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	<title>Cameroonwebnews.com &#187; censure</title>
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	<description>Actualités et Opinions sur le Cameroun - Breaking News blogs and opinions on Cameroon</description>
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		<title>Cameroun: Un journaliste porté disparu</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 06:04:30 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[«Je ne sais comment vous l&#8217;expliquer, Alain ne vivait presque plus ici, il nous disait sans cesse que sa vie était menacée, qu&#8217;il y avait les gens à sa trousse qui avaient même mis son téléphone sur écoute. Il était devenu un sans domicile fixe&#8230;». Ce sont-là des déclarations de Joe Bwélé, cousin très proche [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>«Je ne sais comment vous l&#8217;expliquer, Alain ne vivait presque plus ici, il nous disait sans cesse que sa vie était menacée, qu&#8217;il y avait les gens à sa trousse qui avaient même mis son téléphone sur écoute. Il était devenu un sans domicile fixe&#8230;». Ce sont-là des déclarations de Joe Bwélé, cousin très proche de Linno.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-JOURNALISTES-EN-DANGER_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Journalistes en danger" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-JOURNALISTES-EN-DANGER_large.jpg" alt="" width="495" height="280" /></a>Nous l&#8217;avons contacté aussitôt que nous avons eu l&#8217;information. Aidé en cela par notre informateur. Approché également par sa famille, on sera encore édifié sur la personnalité de ce confrère, qui, à en croire son entourage, «est un monsieur qui ne se cache pas avec ses prises de positions très critiques vis-à-vis du régime de Yaoundé ».</p>
<p>Il l&#8217;avait bien démontré lors de la dernière campagne présidentielle. Nous avons eu la confirmation avec quelques écrits éparpillés dans ce qu&#8217;on peut encore appeler bureau. Dans un agenda de 2010, ramassé dans ses locaux à la cité Sic Bassa de Douala (capitale économique), on a pu lire : «Comment peut-on supporter que notre pays soit ravagé par la corruption et que personne ne réagisse pour s&#8217;élever contre cela et changer les choses ? Voilà pour ma part le plus grand échec de Paul Biya. Et son machin d&#8217;Elecam. Un organisme électoral dont 90% des membres nommés par lui-même, président de la république et président du RDPC au pouvoir, sont des hauts cadres et militants de longue date dudit parti.</p>
<p>Un organisme soi-disant électoral, dépouillé du droit de proclamer les votes dans les bureaux de vote. C&#8217;est tout juste une grande caricature électorale». Et Abel B, un autre cousin du recherché de nous relater, que, «un peu avant l&#8217;élection du 9 octobre 2011, des gens en civil l&#8217;ont coincé à Logbaba plateau, sans savoir où il était, son portable étant fermé. C&#8217;est vers le 10 octobre 2011, qu&#8217;il a réapparu une nuit, complètement dingue. Quelques jours plus tard il disparaîtra jusqu&#8217;aujourd&#8217;hui où on le cherche sans suite».Selon des informations bien recoupées, Alain Linno avait été arrêté et gardé à vue pendant plusieurs jours par les autorités de la police judiciaire, avant d&#8217;être remis en liberté une semaine avant la présidentielle d&#8217;octobre 2011.</p>
<p>Mais où se trouve-donc Alain Linno? Et pourquoi tant d&#8217;acharnement sur un individu qui ne dit en principe que ce que tout le monde pense ? Difficile en tout cas pour le moment de répondre à ces questions.</p>
<p>En attendant, la famille continue à le rechercher et si jamais il réapparait de sa cachette, c&#8217;est sûr qu&#8217;il y mettra du sien pour raconter sa belle aventure !</p>
<p>Le Petit Beau | 12 Janvier 201|Africa Info<br />
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		<title>Ama Tutu Muna interdit un film</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2011/08/03/ama-tutu-muna-interdit-un-film/</link>
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		<pubDate>Wed, 03 Aug 2011 16:26:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La projection du film «Le Correspondant», du  réalisateur Henri Fotso, priée d&#8217;attendre l&#8217;après-élection présidentielle.
L&#8217;avant-première nationale du film «Le Correspondant» qui porte sur la pratique du journalisme en Afrique,  était programmée le 29 juillet 2011. Mais le long métrage fiction n&#8217;est pas sorti.
