Le Jour|14 juillet 2010|Le Jour|
Après avoir torturé Nejad Rahman Rahimi, les gendarmes lui ont extorqué cinq millions de francs Cfa à légion de gendarmerie du Littoral à Bonanjo. Ses pieds, sa hanche et d’autres parties de son corps gardent les traces d’hématomes, malgré plusieurs séjours à l’hôpital. Plusieurs fois, il est retourné dans les couloirs de l’unité de gendarmerie où certains de ses bourreaux sont toujours en service. Sa plainte adressée au commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire est restée sans suite. Tout comme ses démarches auprès du commandant de la 2ème région de gendarmerie n’ont pas permis d’inquiéter l’ex commandant de la légion, Emmanuel Meka Meka.
Lorsque l’affaire en cause se déclenche le 23 septembre 2009, Nejad Rahman Rahimi, qui est alors gérant de Pico restaurant, snack bar et dancing, répond à une convocation de la gendarmerie. Une procédure en litige immobilier l’oppose alors à son bailleur, Salvador Kamga. Du 23 au 30 septembre, Nejad Rahman va séjourner en cellule. Il est menacé de viol. Le plan ne va échouer que grâce à la clémence des autres gardés à vue qui se préoccupent de son état de santé. Il est diabétique. Les coups de crosses l’ont plongé dans un coma de deux jours. Les gendarmes exigent le paiement d’une somme de 11.000.000 de francs Cfa. « Un montant indu », affirme Nejad Rahman qui précise qu’on exigeait de lui, des arriérés fictifs de loyer. Sous la pression, un compatriote de l’Iranien paie 5.000.000 francs Cfa. A la légion à Bonanjo, l’un des responsables en poste affirme que « ce qui est arrivé à Nejad Rahman est regrettable », avant de préciser que les faits en causes ont été commis alors que l’actuel commandant n’était pas encore en poste.
Aujourd’hui, Nejad Rahman Rahimi se dit soulagé grâce à l’implication de la justice. Le Tribunal de première instance de Douala Bonanjo va connaître le 15 juillet prochain, l’affaire. L’Iranien a cité directement Salvador Kamga pour « complicité d’arrestation et séquestration, extorsion de fonds, entrave à la liberté de travail et vol », en attendant une autre poursuite contre les gendarmes. En attendant l’ouverture du procès, tous les effets de Nejad Rahman Rahimi scellés au Pico, ont été enlevés et vendus par son bailleur.
You must be logged in to post a comment Login