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Déstabilisation du Cameroun: Maurice Kamto serait-il le joker des Américains?

Au terme d’un entretien de près d’une heure et 30 minutes que lui a accordé, le 26 avril 2012, le président Paul Biya au Palais de l’Unité, l’ambassadeur américain Robert P. Jackson n’aura pas tari d’éloges pour décrire le degré de la bonne santé des rapports de partenariat entre le Cameroun et les Etats-Unis. C’est à l’occasion que répondant aux questions de la presse, il va révéler avoir informé le chef de l’Etat du retour imminent au Cameroun de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid). «Ce retour, aura-t-il souligné avec emphase, est un signal fort du fait qu’après 18 ans nous avons réalisé que nous nous étions trompés en fermant notre agence au Cameroun. Nous voulons rectifier le tir en faisant revenir cette expertise au Cameroun.» Si ce retour tend à susciter la liesse et les vivats du côté du gouvernement camerounais en ce moment où on assiste à un vrai ballet de visites au Cameroun d’importantes délégations d’investisseurs américains, selon nos sources, ce ne serait pas le même engouement du côté de certains dignitaires du régime qui auraient très mal digéré la récente volée de bois vert de Bill Carlson, le sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines.

Pour la petite histoire, il n’aurait pas mis les gants pour tancer vertement les «actes autocratiques» du régime de Yaoundé qui font, selon lui, reculer la démocratie au Cameroun. Pour ces durs du régime de Paul Biya, ces déclarations très peu amicales du responsable américain surviennent étrangement après la persistance des rumeurs faisant état de l’envoi à Washington par Maurice Kamto, d’un mémorandum contenant des informations qui accablent le régime au pouvoir au Cameroun. Pour eux, il y aurait un rapport étroit et suspect entre l’envoi de ce mémorandum, les déclarations de Bill Carlson et cette décision soudaine de réinstaller une agence de l’Usaid au Cameroun. «Les autorités américaines ont coutume d’établir des rapports avec des opposants comme Maurice Kamto à travers des structures comme Usaid», n’a pas manqué d’avouer sous anonymat l’un de ces dignitaires, avant d’ajouter. «Il en est ainsi du Centre d’études stratégiques de l’Afrique (Cesa) dont le siège est à Washington DC. Cette institution, sous le pilotage de la Cia, vise officiellement à soutenir la gouvernance démocratique en Afrique et la promotion d’un dialogue soutenu et durable entre les responsables africains, européens et américains.

Seulement, officieusement, le Cesa sous le couvert pédagogique de perfectionnement professionnel des responsables civils et militaires d’Afrique, sert plutôt à promouvoir l’expansionnisme des Usa à travers des hommes-liges. Alors qui ne dit pas que le retour de l’Usaid au Cameroun est planifié pour servir de relais financier à ce programme de déstabilisation?» Et depuis dans ces milieux des «faucons» du régime, les hypothèses se multiplient. Les noms d’autres tenants de ces réseaux américains circulent. Parmi ceux-ci: John Ebong Ngolle et Churchill Monono, conseiller technique à la présidence de la République.

Des accusations très graves, jugées fantaisistes par d’autres analystes qui émettent les plus expresses réserves sur l’authenticité du mémorandum de Maurice Kamto, s’il existe. Et d’autres qui sont informés de l’éventualité d’un prochain tête-à-tête entre Paul Biya et Obama. Pour l’heure, les autorités de Yaoundé semblent davantage ne pas s’en inquiéter. La preuve? Elles ne boudent aucunement leur plaisir â recevoir en grandes pompes leurs hôtes américains, ces dernières semaines.

Source: Kongossa.fr| Darline Datchoua | 14 Mai 2012 | La Nouvelle

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