Yaoundé: Des cabinets d’optique fermés

L’Ordre des opticiens du Cameroun a lancé une opération dite d’assainissement.

Le cabinet optique Oparo, situé à côté de la direction de la Police judiciaire à Yaoundé, est scellé depuis le 18 mai 2012, par l’Ordre national des opticiens du Cameroun (Onoc). Il en est de même pour les cabinets Hollando et Maiding, installés au marché Central. D’autres établissements seront fermés dans le cadre de l’opération appuyée par la police, assure le président de l’Onoc, Théodore Mbéga. Cette opération intervient après la réunion du bureau national de l’Onoc, tenue à Yaoundé, le 15 mai. L’engagement y avait été pris de lutter contre la propagation des cabinets illégaux au Cameroun.

Théodore Mbéga affirme que le ministre de la Santé publique a prescrit l’enregistrement à l’Ordre de tous les cabinets d’optique exerçant au Cameroun. « Il a été demandé que tous les cabinets soient recensés pour qu’on puisse savoir ceux qui exercent selon les normes. Depuis que l’opération a été lancée, certains cabinets n’ont pas voulu se faire recenser. Nous avons également constaté que beaucoup de tenanciers ne sont pas des professionnels. C’est pour cela que nous avons saisi la justice », explique-t-il.

Réglementation

Tout part de la loi promulguée le 7 avril 1999 par le président de la République, qui dispose, à son article 3, que ne peut être opticien que celui qui est titulaire d’un diplôme professionnel en optique ou d’un brevet de technicien supérieur. Après la promulgation de la loi, il a été donné cinq ans à tous les opticiens exerçant dans le pays pour se mettre en règle.

Hubert Maiding, propriétaire d’un cabinet fermé, estime que d’autres « professionnels » et lui-même sont victimes de leur opposition à l’actuel président de l’Onoc, Théodore Mbéga, qui veut devenir le porte-parole de la corporation. M. Maiding accuse même le président d’avoir truqué les élections à la présidence de l’Onoc. « Nous ne reconnaissons pas cet ordre et nous ne lui versons pas nos cotisations », explique-t-il. Il existe une autre faction de l’Onoc, dirigée par Michel Batjom-Ba-Booh.

Prince Nguimbous | 25 Mai 2012 | Le Jour |

(Stagiaire)

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