Alors qu&#8217;il attendait une décision de la Commission nationale de contrôle des œuvres cinématographiques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La projection du film «Le Correspondant», du  réalisateur Henri Fotso, priée d&#8217;attendre l&#8217;après-élection présidentielle.</p>
<p>L&#8217;avant-première nationale du film «Le Correspondant» qui porte sur la pratique du journalisme en Afrique,  était programmée le 29 juillet 2011. Mais le long métrage fiction n&#8217;est pas sorti.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/08/s-HENRI-FOTSO-REALISATEUR-CAMEROUNAIS_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Henri Fotso Realisateur Camerounais" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/08/s-HENRI-FOTSO-REALISATEUR-CAMEROUNAIS_large.jpg" alt="" width="640" height="480" /></a>Alors qu&#8217;il attendait une décision de la Commission nationale de contrôle des œuvres cinématographiques et des enregistrements sonores, dite commission de <a class="zem_slink" title="Censure" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Censure" rel="wikipedia">censure</a>, Henri Fotso, son réalisateur, scénariste et producteur, a été convoqué au ministère de la Culture. Il lui a été servi une décision signée de Ama Tutu Muna, Mincult et présidente de la commission de censure. Ladite décision interdit formellement «l&#8217;exploitation ou/et l&#8217;importation du film &#8221;Le Correspondant&#8221; sur l&#8217;ensemble du territoire camerounais».</p>
<p>Pourtant, le film a été subventionné par le Mincult via le compte d&#8217;affectation spéciale à hauteur de 4 millions Fcfa, pour un budget total estimé à 12 millions Fcfa. D&#8217;où l&#8217;étonnement de Henri Fotso qui affirme : « Je n&#8217;ai pas changé mon scénario, c&#8217;est le même qui a reçu un accord de subvention en 2006». Il ajoute : «En off, on m&#8217;a dit au ministère de la Culture que le contexte n&#8217;est pas favorable pour que ce film sorte maintenant, et on m&#8217;a conseillé d&#8217;attendre que les élections passent ». Henri Fotso, par ailleurs journaliste et essayiste, a introduit une requête auprès de la commission de censure. En attendant une réponse, il se dit «très inquiet».</p>
<p>«Le Correspondant», 52mn, est l&#8217;histoire d&#8217;un jeune journaliste africain qui travaille pour une radio basée à <a class="zem_slink" title="Paris" href="http://www.paris.fr" rel="homepage">Paris</a>. Il est envoyé en mission sur une île dont le régime est parlementaire, pour couvrir les élections générales devant aboutir <a class="zem_slink" title="List of French words and phrases used by English speakers" href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_French_words_and_phrases_used_by_English_speakers" rel="wikipedia">à la</a> mise sur pied d&#8217;un nouveau parlement et à la désignation d&#8217;un nouveau Premier ministre. Au-delà de la pratique du journalisme, «Le Correspondant» traite des maux comme la prostitution, le proxénétisme, la pauvreté. Selon Henri Fotso, « la moralité de ce film est la tolérance, le dialogue, la paix et l&#8217;ordre social». Le film a été tourné de 2010 à 2011 à <a class="zem_slink" title="Douala" href="http://maps.google.com/maps?ll=4.05,9.68333333333&amp;spn=0.1,0.1&amp;q=4.05,9.68333333333%20%28Douala%29&amp;t=h" rel="geolocation">Douala</a>, <a class="zem_slink" title="Maroua" href="http://maps.google.com/maps?ll=10.5822222222,14.3275&amp;spn=0.1,0.1&amp;q=10.5822222222,14.3275%20%28Maroua%29&amp;t=h" rel="geolocation">Maroua</a> et <a class="zem_slink" title="Cotonou" href="http://maps.google.com/maps?ll=6.36666666667,2.41666666667&amp;spn=0.1,0.1&amp;q=6.36666666667,2.41666666667%20%28Cotonou%29&amp;t=h" rel="geolocation">Cotonou</a>. Certains acteurs sont des figures connues : l&#8217;ancien Lion <a class="zem_slink" title="French ship Indomptable (1789)" href="http://en.wikipedia.org/wiki/French_ship_Indomptable_%281789%29" rel="wikipedia">Indomptable</a> Cyrille Makanaky et les musiciens Joe Mboule et <a class="zem_slink" title="Vermont" href="http://maps.google.com/maps?ll=44.0,-72.7&amp;spn=3.0,3.0&amp;q=44.0,-72.7%20%28Vermont%29&amp;t=h" rel="geolocation">Vermont</a> Duclair Tasse.</p>
<p>La censure du film «Le Correspondant» intervient après l&#8217;interdiction du documentaire «La Banane» de Franck Bieleu et du Festival du film des droits de l&#8217;homme en avril dernier, qui a entraîné le limogeage de l&#8217;ancien directeur de la cinématographie au Mincult, Wang Johnson Sone.</p>
<p>Stéphanie Dongmo | 3 Aout 2011 | Le jour |</p>
<div class="zemanta-pixie" style="margin-top: 10px; height: 15px;"><a class="zemanta-pixie-a" title="Enhanced by Zemanta" href="http://www.zemanta.com/"><img class="zemanta-pixie-img" style="float: right;" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/08/zemified_e.png?x-id=b489ce4d-3aeb-4825-9261-b3695dab0475" alt="Enhanced by Zemanta" /></a></div>
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		<title>Bertrand Téyou: Je n`ai pas insulté Chantal Biya</title>
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		<pubDate>Wed, 04 May 2011 15:09:48 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[L’auteur de «l ’Antécode Biya», sorti de prison vendredi dernier, raconte sa détention et reprécise sa pensée véhiculée dans son dernier  ouvrage sur l’épouse du chef de l’Etat Camerounais.
