crise européenne provient de prêts [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><strong><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/12/s-CRISE-FINANCIERE_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Crise Financiere" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/12/s-CRISE-FINANCIERE_large.jpg" alt="" width="466" height="331" /></a>Quelle est l’origine de la crise actuelle ?</strong></span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">Je souhaite distinguer la crise américaine de celle de l’Europe. Les pays avancés vivaient au dessus de leurs moyens en attirant l’épargne du reste du monde. La principale différence est que la crise américaine est liée aux mauvais crédits immobiliers «</span><span style="font-size: small;"><em>subprime loans</em></span><span style="font-size: small;">» et la crise européenne provient de prêts aux Etats incapables de rembourser leur dette (Portugal, Irlande, Grèce, Espagne) en raison du laxisme budgétaire. Aux Etats Unis et en Europe, la crise financière internationale a abouti à une crise de la dette publique en raison de la décision des gouvernements de sauver le système financier et stimuler la croissance. Les pays les plus vulnérables sont ceux dont l’économie reposait sur des financements extérieurs pour financer les besoins domestiques. En raison de l’interdépendance des marchés, lorsque les pays prêteurs sont entrés en crise, les sources de financement se sont taries. Aux Etats Unis, les autorités ont pris le taureau par les cornes tandis qu’en Europe, personne ne veut «mutualiser les pertes» en payant pour les autres. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">Aux Etats Unis, la crise trouve ses origines dans la politique de taux d’intérêts faibles mise en œuvre pour relancer l’économie à partir de 2001. Elle a alimenté la spéculation boursière et immobilière pendant près de 7 ans. Profitant d’une politique monétaire laxiste, les ménages américains, -y compris ceux n’ayant pas les ressources nécessaires- se sont endettés à tour de bras pour réaliser le «rêve américain», celui d’accéder à la propriété immobilière. Les Banques ont également financé de manière frénétique des rachats d’entreprises (OPA) sans tenir compte de la situation réelle des entreprises. Les banques ont fait preuve de légèreté parce qu’elles n’avaient pas l’obligation de garder les crédits immobiliers dans leurs bilans. Elles structuraient ces crédits immobiliers-quelle que soit la qualité des emprunteurs- pour émettre des titres qu’elles revendaient aux investisseurs du monde entier (fonds de pension, compagnies d’assurance, gestionnaires de portefeuilles, etc) souhaitant faire fructifier leur épargne. Les banques enregistraient une grande partie de ces risques en engagements hors bilan pour convaincre les organes de supervision que les risques qu’elles prenaient étaient en adéquation avec les fonds propres. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">De leur côté, les compagnies d’assurance comme AIG garantissaient les investisseurs contre le risque de non-paiement de la part des entreprises émettant des emprunts sur les marchés financiers. Les agences de notation financière (Standard and Poor’s, Moody’s, Fitch) en charge d’aider les investisseurs à apprécier les risques renforçaient la confiance dans le système en attribuant d’excellentes notations aux titres émis, en contrepartie de commissions juteuses. C’est par ces mécanismes que le virus a été injecté dans le système. Lorsque la banque centrale américaine (FED) a commencé à relever progressivement les taux d’intérêt, la crise immobilière a commencé à se faire sentir dès 2006, suivie de la crise financière déclenchée en 2008 par la faillite de la banque d’investissement Lehman Brothers. On s’est rendu compte que le système reposait sur un château de cartes. Les banques avaient vendu des produits toxiques. Les banques et les compagnies d’assurance avaient pris des risques démesurés par rapport à leurs fonds propres. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">En effet, le système financier était devenu un casino à grande échelle. La bulle devait éclater tôt ou tard. Juste quelques exemples pour illustrer mon propos. Entre 1928 et 1982, l’indice de la bourse américaine (Dow Jones) a enregistré une croissance de 300%. Entre 1982 et 2005, le Dow Jones a connu une croissance de 1600% alors que les bénéfices des entreprises qui sous-tendent les valeurs boursières n’augmentaient que de 300% sur cette période. Le même phénomène s’est produit dans le secteur immobilier. Entre 1980 et 2001, l’immobilier a augmenté au même rythme que l’inflation. De 2001 à 2005, l’immobilier augmentait de 20 à 50% par an dans certaines régions alors que le revenu des ménages n’augmentait que de 10% sur la période et que de nombreux ménages avaient contracté des emprunts à taux variables. L’Amérique a ainsi créé en l’espace de quelques années une richesse artificielle de près de 2.400 milliards de dollars à travers le crédit et le refinancement immobilier, ainsi qu’un système de prêt à la consommation qui permettait aux ménages d’emprunter de l’argent pour les vacances ou l’achat d’une voiture sur la base d’un crédit représentant une ponction sur la valeur de leur maison «</span><span style="font-size: small;"><em>equity loan</em></span><span style="font-size: small;">». En raison de la faiblesse des taux d’intérêt, les ménages américains se sont surendettés. Le ratio de la dette par rapport aux revenus est passé de 75% à 125% entre 1990 et 2010. