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	<title>Cameroonwebnews.com &#187; Cameroun</title>
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	<description>Actualités et Opinions sur le Cameroun - Breaking News blogs and opinions on Cameroon</description>
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		<title>FECAFOOT: Le remaniement d’Iya Mohammed</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Feb 2012 04:12:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Commissions de la Fecafoot]]></category>
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		<category><![CDATA[Reorganisation de la Fecafoot]]></category>

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		<description><![CDATA[Les nominations dans les commissions de la Fédération camerounaise de football ont été rendues publiques lundi.
Les nominations des membres des commissions de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ont eu lieu le week-end dernier. 25 commissions ont ainsi été pourvues.
C’est par une décision signée le 27 janvier dernier qu’Iya Mohammed, le président de la Fécafoot, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les nominations dans les commissions de la Fédération camerounaise de football ont été rendues publiques lundi.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/02/s-IYA-MOHAMMED-FECAFOOT_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Iya Mohammed President de la Fecafoot" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/02/s-IYA-MOHAMMED-FECAFOOT_large.jpg" alt="" width="495" height="280" /></a>Les nominations des membres des commissions de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) ont eu lieu le week-end dernier. 25 commissions ont ainsi été pourvues.<br />
C’est par une décision signée le 27 janvier dernier qu’Iya Mohammed, le président de la Fécafoot, a procédé à ce « remaniement ». Chaque commission comprend sept personnes, dont un président, un vice-président, un rapporteur et trois membres. Toutes les 175 personnes sont nommées pour une durée de deux ans. Ce renouvellement intervient après celui de novembre 2009. Iya Mohammed détient seul le secret des critères de nomination des membres de ces commissions. « Dans les statuts de la Fécafoot, explique Junior Binyam, le responsable de la communication de la Fécafoot, la nomination des membres des commissions n’est pas aussi encadrée que ça. Elle est du pouvoir discrétionnaire du président. Le président nomme, comme à la Fifa et partout ailleurs. On ne peut pas toujours donner des arguments pour dire qu’on a préféré telle à telle autre personne. C’est la prérogative du président et il l’exerce comme il l’entend ».</p>
<p>Une lecture transversale laisse apparaître qu’il y a eu de nouvelles personnes nommées. Certaines ont été maintenues et d’autres déchues. Les noms de David Mayebi, Charles Emedec et Ama Pierrot ne figurent dans aucune commission. « Tous ceux qui sont sous le coup d’une suspension ne pouvaient pas être membres d’une commission : David Mayebi, Charles Emedec et tous ceux qui sont sous le coup d’une sanction. Il y a également Ama Pierrot. L’Association des footballeurs camerounais (Afc) étant suspendue, il ne pouvait plus faire partie d’une commission. Tous ceux qui étaient dans les commissions au titre de l’Afc n’en font plus partie », justifie le responsable de la communication de la Fécafoot.</p>
<p>En dehors des changements de personnes, rien n’a fondamentalement changé. « Rien ne change au niveau institutionnel, parce qu’on applique les dispositions prévues dans les statuts. Ce qui change, ce sont les hommes, certainement, et par endroits. L’avènement de la Ligue de football professionnel n’a rien modifié. La Fédération conserve toutes ses commissions. Le seul changement au niveau des statuts est que le président de la Ligue devient de fait vice-président de la Fédération ». Parmi les mouvements effectués, l’on note qu’Aboubakar Alim Konaté a été muté de la commission marketing pour devenir président de celle des marchés. De même qu’Alioum Alhadji passe de la commission des marchés pour celle du football et d’études stratégiques. La chute de la décision du président de la Fécafoot précise que : « Les fonctions des membres des commissions, ainsi que celles des membres de la chambre nationale de résolution des litiges, sont gratuites. Toutefois, les intéressés ont droit à des indemnités de session fixées par le Comité exécutif de la Fécafoot ».</p>
<p>Achille Chountsa | 1er Fevrier 2012 | Le Jour |</p>
<p><strong>La composition des commissions et leurs membres</strong></p>
<p><strong>1 &#8211; COMMISSSION D&#8217;HOMOLOGATION ET DE DISCIPLINE</strong><br />
Président     : SALI DAIROU<br />
V/Président  :NKOA ATANGANA EDOUARD<br />
Rapporteur  : M. ABDOULAYE ADO<br />
Membres     : Dr. NSOH CHRISTOPHER NDIKUM,<br />
BATI  ROBERT II,  BODO DZOMO,<br />
Me TCHAKOUNTE PATIE CHARLES</p>
<p><strong>2-  COMMISSION DE RECOURS</strong><br />
Président  : ABDOULAYE MAZOU<br />
V/Président  : SCHLICK GILBERT<br />
Rapporteur  : MBANG MOUBEI PARFAIT<br />
Membres    : MVOGO ELOUNDOU,<br />
BOUM ALBERT,<br />
Me MUKI THOMAS,<br />
NOUNGUI PIERRE</p>
<p><strong>3-  COMMISSION CENTRALE DES ARBITRES</strong><br />
Président       : SOULEYMANOU KONATE<br />
V/Président    : BILANGNA SAMSON<br />
Rapporteur    : BIP ANE BENJAMIN<br />
Membres        : ENDENG ZOGO,  MBAKU RICHARD,  SIAGA LUC,  ETOGO MENGUE</p>
<p><strong>4-  COMMISSION DES FINANCES</strong><br />
Président     : SALY OUMAROU<br />
V/Président  : DJOMBI DOFF  MOISE<br />
Rapporteur   : KORONDO MBELE<br />
Membres : HAMADOU ADJI EYEFFA,  MVOGO JEAN LEONARD,  ESSOH PHILIPPE</p>
<p><strong>5-  COMMISSION D&#8217;AUDIT INTERNE</strong><br />
Président    : Hon. ZAM JEAN JACQUES<br />
V/Président   : AMOUGOU ETOGO ROLAND<br />
Rapporteur    : ASSAFOR CORNELIUS<br />
Membres      : MABONGUE  NYAME,  KAMWA PIERRE,     AHMADOU HAMAN, MOHAMADOU BASSIROU</p>
<p><strong>6- COMMISSION D&#8217;ORGANISATION DES CHAMPIONNATS NATIONAUX</strong><br />
Président     : BOUBAKARY BELLO<br />
V/Président   : DABO BAK.ARY<br />
Rapporteur    : MBAPPE ESSOKA EMMANUEL<br />
Membres      : MPONDO RENE BLACK,  RASSAF DAMAVOU, TOHOUO THEODORE,  FODJO TABOPDA PHILIPPE</p>
<p><strong>7- COMMISSION D&#8217;ORGANISATION DE LA COUPE DU CAMEROUN</strong><br />
Président           : ABBO MOHAMADOU<br />
V/Président        : MBELLA MOKI CHARLES<br />
Rapporteur        : EKITI NKOUNKANG<br />
Membres           : OMOG ELIE,  NJIPENDI MARCEL,                            NKOUE MEKE ADELARD,  ISSABABATHOURA</p>
<p><strong>8-  COMMISSION DES COMPETITIONS INTERNATIONALES</strong><br />
Président : SEIDOU MBOMBO NJOYA<br />
V/Président : BATAMAK PIERRE<br />
Rapporteur : ESSAMA ALPHONSE<br />
Membres : TATAW ETAH STEPHEN,  BABA ABDOUL BAGUI, LANDRY TCHAPDJOUO,  ENOKA EDMOND</p>
<p><strong>9-  COMMISSION DES QUESTIONS JURIDIQUES</strong><br />
Président         : MVENG FRANCIS<br />
V/Président      : IBRAHIM HAL1DOU<br />
Rapporteur      : WANIE BOUBA<br />
Membres        : MAMBINGO EITHEL,  TJALLE II FREDERIC, Me MPACKO MICHELLE,  Me NGUINI ALAIN</p>
<p><strong>10-COMMISSION DES INFRASTRUCTURES ET EQUIPEMENTS</strong><br />
Président : NGUELE NGUELE FELIX<br />
V/Président : ADBOULSALAM<br />
Rapporteur : BOUDJIKO YOUKEKA<br />
Membres : BOMOKIN EMMANUEL, DJOKO ANDRE,    YAOUBAHAMOA,  NDJOCK JOSEPH</p>
<p><strong>11- COMMISSION DE MEDECINE SPORTIVE</strong><br />
Président   : Dr, TAMO MOKTOMO PHILEMON<br />
V/Président   : Dr, ETOUNDI MBALLA<br />
Rapporteur   : Dr. ABELA MARTIN<br />
Membres : Dr. BIDIAS CLAUDE BERNARD, Dr. BOUGAKARY SIDIKI,  Dr, NGOH FERDINAND, Dr, INOUSSA NJOYA</p>
<p><strong>12- COMMISSION DU STATUT DU JOUEUR</strong><br />
Président      : HON, KOALUC<br />
V/Président    : WEMBE SAMUEL<br />
Rapporteur     : BASSOUA ISAAC<br />
Membres        : MBAIROBE GABRIEL,  KAPTOUOM DAVID,  DJALIGUE AMADOU, NANGA LUCIEN</p>
<p><strong>13- COMMISSION D&#8217;ETHIQUE ET DE FAIR PLAY</strong><br />
Président        : Me NGUINI CHARLES<br />
V/Président      : HON, ABBO MOHAMADOU<br />
Rapporteur      : YERIMA DEWA<br />
Membres         : ONDOA OBOUNOU,  NGAHA GABRIEL, EVEGA MBASSEGUE ROBERT,  BAH OUMAROU</p>
<p><strong>14- COMMISSION DE MARKETING ET DE PROMOTION</strong><br />
Président  :ABEGA MINKALA RAPHAËL ALAIN<br />
V/Président  : NJALLA QUANN HENRI<br />
Rapporteur  : EMEBE LAMBERT<br />
Membres  : DEFFO ETIENNE ARTHUR, EBODE TSALA THOMAS, FON NTECHE NJIE II, LEONIE BWEMBA</p>
<p><strong>15-COMMISSION DES MEDIAS</strong><br />
Président :ABELMBENGUE<br />
V/Président : FONDOP HUGUES<br />
Rapporteur : SAMNICK GUSTAVE<br />
Membres : ZACHARIE NKWO,  Mme TOBIE LOUISETTE,   BRICE MBEZE,  YVES LEOPOLD KOM</p>
<p><strong>16-COMMISSION DE FOOTBALL ET D&#8217;ETUDES STRATEGIQUES</strong><br />
Président  : ALIOUM ALHADJI<br />
V/Président   : FEUTCH EU JOSEPH<br />
Rapporteur    : ESSOUFOU JOSEPH<br />
Membres  : ATANGANA OTTOU JEAN, DAIROU DJINTOUING, GENTONOUBISSI, EUGENE NZINGA</p>
<p><strong>17- COMMISSION DE SECURITE</strong><br />
Président : Col DJOU ATANGANA ALPHONSE<br />
V/Président : TAMO ETIENNE<br />
Rapporteur : Lt.Col NJNGAOHJM<br />
Membres :  Col. MADOUGOU ROBERT, Corn. Div. MESSING MVE. NN&#8217;ANGA, Corn, Pr. ENYEGUE MBOLONG, MVOTOUNG NJOUKONG AOUDOU</p>
<p><strong>18- COMMISSION CHARGEE DU CONTROLE DE GESTION</strong><br />
Président : JOHN BECHENT NDEH<br />
V/Président  : Prince NDOKI MUKETE<br />
Rapporteur   : BAGOUDOU AHMADOU<br />
Membres : NJAYOU FOCHIVE, RAMSINA, AMBASSA MATHIEU,  IROUME GABRIEL</p>
<p><strong>19-COMMISSION DE PASSATION DE MARCHES</strong><br />
Président            : ABOUBAKAR ALIM KONA<br />
V/Président           : A BENA MICHEL<br />
Rapporteur          : HAPPI FRANCIS<br />
Membres  : ETIENDEM CHRISTOPHER, Prince NDIKUM NDIKUM,  MBARGA ERIC DELORS,  MAHAMAT ALIFA</p>
<p><strong>20-COMMISSION DE FOOTBALL FEMININ</strong><br />
Président              : HELENE SAKWII<br />
V/Président            : Mme KALKABA SOUADATOU<br />
Rapporteur            : MOHAMADOU INOLSSA<br />
Membres   : Mme INACK FELICITEE,  Mme UFEl NSEKE,  Mme BOUBA Calixte, MBIDA FAUSTIN</p>
<p><strong>21-COMMISSION DE FOOTBALL DES JEUNES</strong><br />
