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Insécurité routière : Un double accident fait 6 morts et une cinquantaine de blessés

Une défaillance du système de freinage du gros porteur serait à l’origine de la collision.

Photo Archives

Près de 48 heures après le drame, les populations de Ngwei sont encore sous le choc. Les traces de l’accident sont visibles. Des morceaux de carreaux tapissent la chaussée. Des blocs de planches sont entassés sur le bord de la route. L’émotion est encore visible sur les visages. Une voiture s’arrête. Une dame en descend. Un gros pansement barre son front. Madame Yana, accompagnée de quatre jeunes hommes et femmes, vient essayer de retrouver ses bagages. « Mon fils, je ne peux pas te dire comment ça s’est passé. Je sais seulement que j’ai entendu des gens crier accident, accident. Et j’ai réalisé que j’avais plein de sang sur le corps.» Confie-t-elle. «C’est aux environs de 22 heures mardi 7 septembre que j’ai été réveillé par un grand bruit. Mes frères et moi, nous sommes précipités sur la route.

Et nous avons trouvé cet accident». Raconte un jeune villageois. «Le bus de la compagnie de transport Kempes venant de Yaoundé allait à vive allure. Il était en train de négocier son virage. Mais comme il roulait trop vite, il n’a pas pu éviter d’entrer en collision avec le camion qui venait de Douala. Il y a eu 3 morts dans le bus et 3 autres dans le camion qui transportait les carreaux». Indique un autre. Témoin qui poursuit. «C’est pendant que des gendarmes essayaient de régler la circulation à cet endroit là qu’un autre camion d’une société brassicole va aussi entrer en collision avec un autre camion». A en croire les riverains, les blessés ont été conduits à l’hôpital Saint Jean de Pouma. Assis sur un banc à l’hôpital Saint Jean de Pouma, l’adjudant chef Epalle Milla n’en revient pas d’être encore en vie. «Lorsque je suis arrivé à l’agence, on m’a réservé la place à côté du chauffeur.

Je suis alors allé acheter mon ticket de transport. A mon retour, j’ai trouvé qu’un autre passager avait occupé la place qu’on m’a attribuée. J’ai alors réclamé ma place en vain. Nous nous sommes même disputés. J’ai donc occupé une autre place au milieu du bus. Je n’aurai jamais pu imaginer que cela me sauverait la vie». Raconte-t-il, la voix enrouée d’émotion. Il poursuit : «Pendant le voyage, j’avais constaté que le véhicule avait un problème de freinage. C’est à cause de cette défaillance et de l’excès de vitesse que la collision n’a pas pu être évitée».

A en croire le docteur Roland Patrick Mampa, chef du pavillon chirurgie de l’hôpital catholique Saint Jean de Pouma, «Les blessés ont été acheminés vers notre centre hospitalier. Nous en avons reçu 44. Ce matin, nous avons évacué vers Yaoundé 4 cas graves. Et les autres blessés ont préféré se rendre vers des centres hospitaliers proches de chez eux. Les morts eux, ont été emmenés à l’hôpital de district d’Edéa».

Alfred Epacka (Stagiaire) à Pouma|9 Septembre 2010|Mutations|


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