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">Le cycle de l’argent facile a pris fin avec la crise financière de 2008 liée à la correction de la bulle boursière et immobilière. Plus 16.400 milliards de dollars de richesses des ménages se sont envolés en éclats à travers la chute des placements boursiers, la perte des fonds de retraite, la baisse des prix de l’immobilier et des salaires. Il convient de souligner que la croissance américaine repose à 70% sur la consommation des ménages. La crise financière s’est transformée ainsi en crise économique avec la chute de la consommation et de l’investissement. Elle a également aggravé la crise de la dette publique à travers les plans de stimulation de l’économie et du sauvetage des banques. Sous l’Administration Obama, la dette publique américaine a augmenté de 3.700 milliards de dollars. Elle dépasse dorénavant plus 15.000 milliards de dollars soit plus de 100% du PIB. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;"><strong>Quelles sont les perspectives aux Etats Unis ?</strong></span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">Les Etats Unis s’en sortent mieux que l’Europe parce qu’ils ont deux atouts majeurs. Ils ont la monnaie internationale de réserve et contrairement à l’Europe ou à la zone franc, ils peuvent utiliser tous les instruments de la politique économique pour juguler la crise. La politique monétaire et budgétaire est orientée vers le soutien de l’activité et de l’emploi à travers des programmes de relance, la baisse des taux d’intérêt, l’injection de liquidités dans l’économie et le rachat des titres toxiques des banques pour éviter l’effondrement du secteur financier. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">Néanmoins, les Etats Unis risquent d’entrer en récession compte tenu des contraintes internes et externes. Sur le plan interne, étant donné que 70% de la croissance repose sur la consommation des ménages, aucune relance n’est possible sans un coup d’arrêt à la crise immobilière. Dans le plan d’aide de 800 milliards de dollars au secteur financier, l’Administration américaine aurait dû imposer des conditionnalités aux banques pour restructurer les crédits immobiliers et modifier le système d’incitations qui leur permet de gagner plus d’argent par des saisies-immobilières. En ce qui concerne le plan emploi, outre les blocages au Congrès, le lancement d’un programme de modernisation des infrastructures aura du mal à générer à temps des emplois et des revenus pour juguler la crise en raison du décalage entre l’adoption des mesures et leur mise en œuvre. Sur le plan extérieur, l’Amérique ne saurait compter sur une Europe qui entre en crise. A court terme, l’Asie ne saurait servir de locomotive à la reprise mondiale, en raison d’un modèle de développement orienté vers les exportations. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;"><strong>Qu’en est-il de la crise en Europe ?</strong></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">La crise de l’Euro constitue un accident qui attendait le moment opportun pour se produire car la construction de l’Euro est aussi aberrante que celle du franc CFA. Elle rappelle le parcours d’un homme qui décide de marcher sur la tête et qui ne peut être sauvé de ses propres turpitudes. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;"><strong>L’Euro était mal conçu dès le départ</strong></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">La monnaie unique était condamnée dès le départ car le projet a été mal conçu pour les raisons suivantes: (i) la création de la monnaie unique avec une banque centrale commune et des politiques budgétaires divergentes, en l’absence de prêteur en dernier ressort comme dans un système fédéral; (ii) un Pacte de Stabilité malléable en fonction des intérêts des grands pays de l’Union et (iii) l’absence de politique commune d’endettement auprès des marchés financiers pour mutualiser les risques. Dans ces conditions, lorsque les pays rencontrent des difficultés financières et que les marchés ne veulent plus leur prêter de l’argent, ils doivent avoir recours au FMI au même titre que les pays de la zone franc.</span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">En raison de la monnaie commune, les pays perdent l’autonomie de la politique monétaire lorsqu’il faut soutenir leurs économies. La Banque centrale fixe la politique monétaire par rapport aux contraintes des pays leaders comme l’Allemagne dont le principal objectif est de juguler l’inflation. Dans ce système, les pays faibles bénéficient de taux d’intérêt bas et d’un accès facile aux marchés des capitaux. En contrepartie, en cas de crise, ces pays sont exposés aux risques de fuites de capitaux vers les pays les plus vertueux. Les pays les plus performants comme l’Allemagne bénéficient d’un vaste marché et d’un stimulus à l’exportation en raison de la sous-évaluation de leur monnaie car celle-ci ne reflète pas les surplus qu’ils ont accumulés dans le commerce mondial. Contrairement aux Etats Unis, les pays membres ne peuvent ni émettre de la monnaie, ni faire unilatéralement racheter leur dette par la Banque centrale pour lutter contre la crise. Etant donné qu’il n’ya pas d’Etat fédéral, les pays les plus puissants comme l’Allemagne et la France refusent de servir de payeur en dernier ressort comme le fait le gouvernement américain par rapport aux 50 Etats membres. Par conséquent, les pays en crise doivent s’adresser au FMI. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">Par ailleurs, le Pacte de Stabilité et de Croissance qui aurait pu servir de soupape de sécurité a volé en éclat lorsque les pays les plus puissants l’ont violé pour soutenir leurs économies pendant la crise financière. Ce pacte imposait un plafond de 3% du PIB pour le déficit budgétaire et 60% du PIB pour la dette publique. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">La zone euro porte également des germes d’éclatement car la monnaie commune avec des risques-pays individualisés pour l’accès aux marchés financiers est insoutenable à long terme. En effet, un pays disposant de sa propre monnaie (Etats Unis, Royaume Uni, Japon, etc), peut demander à la Banque centrale d’émettre de la monnaie pour payer la dette. Prenons l’exemple du Japon. Lorsque les investisseurs ont des doutes sur la capacité de remboursement du gouvernement Japonais, ils revendent les titres des emprunts émis par ce pays (obligations du Trésor Japonais). Ce qui augmente le taux de refinancement du gouvernement Japonais. En outre, les investisseurs vendent également la monnaie Japonaise (le Yen) pour avoir des dollars qu’ils vont réinvestir ailleurs. Cette vente de Yen provoque une baisse de la valeur de la monnaie Japonaise et cette dépréciation du Yen stimule les exportations car les produits Japonais deviennent moins chers à l’étranger. En raison de la hausse des exportations, le Japon augmente la croissance économique ainsi que les recettes fiscales et la capacité à rembourser la dette. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">Ce mécanisme ne joue pas pour les pays de la zone euro. En effet, lorsque les investisseurs ont des doutes sur la capacité de remboursement du gouvernement Grec, ils vendent la dette émise par l’Etat Grec (emprunts obligataires). Ce qui fait baisser la valeur de ces titres et augmenter les taux d’intérêt auxquels la Grèce doit se refinancer car les investisseurs demandent un prix plus élevé pour risquer leur argent sur la dette Grecque. Après avoir vendu les titres Grecs, les investisseurs ont la possibilité de placer leur argent dans les pays les plus vertueux comme l’Allemagne et la Hollande. Donc la Grèce est pénalisée à plusieurs égards car elle emprunte à 6,7% contre 1,8% pour l’Allemagne, elle ne peut pas dévaluer sa monnaie pour relancer l’économie et enregistre en plus une fuite de capitaux. Si la Grèce n’arrive plus à se refinancer aux taux imposés par les marchés financiers, le FMI et la BCE doivent lui fournir des liquidités en contrepartie de Programmes d’Ajustement pour éviter l’aggravation de la crise par des mécanismes de contagion. Si plusieurs pays membres de l’euro se retrouvent dans la même situation que la Grèce, il y a un risque d’implosion de la zone.</span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;"><strong>La crise actuelle des PIIGE (Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne) </strong></span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">Les pays du Sud de l’Europe frappés par la crise partagent des caractéristiques communes : un niveau d’endettement élevé du gouvernement ou des crédits immobiliers insoutenables accordés par les banques, une absence de compétitivité par rapport à l’Europe du Nord, notamment du fait de coûts salariaux élevés et des besoins de financement élevés auprès des marchés financiers pour faire face au service de la dette. Face à la crise, ils ne peuvent ni avoir un soutien illimité de la BCE, ni dévaluer leur monnaie. Ils doivent par conséquent appliquer des politiques d’austérité (Ajustement Structurel) à travers la hausse des impôts, la réduction du train de vie de l’Etat et les privatisations pour rembourser la dette. Cette politique réduit la croissance et transforme la crise de la dette en crise économique à travers la baisse du niveau d’activité, la hausse du chômage ainsi que la baisse des recettes fiscales qui par ricochet réduit davantage la capacité de l’Etat à faire face au service de la dette. Cette dynamique crée un cercle vicieux de surendettement, de rééchelonnement et d’allègement de la dette similaire aux mécanismes du Club de Paris et de l’Initiative PPTE. </span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">Les situations nationales sont cependant différentes. Le Portugal est plus proche de l’Italie que de l’Irlande avec une croissance endémique de l’ordre de 0,7% sur la décennie écoulée, une économie peu compétitive reposant sur la dette extérieure pour soutenir artificiellement un mode de vie comparable aux voisins européens. Pour maintenir leur train de vie, les Portugais devaient en permanence mettre en œuvre des programmes d’austérité pour rassurer les marchés financiers sur leur capacité de remboursement. Après le rejet du plan d’austérité et la démission du gouvernement en 2011, les agences de notation ont dégradé la note du Portugal, les investisseurs ont perdu confiance et les taux de refinancement de la dette Portugaise sont passés de 5.8% à 8%. Ce qui rend impossible tout refinancement pour un pays dont la croissance est de 0,7%. Le Portugal a donc été obligé de signer un programme avec le FMI et l’Union Européenne qui sera difficile à mettre en œuvre, compte tenu des difficultés à réduire le déficit budgétaire de 9,1% du PIB à 3% en 2013 en période de crise.