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Chantier naval :Les gendarmes quadrillent les lieux

Les véhicules effectuant des allées et venues au sein de l’entreprise, sont fouillés minutieusement au lendemain du limogeage d’Antoine Bikoro. Le nouveau Dg prend ses fonctions ce jour. Il est 12h, ce mardi 31 août 2010, au siège du Chantier naval et industriel du Cameroun, le soleil est au zénith. Des allées et venues des personnes et des véhicules sont désormais placées sous l’œil vigilant d’une squatte de gendarmes, qui, apprend-on, s’y sont investis depuis lundi soir, à la suite du limogeage d’Antoine Bikoro Alo’o par décret présidentiel. Ils sont une dizaine qui veille au grain, créant ainsi une psychose au sein des employés.

Des voitures qui entrent et ressortent sont fouillées avec beaucoup d’attentions. Personne ne peut se dérober de cette activité. Deux gendarmes qui portent l’arme sont assis à l’entrée sur un banc de fortune, et les autres font le travail qui est celui de filtrer les entrées. A l’intérieur de l’entreprise, on peut observer des employés en petits groupes, qui se concertent sur l’actualité de la semaine. Pendant que certains sortent pour aller trouver de quoi manger, d’autres s’accrochent aux lèvres du reporter de La Nouvelle Expression pour laisser quelques bribes d’informations. Même si le décret du président de la république n’a pas statué sur la suite réservée à l’ex-Dg, quelques ex-employés pensent qu’il ne devait pas resté sans être inquiété, en raison de ce qui pèse contre lui au Cnic depuis deux ans.

Les informations glanées ça et là indiquent qu’Antoine Bikoro a quitté ses bureaux lundi soir, à 21h, sous forte escorte. Des sources proches du Cnic affirmaient ne pas voir, depuis la matinée d’hier, l’ombre de l’ancien patron des lieux et

commencent à parler du début d’une descente aux enfers. Une source a même indiqué que le domicile du remplaçant de Zacchus Forjindam est hanté par la présence des forces de maintien de l’ordre sans tenue. En même temps que certains milieux de cette entreprise se félicitent du départ de celui qui aura posé plus de problèmes aux ex-temporaires, d’autres souhaitent l’arrestation immédiate de ce dernier, afin qu’il s’explique concomitamment sur la baisse drastique des recettes du Cnic, la diminution criarde de la clientèle et sur le sort réservé aux ex-temporaires et employés du chantier naval.Les informations bien informées indiquent que les bureaux du désormais ex-Dg sont scellés par les forces de l’ordre et les employés ne sont pas autorisés à sortir avec quoi que ce soit.

Faut-il le rappeler pour le relever, l’ambiance de lundi au chantier naval rappelle celle que les employés avaient réservée le 8 mai 2008, en le portant en triomphe comme un « nègre » Antoine Bikoro. « Nous veillons à ce que rien ne sort et n’entre ici. Certaines personnes peuvent créer un cafouillage pour distraire l’opinion », lance un gendarme en fraction, avant d’ajouter qu’ils vont être présents en ces lieux, jusqu’à l’installation du nouveau directeur général délégué prévue ce jour. Moon Ki Ho trouvera sur sa table plusieurs dossiers parmi lesquels, la remise à niveau du chiffre d’affaires qui était sous Forjindam à 40 milliards, soit 115 millions par jour ; 10 milliards sous Antoine Bikoro ; le problème des ex-employés qui défraie la chronique depuis un certain temps ; le retour à la concurrence et la reconquête des clients qui faisaient le beau temps de cette entreprise.

Écrit par Bernard Tchami|2 Septembre 2010|La Nouvelle Expression|


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