Pouvez-vous nous parler des circonstances de votre libération ?
J’étais en cellule, un agent de l’administration pénitentiaire est venu m’appeler et il m’a dit « l’amende a été [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>L’auteur de «l ’Antécode Biya», sorti de <a class="zem_slink" title="Prison" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Prison">prison</a> vendredi dernier, raconte sa détention et reprécise sa pensée véhiculée dans son dernier  ouvrage sur l’épouse du chef de l’Etat Camerounais.</strong></p>
<p><strong>Pouvez-vous nous parler des circonstances de votre libération ?</strong><br />
J’étais en cellule, un agent de l’administration pénitentiaire est venu m’appeler et il m’a dit « l’amende a été payée, une délégation est là et elle tient le reçu de ton amende payée. Tu peux sortir ». Bref, l’agent m’a dit que j’étais libre. Donc, c’est en payant la rançon que j’ai pu être libre. Je suis allé au bureau du régisseur, on m’a fait poser mes empreintes sur le bulletin de levée d’écrou et c’est comme ça que j’ai franchi la porte de la prison. Ces personnes m’ont accompagné jusqu’à l’endroit où je devais dormir, chez ma famille, étant donné que ma maison avait pris feu pendant mon incarcération et que j’avais perdu ma fille au cours de cet incendie.</p>
<p><strong>Qui sont ces personnes ?</strong><br />
Il y avait un représentant d’Avocats international et un des membres du Comité de libération de Bertrand Téyou (Coliberté).</p>
<p><strong></p>
<div class="wp-caption aligncenter" style="width: 566px"><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/06/s-BERTRAND-TEYOU-AUTEUR-DE-l'ANTECODE-BIYA_large.jpg"><img title="Bertrand Teyou Auteur Camerounais" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/06/s-BERTRAND-TEYOU-AUTEUR-DE-l'ANTECODE-BIYA_large.jpg" alt="" width="556" height="320" /></a><p class="wp-caption-text">Bertrand Téyou, Ecrivain et Heros Camerounais</p></div>
<p>Comment vous sentez-vous à ce moment ?</strong><br />
Je sens le réconfort de quelqu’un qui sort d’une situation de prise d’otage. J’ai quelques séquelles ponctuelles liées à ma détention, sur le plan sanitaire notamment : la baisse de la vue, la crise hémorroïdaire, qui nécessite une opération au moment où je vous parle. Je reste toujours éprouvé par la perte de ma fille, décédée dans des conditions douteuses à l’âge de sept ans. Il faut maintenant que je fasse son deuil car elle a été enterrée en mon absence. J’avais demandé à me rendre à son enterrement mais ma demande a été rejetée.</p>
<p><strong>Pourquoi dites-vous que le décès de votre fille est survenu dans des conditions douteuses ? Pouvez-vous nous en dire plus sur les circonstances de ce décès ?</strong><br />
Le drame est survenu le 27 novembre 2010. Un membre de ma famille vient à la prison pour m’informer du drame. J’essaie de me renseigner sur l’origine de l’incendie. Tout le monde me dit qu’il y a eu un bruit comme un tonnerre, il y a eu une étincelle et il y a eu l’incendie. Ce sont tous ces détails qui me font dire que ma fille est décédée dans des conditions douteuses. Je n’ai pas suffisamment d’éléments qui me permettent de vous en dire plus. L’origine de l’incendie n’a jamais été élucidée. Bref, les éléments que j’ai à ma portée pour le moment sont tellement incohérents que je reste dans le doute.</p>
<p><strong>Vous êtes-vous fait consulter dans un centre de santé après votre libération ?</strong><br />
Non, étant donné que je suis sorti vendredi dernier (29 avril 2011). J’envisage cependant de faire un bilan de santé demain (mardi 03 mai 2011). C’est après que je <a class="zem_slink" title="French conjugation" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/French_conjugation">pourrais</a> me prononcer de façon plus précise sur ce dont je souffre exactement,  sans le savoir. Pour ce qui est de la maladie hémorroïdaire, il est déjà décidé que je vais absolument faire une opération. C’est ce que le médecin a prescrit. Je n’ai pas pu le faire à la prison, parce que les conditions d’incarcération sont désastreuses. Il fallait entre temps que je sorte de prison pour pouvoir le réaliser. C’est ce problème de santé, entre autres,  qui rendait urgente ma sortie.</p>
<p><strong>Comment appréciez-vous les conditions de détention à la prison de New-Bell ?</strong><br />