Président     : ANGIBEAU NGUIDJOL<br />
V/Président  : KABA CHRISTOPHER<br />
Rapporteur  : BISSEK JEAN BAPTISTE<br />
Membres     : MAURICE TIMEGNI, AHMADOU BOUBAKARY AHIDJO, NDJENDA FLAGEL,HAPPI RODRIGUE</p>
<p><strong> 22- COMMISSION DU BEACH SOCCER</strong><br />
Président     : ESSOMBA EYENGA<br />
V/Président   : YAKAM GILBERT<br />
Rapporteur     : HAPPI YVES<br />
Membres     : BALOCK JOHN,Com. BOUBA SAMBO<br />
MBAI ALAIN CHRISTIAN, ETOUNDI J. CLAUDE</p>
<p><strong>23-COMMISSION DU FUTSAL</strong><br />
Président : Hon. HAROUNA NYAKO<br />
V/Président : Mme NYOBE ROSE<br />
Rapporteur : WANSÏ DOMINIQUE<br />
Membres : FAYCAL MOURAD,NDOUMBE LEA FRANÇOIS,  MOUNGAM DAGOBERT,  NJIKI LAURENT</p>
<p><strong>24-COMMISSION DU FOOTBALL CORPO ET VETERANS</strong><br />
Président : ASSAMBA LUC<br />
V/Président : Hon. AMADOU S AI I<br />
Rapporteur ; M A H AMA T A B A K A K<br />
Membres : DIKAMBI DANIEL, DABOULE THOMAS,FONDJA  JEAN CLAUDE,  NJANKOUO JSSA</p>
<p><strong>25-CHAMBRE NATIONALE DE RESOLUTION DES LITIGES</strong><br />
Président ; BABA SALATOU<br />
V/Président : Me MEMONG PHILIPPE<br />
Rapporteur : Me MBALLA MANASSE<br />
Membres : NGAHA MOÏSE, ETEKI ELAME, MACKONGO TIMOTHE,  SADI JEAN PIERRE<br />
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		</item>
		<item>
		<title>Dépenses publiques: Revoir les frais de mission à la baisse</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2012/01/18/depenses-publiques-revoir-les-frais-de-mission-a-la-baisse/</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 15:36:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Alamine Ousmane Mey]]></category>
		<category><![CDATA[Alamine Ousmane Mey Ministre des Finances]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Depenses Publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Frais de Transport]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Indemnites de deplacement]]></category>
		<category><![CDATA[Per Diem]]></category>

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		<description><![CDATA[Le ministre des Finances rappelle à l’ordre les fonctionnaires au sujet des indemnités de déplacement et des frais de transport.
Des dizaines de véhicules immatriculés Ca, des cadres de l’administration camerounaise logés à bonne enseigne, un cortège à n’en plus finir, la délégation qui accompagne le ministre est longue.
Un jeune garçon de Bamenda s’est amusé à  [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L</strong>e ministre des Finances rappelle à l’ordre les fonctionnaires au sujet des indemnités de déplacement et des frais de transport.</p>
<p>Des dizaines de véhicules immatriculés Ca, des cadres de l’administration camerounaise logés à bonne enseigne, un cortège à n’en plus finir, la délégation qui accompagne le ministre est longue.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-ALAMINE-OUSMANE-MEY-MINISTRE-DES-FINANCES-CAMEROUN_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Alamine OPusmane Mey Ministre des Finances du Cameroun " src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-ALAMINE-OUSMANE-MEY-MINISTRE-DES-FINANCES-CAMEROUN_large.jpg" alt="" width="495" height="280" /></a>Un jeune garçon de Bamenda s’est amusé à  compter une trentaine de véhicules lors d’un voyage du ministre délégué à la présidence en charge de la Défense dans la ville l’an dernier. « C’est toujours pour changer le quotidien de nos vies qu’ils viennent tous ? », s’est-il demandé. Le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey, comme son prédécesseur Essimi Menye, veut mettre un terme à cette situation  qui porte un coup important aux caisses de l’Etat.</p>
<p>Dans sa circulaire portant instructions relatives à l’exécution, au suivi et au contrôle du budget de l’Etat, des établissements publics administratifs, des collectivités territoriales décentralisées et des organismes subventionnés, publiée dans des médias camerounais le 16 janvier 2012, il indique aux ordonnateurs, comptables publics et contrôleurs financiers, les procédures à suivre en ce qui concerne les indemnités de déplacement. « Il convient, plus que par le passé, de réduire les délégations ou les équipes aux effectifs réellement utiles au bon déroulement de la mission », prescrit Alamine Ousmane Mey. Au sujet de la multiplication des déplacements temporaires observée dans nos administrations, il écrit : « Pour faire face à la très forte expansion des dépenses liées aux déplacements temporaires, il est rappelé  que ceux-ci ne doivent avoir lieu qu’en cas d’utilité avérée, au regard de l’objet du déplacement et des objectifs prioritaires de l’administration concernée. »</p>
<p>En réalité, dans la pratique, les ordonnateurs, directeurs et ministres ont l’habitude de multiplier les délégations qui les accompagnent lors de leurs déplacements. « Il arrive que l’on accorde des missions aux personnes juste pour qu’elles bénéficient des frais de mission. Et parfois, ces personnes sont en mission pendant des semaines pour ne rien faire. Le montant global des frais de mission augmente de ce fait. C’est la raison pour laquelle le Minfi prescrit une équipe utile lors des déplacements. Des contrôles seront effectués à la fin de l’année budgétaire pour s’assurer que les habitudes observées ne se perpétuent pas cette année », confie un cadre du Minfi.</p>
<p><strong>100 jours</strong><br />
Par ailleurs, le Minfi a quantifié le nombre de jours maximum des missions : « La durée totale des déplacements temporaires pour un agent public, à l’exclusion des tournées, ne doit excéder cent (100) jours au cours d’une année budgétaire sous peine de rejet.» Une dérogation est faite pour les déplacements à l’extérieur du Pm et du président de la République et aussi pour les déplacements à l’intérieur des ministres et gouverneurs de région. La réalité, explique notre interlocuteur, c’est qu’il existe un nombre quasi-résiduel de cadres de la Fonction publique qui effectuent plus de 100 jours de mission par an. D’autres, par contre, ne vont jamais en mission.</p>
<p>Les avances sur les indemnités de mission peuvent être accordées aux agents de l’Etat à hauteur de 90% pour les missions à l’étranger, 80% pour les missions de contrôle et de recouvrement et 75% pour les autres cas. Etant donné que les perdiem sont interdits lors des séminaires et colloques, d’autres astuces sont trouvées. Des séminaires sont organisés hors de Yaoundé ou Douala. Et dès lors qu’il y a déplacement, il y a indemnité de transport et frais de mission. Le député Ayah Paul, candidat à la récente élection présidentielle, après une analyse du budget, estimait à 57 milliards de francs Cfa le montant des indemnités et perdiem des cadres du gouvernement camerounais prévu dans le budget de l’année 2012. Les indemnités de mission et les frais de transport des agents de l’Etat sont réglementés par le décret n°2000/693/Pm du 13 septembre 2000, (Voir tableaux).</p>
<p>Beaugas-Orain Djoyum | 18 Janvier 2012 | Le Jour |</p>
<p><strong>Ce que dit la loi</strong></p>
<p><strong>ARTICLE 27</strong>.- (1) L’indemnité journalière pour frais de mission est allouée à l’agent public pour les déplacements ponctuels à l’intérieur du territoire national entraînant le changement temporaire de lieu de résidence professionnelle de l’agent public dont la durée excède douze (12) heures.<br />
(2) L’indemnité journalière pour frais de tournée est attribuée à l’agent public pour les déplacements ponctuels nécessités pour l’exécution de ses attributions normales à l’intérieur de leur circonscription de compétence.</p>
<p><strong>
<table id="wp-table-reloaded-id-3-no-1" class="wp-table-reloaded wp-table-reloaded-id-3">
<thead>
	<tr class="row-1 odd">
		<th colspan="2" class="column-1 colspan-2">Classification des groupes</th>
	</tr>
</thead>
<tbody>
	<tr class="row-2 even">
		<td class="column-1">Groupe </td><td class="column-2">Catégories</td>
	</tr>
	<tr class="row-3 odd">
		<td class="column-1">I</td><td class="column-2">Conseillers techniques, directeurs, chargés de <br />
mission, gouverneurs et secrétaires généraux de provinces, préfets, ambassadeurs, consuls et assimilés, catégorie 12e </td>
	</tr>
	<tr class="row-4 even">
		<td class="column-1">II</td><td class="column-2">Chef de cabinet et chefs de divisions des <br />
provinces, adjoints préfectoraux, sous-préfets <br />
et leurs adjoints, chefs de district, directeurs Adjoints et assimilés, catégories 11e et 10e   </td>
	</tr>
	<tr class="row-5 odd">
		<td class="column-1">III</td><td class="column-2">Adjoints aux chefs de bureau de l'administration <br />
Centrale et assimilés, Troisièmes secrétaires d'ambassades, Assimilés, catégories 9e et 8e</td>
	</tr>
	<tr class="row-6 even">
		<td class="column-1">IV</td><td class="column-2">Agents publics n'occupant pas de poste de responsabilité, catégories 7e et moins</td>
	</tr>
</tbody>
</table>
</strong><br />
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		</item>
		<item>
		<title>Cameroun: Future grandes réalisations ou self promotion?</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2012/01/11/cameroun-future-grandes-realisations-ou-self-promotion/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 21:51:50 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Affrontement A Deido]]></category>
