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Lions Indomptables: Robert Atah Behazah : “Je vais lutter contre les gris-gris”

Le nouveau directeur technique national adjoint N°3 parle du rôle qu’il jouera à la Dtn et évoque ses rapports avec ses futurs collègues.

Comment voyez-vous votre rôle en tant que Dtn adjoint N°3 ?

Je remercie les gens qui m’accordent cette confiance. Nous allons revoir le problème des Lions indomptables à partir de la base. Nous allons également nous pencher sur le futsal, le beach-soccer, le football féminin, sans oublier le foot jeune. Pour la bonne marche du football camerounais, il faut des infrastructures et des moyens.

Comment allez-vous cohabiter avec vos trois collègues ?

Sachez que je suis un rassembleur, quelqu’un d’humble. Je m’adapte à tout le monde et je sais comment m’adresser aux gens. J’ai travaillé avec Jean Manga Onguéné (nouveau directeur technique national), lorsqu’il était entraîneur. J’ai été l’adjoint de Jean-Paul Akono (Directeur technique national adjoint n°1), avec l’équipe nationale junior. Jusqu’à présent, nous gardons de bons rapports. Quant à Etienne Sockeng (Dtn adjoint n°3), c’est un petit frère, que j’ai fait venir dans Diamant de Yaoundé pour me remplacer, lorsque j’ai été affecté à Douala.

Vous avez postulé pour être sélectionneur mais vous vous retrouvez Dtn adjoint n°3 ?
C’est comme-ci nous étions dans un lycée et que je postule pour être surveillant général, mais que c’est plutôt au poste de proviseur que je suis retenu. Et je crois qu’en tant que proviseur, j’ai un mot à dire au surveillant général Javier Clemente, qui doit m’écouter. Plus sincèrement, nous ne ménagerons aucun effort pour l’aider dans son travail.

Retracez-nous votre parcours…

J’ai commencé dans Momo Sports club, une équipe de mon département dans la région du Nord-ouest, où j’étais entraîneur joueur, quand je venais de sortir du Cenajes. Ensuite, j’ai évolué dans Camark de Mamfé, également comme coach et joueur avant d’entrer à l’Injs à Yaoundé, où j’ai fait option football. Et pendant mes quatre années de formation à l’Injs, j’ai passé mes deux dernières années de formation comme entraîneur de Diamant de Yaoundé. J’étais d’ailleurs l’unique étudiant qui entraînait une équipe en deuxième division. A ma sortie de l’Injs, j’ai été affecté à Douala, où j’ai entraîné Union, Ucb et Ksa de Douala. Avec ce dernier club, j’ai eu l’occasion d’entraîner Samuel Eto’o Fils, Idriss Carlos Kameni, Eric Djemba Djemba et Jean II Makoun. J’ai également roulé ma bosse comme entraîneur de Victoria United de Limbe, Kumbo Strikers, Pwd de Bamenda et Douala athletic club (Dac). Sur le plan national, j’ai été sélectionneur de l’équipe nationale féminine, entre 1999 et 2004. Avec les Lionnes indomptables, j’ai remporté la médaille de bronze à la Coupe d’Afrique des nations en 2004 en Afrique du Sud.

Vous avez également crée un club…

Oui. J’ai crée le club Simaf, pour encadrer et former les jeunes footballeurs talentueux. Mais surtout parce que j’ai eu trop de difficultés avec les dirigeants, dans les différents clubs où je suis passé à cause des gris-gris. Or, en tant que chrétien, je n’aime pas les gris-gris, seul le travail paie. Parce qu’un gris-gris ne peut pas contrôler le ballon, il n’y a pas de magie en football. Donc, si jamais on base le travail de la direction technique nationale sur les gris-gris, je démissionne. Je puis déjà vous dire que je vais lutter contre les gris-gris.

Propos recueillis par Jacques Eric Andjick |27 Aout 2010| Mutations|

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