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">En Italie, la crise provient de l’endettement insoutenable de l’Etat (118% du PIB) depuis les années 1990. L’Italie souffre d’un vieillissement de la population, d’une croissance atone de 0.75% en moyenne au cours des 15 dernières années, de coûts salariaux élevés et d’un niveau d’inflation supérieurs au Nord de l’Europe. Elle doit emprunter en permanence sur les marchés financiers pour faire face au service de la dette. Avec un écart de taux d’intérêt de 6,7% contre 1,8% en Allemagne, les marchés financiers doutent de la capacité de l’Italie à continuer à lever des fonds pour rembourser sa dette en raison d’une croissance économique inférieure aux taux de refinancement sur les marchés et des politiques d’austérité qui vont davantage réduire la croissance économique. Les craintes ont d’autant plus fortes que le Fonds de Stabilisation Financière Européen ne dispose que de 1.000 milliards d’euros pour aider les pays en crise alors que la dette de l’Italie s’élève à 1843 milliards. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">En Grèce, la dette est de 357 milliards de dollars soit 120% du PIB. Depuis son entrée dans l’euro, la Grèce a emprunté massivement pour financer le déficit budgétaire et celui de la balance des paiements. La crise provient de l’endettement insoutenable de l’Etat alimenté par la crise de confiance sur les comptes publics, une forte évasion fiscale, une économie peu compétitive en raison du poids de la fonction publique, des prestations sociales et de coûts salariaux supérieurs à l’Europe du Nord. Les investisseurs ont perdu confiance dans la sincérité des comptes publics lorsqu’ils ont découvert en 2009 que le déficit budgétaire estimé par les autorités à 13,6% du PIB était en réalité de 15.4%. Les taux d’intérêt sur la dette Grecque se sont envolés. Après avoir essayé de mettre en œuvre son propre programme d’austérité, la Grèce a été obligée d’accepter l’assistance du FMI et de l’Union Européenne de 155 milliards de dollars en 2010.</span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">En Espagne, la crise n’est pas liée au surendettement du gouvernement. Le niveau de la dette publique est inférieur à celui de l’Allemagne ou de la France. La crise espagnole provient de l’éclatement de la bulle immobilière. Entre 2004 et 2008, les prix de l’immobilier ont augmenté de 44%. Les salaires ont augmenté de 36% entre 1999 et 2008 contre 3% en Allemagne. Comme en Irlande, les banques ont pris des risques considérables pour soutenir la flambée de l’immobilier. Lorsque la bulle a éclaté, la croissance s’est ralentie et le chômage a atteint un niveau record de 21,5% en 2011. Le pays est aujourd’hui affecté par l’effet de ciseaux avec d’une part des recettes fiscales en baisse en raison de la crise et d’autre part la hausse des dépenses publiques liée au sauvetage des banques, aux déficits colossaux des régions et aux dépenses sociales dans un contexte de rigidité monétaire et salariale. Par conséquent, les besoins de financement sont énormes. Les finances publiques sont passées d’un surplus de 2% du PIB en 2007 à un déficit de 9,3% en 2010. Les dettes des banques et du Trésor arrivant à échéance en 2012 représentent 335 milliards d&#8217;euros, et pour cela l&#8217;Espagne pourrait avoir besoin d&#8217;une aide de 100 milliards. Compte tenu de la crise de confiance sur la capacité de l’Espagne à faire face à ses engagements, les taux d’intérêt sur la dette espagnole sur 10 ans sont passés à 6,3% contre 1,8% pour l’Allemagne.</span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;"><strong>Quelles sont les options de sortie de crise dans la zone euro?</strong></span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">Les options existent au niveau de la zone euro et des pays en crise. Au niveau de la zone, les pays membres pourraient évoluer vers un système fédéral à l’américaine avec un payeur en dernier ressort ou vers la mise en place d’un Fonds Monétaire Européen avec un système de vote à la majorité qualifiée comme au FMI (un dollar, une voix) et lancer des emprunts communautaires pour éliminer le risque-pays. Cette mutualisation des risques requiert au préalable une plus grande convergence des politiques budgétaires. A court terme, il faut une politique économique combinant un plan d’austérité crédible pour réduire les déficits budgétaires et stabiliser la dette publique à moyen terme en complémentarité avec une politique monétaire souple pour soutenir l’activité comme le fait la Banque Centrale américaine à travers la baisse des taux d’intérêt, l’injection de liquidités et le rachat de la dette toxique. La BCE a déjà racheté les titres de la dette Grecque, Espagnole et Italienne pour soutenir ces pays. Mais les pays Germaniques estiment que la BCE n’a aucun mandat pour agir en tant que prêteur en dernier ressort. Sur le plan budgétaire, seule l’Allemagne dispose de marges de manœuvres pour emprunter et dépenser en vue de relancer la machine économique.