		<category><![CDATA[Autoroute Douala- Yaounde]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroon-publi Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Ethnie Douala Bamileke]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour attirer les bailleurs de fonds et les touristes, le gouvernement ne lésine pas sur les moyens pour la promotion de notre pays. Personne ne peut et ne doit le lui reprocher, car c&#8217;est d&#8217;abord son devoir. Ensuite, c&#8217;est la meilleure façon d&#8217;attirer les capitaux étrangers, de développer les infrastructures qui font tant défaut au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour attirer les bailleurs de fonds et les touristes, le gouvernement ne lésine pas sur les moyens pour la promotion de notre pays. Personne ne peut et ne doit le lui reprocher, car c&#8217;est d&#8217;abord son devoir. Ensuite, c&#8217;est la meilleure façon d&#8217;attirer les capitaux étrangers, de développer les infrastructures qui font tant défaut au pays, de réduire le chômage des jeunes, et de relancer l&#8217;économie.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-CAMEROUN-PUBI-REPORTAGE-USA_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Cameroun-publi reportage USA" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-CAMEROUN-PUBI-REPORTAGE-USA_large.jpg" alt="" width="455" height="606" /></a>Dans le supplément spécial &#8220;Cameroon: Vision et stratégie pour le futur&#8221;(1), paru dans le <a href="http://www.washdiplomat.com/" target="_blank">Washington Diplomat</a>, le gouvernement met l&#8217;accent sur les atouts d&#8217;un pays &#8220;en mouvement&#8221;: de la future construction de l&#8217;autoroute Douala-Yaoundé, au projet du port en eau profonde de Kribi, sans oublier la distribution d&#8217;énergie électrique; et bien sûr comme cela a été souvent le cas, la diversité de sa culture et de son peuple. L&#8217;intention est louable, mais force est de constater que 2012 a mal commencé avec les émeutes entre la population de Deido à Douala, la capitale économique du pays, et les motos-taxis, devenu un &#8220;poumon de l&#8217;économie&#8221;, qu&#8217;on le veuille ou pas.</p>
<p>Les membres du gouvernment qui sont chargés de ramener de l&#8217;ordre n&#8217;arrivent pas six jours après le début de ces troubles, à calmer les antagonistes. Bien au contraire, certaines élites et journalistes qui croient nuire à Paul Biya exacerbent le problème en le réduisant soit à un contentieux ethnique entre <a href="http://www.bonaberi.com/ar,la_reaction_du_professeur_mouange_kobila_sur_les_evenements_de_deido,8815.html0" target="_blank">Douala et Bamilékés</a>, soit à un problème entre la population de Deido et le <a href="http://ht.ly/1gyCOI" target="_blank">forces de l&#8217;ordre</a>. Comme si les Bamilékés étaient les seuls opérateurs de motos-taxis, et par extension les seuls capables d&#8217;avoir commis le crime qui est à l&#8217;origine des émeutes.</p>
<p lang="fr-FR"> En outre, la distribution d&#8217;électricité dans notre pays à de la peine à atteindre le niveau d&#8217;avant la Sonel ou encore EDC (Electricité Du Cameroun). S&#8217;il s&#8217;agit de nous emmener des entreprises qui sont au bord de la faillite en occident et qui veulent se refaire une santé financière au Cameroun comme c&#8217;est le cas de <a href="http://bankruptcychapterx.com/aes-corp-files-chapter-11-selling-somerset-plant-to-bondholders/" target="_blank">AES-Sonel</a>. l&#8217;objectif des grandes réalisations ne se matérialisera qu&#8217;à moitié. Car, sans une distribution efficace d&#8217;énergie dans notre pays, qui a des barrages qui fonctionne à 50% de leur capacité, tout développement industriel est voué à l&#8217;échec.</p>
<p>En conclusion, le gouvernement a de bonnes intentions en faisant la promotion du Cameroun, mais il doit agir de façon pragmatique et efficace pour permettre à son peuple de prendre des initiatives afin que ses publi-reportages correspondent à la réalité sur le terrain et que ses ambitions et réalisations se matérialisent.</p>
<p lang="fr-FR"><strong>Voir le document</strong> <a href="http://issuu.com/washdiplomat/docs/cameroonfinal121511?mode=window&amp;viewMode=doublePage" target="_blank">ici</a></p>
<p lang="fr-FR">Admin| 11 Janvier 2012 |  Cameroonwebnews.com|</p>
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		<title>Yaounde: Altercation entre GP et constructeurs chinois</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Jan 2012 18:18:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
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		<category><![CDATA[Garde Presidentielle Biya]]></category>
		<category><![CDATA[Garde Presidentielle Constructeurs Chinois]]></category>
		<category><![CDATA[Idriss Deby Itno Yaounde]]></category>
		<category><![CDATA[Immeble de la Mort]]></category>
		<category><![CDATA[paul Biya]]></category>
		<category><![CDATA[President Biya]]></category>
		<category><![CDATA[Visite de Idriss Deby Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Yaounde]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon le quotidien le Jour, la Garde Présidentielle aurait passé à tabac des constructeurs chinois de la société Shanxi construction engineering (Sce) chargés de la réhabilitation de l&#8217;immeuble dit &#8216;de la mort&#8217; situé dans le centre ville de Yaoundé. L&#8217;incident a eu lieu lors de la visite du président Tchadien Idriss Deby Itno le 29 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-IMMEUBLE-DE-LA-MORT_large.jpg"><img class="aligncenter" title="immeuble de la mort" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-IMMEUBLE-DE-LA-MORT_large.jpg" alt="" width="495" height="280" /></a>Selon le quotidien le Jour, la Garde Présidentielle aurait passé à tabac des constructeurs chinois de la société Shanxi construction engineering (Sce) chargés de la réhabilitation de l&#8217;immeuble dit &#8216;de la mort&#8217; situé dans le centre ville de Yaoundé. L&#8217;incident a eu lieu lors de la visite du président Tchadien Idriss Deby Itno le 29 Décembre dernier.<br />
D&#8217;après le Jour, la Gp aurait prévenu les travailleurs d&#8217;arrêter de travailler pendant le passage du cortège présidentiel. Frustrés par le manque de coopération des ouvriers chinois, les protecteurs du président Biya ne se sont pas fait prier pour donner une leçon aux pauvres employés de la Sce. Un manque de communication aurait sans doute été à l&#8217;origine de cette &#8220;chinoiserie&#8221;  anti-diplomatique. Lisez la suite <a href="http://www.quotidienlejour.com/divers-du-jour-/actualites-/8496-la-garde-presidentielle-tabasse-des-chinois" target="_blank">ici</a></p>
<p>administration| 3 Janvier 2012 |Cameroonwebnews<br />
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		<title>Message de fin d’année : Paul BIYA fait de la relance économique une « cause nationale »</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Jan 2012 06:28:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Discours de Fin d'annee]]></category>
		<category><![CDATA[Discours de Paul Biya]]></category>
		<category><![CDATA[Message a la Nation 2011]]></category>
		<category><![CDATA[Message de Biya]]></category>
		<category><![CDATA[paul Biya]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Biya Discours]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans son message à la Nation, le 31 décembre 2011, le Chef de l’Etat appelle à un « patriotisme économique » pour faire décoller le Cameroun. Le Président Paul BIYA réaffirme que les dysfonctionnements constatés lors de l’élection présidentielle du 09 octobre 2011 seront corrigés avant les prochaines consultations électorales. Il annonce la célébration « [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/12/s-PAUL-BIYA-ADRESSE-LA-NATION-31-12-11.jpg"><img class="aligncenter" title="Paul Biya s'adresse a la nation le 31 Decembre 2011" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/12/s-PAUL-BIYA-ADRESSE-LA-NATION-31-12-11.jpg" alt="" width="495" height="280" /></a>Dans son message à la Nation, le 31 décembre 2011, le Chef de l’Etat appelle à un « patriotisme économique » pour faire décoller le Cameroun. Le Président Paul BIYA réaffirme que les dysfonctionnements constatés lors de l’élection présidentielle du 09 octobre 2011 seront corrigés avant les prochaines consultations électorales. Il annonce la célébration « dès que possible » à Buea du Cinquantenaire de la Réunification du Cameroun&#8230;Lire  le discours en entier cidessous.</p>
<p>Camerounaises, Camerounais,</p>
<p><strong>Mes chers compatriotes,</strong></p>
<p>Nous voici au seuil de la première étape de notre « longue marche » vers l’émergence.</p>
<p>La récente élection présidentielle en a établi des bases solides. Vous avez fait le choix de la stabilité et de la paix, apportant ainsi la preuve de votre intelligence de la situation et de votre sens des responsabilités. Quoi que certains aient pu en dire, ce scrutin a été honnête et a traduit la volonté de la majorité de notre peuple, lequel – je le souligne – n’a pas suivi les appels à protester dans la rue. Je saisis cette occasion pour réaffirmer que les dysfonctionnements qui ont été constatés et qui, de toute façon, n’étaient pas de nature à remettre en cause les résultats de la consultation, seront corrigés avant les prochaines échéances électorales.</p>
<p>Ainsi que je m’y suis engagé, la période qui s’ouvre sera essentiellement consacrée à la relance de la croissance. D’ailleurs, nous n’avons pas le choix. Ou nous avançons, et tous les espoirs nous sont permis. Ou nous faisons du sur-place, et nos problèmes ne feront que s’aggraver. Il faut savoir en effet qu’à l’image de la plupart des pays africains, nous sommes entraînés dans une course poursuite entre notre développement et notre démographie. C’est pour en sortir vainqueurs que nous devons absolument mettre en œuvre la « nouvelle dynamique » que je vous ai proposée pendant la campagne électorale.</p>
<p>Que nous a-t-il manqué jusqu’à présent pour parvenir à stimuler notre économie ?</p>
<p>Je pense que, dans le passé, l’action gouvernementale a souffert d’un déficit d’esprit d’entreprise et que l’administration a péché par immobilisme. Nous devons venir à bout de cette inertie qui nous a fait tant de mal.</p>
<p>Autre ennemi sournois et redoutable, la corruption. Elle est non seulement coupable de prélever une part importante de la fortune publique, mais également responsable du retard dans la réalisation des projets indispensables au redressement économique de notre pays. J’ai dit à plusieurs reprises que nous continuerons sans relâche le combat contre ce fléau. La création du Tribunal Criminel Spécial, dont on peut attendre une accélération des procédures en cours et, on peut l’espérer, le reversement des sommes détournées, illustre notre détermination en la matière.</p>