La maison d’arrêt, celle de New-Bell précisément, est un mouroir. Ce qu’il y a de terrible, c’est surtout le cas de ces pauvres <a class="zem_slink" title="Gens" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Gens">gens</a>, qui n’ont pas de moyens. Ils crèvent. Seuls ceux qui ont la possibilité de sauver leur vie en payant la rançon, s’en sortent. La ration des détenus est contenue dans un seau déposé par terre, exactement comme si on nourrissait du bétail. C’est un établissement non pas pénitentiaire, mais concentrationnaire, parce qu’on y entasse des êtres humains sans tenir compte de la capacité d’accueil. Il y a des gens qui ont quitté <a class="zem_slink" title="Bertoua" rel="geolocation" href="http://maps.google.com/maps?ll=4.58333333333,13.6833333333&amp;spn=0.1,0.1&amp;q=4.58333333333,13.6833333333%20%28Bertoua%29&amp;t=h">Bertoua</a> ou l’Extrême-Nord et qui viennent s’installer à <a class="zem_slink" title="Douala" rel="lonelyplanet" href="http://www.lonelyplanet.com/cameroon/western-cameroon/douala">Douala</a>, sans aucune famille. Si tu as le malheur de tomber sur de mauvaises compagnies, tu vas te retrouver dans la prison. Les gens dorment à même le sol, <a class="zem_slink" title="En plein air" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/En_plein_air">en plein air</a>, sous la pluie, le soleil. Plus grave, on incarcère les fous. Il y a des détenus qui sont devenus fous <a class="zem_slink" title="En Prison" rel="lonelyplanet" href="http://www.lonelyplanet.com/canada/quebec/trois-rivieres/sights/tour/en-prison">en prison</a> et on continue de les garder. Si on arrive au point où quelqu’un va laver les mains là où on urine, où il va se nourrir à la poubelle… Il y a des gens qui dorment  en plein air, sur la dalle boueuse. Le matin, tu réveilles un détenu en pensant qu’il dort, alors qu’il est mort dans la nuit. Il y a une situation scandaleuse, on arnaque les prisonniers, les visiteurs. C’est incroyable ! C’est une maffia indescriptible en prison, sur le plan du fonctionnement. Ceci est dû au manque de moyen. Les agents de l’administration pénitentiaire eux-mêmes sont dans une condition précaire. L’actuel régisseur fait des efforts mais la réalité du terrain est plus forte que lui.</p>
<p><strong>Prétendez-vous qu’il existe un lien entre ces conditions de détention précaires et votre état de santé actuelle ?</strong><br />
Bien évidemment ! Etant donné que la prison n’est pas construite selon les normes. J’étais dans une cellule (la cellule 4) où il y a des puces au sol et dans le petit bout de matelas que j’utilisais avec quatre autres détenus. Une telle cellule ne favorise des conditions moyennes d’hygiène et de santé.</p>
<p><strong>Quels étaient vos <a class="zem_slink" title="Lien" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Lien">liens</a> avec les détenus de la cellule spéciale N° 18, occupée par Forjindam, Etondé Ekoto…?</strong><br />
Je n’avais pas de liens spéciaux avec eux, en dehors du fait qu’ils suivaient l’actualité me concernant, me connaissaient en tant qu’acteur de la société civile et appréciaient mon combat à travers mes ouvrages. De deux, étant donné qu’ils sont dans une situation qui ressemble à une sorte de tragédie kafkaïenne, le combat mené contre l’injustice les intéresse de façon particulière.  C’est en ce sens qu’ils me regardaient aussi avec beaucoup d’admiration et beaucoup d’espoir.</p>
<p><strong>Qui a payé l’amende ou plutôt la « rançon », comme vous l’appelez, de 2 millions FCa exigée ?</strong><br />
C’est la mobilisation entreprise par Coliberté qui a abouti au payement de l’amende. Etant donné que je fais un travail qui est mis sur la place publique, je suis suivi par diverses <a class="zem_slink" title="Organization" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Organization">organisations</a> qui encouragent le combat que je mène. C’est comme ça qu’à un moment, si quelque chose m’arrive, une de ces organisations ou de ces personnes peut intervenir. Ces organisations n’agissent pas parce qu’elles sont sollicitées, elles suivent un événement et prennent l’initiative d’intervenir. On n’a pas besoin de les contacter particulièrement. Elles peuvent par exemple avoir lu dans les journaux un cas comme le mien. Si l’opportunité de l’acte qui est posé nécessite leur intervention, elles vont intervenir. Des fois, on fait des choses qu’on ne connait pas. Je ne savais pas qu’il y a des gens au sein de certaines organisations diplomatiques ou de la société civile, qui, chaque matin, ne suivent que ce que les gens font. C’est comme ça qu’un matin, on vous raconte votre vie et vous êtes surpris. Donc, il faut faire très attention avec tout ce qu’on fait.</p>
<p><strong>Le soutien de ces organisations et personnes vous a-t-il rapporté de l’argent ?</strong><br />
