Prix Obiang : le représentant de la Guinée équatoriale à l’Unesco limogé

MALABO – Le représentant de la Guinée équatoriale à l’Unesco a été démis de ses fonctions par Malabo sans explications, selon un décret présidentiel lu vendredi à la radiotélévision nationale.

Cette décision intervient en pleine polémique sur la suspension le 15 juin d’un prix scientifique parrainé par le président Téodoro Obiang Nguema parce que des ONG, des universitaires et jusqu’au prix Nobel de la paix Desmond Tutu avaient fait part de leur indignation.

“Je démets M. Juan Bautista Osu Bita de ses fonctions au poste de représentant permanent de la Guinée équatoriale auprès de l’Unesco à Paris”, indique un décret signé du président lu à la radiotélévision nationale.

Dans un second décret, le président équato-guinéen a nommé “M.Pancracio Esono Mitogo” pour le remplacer.

Aucune explication officielle n’a été donnée sur ce changement.

Le président Obiang dirige son pays d’une main de fer et son régime est régulièrement dénoncé pour ses violations des droits de l’homme.M. Obiang Nguema avait offert 3 millions de dollars pour cinq ans, à raison de 300.000 dollars par an (le reste pour l’administration du prix) pour “récompenser la recherche en sciences de la vie”, selon l’Unesco.

L’organisation s’est donné jusqu’à octobre pour statuer sur l’avenir de cette récompense.

AFP|6 Aout 2010|AFP|

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Sarkozy entre amalgame,outrage à l’esprit des lois et incitation à la haine

Les trois grandes fautes de Nicolas Sarkozy selon le philosophe Bernard- Henri Lévy

Première erreur

Le 28 juillet dernier, au lendemain des actes de délinquance graves dont Saint-Aignan (Loir- et- Cher) a fait l’objet, Le président Sarkozy convoque un sommet à l’Elysée pour faire le point sur la situation des Roms et des gens du voyage. On pouvait voir dans le principe même de ce sommet une volonté de mettre tous les Roms dans le même sac. Or il en a parmi eux, ceux qui sont en situation régulière, bénéficiant de statut de gens du voyage reconnu par la législation française en 1972 et même avant. Ce qui est choquant c’est de dire au lendemain des incidents de Saint-Aignan, nous allons nous statuer sur le cas des Roms et des gens du voyage. Au lieu de punir juste les coupables. C’est prendre la partie pour le tout. Il stigmatise ainsi une population. Ce qui est contraire aux usages de la république. Ce qui a aussitôt réveillé le sentiment de rejet de cette population au niveau de l’opinion publique qu’on croyait disparu ou digéré. Le gitan par exemple c’est le « voleur de poules » ou propriétaire de « Mercédès grosse cylindrée ».

Pourtant il existe de honnêtes gens, français de longue date dans ces communautés mais aucun d’entre eux n’a été convié lors de ce sommet. Et elles s’en sont indignées.

Le philosophe pense que ce traitement n’est réservé qu’a cette catégorie de population. D’autres communautés sont consultées sur les problèmes qui les concernent. Pourtant peu de responsables s’en sont émus. C’est encore plus choquant quand on sait que la gauche qui nous a habitué à taper sur tous, a mésestimé cette affaire puisqu’elle s’en est peu préoccupé.

La deuxième erreur de Nicolas Sarkozy fut de s’attaquer à la nationalité française.

Il propose désormais de retirer la nationalité française à « Toute personne d’origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d’un fonctionnaire de police, d’un militaire de la gendarmerie ou toute autre personne dépositaire de l’autorité publique ».

Le philosophe s’attaque à la nature ubuesque de la notion « d’origine étrangère » tout en soulignant le vide juridique dans lequel se retrouveront les futurs ex- français si les sages (Conseil Constitutionnel, Conseil d’Etat) ou la parlement valident la loi. Sachant qu’il n’y a pas de nationalité de rechange.