<p>Au nombre des difficultés que nous avons rencontrées et que nous rencontrons encore pour relancer la croissance, je dois, pour ne pas être injuste, mentionner celles qui tiennent au contexte international. Sans revenir en détail sur l’inégalité des termes de l’échange, les contraintes de l’ajustement structurel et les conséquences de la dernière crise économique et financière, je crois pouvoir dire, sans travestir la vérité, que les excès de la dérégulation, les désordres provoqués par la spéculation et le ralentissement de l’aide publique au développement n’ont pas facilité la tâche des pays comme le nôtre.</p>
<p>Il n’est pas question ici de chercher des excuses pour nos performances insuffisantes mais simplement de rappeler les faits. Si l’on peut, à bon droit, se déclarer déçu des effets de la mondialisation, il est également permis de s’inquiéter de la lenteur des progrès des négociations qui se poursuivent au sein d’instances comme le G8, le G20 et l’OMC, négociations dont le but avoué était de mettre de l’ordre dans l’économie et la finance mondiales, de rendre plus équitable le commerce international et de garantir une plus grande solidarité entre le Nord et le Sud. Or, on le voit, les problèmes du monde occidental, et en particulier celui des dettes souveraines, ont pris le pas sur ceux des pays en développement.</p>
<p>Il en ressort que nous devrons de plus en plus compter sur nos propres efforts, nous inspirer de l’expérience des pays émergents. Pour cela, je crois que nous devrions faire de la relance une véritable cause nationale. Tous les acteurs de notre économie devraient se mobiliser, avec l’aide des pouvoirs publics, pour que leurs efforts convergent vers un seul et unique objectif : faire décoller le Cameroun, comme l’ont fait il y a une trentaine d’années les nouveaux « dragons » asiatiques. Ce « patriotisme » économique pourrait rassembler toutes les forces vives du pays. En disant cela, je pense en particulier aux femmes camerounaises dont le dynamisme est unanimement reconnu mais aussi aux jeunes générations qui ont du mal, en dépit de leurs compétences, à se hisser aux postes de responsabilité.</p>
<p>Pour réaliser ce grand dessein, nous ne sommes pas sans atouts.</p>
<p>Nous avons désormais une feuille de route, le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi, qui fixe les objectifs pour la décennie en cours et le cadre dans lequel s’insère notre programmation budgétaire. Celle-ci reposera en 2012 sur la poursuite de l’amélioration de la gestion des finances publiques, notamment par un recouvrement judicieux des recettes budgétaires et un progrès de la qualité de la dépense. L’accroissement des investissements sera favorisé par des mesures fiscales et douanières incitatives. Dans le même esprit, le budget d’investissement public pour 2012 a été sensiblement augmenté. Il sera affecté en priorité à deux grands secteurs : les infrastructures et les filières de production. Parmi d’autres, ces dispositions traduisent la volonté de l’Etat d’agir énergiquement pour accélérer la relance de notre économie.</p>
<p>Je n’aurai pas, je crois, à m’étendre sur le chapitre de nos richesses naturelles. Elles sont connues de tous. Je me bornerai à rappeler les principales :</p>
<p>- Une agriculture disposant de vastes espaces disponibles et de conditions climatiques favorables. On se souviendra que j’ai exposé à Ebolowa les grandes lignes de la « révolution agricole » qu’il faudra à tout prix lancer au cours de ce septennat.</p>
<p>- Des ressources minières, notamment fer, bauxite, cobalt, dont l’exploitation est prévue.</p>
<p>- Des ressources énergétiques, hydroélectricité, pétrole, gaz qui sont en cours d’exploitation ou en projet.</p>
<p>Je n’aurai garde d’omettre nos ressources humaines, nombreuses, laborieuses, bien formées, qui devraient trouver à s’employer avec la mise en œuvre de nos grands projets et l’accélération de la professionnalisation de l’enseignement.</p>
<p>Ces atouts suffiront-ils pour mener à bien notre grand dessein ? La question mérite d’être posée.</p>
<p>Il nous faudra en effet, pour tirer parti de ces facteurs favorables, remettre en cause les comportements qui sont à l’origine de nos déficiences ou de nos échecs. Au premier rang d’entre eux, la recherche du profit personnel au détriment de l’intérêt général, lequel devrait pourtant être la règle d’or du service public. Le Contrôle de l’Etat devra se montrer inflexible à ce sujet. De même, les mauvaises habitudes telles que le népotisme, le trafic d’influence, la fraude qui se sont largement répandus, devront disparaître.</p>
<p>Par ailleurs, nous ne devrons pas nous dissimuler que « la nouvelle dynamique » que nous voulons impulser exigera des services de l’Etat, mais aussi de la société civile, des efforts et un dévouement considérables. C’est de cette forme de patriotisme dont j’ai parlé plus haut, car il ne s’agit rien moins que de sortir le Cameroun de la catégorie des pays en développement pour le hisser au niveau des nouveaux pays émergents. Sachons que c’est là une entreprise de longue haleine qui prendra du temps et de la persévérance.</p>
<p>Nous devrons aussi compter avec l’évolution de l’économie mondiale sur laquelle planent pour le moment de lourdes incertitudes… Dans un tel climat, nous n’avons pas d’autre choix que d’accélérer la mise en valeur de nos ressources en lançant dès que possible nos grands projets. Pour les financer, outre la participation de notre budget d’investissement public, nous aurons recours à l’épargne nationale, c’est-à-dire à l’emprunt, aux bailleurs de fonds, internationaux ou autres, et aux pays amis.</p>
<p>Je ne reviendrai pas en détail sur les grands projets que j’ai longuement évoqués devant l’Assemblée Nationale lors de ma prestation de serment et qui sont repris dans le programme du nouveau Gouvernement. Je compte sur celui-ci – que je considère comme un « gouvernement de mission » – pour consacrer toute son énergie et ses compétences à la réalisation de ces projets. J’y veillerai personnellement.</p>
<p><strong>Mes chers compatriotes,</strong></p>
<p>Je suis bien conscient que les efforts que je vous demande pour soutenir notre dessein commun ne doivent pas aller sans contrepartie. Il est temps pour vous en effet de recueillir les fruits des sacrifices que vous avez consentis.</p>
<p>Si, comme je le pense, nous réussissons à relancer vigoureusement notre activité économique, la situation de l’emploi devrait sensiblement se détendre. Les couches sociales les plus touchées par le chômage, les jeunes notamment, pourraient accéder à la vie professionnelle et voir leur sort s’améliorer. Nous ferons tout pour qu’il en soit ainsi. L’Etat, d’autre part, continuera à ouvrir la fonction publique dans la mesure de ses moyens.</p>
<p>Mon autre priorité, vous le savez, est d’améliorer les conditions de vie de notre population qui ne sont pas toujours dignes d’un pays comme le nôtre. La relance de la croissance devrait nous donner sur ce plan des marges de manœuvres plus importantes. Qu’il s’agisse de la santé, de l’éducation, du logement, de la sécurité sociale, de l’accès à l’électricité, à l’eau potable, soyez sûrs que les engagements que j’ai pris seront tenus dans toute la mesure du possible.</p>
<p><strong>Camerounaises, Camerounais,</strong><br />
<strong>Mes chers compatriotes,</strong></p>
<p>Voilà, résumés, les termes du contrat qu’investi de votre confiance, j’ai passé avec vous le 03 novembre devant l’Assemblée Nationale. Nous nous sommes ainsi engagés à faire ensemble du Cameroun une République exemplaire, une Nation respectée à l’extérieur, un Etat juste qui assure l’égalité des chances, un pays où la richesse nationale sera équitablement répartie.</p>
<p>Ce défi est sans doute un des plus importants auquel nous ayons eu à faire face depuis l’introduction de la démocratie dans notre pays. Le moment est maintenant venu de décider si nous voulons jeter toutes nos forces dans la bataille pour relancer notre économie et apporter des conditions de vie convenables à la majorité de notre peuple.</p>
<p>Pour ma part, j’ai la conviction qu’ensemble nous pouvons y parvenir. Si, comme je le pense, je peux compter sur vous comme vous pouvez compter sur moi, je ne doute pas que nous arrivions à nos fins.</p>
<p>Avant de conclure, je voudrais dire que le Cinquantenaire de notre Réunification, intervenue, comme vous le savez, le 1er octobre 1961, sera célébré avec toute la solennité nécessaire. Seule la concomitance de la date de l’anniversaire de cet événement historique avec celle de l’élection présidentielle nous a empêchés de le commémorer au moment où nous l’aurions souhaité. Il le sera dès que possible, à Buéa, avec toute la dignité et la ferveur voulues, car nous ne devons jamais oublier que la Réunification fut le premier pas de notre Nation vers son unité.</p>
<p><strong> Mes chers compatriotes,</strong></p>
<p>Laissez-moi maintenant vous présenter, à toutes et à tous, mes vœux les plus sincères de santé et de bonheur, pour la Nouvelle Année.</p>
<p>Bonne et heureuse Année 2012.</p>
<p>Vive le Cameroun !</p>
<p>Yaoundé, le 31-12-2012<br />
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		<title>Samuel Etoo: “On ne peut pas avoir un Etat dans un Etat”</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2011/12/22/samuel-etoo-on-ne-peut-pas-avoir-un-etat-dans-un-etat/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 22:01:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Sports]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Eto'o Fecafoot]]></category>
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		<category><![CDATA[football]]></category>
		<category><![CDATA[Interview Samuel Etoo]]></category>
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		<category><![CDATA[Samuel Eto'o Fils]]></category>
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		<category><![CDATA[Suspension Samuel Etoo]]></category>

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		<description><![CDATA[Selon le capitaine des Lions Indomptables qui s’est confié mardi soir sur la chaîne Canal 2 international, les dirigeants de la Fécafoot se sont arrangés à le suspendre. Morceaux choisis.
Eto’o accepte la suspension  
Aujourd’hui, nous nous retrouvons dans cette situation regrettable. Moi, personnellement, je suis mondialement Sali, mais j’accepte.