Je n’ai pas de tabou. Je vous ai dit que ces organisations tout comme des Camerounais, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur,  ont payé l’amende et m’ont soutenu en imprimant des tee-shirts que des gens ont achetés. Ils m’ont reversé l’argent issu de ces ventes et c’est ça qui m’a permis de payer l’amende et de sortir entier de la prison. Donc, ils m’ont soutenu matériellement, financièrement et moralement. J’en profite d’ailleurs pour remercier tous ces héros de la lutte pour la liberté d’expression, notamment <a class="zem_slink" title="Amnesty International" rel="homepage" href="http://www.amnesty.org/">Amnesty international</a>, Avocat sans frontières, Avocats international,  Coliberté, Pen International, etc. Tous ces héros vont se reconnaître.</p>
<p><strong>Maintenant que vous êtes sorti de prison, quelle est votre priorité ?</strong><br />
Je sors d’un tsunami qui a ravagé ma famille, mon entreprise d’édition, Nations libres, bref mon équilibre existentiel. L’urgence c’est de reconstruire tout cela.</p>
<p><strong>Avez-vous un autre projet de livre ?</strong><br />
C’est évident ! J’ai un autre projet que je vais d’ailleurs achever pendant ma résidence d’écriture qui commence dans quelque temps en Amérique latine. L’autre projet est de retrouver le lien avec mon public pour qu’ensemble nous construisions le projet d’avenir qui semble nous unir.</p>
<p><strong>D’où vous vient l’argent pour peaufiner tous ces projets ?</strong><br />
Les moyens pour poursuivre mes projets d’édition vont être déclenchés par l’initiative et le soutien des amis de l’université de Bayreuth en Allemagne.</p>
<p><strong>Beaucoup de lecteurs de votre dernier ouvrage pensent que vous avez franchi les limites de l’acceptable, en insultant la première dame du Cameroun.</strong>..<br />
Je voudrais quand même dire que je ne demande pas l’impossible, je dis tout simplement à ceux qui invoquent le pouvoir éternel du régime Biya de réaliser qu’en face, il y a ceux qui pensent le contraire et qui dans la légitimité d’aspirer au pouvoir, ont le droit de parler, d’écrire, de se réunir et de manifester comme le fait le Rdpc. Donc, celui qui empêche aux Camerounais ce droit fondamental s’expose inéluctablement à la foudre du destin que le peuple a la charge de conduire. Il ne faut pas que nous cédions aux intimidations. Nous devons être inlassablement dressés contre le dispositif d’injustice et ce n’est que comme ça qu’on peut arriver à balayer le doute tragique qui pèse sur notre avenir. Ça c’est l’objectif que nous sommes fatalement appelés à atteindre. Si nous luttons contre l’injustice et que cela ne se concrétise pas en terme de prise de pouvoir, nous risquons être doublement déçus. Il va donc falloir qu’on se mette dans l’évidence de la prise de pouvoir. C’est pour ça que les moyens comme l’écriture, la manifestation publique, qui permettent de créer le lien populaire, sont mis en difficulté par le pouvoir.</p>
<p>Contrairement à ce que pensent mes détracteurs, je voudrais ici affirmer mon attachement au débat démocratique et à la démarche pacifique. Malgré les brutalités subies, mes initiatives s’inscrivent  irrémédiablement dans cette perspective. Avec mon ouvrage « La belle de la république bananière », j’ai voulu évoquer certaines pesanteurs qui minent l’imaginaire des Camerounais et entravent  la marche en avant. L’attitude de la première dame au Cameroun dérange mais personne n’en parle. On préfère rester constipés. J’ai donc pris l’initiative d’inviter les Camerounais de sortir de ces constipations qui tous les jours nous accablent. Ceux qui se précipitent à dire que mon œuvre est insultante devraient savoir que dans la littérature, on peut faire du teasing pour intéresser le public, on peut flirter avec certaines frontières, ceci sans insulter. Pour mon cas, je n’insulte pas la première dame. Je ne m’adresse pas à elle en tant que épouse et femme au foyer, je m’adresse à elle en tant que cadre politique, activiste et auteur du livre intitulé «La passion de l’humanitaire» où, à la page 62, elle affirme  jouer le rôle de femme méchante. Elle dit aussi s’asseoir sur une chaise ayant les mêmes ornements que celle du chef de l’Etat. Vous imaginez une femme de cette dimension tenir de tels propos ? Ça veut dire qu’il y a une véritable catastrophe au sommet. Elle dit d’autres choses graves où le ministre se trouve être son homme de course, elle bénéficie des mêmes privilèges que le chef de l’Etat. Je m’attaque à une personne qui a posé un acte et c’est cet acte que je commente.</p>
<p><strong>L’on vous soupçonne d’avoir des connivences avec ces Camerounais de la diaspora, à l’instar du Code, qui pourfendent au jour le jour le régime Biya…</strong><br />
Je vous ai dit que je suis ouvert au monde entier et je suis susceptible de susciter des sympathies au-delà des frontières souhaitées par le pouvoir.</p>
<p>Théodore Tchopa| 4 Mai 2011| Le Jour|</p>