</span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">Au niveau des pays en crise, plusieurs options sont disponibles. En premier lieu, ils peuvent mettre en œuvre des politiques d’austérité pour rassurer les marchés financiers sur leur capacité de remboursement. Ce choix comporte des risques de troubles sociaux en raison de la chute de la croissance et de la montée du chômage. En second lieu, ils peuvent faire défaut sur le remboursement de la dette. Ce choix pourrait entraîner une panique généralisée sur les marchés ainsi qu’un phénomène de contagion vers les pays dont les banques sont exposées à la dette des pays en crise. Un défaut de la part de pays comme l’Italie et l’Espagne aurait un effet dévastateur sur le système financier international. En dernier lieu, les pays en crise pourraient décider de quitter la zone euro pour reprendre leur autonomie monétaire et financière. Ce serait le pire des choix pour la zone euro d’autant plus qu’aucun mécanisme n’a été prévu pour les pays souhaitant quitter l’union monétaire. Seul l’Article 50 du Traité de Lisbonne prévoit la sortie de l’Union Européenne qui entraîne de facto une sortie de l’euro. Les pays sortis de l’Union Européenne pourraient avoir le statut de la Norvège ou de la Suisse. La sortie de l’Euro pourrait entraîner à court terme une hausse de l’inflation, une baisse du niveau de vie ainsi qu’une pression sur le système financier avec la réévaluation des actifs et des contrats de crédit. En contrepartie, elle pourrait leur donner une plus grande autonomie au niveau de la politique monétaire et budgétaire et relancer la croissance. </span></p>
<p align="CENTER"><span style="font-size: small;"><strong>FAUT-IL DEVALUER LE FRANC CFA ?</strong></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;"><strong>Pourquoi dévalue-t-on une monnaie ?</strong></span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">La monnaie est un attribut de souveraineté au même titre que les autres fonctions régaliennes de l’Etat. Les pays peuvent librement choisir leur régime de change en optant soit pour un taux de change flexible fluctuant quotidiennement en fonction du marché ou pour un taux de change fixe par rapport à une monnaie de référence ou un panier de monnaies. Lorsqu’on est dans un régime de changes flexibles comme c’est le cas du dollar, on parle d’appréciation lorsque la valeur de la monnaie augmente par rapport aux autres et de dépréciation lorsque la valeur baisse. Dans un système de changes fixes, comme le Franc CFA, les Etats choisissent une valeur fixe (655 fcfa pour un euro) qui ne peut être changée que par décision des Etats de baisser la valeur de leur monnaie par exemple de 655 à 1000 fcfa pour un euro (dévaluation) ou d’augmenter sa valeur par exemple de 655 à 500 fcfa pour un euro (réévaluation).</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">Lorsqu’un pays choisit le régime de changes fixes comme dans la relation franc CFA-Euro, il n’a plus de politique monétaire autonome. Il perd ainsi un puissant levier pour corriger les déséquilibres commerciaux avec l’étranger ou stimuler l’activité économique. Il perd également le contrôle de la politique des taux d’intérêt pour orienter l’activité économique. Son seul objectif est de défendre la parité cfa/euro en alignant sa politique monétaire et ses taux d’intérêt ainsi que son niveau d’inflation sur ceux de la monnaie de référence (l’euro). La politique budgétaire devient son seul levier de commande qui doit être géré avec beaucoup de discipline car les pays ayant choisi le régime de changes fixes ne peuvent pas financer leurs déficits budgétaires par la création monétaire. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">Le régime de changes fixes est approprié pour les pays peu impliqués dans les marchés financiers internationaux, ayant expérimenté un niveau d’inflation déstabilisateur, effectuant l’essentiel de leurs échanges économiques avec la zone de la monnaie de référence (Union Européenne pour le franc), soumis aux mêmes chocs et contraintes économiques que les pays de la zone monétaire de référence (Euro), souhaitant abandonner leur souveraineté monétaire, pratiquant des politiques budgétaires soutenables et ayant un marché du travail flexible ainsi qu’un niveau de réserves en devises élevé pour défendre la parité de leur monnaie. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">Un pays dévalue lorsque le niveau de réserves à la Banque Centrale ne permet plus de défendre le niveau de parité choisi (655 francs cfa contre un euro). C’est le cas lorsque la baisse des prix des matières premières diminue les réserves en devises de la Banque Centrale. Il peut dévaluer pour relancer la croissance et lutter contre le chômage par exemple en décidant que dorénavant, un euro vaut 1000 francs cfa au lieu de 655 francs cfa parce que c’est à ce niveau qu’il peut défendre la parité. La dévaluation permet de baisser la valeur de la monnaie nationale. Cette baisse du franc CFA permet d’exporter plus, car les biens des pays de la zone franc valent dorénavant moins cher en euros. Elle permet également de réduire les importations, car les biens étrangers coûtent plus cher en francs CFA. Lorsqu’un pays vend plus à l’étranger qu’il n’importe de produits, cela améliore sa balance des paiements. Au niveau des finances publiques, la dévaluation permet de relancer l’activité, l’emploi ainsi que les recettes fiscales. Cependant, les effets positifs ne se font sentir que lorsque le pays dispose de capacités à l’exportation et que la hausse des prix domestiques annule pas les bénéfices de la dévaluation. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;"><strong>Faut-il réévaluer ou dévaluer le franc cfa ?</strong></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">En janvier 1994, le franc cfa a été dévalué en raison des déséquilibres des pays de la zone franc et de la politique du franc fort ayant contribué à l’appréciation du franc cfa et par ricochet une perte de compétitivité au niveau du commerce international. Lors de l’introduction de l’Euro en 1999, la valeur du franc CFA a été fixée à 655 pour un euro et un euro valait 1,17 dollars.