J’accepte parce que je n’ai pas choisi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Selon le capitaine des Lions Indomptables qui s’est confié mardi soir sur la chaîne Canal 2 international, les dirigeants de la Fécafoot se sont arrangés à le suspendre. Morceaux choisis.</p>
<p><strong><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/12/s-SAMUEL-ETOO-FILS-CAPITAINE-DES-LIONS-INDOMPTABLES_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Samuel Etoo Fils - capitaine des Lions Indomptables" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/12/s-SAMUEL-ETOO-FILS-CAPITAINE-DES-LIONS-INDOMPTABLES_large.jpg" alt="" width="639" height="480" /></a>Eto’o accepte la suspension  </strong><br />
Aujourd’hui, nous nous retrouvons dans cette situation regrettable. Moi, personnellement, je suis mondialement Sali, mais j’accepte.<br />
J’accepte parce que je n’ai pas choisi de naître Camerounais.  J’accepte parce que quand je regarde derrière moi,  je me dis que j’ai fait un long trajet pour arriver là où je suis. Et je vous dis, si ce sont les coups que je dois prendre pour que notre peuple, à travers le football, retrouve le sourire, j’accepte de prendre ces coups. Il y a une chose que je demande à mes frères et sœurs, c’est de rester calmes. On ne va pas se laisser emporter, on va rester sage. Je le dis parce que je ne cesse de recevoir des appels, des sms, des messages sur mon compte Facebook, etc. On ne fera pas justice comme ça. On sait quels sont les problèmes et on l’a dit publiquement. Je pense qu’aujourd’hui, il est temps qu’on dise à qui de droit qu’on ne peut pas avoir un Etat dans un Etat. On ne fait pas la politique, mais ma question est la suivante ; c’est vrai que j’en ai plusieurs, mais après, je ne souhaite pas revenir sur cette affaire, car, mon objectif n’est pas de rétablir la justice ou venir dire à Iya (le président de la Fécafoot, Ndlr), Tombi (le secrétaire général de la Fécafoot, Ndlr) ou Mveng (le 1er vice-président de la Fécafoot, Ndlr) tout ce que j’ai eu à dire devant cette commission. Vous savez bien que la Fécafoot s’est arrangée, mais il fallait que je continue à être respectueux, car, mes jeunes frères attendent ça de moi. A Marrakech, je n’ai pas seulement parlé en tant que capitaine de l’équipe nationale, mais en tant que représentant d’un groupe.  Et lors de mon audition, j’ai dit ce que nous avions conclu, mes coéquipiers et moi ; j’ai dit ce que nous avons fait, ce que nous pensions et comment nous voulions voir l’avenir. Après, ils ont décidé de me sanctionner, ils l’ont fait, ils m’ont sanctionné avec Enoh et Assou. Dans cette équipe, on a l’habitude de dire des choses sur Eto’o, au point où ça peut prêter à confusion, mais Enoh, quand même !</p>
<p><strong>Toujours capitaine des Lions</strong><br />
J’ai pris acte de la décision, mais, je reste en fonction, car, jusqu&#8217;à preuve de contraire, je n’ai pas été déchu de ma fonction de capitaine ; c’est vrai que j’ai été suspendu, mais je reste capitaine de l’équipe nationale du Cameroun. J’accepte ce coup, car, lorsqu’on défend une cause juste, on doit s’attendre à ce que de telles décisions soient prises.</p>
<p><strong>Contre la politique d’Iya</strong><br />
J’ai fait cinq ans sans parler au président Iya parce que je ne suis pas d’accord avec sa politique. J’ai fait cinq ans ou plus. Vous savez, j’ai commencé à prendre part aux assises en 2000. Imaginez-vous, de 2000 jusqu’au match Cameroun – Maroc (2009, Ndlr), où le président Iya nous a convoqués dans une chambre à l’hôtel Mont-Fébé, avec le capitaine Rigobert (Rigobert Song, Ndlr). Là, je lui ai dit que je ne suis pas d’accord avec sa politique et je le lui ai dit en privé, car il y avait la hiérarchie qu’incarnait le capitaine Rigobert. Le capitaine nous a fait part de ses difficultés et nous nous sommes dit qu’il fallait tous se mettre ensemble pour voir ce que nous pouvions faire.</p>
<p><span style="color: #ff0000;"><strong>« C’est l’argent qui fait problème »</strong></span><br />
(…) Je souhaite qu’on laisse tout ça en arrière et qu’on nous donne juste la possibilité de faire ce que nous, joueurs, savons faire. Quand vous avez traversé ce volet, parce qu’il y a beaucoup d’autres points, vous voyez les choses autrement. Il y a un autre problème qui s’appelle l’organisation. Moi, mon corps, c’est mon outil de travail. J’ai besoin de bien me reposer pour bien faire mon boulot, j’ai besoin de bien voyager pour bien faire mon boulot. Il faut qu’on comprenne ça, car, si je génère de l’argent, c’est pourquoi les gens de la Fécafoot gagnent cet argent. Tout ce que nous demandons, c’est d’être dans les meilleures conditions, parce que, je vais vous le dire, moi, Samuel, dans la plupart des contrats que le Fécafoot signe, si je suis absent, nous perdons 50 %, voire plus. C’est ce qui fait que même quand je suis blessé, je viens en sélection. Tout cela, c’est la responsabilité et quand on est responsable, on anticipe, on prévoit ; c’est de se dire : je connais le problème, alors, quelle peut être la solution ?  C’est ça la responsabilité et c’est ce que nous attendons des gens qui nous dirigent. L’équipe nationale a connu des problèmes pendant la dernière Coupe du Monde (…) ; moi, je suis le capitaine de cette équipe, mais est-ce qu’il est normal qu’il y ait des réunions dans mon dos, alors que nous sommes dans la même équipe ? C’est à cause des dirigeants ; c’est intéressé, parce qu’ils veulent qu’il y ait une division, parce qu’il fallait contrôler l’argent. C’est l’argent ; le problème, c’est l’argent. (…) L’Etat du Cameroun n’a pas à sortir son argent pour payer les joueurs, parce que nous remplissons les caisses de la Fécafoot avec nos jambes. Ça, c’est la vérité ; donc, qu’on ne nous dise plus que les joueurs demandent plus, comme j’ai pu le lire dans leurs conclusions. Je me dis mais, moi Samuel, je vous fais gagner de l’argent et moi je n’en gagne pas ? Je joue au football, j’aime mon pays, mais je mets de l’argent dans les caisses alors que d’autres s’enrichissent ? N’oublions pas qu’il y a eu des joueurs blessés qui n’ont eu droit qu’à 10 millions de Fcfa, de l’Etat en plus. Or, avec ça, vous ne pouvez pas organiser votre vie. Il faut que tout soit clair, afin que, lorsqu’on vient en équipe nationale, on sache à quoi on a droit. Je vais vous prendre un exemple : A Marrakech, je dis à monsieur Francis Mveng : « Excusez-moi, président, pouvons-nous avoir le contrat du tournoi Lg cup de Marrakech » ? Il me dit : « non, on ne l’a pas reçu ». Je lui ai dit non… mais c’est une faute professionnelle. Vous ne pouvez pas emmener les enfants d’autrui jouer un tournoi et vous dites que vous n’avez pas de contrat. Parce que si je me casse, c’est vrai que les Camerounais vont pleurer, mais ma famille en premier. Depuis des années, j’ai compris où est le problème et comme j’ai commencé à lutter contre ce problème, je suis l’homme à abattre, c’est tout.</p>
<p>(…) Je vais poser des questions et après, chaque Camerounais essayera de faire sa propre analyse, car, mon souci n’est pas de diviser les Camerounais. Ce que je veux, c’est que notre football avance, et avec ce qui s’est passé, je demande à tous mes frères de rester calmes : il ne faut pas qu’on nous mette dans une direction où nous aurons des comportements de certains voyous. Dans toutes les sociétés, il y a des voyous et des irresponsables, mais le peuple camerounais, lui, n’est pas irresponsable. Donc, je le redis, chers frères, restez calmes, ayez la tête vraiment froide. Mais la question qu’on doit se poser, c’est celle de savoir où va l’argent des transferts de joueurs, puisque cet argent est reversé à la Fécafoot ? Chaque Camerounais doit analyser ; nous avons des dirigeants qui vont analyser et, à partir de là, on pourra tirer des conclusions, afin de crever cet abcès. Aujourd’hui, on s’arrête sur ce que les enfants du Cameroun ont fait à Marrakech, alors que le problème du football camerounais est plus profond que ça. Il y a une certaine mauvaise gérance, et c’est ce que nous avons dénoncé. Ce n’est pas le fait qu’on nous emmène à Kinshasa pour un vol de deux heures, alors qu’on pouvait faire des stages à Yaoundé ou qu’on nous emmène à Bruxelles pour un vol de huit heures et qu’on revienne à Kinshasa où il fait 40 degrés, alors qu’il fait moins deux à Bruxelles. Il y a beaucoup de choses, mais le gros problème avec la Fécafoot, aujourd’hui, c’est l’argent. On a toujours dit : les joueurs demandent trop d’argent, et il est regrettable que ce soit toujours l’Etat qui paye les joueurs, alors que, normalement, nous, joueurs, nous générons beaucoup d’argent.  Si la Fécafoot existe aujourd’hui, c’est parce qu’il y a des footballeurs au Cameroun, c’est ça. (…) Je vais revenir sur une anecdote : A Marrakech, lorsque la question des primes s’est posée, les dirigeants de la Fécafoot et ceux du ministère n’arrivaient pas à s’entendre sur qui payera les primes. C’est Alim Konaté [membre du comité exécutif de la Fécafoot, Ndlr] qui a pris l’initiative de dire que c’est la Fécafoot qui allait payer. Mais comme la Fécafoot n’avait pas d’argent sur place à Marrakech, je me suis porté garant de financer, à condition que l’argent soit viré dans mon compte depuis Yaoundé. Mais cette proposition semble ne pas avoir été immédiatement prise en compte.</p>
<p>Propos recueillis sur Canal 2 international et retranscrits par<br />
Ateba Biwolé | 22 Decembre 2011 | Le Jour |<br />
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		<title>Déposition de Titus Edzoa: Toute cette affaire est une grosse arnaque juridique !</title>
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		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 21:41:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Deposition de Titus Edzoa]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Titus Edzoa]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal de grande instance du Mfoundi]]></category>

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		<description><![CDATA[Deposition de Titus Edzoa 16 Decembre 2011  
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a style="margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block; text-decoration: underline;" title="View Deposition de Titus Edzoa 16 Decembre 2011 on Scribd" href="http://www.scribd.com/doc/76336300/Deposition-de-Titus-Edzoa-16-Decembre-2011">Deposition de Titus Edzoa 16 Decembre 2011</a> <object id="doc_45286" style="outline: medium none;" width="100%" height="600" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="opaque" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="FlashVars" value="document_id=76336300&amp;access_key=key-1pengr4ho28lpe2ea9o3&amp;page=1&amp;viewMode=list" /><param name="src" value="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="doc_45286" style="outline: medium none;" width="100%" height="600" type="application/x-shockwave-flash" src="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf" wmode="opaque" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" FlashVars="document_id=76336300&amp;access_key=key-1pengr4ho28lpe2ea9o3&amp;page=1&amp;viewMode=list" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /> </object><br />