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		<title>Cameroun: Interpellation &#8211; Halte à la cohabitation avec nos «confrères» Flics</title>
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		<pubDate>Wed, 04 May 2011 12:42:37 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La présence des taupes dans le milieu de la presse, au-delà de troubler les esprits, crée une confusion qui ne doit jamais exister entre le rôle du journaliste et celui de policier.
Le sujet est de ceux sur lesquels l&#8217;on souhaite vivement que se prononce enfin le gouvernement camerounais et principalement, M. ISSA TCHIROMA, Ministre de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La présence des taupes dans le milieu de la presse, au-delà de troubler les esprits, crée une confusion qui ne doit jamais exister entre le rôle du journaliste et celui de policier.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/06/s-WORLD-PRESS-FREEDOM-DAY_large.gif"><img class="aligncenter" title="World Press Freedom Day" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/06/s-WORLD-PRESS-FREEDOM-DAY_large.gif" alt="" width="337" height="267" /></a>Le sujet est de ceux sur lesquels l&#8217;on souhaite vivement que se prononce enfin le gouvernement camerounais et principalement, M. ISSA TCHIROMA, Ministre de la Communication. Aidé par l&#8217;érudition de ses collaborateurs grands spécialistes de la presse, il <a class="zem_slink" title="French conjugation" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/French_conjugation">pourrait</a> convaincre le grand patron de la police et le reste du gouvernement de cette autre gène de la presse camerounaise. Car le zèle à critiquer les mauvaises pratiques, doublé de la hargne à dénoncer l&#8217;envahissement du journalisme par les intrus de différents ordres est sans commune mesure avec le silence radio observé autour de l&#8217;omniprésence des éléments de la sécurité, même en civil, au cours des conférences de presse.</p>
<p>Est-ce un tort de penser jusqu&#8217;ici que seuls les journalistes devraient y être conviés ? En tout cas, la cohabitation forcée avec les taupes, imposée aux membres de la presse, au-delà de troubler les esprits, créé une confusion qui ne doit jamais exister entre le rôle du journaliste et celui de policier. En toile de fond de cette autre incongruité camerounaise, se profilent de sérieux risques d&#8217;altération de leur formation, dont la qualité est un gage de la liberté d&#8217;expression promue par la démocratie.</p>
<p>L&#8217;on <a class="zem_slink" title="Nous" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Nous">nous</a> rétorquera que le cas du <a class="zem_slink" title="Cameroun" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cameroun">Cameroun</a> est bien meilleur que l&#8217;enfer des autres «États policiers». Bien sûr que pour le dire, il ne faut jamais avoir été avec nos confrères flics, trop voyants lors des conférences de presse au cours desquelles ils ne s&#8217;embarrassent jamais de cacher leur «pistolet automatique», d&#8217;occuper les premières places, de sortir leur magnétophone ou dictaphone pour recueillir les impressions et même d&#8217;emmarger sur les fiches de présence. Évidemment à l&#8217;endroit généralement réservé aux organes de presse, ils notent ostensiblement leurs commissariats spéciaux d&#8217;attache ! Allez-y donc savoir pourquoi? Pour toute réponse, ne compter pas sur nous, pour faire cas du harcèlement subi après par les organisateurs dont les propos et intentions sont tronqués à dessein.</p>
<p>Même imposée, cette cohabitation avec les éléments de la police serait supportable, si durant ces rencontres où la presse est dans son élément, nos «voisins» policiers arrêtaient de nous perturber avec des questions. Et pour finir de s&#8217;inviter au partage du perdiem et des agapes avec ceux qu&#8217;ils appellent occasionnellement «confrères». Les flics nos confrères ? Non.</p>
<p>En célébrant cette autre Journée Mondiale de la Liberté de la Presse, les confrères, les vrais se connaissent et savent aussi que nous n&#8217;avons pas besoin de la flicaille déguisée en journalistes pour assurer notre sécurité.</p>
<p>Paulin Hilela MATUG | 4 Mai 2011|Le Quotidien Mutations (<a class="zem_slink" title="Yaoundé" rel="lonelyplanet" href="http://www.lonelyplanet.com/cameroon/yaounde">Yaoundé</a>)</p>
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		<title>Cinema: Pas de film sur la Sosucam</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Apr 2011 18:42:03 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Censure. Le commissaire de la sécurité publique de Mbandjock a stoppé le tournage du documentaire mené par deux réalisateurs français sur le conflit entre les riverains et cette société.