A partir de quel moment on est ces « étrangers » que le président désigne puisque des immigrations, la France en a connu. Les plus importantes sont d’Afrique subsaharienne, portugaise, espagnole, maghrébine, italienne, polonaise, roumaine…

Au cas où le président Sarkozy n’est pas dans une stratégie électorale pour piquer à Marine Le Pen son fond de commerce électoral c’est le principe même de l’égalité devant la loi quelle que soit l’origine de la personne, qui est attaqué. Or le programme du Conseil National de la résistance du 15 mars 1944, la déclaration des droits de l’homme de 1948, la Constitution de 1958 avait insisté sur le fait que « l’on est français ou que on ne l’est pas ». Mais à partir du moment où on l’est, on l’est tous de la même manière. « Dés lors qu’on n’est devenu français, il est interdit de distinguer entre français plus ou moins français ».

Pour le philosophe ruse ou tactique, quelque soit la motivation, il peut se permettre de durcir les conditions d’accès à la nationalité française mais on ne touche pas au socle de la république. C’est un bien commun à tous les français. Il n’est pas concevable de voir des français qui commettent un crime tout en restant français et d’autres qui le cesseront pour les mêmes raisons. C’est demander aux gendarmes garants de « l’esprit des lois, du génie du droit » de casser tout cela. Et c’est aussi une « imbécillité » de faire payer pénalement aux parents l’échec scolaire de leurs enfants.

La troisième erreur c’est l’usage du mot « guerre » qu’il déclare aux voyous.

« Dans la bouche d’un président de la république les mots sont toujours plus que des mots » dit-il. Cette considération équivaut à prendre les délinquants pour des ennemis et les policiers censés les neutraliser pour des soldats. Le danger c’est donc de militariser l’action policière. Ces déclarations ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. Elle donnent à la société son souffle, son rythme, ses réflexes.

Ces déclarations viriles signes de leurs échecs politiques ne font que renforcer le sentiment de haine des uns sur les autres. Et cela n’est que « le dernier ciment d’un contrat social » , la marque d’une société « fiévreuse ».

Par Aïda Sakho|6 Aout 2010|Africa1|

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Cameroun,Ebolowa : Un haut fonctionnaire viole 3 fillettes

Ebolowa – Le chef de brigade régional du Sud des forêts a été arrêté et jeté en prison. Le mobile de cet acte odieux reste inexplicable. Son entourage soupçonne plutôt les pratiques ésotériques.Il est des choses qui ne s’expliquent pas. Le chef de brigade régional des Forêts du Sud, Daniel Amendé, ingénieur des eaux et forêts, a été arrêté et écroué à la prison d’Ebolowa il y’a quelques semaines. Il lui est reproché d’avoir violé 3 petites filles qui vivaient dans un orphelinat dans la capitale régionale du Sud. Les circonstances du drame n’ont pas encore été élucidées, mais le témoignage des fillettes serait sans équivoque. Une chose est sûre, un procureur de la République ne peut pas décider d’incarcérer un aussi haut fonctionnaire sans un minimum de preuve.

En réalité, cet acte qui fait couler beaucoup d’encre et de salive  surprend à plus d’un titre. Un de ses collaborateurs s’étonne : « Daniel Amendé en tant que haut fonctionnaire est capable de s’offrir normalement la femme de ses rêves. Il en a même déjà une et des enfants. Hormis cela, la femme c’est la chose la plus facile à obtenir surtout ici à Ebolowa. Qu’est-ce-qui peut bien justifier qu’il s’intéresse aux petites filles ? » Il poursuit : « Dans un premier temps nous avons pensé à un sabotage ou à un règlement de compte. Mais après, on s’est ravisé compte tenu de la tournure des évènements. » Ce qui veut dire qu’il faut aller chercher les motivations ailleurs.

