Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 14/07/2010|
Les troupes d’anciennes colonies françaises ont ouvert le défilé militaire sur les Champs-Elysées à Paris, ce qui a créé la polémique.

AFP/Eric Feferberg Nicolas Sarkozy et le président malien Amadou Toumani Toure lors du défilé du 14 juillet 2010 à Paris
Le chef de l’Etat a donné le coup d’envoi de la cérémonie à 10h00 précises place de l’Etoile. Il a rejoint, sur la tribune présidentielle, les chefs d’Etats et dirigeants africains de treize pays africains francophones, ses invités d’honneur à l’occasion du 50e anniversaire de leur indépendance, pour suivre le défilé, arrosé par moments d’une pluie battante.
Avec son gouvernement au complet, entouré des présidents camerounais et burkinabé, Paul Biya et Blaise Compaoré, tandis que son épouse, Carla, avait à ses côtés, Chantal Compaoré et Chantal Biya, il a assisté à des tableaux musicaux où tambours africains se sont notamment mêlés aux tambours français.
Le défilé aérien, conduit par les Alpha Jet de la Patrouille de France, a alors ouvert le bal.

AFP/Bertrand Langlois Nicola Sarkozy, Paul Biya (de dos) et Idriss Deby et le 14 juillet 2010 à Paris
Par détachement d’une trentaine d’hommes (ou de femmes dans le cas de amazones du Bénin), les nations africaines ont battu le pavé dans l’ordre alphabétique : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Congo-Brazzaville, Gabon, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo. Les Tchadiens, tout de blanc vêtus et au pas de l’oie impeccable, ont suscité l’admiration du public. Conviée, la Côte d’Ivoire était représentée par son ministre de la Défense mais ne défilait pas.

AFP/Eric Feferberg Nicolas Sarkozy baise la main de son épouse Carla Bruni le 14 juillet 2010 placede la Concorde à Paris
De nombreuses critiques
La veille, en recevant ses hôtes africains, M. Sarkozy avait justifié l’invitation faite à ses homologues et le défilé de leurs troupes, face aux multiples critiques. Il s’était défendu de toute “nostalgie coloniale”, soulignant au contraire “l’injustice et les erreurs” de cette période. “C’est le lien du sang que nous célébrons”, a-t-il écrit dans un message aux participants du défilé.
Alors que des ONG ont dénoncé la possible présence de “criminels” dans les contingents africains du défilé, Hervé Morin (Défense) a affirmé qu’il n’avait “aucune indication de la sorte”. 4.400 hommes ont défilé au total ainsi que 269 véhicules, 241 chevaux et cavaliers, 82 motos, 79 avions et 38 hélicoptères.
Le défilé s’est clos avec huit parachutistes qui ont bravé un temps difficile pour se poser pile devant la tribune d’honneur, place de la Concorde, porteur des couleurs françaises et européennes et des drapeaux des quatorze nations invitées, dont celui de la Côte d’Ivoire.
Pas de garden party
Nicolas Sarkozy a pris un bain de foule avant de regagner l’Elysée, où il a reçu à déjeuner, avec son épouse, douze Français “méritants” -cinq femmes et sept hommes – ainsi que leurs conjoints, venus d’horizons très divers, professionnels et géographiques.
Pour la première fois, ce défilé n’a pas été suivi par la traditionnelle garden-party à l’Elysée, annulée cette année par mesure d’économies.
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