A quelques heures du retour à Paris prévu ce soir à bord d’un vol Air France, Vincent Mercier et Mélanie Barreau de l’Ong Alliance Ciné se considèrent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Censure. Le commissaire de la sécurité publique de <a class="zem_slink" title="Mbandjock" rel="geolocation" href="http://maps.google.com/maps?ll=4.45,11.9&amp;spn=0.1,0.1&amp;q=4.45,11.9%20%28Mbandjock%29&amp;t=h">Mbandjock</a> a stoppé le tournage du documentaire mené par deux réalisateurs français sur le conflit entre les riverains et cette société.</p>
<p>A quelques heures du retour à <a class="zem_slink" title="Paris" rel="lonelyplanet" href="http://www.lonelyplanet.com/france/paris">Paris</a> prévu ce soir à bord d’un vol <a class="zem_slink" title="Air France" rel="homepage" href="http://www.airfrance.com">Air France</a>, Vincent Mercier et Mélanie Barreau de l’Ong Alliance Ciné se considèrent désormais comme « persona non grata » au <a class="zem_slink" title="Cameroun" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cameroun">Cameroun</a>.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/06/s-VINCENT-MERCIER_MELANIE-BARREAU_UN_ACCOMPAGNATEUR-COMMISSARIAT-DE-MBANDJOCK_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Vincent Mercier et Melanie Barreau Realisateurs" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/06/s-VINCENT-MERCIER_MELANIE-BARREAU_UN_ACCOMPAGNATEUR-COMMISSARIAT-DE-MBANDJOCK_large.jpg" alt="" width="640" height="440" /></a>Après l’interdiction le 11 avril par le préfet du <a class="zem_slink" title="Mfoundi" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mfoundi">Mfoundi</a>, du <a class="zem_slink" title="Cannes Film Festival" rel="geolocation" href="http://maps.google.com/maps?ll=43.5508611111,7.01725&amp;spn=0.01,0.01&amp;q=43.5508611111,7.01725%20%28Cannes%20Film%20Festival%29&amp;t=h">festival international du film</a> des droits de l’homme, dont les réalisateurs français sont les promoteurs, c’est pour le tournage d’un film sur « l’accaparement des terres par la  Sosucam » que  les cinéastes connaissent des ennuis.<br />
Arrivés à Yaoundé le 6 avril dernier, Mercier et Barreau ont eu fort à faire avec la ministre de la Culture, Ama Tutu Muna, le préfet du Mfoundi, Jean Claude Tsila, et depuis le 22 avril, des industriels s’y sont ajoutés. En l’occurrence Louis Yinda, président directeur général de la Société sucrière du Cameroun (Sosucam).</p>
<p>Le 22 avril à Mbandjock, localité située dans le département de la <a class="zem_slink" title="Haute-Sanaga" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Haute-Sanaga">haute-Sanaga</a>, région du Centre, les deux réalisateurs ont été stoppés par la police vers 6h du matin, pendant qu’ils étaient en train de prendre des images au lieu de rassemblement des coupeurs de cannes. Le commissaire de police Zingui qui a dirigé l’opération de leur mise en garde à vue qui s’en est suivi, leur présente d’abord une plainte de la Sosucam. La société accuse les cinéastes de « tentative d’espionnage économique » et d’ « atteinte à l’ordre public ». Ensuite, il leur est reproché de ne pas avoir d’autorisation de tournage. Vincent Mercier présente un reçu de paiement de la somme de 25000 Fcfa versée à la direction de la cinématographie du Mincult qui confère ainsi une autorisation provisoire. Rien n’y fait, les deux individus et leur accompagnteurs passeront 12h au commissariat de Mbandjock, notamment de 7 à 19h. Au terme d’une nuit « offerte » par la Sosucam à l’auberge municipal et sous la surveillance d’un policier qui y a mené la garde, Mélanie et Vincent ont été conduits le lendemain auprès du procureur de <a class="zem_slink" title="Nanga Eboko" rel="geolocation" href="http://maps.google.com/maps?ll=4.68333333333,12.3666666667&amp;spn=0.1,0.1&amp;q=4.68333333333,12.3666666667%20%28Nanga%20Eboko%29&amp;t=h">Nanga-Eboko</a>. Ce dernier procède à leur « relaxation », estimant qu’il n’a pas de raison fondée de les garder, d’après les explications de Mercier au reporter du Jour, qui s’est rendu hier et avant hier dans leur hôtel du quartier Jouvence. Il nous apprend toutefois que la bande de tournage a été  retenue.  Les caméras et les passeports leur ont été remis par la suite.</p>