Cercle ésotérique

Plusieurs personnes parmi lesquels ses proches pensent que ce jeune homme qui n’a pas 40 ans et qui occupe l’un des postes les plus huppés du ministère des Forêts et de la Faune a certainement trempé ses mains dans des hommes bizarres. Ils pensent beaucoup plus à l’appartenance à un cercle ésotérique qui l’aurait poussé à un acte aussi irréfléchi. Son ascension fulgurante a quand même surpris plus d’une personne. Un de ses proches témoigne. « Daniel et moi étions temporaires avant de passer le concours d’intégration lancé dernièrement par le ministère. Après cela, Daniel n’a eu que des postes convoités. Aux forêts, n’importe qui n’accède pas au poste de chef de brigade régional par son caractère juteux. Il faut être dans les grâces des décideurs. C’est ce qui fait croire aux gens que cet acte n’est pas gratuit.»

De toutes les façons, en attendant le verdict du tribunal qui peut être sans appel au cas où les faits sont confirmés, Daniel Amendé aura entre temps tout perdu. Ils sont nombreux qui se réjouissent de cette situation car dit-on, le chef de brigade régional, qui s’est fait un bon petit pactole, narguait les collaborateurs. « L’argent lui était monté dans la tête. Il ne respectait personne. C’est pourquoi on a d’abord pensé à un règlement de compte », conclut notre interlocuteur non sans ajouter qu’il ne récolte que ce qu’il a semé.

Dominique Ndocki|6 Aout 2010|© Dikalo|

Cameroun: Eto’o accusé par Kameni

Non convoqué pour l’amical face à la Pologne le 11 août, le gardien camerounais Idriss Carlos Kameni met en cause l’influence de Samuel Eto’o dans la composition de l’équipe.

Après environ huit années de présence ininterrompue dans la tanière des Lions Indomptables, Idriss Carlos Kameni n’a pas été convoqué pour le match amical Pologne-Cameroun du 11 août prochain. Si Jacques Songo’o, signataire de la liste des 22 joueurs retenus pour cette première sortie après le calamiteux périple sud-africain, explique la non convocation du portier par le besoin de voir à l’œuvre d’autres joueurs, notamment Guy-Roland Ndy Assembe, l’ancien pensionnaire de la KSA de Douala pense plutôt que sa non convocation est une volonté de Samuel Eto’o. L’attaquant influencerait le choix des joueurs dans la tanière des Lions.

Dans une intervention sur Sweet FM, radio émettant depuis Douala, le gardien de l’Espanyol de Barcelone s’est dit très déçu d’avoir vécu « sa » Coupe du monde sur le banc des remplaçants. Durant le séjour des Lions en Afrique du Sud, il a été rapporté que les relations entre le capitaine Eto’o et certains de ses coéquipiers, dont Kameni, étaient exécrables.

Sport 365|Vendredi 06 Août 2010|Sport 365

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White House Party for Africa Leaves Out Leaders

President Obama fielded questions this week at a Forum With Young African Leaders, held at the White House.

DAKAR, Senegal — Many of Africa’s leaders have spent part of their summer shuttling between capitals, congratulating one another on 50 years of independence. One capital they will not be visiting together is Washington.

President Obama convened a forum this week to celebrate the 50th anniversaries of 17 African nations, but he did not invite a single African leader to help him do so. Was this, as the African news media and independent commentators see it, an expression of distaste for abusive rulers? Was it an extension of Mr. Obama’s own conviction — already enunciated — that bad government is at the heart of the continent’s woes and that “Africa doesn’t need strongmen, it needs strong institutions”?

The State Department denies such an intent behind the forum, noting that American officials meet with African leaders in other settings.

Nonetheless, commentators on the continent and in the West note a sharp contrast between this week’s event in Washington and the summer’s other major 50th anniversary observance in a Western capital: Paris.

At a celebration on July 14, Bastille Day in France, President Nicolas Sarkozy was flanked by the leaders of Cameroon and Burkina Faso, Paul Biya and Blaise Compaore, who have been sharply criticized on human rights and governance, while 11 other African heads of state, some with equally dubious records, joined him on the reviewing stand.

There, they surveyed a parade of uniformed troops from African armies, some of which had taken part in large-scale abuses over the previous decade. The Senegalese press, for one, was roundly critical of the event. Not only did it dress down the African leaders for heeding the call of the ex-colonial ruler (the irony of celebrating African independence in the seat of a former colonial power was lost on few observers), but it also criticized Mr. Sarkozy for hosting presidents who mistreat their citizens.