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		<title>L’ordre des médecins exige la fermeture de plus de 20 écoles privées de médecine</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Nov 2011 13:20:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[20 Ecoles de Medecines Illegales]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Ecoles Privees de Medecine]]></category>
		<category><![CDATA[enseignement supêrieur]]></category>
		<category><![CDATA[Fermeture Ecoles Privees de Medecines]]></category>
		<category><![CDATA[Guy Sandjon]]></category>
		<category><![CDATA[Ordre des Medecins du Cameroun]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour le régulateur, la majorité des institutions privées de l’enseignement supérieur ne réunit pas les critères exigés et ne garantissent pas une formation de qualité
Trois facultés et 26 écoles privées
Au Cameroun, la formation en médecine est assurée par trois facultés de médecine, toutes rattachées aux universités d’Etat. Il s’agit de l’université de Yaoundé I, Buéa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Pour le régulateur, la majorité des institutions privées de l’enseignement supérieur ne réunit pas les critères exigés et ne garantissent pas une formation de qualité</em></strong></p>
<p><strong><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/11/s-ETUDIANTS-EN-MEDECINE-AU-CAMEROUN_med.jpg"><img class="aligncenter" title="Etudiants en medecine au Cameroun" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/11/s-ETUDIANTS-EN-MEDECINE-AU-CAMEROUN_med.jpg" alt="" width="339" height="339" /></a>Trois facultés et 26 écoles privées</strong><br />
Au Cameroun, la formation en médecine est assurée par trois facultés de médecine, toutes rattachées aux universités d’Etat. Il s’agit de l’université de Yaoundé I, Buéa et Douala. A côté de ces écoles publiques, il y a une multiplicité d’autres écoles privées qui prétendent offrir la même formation. Sur ce point, le Cameroun est gâté. Et bat même les records d’Afrique. Avec 26 IPES (institutions privées de l’enseignement supérieur) qui, pour certaines, ont négocié la tutelle des universités d’Etat. C’est trop pour l’Ordre national des médecins du Cameroun (ONMC). « C’est même anormal dans un pays qui se veut moderne », tranche d’entrée de jeu le président en exercice de l’ONMC. «Tous les pays d’Afrique noire ont maximum deux à trois facs », souligne Guy Sandjon de la polyclinique de l’aéroport, en formulant une question de taille. «Comment peut-on expliquer la présence de trois fac et de 26 institutions privées ? » C’est la question centrale pour le ministère de la santé publique (MINSANTE) et du ministère de l’enseignement supérieur (MINESUP).</p>
<p><strong>Constatations</strong><br />
L’ONMC qui est garant de la santé publique, bien qu’intervenant en aval, a décidé de voir clair sur ce qui se passe en amont. « Pour le bien de tous les Camerounais », précise Guy Sandjon. Les constations donnent du palu. On apprend que la politique de la formation médicale aux IPES ne réunissant pas les critères exigés dans ce secteur ne semble pas garantir une formation de qualité pour quatre raisons. L’insuffisance d’infrastructures pédagogiques appropriées, l’insuffisance d’enseignants qualifiés autonomes, le manque d’hôpitaux d’application autonomes appropriés et l’inadaptation entre capacités de formation et effectifs de recrutement. Ce n’est pas tout. La pratique de la tutelle académique des IPES par les universités d’Etat constitue un réel problème. D’après l’ONMC, elle conduit aux dysfonctionnements « car sources de détournement des enseignants d’Etat au profit desdites IPES, avec pour conséquence une baisse de la qualité de la formation au sein des facs d’Etat et dans l’ensemble du pays ». Bien plus, l’ONMC constate que la baisse de la qualité de la formation médicale actuelle est porteuse à terme de menaces réelles sur la santé des populations, que les IPES de formation médicale ne constituent pas une solution garantissant une formation médicale de qualité pour les besoins, et que la production potentielle au sein des IPES de jeunes médecins de formation douteuse et en quantité non adaptée aux besoins du pays est une source de problèmes sociaux. C’est un véritable coup de gueule. Guy Sandjon enfonce le clou. « Un médecin mal formé est plus dangereux qu’un gendarme armé, parce qu’il a le permis de tuer », relève-t-il. «Non à la formation sous cette forme ! », martèle le président de l’Onmc, même s’il reconnait quelques-unes sérieuses dans le lot. Au trop trois. C’est pourquoi il demande au gouvernement de fermer le reste.</p>
<p><strong>Sept solutions</strong><br />
Cette position a été défendue par Guy Sandjon ce mercredi 23 novembre 2011, lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée dans les locaux de l’antenne de l’ONMC de Douala. Guy Sandon était entouré par le vice-président de l’ordre national des pharmaciens, le représentant régional de l’ordre national des chirurgiens et du secrétaire général du syndicat national des médecins privés. Les trois hommes ont entièrement partagé l’argumentaire de l’ONMC et sont engagés dans le même combat. Avant le 23, le même problème était au cœur des travaux de l’AG de l’ONMC tenu le 19 novembre 2011 à Yaoundé, où le même argumentaire a été déployé avec beaucoup plus de vitalité. Pour préserver le prestige du métier de médecin, l’ONMC propose sept solutions au gouvernement. Entre autres, la suspension ou le gel d’autorisations de création et d’IPES, l’évaluation des IPES actuelles par des instances indépendantes et qualifiées, la fermeture de celles ne répondant pas aux critères et normes exigés, le renforcement des capacités des Facs d’Etat du Cameroun. D’après l’ONMC, 6400 médecins sont actuellement inscrits au tableau de l’ordre et sont pour la plupart concentrés dans deux villes, Yaoundé et Douala. Certains refusant d’aller travailler dans les villes reculées. C’est un autre chantier de l’ordre. Tout comme celui de l’exercice illégal de la fonction objet aussi de la conférence de presse susdite. Sur le dernier point, Guy Sandjon annonce une opération de force pour mettre hors d’état de nuire ces « charlatans ».</p>
<p>Hervé B.Endong| Jeudi, 24 Novembre 2011| Journal du Cameroun |<br />
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		<title>Paul Eric Kingué:«Mon arrestation était programmée par les bananeraies françaises»</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Nov 2011 12:31:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Bananeraies du Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Bollore]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Kingue]]></category>
		<category><![CDATA[Interview Paul Eric Kingue]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Maire de Penja]]></category>
		<category><![CDATA[Njombe Penja]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Eric Kingue]]></category>

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		<description><![CDATA[Actuellement incarcéré à la prison centrale de Douala, Paul Eric Kinguè attend que la Cour d’appel rende sa décision dans l’affaire de détournement de fonds  de la commune de Njombé-Penja, dont il est accusé. Le montant des détournements est évalué à 1,4 millions  Fcfa.
Reconnu coupable et condamné le 14 janvier 2011 par le tribunal de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/11/s-PAUL-ERIC-KINGUE_sml.jpg"><img class="alignleft" title="Paul Eric Kingue" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/11/s-PAUL-ERIC-KINGUE_sml.jpg" alt="" width="259" height="194" /></a>Actuellement incarcéré à la prison centrale de Douala, Paul Eric Kinguè attend que la Cour d’appel rende sa décision dans l’affaire de détournement de fonds  de la commune de Njombé-Penja, dont il est accusé. Le montant des détournements est évalué à 1,4 millions  Fcfa.</strong></p>
<p>Reconnu coupable et condamné le 14 janvier 2011 par le tribunal de grande instance du Moungo à Nkongsamba pour 10 ans de prison, le quadragénaire a interjeté appel. Environ douze avocats européens du barreau de Bruxelles, de Luxembourg et nationalité russe assureront désormais la défense du locataire de la spéciale 18 de l’ex-maire de l’arrondissement de Njombé-Penja. Avant la prochaine audience du 19 décembre 2011, il explique dans les lignes qui suivent comment il a  été condamné à 10 ans de prison ferme par le tribunal de grande instance du Moungo, sans que celui-ci ait entre les mains la moindre pièce prouvant qu’il a perçu la somme de 1.400.000 Fcfa querellée.</p>
<p>Une  pièce qui  n’existe toujours pas. Pourtant, on parle ici de la gestion dans la commune dont il avait la charge. Or, qui parle de gestion parle de pièces et donc de traçabilité. Selon lui, nul doute : on veut lui arracher 10 ans de sa vie sans que la moindre trace existe dans son dossier qui montre qu’il n&#8217;a effectivement perçu quoi que ce  soit.  Et se demande n’est-ce pas là lui refuser les lois de droit commun qui prescrivent pourtant au juge de ne fonder sa décision que sur des preuves administrées au cours des débats ?  Dans cet entretien qu’il a bien voulu donner au Messager, il explique comment il a été  condamné pour une infraction qu’il n’a pas commise.</p>
<p><em>«Mon arrestation était longtemps programmée par les bananeraies françaises du Moungo»</em></p>
<p><strong>Nous vous remercions enfin d’avoir accepté de nous parler, vous qui êtes assez méfiant, voire hermétique vis-à-vis de la presse !</strong></p>
<p>Méfiant  peut-être mais pas hermétique. Vous savez que ma condition de prisonnier d’une part et d’homme politique par ailleurs, m’impose une stricte retenue de manière générale et surtout, comme une fermeture vis-à-vis de la presse que je respecte particulièrement, pour le rôle qu’elle joue dans la transformation de notre pays, malgré ses modestes moyens.</p>
<p><strong>Où en êtes-vous avec vos procès ?</strong></p>
<p>Je ne pense pas qu’il m’appartienne de répondre à cette question. Seulement, si j’avais quelque chose à dire à ce sujet, je dirais que mes procès piétinent. Ils ont été planifiés pour piétiner et ils piétinent tel que programmés par mes bourreaux qui entretiennent en permanence certains magistrats par des espèces sonnantes et trébuchantes, pour me maintenir le plus longtemps possible en prison, comme si j’étais un trophée de guerre du régime actuel. En tout cas, tout se passe comme si pour que le régime actuel vive pleinement, il faut que Paul Eric Kinguè ne soit jamais mis en liberté, comme si j’avais attenté à la vie du chef de l’Etat et de mes concitoyens. Sinon comment comprendre l’acharnement dont je suis l’objet alors même que les procédures lancées contre moi sont vides les unes les autres ?</p>