</span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="font-size: small;">La situation est différente aujourd’hui. Il n’ya aucune urgence à dévaluer le franc CFA pour deux raisons. En premier lieu, les pays de l’euro traversent une période difficile tandis que les pays de la zone franc connaissent une croissance remarquable depuis plusieurs années. Selon le FMI, la croissance du PIB de la zone CEMAC serait de l’ordre de 5,3% en 2012, l’inflation serait autour de 2% et la capacité de paiements extérieurs serait de 7 mois, soit deux fois le niveau minimum requis de 3 mois. En clair, les performances économiques sont bonnes et le niveau d’inflation par rapport à la zone euro ne permet pas de conclure que le franc CFA est surévalué. En second lieu, la valeur de l’Euro s’inscrit dans une tendance à la baisse par rapport au dollar. Il est passé de 1,45 en d’Août 2011 à 1,35 en Novembre 2011. Cette dépréciation de l’euro par rapport au dollar implique indirectement une baisse du franc CFA par rapport à la monnaie américaine. Ceci est à l’avantage des pays de la zone franc qui peuvent exporter plus de produits dans la zone dollars sans changer de parité. Dans ces conditions, une dévaluation du franc CFA ne s’impose pas sur le plan strictement économique. Il convient néanmoins de prendre également en compte l’évolution de la monnaie de nos principaux partenaires commerciaux, y compris le Nigeria. Le danger de la dévaluation du franc CFA viendrait plutôt de l’appréciation de l’euro par rapport au dollar et non l’inverse. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">A supposer que nonobstant la réalité économique, on décide de dévaluer le franc CFA, quel en serait l’objectif ? Serait-ce parce que les pays de la zone franc ont finalement décidé de mettre en place des stratégies d’import-substitution pour relancer la base agricole et industrielle? Si c’était le cas, ont-ils réglé le problème du compte d’opérations pour disposer plus librement de leurs réserves et mettre en place un système de gouvernance plus rigoureux pour ne pas dilapider ces fonds ? </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">De même, je ne saurais recommander une réévaluation de la parité du franc CFA par rapport à l’euro dans les conditions actuelles pour ne pas pénaliser l’exportation des produits africains, notamment dans l’espace européen. Une réévaluation aurait l’avantage de faire baisser le prix des importations. Mais elle aurait l’effet d’une drogue car notre défi majeur est de produire davantage et d’exporter plus pour créer des emplois. Au moment où nous avons tout à construire, où la croissance reste faible, où la balance des paiements est structurellement déficitaire, nous donnerions l’impression que nous avons résolu tous nos problèmes si nous décidons de réévaluer notre monnaie. Les priorités sont ailleurs. Compte tenu de la diversification de nos échanges, nous devons fixer la parité du franc CFA par rapport à un panier de monnaies représentatif de notre commerce extérieur et éliminer progressivement le compte d’opérations. En outre, la zone franc et la CEMAC en particulier ont le niveau d’accès au financement le plus faible du monde. Nous devons réformer profondément le secteur financier pour mieux financer nos économies et assurer le développement. </span></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-size: small;">En conclusion, un euro fort par rapport au dollar sur les marchés des changes en présence de faibles économies des pays de la zone franc (faible croissance économique, déficits budgétaires et de la balance des paiements avec endettement insoutenable) représente un risque pour la dévaluation comme en 1994. A contrario, un fort euro par rapport au dollar en présence forte économie des pays de la zone franc (forte croissance, amélioration des finances publiques et de la balance des paiements, faible niveau d’endettement) devrait en principe entraîner une réévaluation.</span></p>
<p align="JUSTIFY"> <strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: x-small;">Eugene Nyambal</span></span></span></strong><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: x-small;"> Economiste, Managing Partner GPMG, ancien Conseiller Principal au FMI et Chef de Mission à la Banque mondiale</span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY">Cameroonwebnews| 16 Décembre 2011 |</p>
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		<title>Pourquoi l’Afrique Sera Incontournable</title>
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		<pubDate>Sat, 17 Dec 2011 04:35:27 +0000</pubDate>