Unlike the French president, Mr. Obama stands no risk of being photographed in the company of rulers accused of flouting democracy and human rights. By contrast, he summoned 115 under-35s from civil society, journalism and business to a “President’s Forum With Young African Leaders” this week to help him in “looking forward,” as a State Department official put it.

“We’ve got to look for the next generation of leaders,” said Bruce Wharton, deputy assistant secretary for public diplomacy.

On Tuesday, Mr. Obama bluntly addressed issues of corruption and press freedom in speaking to the group at the White House, saying that “sometimes the older leaders get into old habits, and those old habits are hard to break.”

When asked about President Robert Mugabe of Zimbabwe, Mr. Obama told the young people at the forum, “I’ll be honest with you — I’m heartbroken when I see what’s happened in Zimbabwe. I think Mugabe is an example of a leader who came in as a liberation fighter and — I’m just going to be very blunt — I do not see him serving his people well. And the abuses, the human rights abuses, the violence that’s been perpetrated against opposition leaders I think is terrible.”

African news organizations read the president’s forum as having more to do with the current generation of leaders than with those he invited, seeing it as a rebuke to the older generation.

“50th Anniversary of African Independences: Barack Obama snubs the African dictators,” read a headline in the Cameroonian newspaper Le Messager.

Mr. Obama is giving a “kick in the nose to African leaders, whom he seems to be royally snubbing,” said the Fasozine of Burkina Faso.

Here in Senegal, the newspaper Walfadjri ran a headline saying, “Obama snubs Wade and company and unrolls the red carpet for civil society,” referring to President Abdoulaye Wade of Senegal. So desirable is the association with Mr. Obama that Mr. Wade’s government once put a notice on the front page of a local newspaper saying merely that the Senegalese president had spoken with the American president on the telephone, without divulging the conversation’s contents.

“The American president is extremely sensitive on the subject of democracy,” said another Senegalese paper, Kotch. “Proof: he’s going to celebrate the 50th anniversaries of African nations without inviting a single head of state.”

Mr. Obama has made an overt pitch for the more widespread diffusion of democracy on the continent before, a gesture often recalled in the African media. In a speech to the Ghanaian Parliament in July 2009, the president said it was a “fundamental truth” that “development depends on good governance. That is the ingredient which has been missing in far too many places, for far too long.” Mr. Obama added that it was up to Africans themselves to add this “ingredient.”

Mr. Obama’s choice has been met with frosty silence, mostly, in African presidential palaces. But it clearly has the potential to sting. Governments lacking internal legitimacy on the continent often derive their credibility from international recognition, from going to conferences, and being met and greeted by other heads of state, as scholars are increasingly pointing out.

“International recognition endows African state actors with a domestic power of command,” wrote Pierre Englebert, a professor of politics at Pomona College, in his recent book “Africa: Unity, Sovereignty & Sorrow.”

The absence of presidents and their retinues at the Washington gathering is thus seen as no accident.

“By refusing to invite them, and welcoming them in Washington, Obama is clearly telling them, ‘If you want to engage with us, you have to behave,’ ” said Mamadou Diouf, director of the Institute of African Studies at Columbia University. “It’s a way of questioning the choice made by Sarkozy.”

Other analysts agreed. “You take one look at Sarkozy and his buddies, that’s not the picture Obama wants to convey,” said J. Stephen Morrison, an Africa expert at the Center for Strategic and International Studies in Washington.

A French Foreign Ministry official rejected the widespread criticism of Mr. Sarkozy, calling it “a sterile polemic.”

“The two initiatives are complementary,” the official, who was not authorized to speak publicly on the matter, said of the two approaches taken by Mr. Sarkozy and Mr. Obama. “A country can’t be reduced just to its leaders and civil society. For a democracy to function, you need both.”

As for the general populace, though, Mr. Obama’s choice has been “saluted by African public opinion,” said a Senegalese opposition leader, Abdoulaye Bathily, “because the emerging forces are not to be found in the leadership, but in the civil society movement.” Mr. Bathily added: “The leaders have failed the African people.”