<p>Tout est planifié disais-je pour que je ne sois pas libéré avant les prochaines municipales ou législatives parce que je fais peur aux gens qui ont monté contre moi des dossiers mensongers et calomnieux et qui ont réussi à obtenir ma révocation par le chef de l’Etat trompé lui-même de long en large, dans ces affaires tissées de toutes pièces et qui me sont injustement  collées au dos. Ces procès piétinent sans que cela n’émeuve les responsables au plus haut niveau, chargés de la Justice, encore moins le ministère public qui est à l’origine de ces multiples renvois et dont le patron dans le Littoral est  le principal cerveau du complot ourdi contre moi.</p>
<p><strong>Pensez-vous vraiment que les affaires vous concernant sont politiques et comment ?</strong></p>
<p>Il n’y a rien de judiciaire dans mes dossiers. Les lois sont ostentatoirement piétinées et violées dans les procédures. Les décisions ne reposent sur rien. Après avoir été condamné à trois ans pour les émeutes de février 2008. Au cours de cette procédure, le public toujours nombreux dans la salle d’audience a eu droit à un président de collégialité spectaculaire qui n’avait jamais cessé de dire qu’il venait dire le droit et rien que le droit, parfois à grand renfort de tapage devant le public et les media parfois médusés. Mais à la fin, la montagne n’a accouché que d’une souris, celui-ci et ses collègues s’étant vu obligés de &#8220;pondre&#8221; un jugement venu de Yaoundé et en déphasage total avec le procès qu’ils ont mené d’un bout à l’autre. Une telle justice mérite-t-elle que des investisseurs viennent risquer leur fortune au Cameroun ?</p>
<p>En lisant le jugement que cette collégialité a rendu, vous constaterez que sur quatre chefs d’accusation, trois n’ont pas été retenus par la Cour d’appel, notamment l’infraction de réunion illégale au cours de laquelle j’étais supposé avoir préparé les émeutes, d’obstruction sur la voie publique et d’attroupement, qui étaient pourtant des éléments qui soutenaient le jugement de Nkongsamba. Ces trois chefs d’accusation tombés, il n’était plus possible de retenir ma culpabilité par rapport à la « complicité de pillage en bande ».</p>
<p>Pourtant, ma culpabilité a été impliquée sans que le juge puisse dire où, quand, comment et avec qui j’ai été impliqué dans les émeutes de février  2008. Par une alchimie dont ils maîtrisent seuls le secret, j’ai été condamné à 3 ans aux motifs que mes discours contre les bananeraies depuis 2002, ont été enfouis dans les subconscients des jeunes et remontés en surface en 2008. Il faut dire qu’aucun discours venant de moi, prononcé en 2002 n’a été versé au dossier de procédure. Il est même arrivé de me poser la question de savoir l’acte que j’ai posé en 2008 pour être arrêté à ce moment précis. Une véritable conjecture psychanalytique en somme.</p>
<p>Voyez-vous notre justice ? Savez-vous combien d’entreprises ont fermé leurs portes au Cameroun laissant de multiples familles dans la misère du fait de la justice ? Je reste convaincu que mes affaires sont exclusivement politiques parce que souvenez-vous, j’ai été arrêté pour avoir déclaré dans une chaîne de télévision qu’il y a eu mort d’homme pendant les émeutes de février 2008. Cette déclaration était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase et qui a facilité mon arrestation longtemps programmée par les bananeraies françaises du Moungo. Une seule opinion et cela a suffit. Un détenu politique n’est-il pas celui qu’on prive de liberté pour ses opinions ? Enfin est-il possible de penser que mes procès ne sont pas politiques quand il m’est refusé le droit tel que libellé dans l’arsenal juridique de droit commun au Cameroun ?</p>
<p>Si on refuse de m’appliquer les Lois de droit commun, que voulez-vous que je pense ? Un accusé de droit commun est jugé par les lois de droit commun. Ce qui n’est pas le cas avec moi. J’ai été condamné à 10 ans de prison ferme par le tribunal de grande instance du Moungo, sans que celui-ci ait entre les mains la moindre pièce prouvant que j’ai perçu la somme de 1.400.000 Fcfa querellée.  En appel, cette pièce n’existe toujours pas. Pourtant on parle ici de ma gestion dans la commune dont j’avais la charge ; or qui parle de gestion parle de pièces et donc de traçabilité. On veut m’arracher 10 ans de ma vie sans que la moindre trace existe dans mon dossier qui montre que j’ai perçu la somme querellée. N’est-ce pas là me refuser les lois de droit commun qui prescrivent pourtant au juge de ne fonder sa décision que sur des preuves administrées au cours des débats ? Nul ne peut être condamné pour une infraction qu’il n’a pas commise. Pour établir un commencement de preuves ; pourtant, je suis condamné.</p>
<p>En l’absence de toute pièce m’accablant, sur quoi s’est fondé le premier juge pour me condamner à 10 ans de prison ? Le détournement relève-t-il de l’ésotérique ou du vaudou qu’on ne peut pas prouver ? Dans la même  procédure, il m’est reproché d’avoir imité la signature du préfet au moment des faits. Non seulement tous les témoins de l’accusation disent n’avoir jamais reçu de moi la pièce incriminée, mais la pièce elle-même qui m’est opposée est une reproduction, c&#8217;est-à-dire une photocopie dont on ne présente pas l’original. Or la loi et la jurisprudence excluent la photocopie comme preuve et ne l’acceptent que si elle est légalisée conformément à l’original, et même à condition que la partie mise en cause ne soulève pas de doute par rapport à ladite copie légalisée. Or depuis Nkongsamba, le premier juge a retenu ma culpabilité en me condamnant sur la base d’une photocopie, terrible ! N’est-ce pas là un procès politique ?</p>
<p>Ce que je demande à mon pays, c’est que je sois jugé selon les lois de droit commun si l’on veut démontrer que  je ne suis pas un détenu politique. Le contraire confirmerait que je suis un détenu politique et donc l’Etat doit cesser de clamer qu’il n’y a pas de détenu politique au Cameroun. J’en suis un et ne cesserai jamais de le clamer. Pour clôturer, j’ai été poursuivi sans qu’il y ait le moindre rapport de contrôle sur ma gestion, exactement comme un boutiquier malien vendant du « foléré » ; pourtant, au moment des faits, j’étais un ordonnateur, un gestionnaire justiciable devant le conseil de discipline budgétaire et financier. Je n’y ai jamais été traduit conformément à la loi n° 74/18 du 05 décembre 1974 relative au contrôle des ordonnateurs et gérants des crédits publics et des entreprises d’Etat, modifiée par la loi n° 76/04 de juillet 1976. Pire jamais, il n’y a eu le moindre contrôle sur ma gestion. Voyez-vous à quoi ressemblent mes procès ?</p>
<p>Par ailleurs, pouvez-vous compter le nombre de gestionnaires et comptables dont les fautes sont formellement établies, en centaines de millions voire de milliards aussi bien par le Contrôle supérieur de l’Etat, la Conac (rapport Conac 2008 &#8211; 2010), l’Anif qui sont en liberté ? Pourtant, leurs fautes de détournement sont déjà établies … Pour 1.400.000 Fcfa, sans preuve et sans le moindre contrôle, j’ai été jeté en prison depuis 4 ans. J’entre ainsi dans le livre record du Cameroun, pour être le premier et l’unique ordonnateur poursuivi au Cameroun depuis 1960 pour 1.400.000 Fcfa qu’on n’arrive toujours pas à prouver. Ne trouvez-vous pas cela curieux ? Non ! Cherchez la cause de mon arrestation dans les bananeraies et pas ailleurs.</p>
<p><strong>Selon vous qu’est-ce qui peut justifier ces multiples renvois dans vos affaires ?</strong></p>
<p>Ni la loi, ni le bon sens ne peuvent justifier le dilatoire sciemment entretenu dans mes procédures. Je parle surtout de la loi parce que, qu’il s’agisse de notre code de procédure pénale ou des conventions internationales, « Tout individu arrêté ou détenu du chef d’une infraction pénale sera traduit dans les plus courts délais devant un juge ou toute autre autorité habilitée par la loi à exercer des fonctions judiciaires et devra être jugé dans un délai raisonnable ou libéré ». Cette disposition qui résulte du Pacte international relatif aux droits civils et politiques a été adoptée le 16 décembre 1966 à New-York et est entrée en vigueur le 23 mars 1976. A celle-ci, il faut ajouter le principe même du procès équitable qui, lui aussi, intègre la notion de délai raisonnable, pour ce qui est d’une procédure pénale, parce qu’il s’agit ici de la privation des libertés des citoyens. Ne pensez-vous pas que nous sommes dans un pays exceptionnel où la justice peut aller dans tous les sens que cela n’émeuve le moindre de nos dirigeants en charge des questions judiciaires ?</p>
<p><strong>Quel commentaire vous inspire l’attitude de l’avocat général toujours absent dans votre procès en Cour d’appel ?</strong><br />
Je n’ai pas à commenter la moindre attitude d’un magistrat, encore moins le procès lui-même tant qu’il n’est pas rendu à son terme. Seulement, notre justice n’en sort pas gratifiée lorsqu’un magistrat, pour présenter une réquisition intermédiaire, je dis bien intermédiaire, est obligé de provoquer des renvois sur 4 mois ! Même au Rwanda, on n’a pas vu ça après le génocide. Si notre pays veut mériter d’être respecté parmi les Etats en transformation positive en Afrique, il doit mettre un accent particulier sur sa justice devenue assassine du fait de quelques individus (mortels pourtant) déterminés à faire de celle-ci un instrument de règlement de compte.</p>
<p><strong>On a remarqué une forte présence d’avocats venus d’Europe pour vous défendre. Pouvez-vous nous dire davantage ?</strong></p>
<p>Tout accusé jouit du droit inaliénable d’être assisté par des conseils. Les organisations humanitaires et des droits de l’homme qui suivent dans leur grande majorité l’affaire Paul Eric Kinguè depuis bientôt 4 ans, ont décidé de voler à mon secours au regard des injustices dont je suis l’objet depuis février 2008, des injustices doublées d’acharnement incompréhensible. C‘est sans doute, révoltées par une machine politico-judiciaire déréglée et déshumanisée, déterminée à me broyer que ces organisations et associations d’avocats d’Europe et d’Afrique, partenaires des Nations-unies ont décidé de m’apporter leur soutien.</p>
<p>Ils sont une douzaine venant de plusieurs pays d’Europe et d’Afrique engagés à venir vivre et toucher du doigt le fonctionnement de notre Justice à travers mes dossiers. Cette Justice que nous décrions tant, à cause de ses légèretés, de son manque d’objectivité, de ses faiblesses dues tantôt à sa subordination au pouvoir politique, tantôt à sa fébrilité face à la corruption qui la plie dans la plupart de temps, parce qu’il faut le reconnaître, ils sont trop peu, les magistrats qui ont des « couilles » et donc capables de s’affranchir des pressions diverses qu’ils subissent au quotidien. Quelques uns seulement osent en tout cas.</p>
<p><strong>Des dossiers vous en avez… ! Combien sont-ils réellement ?</strong></p>