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			<content:encoded><![CDATA[<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;">En cette période de crise, projeter l’Afrique sur un horizon lointain relève d’une gageure. Continent riche ayant une population pauvre, l’Afrique peut traduire son potentiel dans la réalité. Pourvu que ses élites en prennent conscience. L’évolution récente du Continent incite à l’optimisme en raison d’une croissance soutenue au cours de la décennie écoulée, de la stabilité macroéconomique, d’un retour sur investissement élevé et de quelques exemples de succès tels que le Rwanda, le Botswana ou l’Ile Maurice. </span></span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;">Mais cette embellie demeure fragile pour deux raisons majeures. En premier, une crise de leadership marquée par la pusillanimité des élites au moment où le monde entre inéluctablement dans l’ère du choc des civilisations. Obnubilée par le mirage de la générosité universelle, l’Afrique a renoué avec «l’esprit de cargo», cette croyance illusoire au bonheur venu d’ailleurs inauguré par l’esclavage. Au point de confier son destin à ses concurrents dans la compétition mondiale et de devenir le champ d’expérimentation de politiques qui ne sauraient être envisagées ailleurs comme le démontre la crise de l’Euro. Ensuite, tirée essentiellement par le boom des matières premières, la croissance ne s’accompagne d’aucune mutation des structures économiques. La productivité reste en dessous du niveau requis pour réduire la pauvreté et créer des emplois pour les 10 millions de jeunes africains qui rejoignent le marché du travail chaque année. Les déficiences au niveau des infrastructures (énergie, routes, ports, chemins de fer) constituent un obstacle majeur à la compétitivité. La mobilisation du capital financier et humain reste insuffisante par rapport aux défis du développement. Déconnecté de l’économie moderne, le monde rural en est réduit à des activités de survie, au point de plonger le continent dans une dépendance alimentaire chronique. En conséquence, plus de 400 millions d’Africains vivent en dessous du seuil de pauvreté avec moins de 2 dollars par jour.</span></span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Quatre Forces Motrices Pour le Réveil Economique de l’Afrique</strong></span></span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;">L’Afrique a les moyens d’assurer son développement et de devenir un partenaire incontournable en raison des mutations internes et externes. </span></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: x-small;"><em>En premier lieu</em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: x-small;">, la montée des modèles de développement alternatifs est une chance pour l’Afrique. En raison de la crise financière internationale, le “Consensus de Washington” prôné par les institutions de Bretton-Woods consistant à stabiliser, libéraliser et privatiser est de plus en plus battu en brèche par le modèle asiatique qui a sorti la Chine de la pauvreté en quelques décennies à travers le pilotage stratégique de l’économie par l’Etat, l’accent sur les exportations, la restriction des importations ainsi que l’investissement des recettes d’exportation dans les infrastructures et le développement des secteurs productifs. </span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: x-small;"><em>En second lieu</em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: x-small;">, la bataille pour le contrôle des matières premières constitue à la fois une opportunité et une menace pour la stabilité de l’Afrique. L’émergence de nouveaux géants tels que le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (BRICs) alimente la flambée des prix des matières premières et donne plus de pouvoir de négociation à l’Afrique</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;">. Il appartient aux africains de trouver un modèle d’engagement et de gouvernance approprié pour mieux tirer profit de cette nouvelle dynamique. </span></span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: x-small;"><em>En troisième lieu</em></span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: x-small;">, les mutations démographiques représentent une opportunité historique pour l’Afrique. En 2050, le monde comptera 8,9 milliards d’habitants dont 1,8 milliards d’africains contre 851 millions aujourd’hui. En conséquence, le centre de gravité de l’économie mondiale se déplacera vers le Sud et l’Asie en particulier. L’augmentation de la population Africaine créera des espaces pour une plus grande autonomie politique. Car en raison du dividende démographique, «les changements de régimes» et le contrôle des ressources deviendront plus onéreux pour les puissances dominantes. L</span></span></span><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;">’accroissement de la population et l’urbanisation permettront également aux économies de s’appuyer sur un vaste marché intérieur pour accélérer la croissance économique et attirer les investissements. Cependant, l’urbanisation exercera une forte pression sur les ressources et l’organisation sociale. Pour tirer profit de ces changements, il est important de créer un environnement favorable à la création de richesses et de doter les jeunes des compétences adéquates pour en faire une source importante de production et de consommation.</span></span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;">En dernier lieu, les mutations technologiques et économiques offriront de nouvelles opportunités à l’Afrique. Le monde de demain sera urbain, vieux au Nord et jeune au Sud et animé par la volonté de mieux gérer les ressources rares telles que l’eau, l’environnement, l’énergie, les matières premières et les produits alimentaires dont les prix s’inscriront à la hausse. Les pays riches s’orienteront davantage vers les technologies de l’avenir pour mieux maîtriser la vie (génome humain, robotique, technologies miniaturisées). Ils essaieront également de donner un coup de frein à la mondialisation pour protéger leur classe moyenne. Les pays émergents investiront de plus en plus les industries et les services orientés vers la consommation de masse et certaines industries de pointe. La bataille sera féroce pour capter la classe moyenne et attirer la nouvelle armée des pauvres vers la société de consommation. Compte tenu de la hausse des coûts en Asie, l’Afrique sera dans une position privilégiée pour devenir un centre de fabrication des produits à faibles coûts. </span></span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Comment accélérer la croissance en Afrique?