By ADAM NOSSITER|August 6, 2010|NY Times|

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Hygiène et salubrité : Le délégué du gouvernement tance Hysacam à Douala

Fritz Ntoné Ntoné déplore la présence sur la chaussée des déchets issus des curages effectués par les jeunes.

On les retrouve dans tous les coins et recoins de la ville. Dans les broussailles et dans les drains, ces jeunes passent leurs vacances à débroussailler et curer les caniveaux de Douala. 20 jours de travaux dans les caniveaux et dans la broussaille au bout desquels ils reçoivent la somme de 50 000 Fcfa chacun. Afin de juger l’avancée des travaux, Fritz Ntonè Ntonè, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala et l’exécutif communautaire ont effectué une visite dans les différents sites de désherbage et de curage des drains. Un travail qui pose toute fois un problème : celui du ramassage des déchets sortis des caniveaux qui traînent sur la chaussée des jours durant et entraine des embouteillages dans la capitale économique à certains endroits. «Les déchets traînent sur la chaussée pour au moins deux raisons. La première raison tient de leur consistance du fait qu’ils sont très mous à cause de l’excès d’eau. Il faut donc attendre qu’ils sèchent un petit peu parce que la boue est difficilement transportable.

La deuxième raison est liée aux moyens logistiques. Ces jeunes sont un peu plus rapides et la capacité d’enlèvement de ces déchets est mise en mal. Mais, c’est la société Hysacam qui s’en occupe», indique Fritz Ntonè Ntonè qui déplore par ailleurs le fait que les pluies tendent à remmener la boue dans les caniveaux. Une situation toutefois reconnue à la société d’Hygiène et de salubrité du Cameroun. M. Bidima, chef de département propreté urbaine à l’agence Hysacam de Douala précise à cet effet que ce travail est une réponse à la préoccupation du Délégué du gouvernement qui consiste à accompagner les jeunes dans le curage des caniveaux. «C’est un travail supplémentaire qui n’est pas prévu dans les cahiers de charge», poursuit le technicien. Il justifie par ailleurs la durée de ces déchets sur la chaussée par le fait que l’enlèvement des déchets ne se fait que de nuit afin de ne pas perturber la circulation pendant la journée. L’autre raison avancée tient à ce que la priorité de leur travail tient à la collecte des déchets ménagers ; ce qui se fait de jour. Au terme de cette tournée, Fritz Ntonè Ntonè a profité pour faire l’annonce de l’imminence de la fin des travaux à la place des Cinquantenaires qui sera prête, dit-il, dans un délai de trois mois. Il annonce aussi un ajout de 300 jeunes à l’effectif présent sur le terrain afin de donner un nouveau visage à la ville de Douala avant de retrouver le chemin des classes.

Blaise Djouokep|6 Aout 2010|Mutations|

Obsèques de Monsieur Pius Njawe, les condoléances du Chef de l`Etat

A Monsieur Njawe Ombede Pierre Jules, B.P. 5925 Douala

Monsieur,

vous m`avez fait part de la triste nouvelle du décès brutal de votre père, Monsieur Pius Njawe Noumeni, survenu le 12 juillet 2010 des suites d`un accident de la circulation.

Je mesure le chagrin de votre famille qui perd son principal pilier.

Fondateur du groupe de communication Free Media et du journal Le Messager, Monsieur Pius Njawe aura été l`un des pionniers de la presse d`opinion au Cameroun. Il a contribué, à sa manière, à l`animation du paysage politique co-médiatique national.

En cette douloureuse circonstance, je vous adresse mes sincères condoléances auxquelles j`associe l`expression de ma profonde compassion.

Veuillez agréer, Monsieur, l`assurance de ma parfaite considération.
(é) Paul BIYA.

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Pius Njawé sera inhumé demain

La levée de corps du fondateur de Free Media Group a eu lieu hier à l’hôpital Général de Douala devant une foule nombreuse.

