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L’Afrique et la mĂ©decine moderne

Posted by Admin on Jul 30th, 2009 and filed under Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. Both comments and pings are currently closed.

bushmen_kalahariJane Elliott
BBC News

Les Bushmen utilisent une plante pour rĂ©duire l’appetit La contribution de la sociĂ©tĂ© europĂ©enne Ă  la mĂ©decine est reconnue depuis long temps.
Les Grecs sont considérés, par beaucoup, comme les précurseurs en ce qui concerne la médecine moderne.

Ils ont étudié la progression des maladies. Ils avaient des connaissances de la constitution du corps humain, et leur langue a donné à la médecine beaucoup de ses termes.

Mais les Grecs ont probablement bien appris beaucoup des anciens Egyptiens qui ont compris le fonctionnement de l’organisme en pratiquant la momification.

Imhotep, l’architecte des cĂ©lĂšbres pyramides, a Ă©tĂ© mĂȘme surnommĂ© le premier “pĂšre de la mĂ©decine” pour son influence.

L’égyptologue Stephen Quirke indique que mĂȘme si les informations en provenance de cette Ă©poque ne sont pas complĂštes, Imhotep a bien jouĂ© un rĂŽle important.

On lui attribue le diagnostic et le traitement de plus de 200 maladies. Il aurait mĂȘme effectuĂ© des interventions chirurgicales et dentaires. Certains disent que son travail a mĂȘme influencĂ© Hippocrate.

“Dans la pensĂ©e africaine, il y a un rapprochement entre le spirituel et le physique” selon Peter Houghton, University College London.

Katie Maggs, du musĂ©e des sciences de Londres, a indiquĂ© qu’une grande partie des contributions de l’Afrique Ă  la mĂ©decine a Ă©tĂ© ignorĂ©e.

“Il existe des Ă©lĂ©ments selon lesquels la mĂ©decine africaine, principalement les pratiques de guĂ©rison et la mĂ©decine Ă©gyptiennes, a eu une influence sur la culture grecque et qu’il y a eu des Ă©changes d’idĂ©es.”

Katie Maggs ajoute que la “mĂ©decine africaine est une entreprise prospĂšre.

“[
] les mĂ©dicaments indiens et chinois sont disponibles partout dans le commerce, mais les produits africains sont toujours un sujet tabou. Nous devons dĂ©passer cet Ă©tat des faits.”

Elle fait observer que la mĂ©decine occidentale n’aurait pas prospĂ©rĂ© en Afrique si les connaissances dĂ©veloppĂ©es des siĂšcles dans ce domaine n’avaient pas Ă©tĂ© ignorĂ©es.

“Les projets pour des soins biomĂ©dicaux ne verront le jour que si on travaille trĂšs Ă©troitement avec les guĂ©risseurs traditionnels”, explique Katie Maggs.

En vente

Le professeur Peter Houghton, un expert en mĂ©decine naturelle Ă  University CollĂšge London, indique que l’establishment mĂ©dical a, traditionnellement, rejetĂ© la phytothĂ©rapie – l’utilisation thĂ©rapeutique des plantes – faute d’explication scientifique. Mais il est Ă  prĂ©sent possible de tester les Ă©lĂ©ments qui la composent.

“Nous pouvons analyser ces mĂ©langes complexes et leurs effets sur l’organisme.
“On s’intĂ©resse beaucoup Ă  l’utilisation de ces mĂ©dicaments.”

Il a indiquĂ© qu’un certain nombre de remĂšdes africains faits Ă  base de plantes sont en vente au Royaume-Uni ou sur internet.

“Le plus connu est Devil’s Claw ou les griffes du diable, qui est la racine d’une plante, qui vient du dĂ©sert de Kalahari en Afrique australe, et est utilisĂ©e pour les douleurs.

“Ensuite, il y a une crĂšme faite a partir d’extrait d’un fruit qu’on trouve partout dans la savane, sur laquelle je travaille en ce moment”.

Le professeur Peter Houghton a aussi indiquĂ© qu’il y avait beaucoup d’intĂ©rĂȘt, il y a quelques annĂ©es, pour les vertus thĂ©rapeutiques contre l’obĂ©sitĂ© d’une plante sud africaine qui ressemble au cactus et Ă©tait utilisĂ©e par les bushmen pour rĂ©duire leur appĂ©tit quand ils allaient Ă  la chasse.”

Selon le professeur Houghton les contributions Ă  la mĂ©decine tendent Ă  ĂȘtre relĂ©guĂ©es Ă  l’arriĂšre plan.

“C’est un continent, mĂȘme si ce n’est d’ailleurs pas le seul, oĂč on a tendance Ă  associer la mĂ©decine Ă  la sorcellerie.

“Mais il y a un rapprochement dans la pensĂ©e africaine entre le spirituel et le physique.

“Et maintenant de plus en plus de personnes ont rĂ©alisĂ© que tu ne peux pas simplement traiter les gens comme des machines, et ça c’est l’une des principale raison de la popularitĂ© de la mĂ©decine complĂ©mentaire.”

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