<p>En réalité, j’entends par dossiers judiciaires un ensemble d’éléments palpables réunis pour ma procédure. Dans ce sens, tout ce qui est qualifié de « dossier » contre moi, me semble plutôt une compilation de dénonciations calomnieuses non-fondées et sans supports, montées pour me briser la vie, parce qu’ayant pris sur moi, alors que j’étais maire de Njombé-Penja, d’exiger que les Français des bananeraies, installés à Njombé-Penja paient des impôts locaux dont ils étaient exonérés depuis 30 ans. Pour  me détruire, ils se sont ralliés à certains responsables politiques bien connus à Yaoundé, et à l’ancien préfet récompensé pour le rôle joué dans mon dossier, devenu gouverneur pour « service bien rendu » dans le dossier Kinguè.</p>
<p>Pour revenir à votre question, à ce jour, 3 dossiers ont été montés contre moi. Le premier portait sur les émeutes de février 2008, à son terme à la Cour d’appel, j’ai été condamné à 3 ans d’emprisonnement pour que « l’Etat ne perde pas la face » tel que me l’a confié le magistrat, alors qu’aucun témoignage de l’accusation ne m’accablait ; le second porte sur un prétendu détournement de la modique somme de 1.400.000 Fcfa que même le Sud-Soudan, Etat nouvellement créé, n’aurait pas exigé au point de jeter un ordonnateur/gestionnaire en prison, même si cela avait été vrai. Dans cette procédure, j’ai été condamné à 10 ans d’emprisonnement ferme pour dit-on, avoir détourné la risible somme de 1.400.000 Fcfa soit 2.300 euros, sans qu’une pièce prouvant que de près ou de loin, j’ai eu le moindre contact avec la somme querellée ait été versée au cours des débats. Plus grave, la commune de Penja s’est désistée de cette procédure en argumentant qu’elle n’a jamais subi de préjudice financier. En conséquence, elle a refusé de se constituer partie civile.</p>
<p>Le ministère public vogue seul désormais dans ce procès sans allié de circonstance, tout seul comme un veuf, allez-y comprendre pourquoi … ? Où avez-vous vu une institution perdre de l’argent et ne pas vouloir se faire rembourser ? La commune dit clairement n’avoir rien perdu, pourtant, les gens perchés dans des bureaux de Nkongsamba, de Douala et de Yaoundé, sans aucun lien avec la commune de Njombé-Penja, sont convaincus que celle-ci a subi un préjudice qu’ils n’arrivent malheureusement pas à prouver.</p>
<p>A ce stade du procès, tous les témoins de l’accusation déclarent ne m’avoir jamais donné la somme qu’on dit avoir été détournée. Du receveur municipal au billeteur de la commune, en passant par la caissière, tous disent n’avoir jamais reçu de moi la pièce prétendument falsifiée, pourtant voici bientôt 4 ans que je suis maintenu dans les lieux de la détention pour ce procès, avec au compteur, la mort de mon fils, décédé par « erreur de transfusion sanguine » sans que je ne sois capable de l’assister. Quatre ans de douleur sans que personne au Rdpc ou au sommet de l’Etat s’en émeuve, dans un pays dit de droit.</p>
<p>Enfin, le troisième dossier porte sur un prétendu détournement dans la même période d’exercice de mes fonctions, de la somme de 4.960.000 Fcfa qu’on dit avoir été détournée suite au don d’une entreprise de la place. Pour information de l’opinion, cette somme avait été donnée pour installer le réseau Snec sur un kilomètre de distance à la commune de Penja. Ce réseau d’eau a été installé et visible par tous, réceptionné par la commission des travaux mise sur pied à l’époque des faits par le maire que j’étais. Un procès verbal a été établi par ladite commission qui après un suivi régulier, s’est dite satisfaite des travaux faits selon elle, dans les règles de l’art.</p>
<p>Il m’est reproché d’avoir détourné cette somme qui a pourtant permis l’installation de l’eau visible pour laquelle elle était destinée (sur 1 km de distance). Le détournement n’est-il plus défini comme « l’obtention ou la rétention frauduleuse » d’un bien appartenant à l’Etat ?</p>
<p>Dans la même procédure, il m’est reproché d’avoir détourné des sommes de location du « Caterpillar » de la commune de Penja que je n’aurais pas reversées dans les caisses de celle-ci. Les seuls éléments que détiennent les magistrats du Moungo sont des reçus signés par des agents de la commune, confirmant qu’ils ont perçu quelques sommes d’argent, résultant de la location du Caterpillar. Aucun de ces reçus ne porte ma signature. Cerise sur le gâteau, cette procédure a été instruite aussi bien par le juge d’instruction que par la juridiction de jugement sans que je ne sois régulièrement et préalablement cité.</p>
<p>Pourtant, la citation préalable est obligatoire en matière pénale. Pour couvrir la corruption dans laquelle ils baignent, les magistrats du Moungo disent avoir remplacé la citation préalable par le mandat d’extraction qui lui, n’a pas la même finalité, ni le même objet que la citation préalable dont le défaut ne peut être couvert que par l’acceptation par l’accusé de comparaître et de passer outre la citation préalable. Une véritable incongruité judiciaire. Pensez-vous que les magistrats du Moungo ignorent que la citation préalable ne peut être remplacée par le mandat d’extraction, qui lui est un ordre donné au régisseur de prison de conduire sous bonne escorte un accusé devant une juridiction ? Ceux-ci sont tellement engloutis par les bananeraies dans cette affaire qu’ils n’ont pas d’autres choix que de violer la loi, dans un Etat pourtant dit de droit.</p>
<p><strong>Vos déclarations nous semblent gravissimes ?</strong></p>
<p>Je dis difficilement des choses non fondées. Je ne les dis presque jamais. Le peuple camerounais mérite d’être édifié sur ces questions qui touchent notre justice. Plusieurs de ces affaires ne sont ni plus, ni moins que des règlements de compte. Et le chef de l’Etat gagnerait à être regardant dans ces affaires parfois mal cuisinées et qui lui sont présentées par des collaborateurs animés d’autres objectifs que la justice. Vous n’avez qu’à voir en l’espace de combien de temps certaines poursuites contre les détenus Olanguena, Abah Abah et autres sont démontés comme des puzzles de papiers légers ! J’en profite pour saluer ces magistrats courageux, peut-être seront-ils des exemples pour d’autres.</p>
<p><strong>Avez-vous écrit au président de la République ?</strong></p>
<p>Oui, il a été saisi aussi bien par moi que par des personnalités européennes dont je tais les noms ici pour des raisons de discrétion. Les ong internationales et la commission gouvernementale des droits de l’homme et des libertés ont attiré la haute attention du chef de l’Etat par rapport aux violations flagrantes des lois et l’acharnement dont je suis victime. Il aurait, et je parle au conditionnel, demandé d’être édifié sur mes dossiers. Le chef de l’Etat a le devoir d’écouter un citoyen quand il crie. Un citoyen ne crie pas tant à l’injustice s’il n’en est pas une victime. Si mes dossiers n’étaient pas juridiquement vides, je ne crierai pas autant. En tout cas, je n’en aurais pas le courage.</p>
<p>Le président de la République vient d’être réélu. J’en profite pour l’en féliciter. Mais seulement, si son septennat ne lui permet pas de se rapprocher des cris de détresse et des pleurs de ses concitoyens, ses grandes réalisations pourraient être noyées dans un océan de larmes, de frustration et de découragement de ses concitoyens qui viennent de lui renouveler leur confiance. Je suis terrorisé par la justice de mon pays et je ne me fatiguerai pas de le dénoncer. Je le ferai jusqu’à ce que mort s’en suive. Il n’y a pas de Camerounais venus accompagner une classe de privilégiés dans notre pays, il n’y a pas de Camerounais ayant le droit de vie ou de mort sur d’autres Camerounais du fait du privilège des décrets et autres décisions et arrêtés. Le président Paul Biya doit s’atteler à comprendre en profondeur les récriminations de ses compatriotes parce qu’il est seul à avoir prêté serment devant eux. Lui seul est responsable de son peuple. Il ne doit plus se fier aux seuls services de renseignements classiques qui, dans la plupart de temps, ne lui remontent pas la vérité telle qu’elle est, pour diverses raisons.</p>
<p><strong>Vous venez une fois encore de parler de la mort et pourtant vous menaciez de vous immoler il y a quelques temps ?</strong></p>
<p>Oui et ça, je n’ai pas laissé. Je suis dans la même logique. Nul ne peut supporter l’injustice telle que je la vis. J’ai perdu mon fils sans être capable de l’assister. Bientôt, l’acte que je poserai captivera obligatoirement l’attention de tous les Camerounais, du président de la République et de la planète tout entière. Nos dirigeants doivent cesser de penser que Dieu les a investis du pouvoir d’écraser leurs semblables. Moi en tout cas, je n’accepterai plus ça pour longtemps. Je ne demande qu’à être jugé de manière équitable et dans un délai court désormais, et que les décisions rendues dans mes dossiers aient pour seuls supports des preuves. Détourner ne relève ni de l’alchimie, ni des sciences occultes.</p>
<p>Détruire pour 4 ans, 10 ans ou plus la vie d’un homme mérite d’avoir de bonnes raisons en matières judiciaires, c’est les preuves. Si on veut bâtir une véritable paix durable et même le socle de tout développement que nous espérons tous. Il m’arrive parfois de me demander si les hommes et les femmes formés pour juger les créatures de Dieu regardent avec fierté, après avoir rendu des jugements manipulés et tordus, leurs enfants et compagnons sans qu’ils aient des battements de cœur. Notre justice est en pleine putréfaction et pour le dire franchement, les projets structurants ne peuvent véritablement avoir des impacts positifs sur les vies des Camerounais que si ces derniers sont à l’abri des assassinats judiciaires programmés tel que c’est le cas aujourd’hui.</p>
<p>Il n’est un secret pour personne que les projets dits structurants ont entre autres pour objectifs d’attirer les investisseurs dans notre pays. L’attrait desdits investisseurs ne peut se concrétiser lui-même qu’à travers la mise en place réelle d’un climat de confiance que seule la justice peut secréter. Si tel n’est pas le cas, quel opérateur économique prendrait le risque d’engloutir sa fortune dans un pays où les lois sont violées, les procédures judiciaires piétinées, les jugements bâclés et très souvent sans supports ? Un pays où justice rime avec règlement de compte ?</p>
<p><strong>L’élection présidentielle vient de se tenir avec à la clé, le sacre du président Paul Biya, quel commentaire ? On ne vous a pas entendu… !</strong></p>
<p>Les prisonniers ne parlent pas de politique. Une fois de plus, souffrez que je m’en abstienne sans pour autant abdiquer. Mon souhait le plus fort par contre est de voir le président élu faire de l’assainissement de notre justice, la priorité des vastes chantiers annoncés pour notre pays. En attendant, bonne chance pour lui.</p>
<p>Entretien avec Blaise-Pascal Dassie | 26 Novembre 2011 | Le Messager |<br />
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		<title>Après l&#8217;élection présidentielle: Préparer le Cameroun à l&#8217;après Biya pour une stabilité durable</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Nov 2011 23:51:41 +0000</pubDate>
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