Le noir était de mise hier matin à la morgue de l’hôpital Général de Douala. Chants et prières accompagnaient cet instant pathétique, grave, où les amis, les confrères et plusieurs membres du gotha politique camerounais, tous clivages confondus, sont venus s’incliner devant la dépouille de Pius Njawé, et apporter leur réconfort à la famille éplorée, malgré la pluie qui s’est abattue sur la capitale économique. Le pasteur du jour a prié pour le repos de l’âme du défunt. Il a rappelé les propos du roi Salomon, « il y a un temps pour naître, un temps pour mourir ; un temps pour rire, un temps pour pleurer ; un temps pour semer, un temps pour récolter… »

Et Pius Njawé, selon l’homme de Dieu a vécu tous ces temps. Mais pour lui, il y a une bonne nouvelle par rapport à ce combattant des libertés : « Il a fait la réconciliation avec Dieu. Ainsi, il n’y aura plus de condamnation pour lui qui est en Jésus-Christ. » Le pasteur a donc invité l’assistance à se remettre au Christ pour avoir le salut. Après une courte prière, le corps de Pius Noumeni Njawé a été transféré, dans un cortège impressionnant, à son domicile de Bonabéri, pour une veillée, après une halte au siège du journal Le Messager, à la Rue de Ecoles à Akwa.

Le corps du fondateur de Free Media Group sera acheminé ce matin vers son village natal, Babouantou, par Bafang, où une autre veillée mortuaire est prévue. Il sera inhumé demain.

Alain TCHAKOUNTE|06/08/2010|cameroun Tribune|

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Stade de la Réunification : Le nouveau directeur hérite des caisses vides

Malgré les frais de locations payés par les équipes et les associations, Arouna Mayoundam va se débrouiller.

Jamais lecture de procès verbal n’a provoqué autant d’indignation et d’interrogation : «Les caisses et le coffre fort du stade sont vides». Même le commentaire amusé du Délégué régional du ministère des Sports et de l’Education physique du Littoral n’a pas pu entamer le caractère dramatique de cette déclaration. «Donc, c’est zéro, zéro, zéro ?» a-t-il demandé, moqueur.
Si Joseph Mbo Chwanzi a laissé des caisses sans le moindre franc, ce ne sont pas les anecdotes à son sujet qui manquent. «Une fois, il a ordonné la fermeture du stade pour empêcher la tenue d’une rencontre entre l’union sportive de Douala et les Lions indomptables juniors. Les joueurs de l’Union ont du escalader le mur d’enceinte ; et le directeur a fait appel à la police en disant qu’il y avait des braqueurs au stade », raconte un président de club. « Je suis content qu’il parte ; il n’a jamais aimé le sport. En trois ans, il n’a jamais fait que se remplir les poches», murmure un employé du stade. Ces réactions et bien d’autres ont été recueillies à l’occasion de la cérémonie d’installation du nouveau directeur du stade de la réunification de Douala.

A en croire des sources bien informées, le directeur du stade sortant a toujours exigé des frais de location aux équipes qui s’entraînent au stade annexe. «Je n’arriverais jamais à comprendre qu’on se moque des gens à ce point. Qu’est devenu tout l’argent qui a été versé pour la location de ce stade ? Surtout que même pour les barrages, certaines équipes ont payé 50. 000 francs Cfa pour deux heures de reconnaissance du terrain. Et que dire des différentes campagnes d’évangélisations qui se sont tenues au stade annexe», s’interroge cet employé qui a requis l’anonymat.
Ce dernier indique que : «il fallait payer 100. 000 Fcfa par bâche. Et Dieu seul sait combien ces églises savent réunir de monde». Pour Arouna Mayoundam, le nouveau directeur du stade de la Réunification, le plus important c’est l’avenir. «Je n’ai pas besoin de m’attarder sur le passé. Il faut savoir que c’est un service public. Les gens vont et viennent. Ce qui m’importe c’est de bien accomplir la tâche qui m’a été confiée. L’on me donne les moyens pour remplir ma mission ; et c’est ce que je ferai, dans le cadre de mes prérogatives en tant que directeur du stade», promet-il.