</strong></span></span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;">Les mutations qui se dessinent augurent d’un avenir meilleur pour l’Afrique. Cependant, le voyage du développement ne sera pas uniforme. Quatre groupes de pays sont à distinguer en fonction de leur potentiel de développement. Le premier groupe est composé de locomotives ayant soit une base industrielle (Afrique du Sud, Egypte, Maroc, Ile-Maurice) soit un niveau de population élevé (Nigeria, Egypte, Ethiopie, Kenya) permettant de tirer profit d’un vaste marché domestique pour se spécialiser dans les industries à faibles coûts de main d’œuvre et remonter progressivement la chaîne de valeur. Le second groupe comprend les gros producteurs de pétrole ayant une économie moins diversifiée et un revenu par habitant élevé (Algérie, Angola, Nigeria, Guinée Equatoriale, etc) dont l’accélération du développement dépendra de la capacité à utiliser les ressources pétrolières pour diversifier l’économie. Le troisième groupe comprend les pays en transition ayant le potentiel nécessaire pour diversifier l’économie et sortir de l’Ajustement Structurel (Ghana, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Sénégal, Mozambique, Rwanda, Tanzanie, etc). Le dernier groupe comprend les pays fragiles, en conflit ou ayant des institutions faibles (RDC, Tchad, Niger, RCA, Guinée Bissau, etc). La capacité de passer d’un stade à un autre dépendra en grande partie de la qualité de la gouvernance et des stratégies de développement. </span></span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><strong><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: x-small;">Pour gagner le 21</span></span><sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: x-small;">e</span></span></sup><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: x-small;"> siècle, l’Afrique doit procéder à des changements radicaux dans plusieurs domaines.</span></span></strong></p>
<p align="JUSTIFY"> <span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: x-small;">En premier lieu, il convient d’améliorer la qualité du leadership et de la gouvernance. La compétition mondiale est une bataille entre les élites des différents pays pour améliorer les conditions de vie des citoyens. Il est indispensable de réorienter le contrat social vers l’amélioration du bien-être; de se doter de leaders capables de comprendre où va le monde, d’articuler une ambition nationale et d’en coordonner la mise en œuvre; et d’encadrer les actions des dirigeants par des élections libres et transparentes, la limitation des mandats présidentiels ainsi que le renforcement des mécanismes de contrôle. </span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;">En second lieu, compte tenu de la faillite du modèle actuel, une réflexion s’impose sur la complémentarité de l’Etat et du marché. A ce titre, il est indispensable de mettre en place un Etat stratège, facilitateur et décentralisé pour impulser le développement et améliorer la fourniture des services aux citoyens.</span></span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;">En troisième lieu, il est impérieux de mettre en place des politiques de développement ambitieuses mettant l’accent sur l’amélioration du niveau de vie et le rattrapage des pays émergents sur le plan industriel, technologique, agricole ainsi qu’au niveau de la qualité du capital social et du revenu par habitant. Cela suppose une transformation radicale des structures économiques.</span></span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;">En quatrième lieu, il est indispensable d’élargir la taille des marchés par le renforcement de l’intégration régionale et la réduction du taux de mortalité. Cela suppose la mise en place de politiques pour éradiquer les grandes pandémies et la création d’espaces économiques intégrés caractérisés par un niveau de concurrence interne élevé et une protection des industries naissantes. </span></span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;">En cinquième lieu, il est impératif de sortir de la dépendance morale, intellectuelle et financière de l’aide publique au développement qui doit devenir un complément et non le moteur du développement. Pour ce faire, les africains doivent consacrer leurs énergies à la compétition pour la production des biens et services. Une telle démarche requiert plus d’ambition et de discipline, la restauration de la méritocratie et un effort pour mettre en place des institutions capables d’impulser le développement. </span></span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;"><strong>Eugene Nyambal</strong> Economiste, Managing Partner GPMG, ancien Conseiller Principal au FMI et Chef de Mission à la Banque mondiale<br />
«Afrique : Les Voies de la Prospérité», L’Harmattan.<br />
</span></span></span></span></p>
<p align="JUSTIFY"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Verdana,serif;"><span style="font-size: xx-small;"><span style="font-size: x-small;">cameroonwebnews| 16 Décembre 2011 |<br />
</span></span></span></span></p>
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