Alfred Epacka (stagiaire)|6 Aout 2010|Mutations|

Transport aérien : 114 compagnies africaines indésirables en Europe

La Rdc arrive en tête avec 33 compagnies aériennes déclarées à risque.

Les avions de lignes en provenance des pays africains et asiatiques, opérant dans l’espace communautaire européen, sont soumis à des restrictions de survol et d’atterrissage des tarmacs de l’Union européenne. La liste de l’Oaci qui fait ressortir 270 compagnies aériennes, ignore cependant comme à chaque fois l’Amérique du Sud. Toutefois, précise le rapport de l’Oaci, «l’absence d’une compagnie sur la liste ne veut pas dire qu’elle remplit les standards de sécurité applicables aux transporteurs aériens opérant dans l’espace européen.» Dans cette liste noire dont le nombre de compagnies est passée de 152 à 270, le continent africain arrive en seconde place avec 114 compagnies jugées hors-la loi par l’Oaci. A la lecture du rapport, la Rdc garde le record africain des sociétés de transport aérien ne respectant pas les normes internationales de sécurité aérienne avec 33 compagnies. L’on retrouve aussi dans ce répertoire 18 entreprises angolaises, neuf compagnies béninoises, quatre compagnies congolaises, 10 de Guinée Equatoriale, 11 de Sao Tomé et Principe, 12 du Soudan, six du Gabon et bien d’autres.

L’on retrouve ainsi des sociétés comme la compagnie congolaise Aero Service, qui avait fourni le Casa C212 à bord duquel le milliardaire australien Ken Talbot avait trouvé la mort à la frontière entre le Cameroun et le Congo. Des compagnies aériennes desservant le Cameroun à l’instar de la gabonaise Air Services ou encore de l’équato-guinéenne Ceiba Intercontinental qui entretient plusieurs dessertes sur le continent, figurent également sur cette liste. Comme le précise le rapport, ces compagnies ont toutes reçu la certification des autorités de l’aviation civile de leur pays respectif.
Parmi les compagnies aériennes africaines à risque ne remplissant pas les normes de sécurité internationales, l’on peut citer Air jet et Angola Air service d’Angola, société nouvelle Air Congo, Trans Air Congo du Congo, Ceiba Intercontinental, Guinea Airways, Sudan Airways, Sudanese states aviation Company et des dizaines d’autres sociétés de transport aérien qui ne peuvent, selon le rapport de l’Oaci, exercer leurs droits de trafic qu’en louant des avions auprès des compagnies remplissant les conditions requises pour survoler et atterrir en Europe.

Hors-la loi
Pour une fois, l’Afrique ne détient la palme d’or en termes de nombre de compagnies à risque. Dans ce registre, le rapport révèle que les compagnies aériennes les plus dangereuses sont répertoriées au Kazakhstan. Ce pays caracole en tête avec 55 compagnies suivi de l’Indonésie et des Philippines qui rassemblent chacun 45 transporteurs hors-la loi selon l’Oaci. Le rapport fait également mention de la présence de compagnies à risque au Cambodge, au Suriname, en Afghanistan et au Kyrgyzistan. Ce groupe de pays rassemble à lui seul 156 compagnies aériennes dont les avions sont qualifiés «d’avions poubelles». Au-delà des compagnies, le rapport cible aussi l’état des aéronefs de certaines compagnies qui n’apparaissent pas sur la liste. Les Falcon 50 et 900 de la compagnie gabonaise sont les seuls autorisés à mener des opérations aériennes dans l’espace aérien européen. Toujours dans ce pays, seul le Boeing B-767-200 de Gabon Airlines est autorisé à atterrir dans les aéroports européens. Les trois 777 de la compagnie angolaise Airlines Angola peuvent eux aussi exercer leur droit de trafic dans l’espace aérien européen. Dans ce volet, l’on retrouve des compagnies sud-africaine, iranienne, hollandaise et comorienne ou encore kazakhs.

Pierre Célestin Atangana| 06 aout 2010 |Mutations|

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