<p><strong>La genèse du projet</strong><br />
Le projet de tournage d’un documentaire sur le conflit entre les populations locales de Mbandjock et la Sosucam qui occupe 30000 hectares des terres de cette localité, remonte à six mois à en croire Vincent Mercier. L’idée survient lorsqu’en Novembre 2010, une Ong française  « Les amis de la terre » décerne à la Sosucam le prix Pinocchio (En France, ce prix est décerné chaque année  et à une valeur ironique et dérisoire dans le sens où ce sont des antis récompenses, qui, pour le cas de la Sosucam veut traduire qu’ « elle ment sur son caractère humaniste et écologique »). Vincent Mercier veut en savoir plus et se rapproche du comité de développement de Ndo (Coden), une localité à 15 km de Mbandjock. Les populations de ce groupement se plaignent de l’ « accaparement des terres par la Sosucam sans contrepartie ». Mercier veut mettre l’ « affaire en image » dans un documentaire. Mais, de façon, « ni partisane ni complaisante, et en toute équité ». Le 5 avril, il envoie un mail à 11h44 à Lorraine Villegrain, directrice de développement de la société mondiale de développement de l’industrie agro alimentaire (Somdiaa), par ailleurs société mère de la Sosucam, pour une autorisation de tourner. Elle répond le même jour à 13h05, en ces termes : « nous sommes prêts à collaborer et à vous <a class="zem_slink" title="French conjugation" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/French_conjugation">ouvrir</a> les portes de la Sosucam lors de votre séjour au Cameroun. Nous allons demander à la Sosucam de vous réserver le meilleur accueil. Quant à notre rencontre à Paris, c’est avec plaisir que je vous recevrais à votre retour du Cameroun ». Dans un autre mail datant du 18 avril, à 17h09 madame Villegrain confirme un  entretien avec Louis Yinda, qui accepte de se prêter au jeu. Ce dernier décommande le 19 avril faisant savoir à que les réalisateurs sont « persona non grata auprès des autorités camerounaises ». Villegrain le fait avoir par mail à Mercier, mais l’accord pour tourner à la Sosucam reste intact. L’entretien avec Yinda  est par contre annulé.</p>
<p>Hier, une confrontation était prévue à Mbandjock avec les dirigeants de la Sosucam. Mercier et sa collaboratrice ont refusé de s’y rendre, de peur de subir « le préjudice moral  et psychologique de la dernière fois ». Ils ont tout de même remis une procuration à Yves Zoa secrétaire général du Coden.</p>
<p>Au moment où nous nous séparions sur le perron de l’hôtel où ils résidaient au quartier Jouvence, Mercier était rouge de colère. Les cinéastes n’envisagent pas de porter plainte. De Paris, ils comptent plutôt continuer à mener les négociations, d’une part pour parvenir à réaliser ce film et d’autre part  pour tenir le festival du film des droits de l’homme d’ici Novembre 2011. « L’idéal serait de le faire après l’élection présidentielle » estime Mercier. Avant, ils vont souffler quelque peu.</p>
<p>Eitel Elessa Mbassi| 28 Avril 2011| Le Jour|</p>
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		<title>Signes de fébrilité au sommet de l`Etat</title>
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		<pubDate>Thu, 28 Apr 2011 16:38:28 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Des manifestations interdites. D’autres mesures prises au cours des derniers mois indiquent que les autorités camerounaises craignent un mouvement social.
Le 5 avril 2011, une centaine de moto-taximen prennent d’assaut les rues de Douala. Ils tiennent à manifester leur colère face à ce qu’ils considèrent comme une ingérence de la communauté internationale aussi bien en Côte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>Des manifestations interdites. D’autres mesures prises au cours des derniers mois indiquent que les autorités camerounaises craignent un mouvement social.</strong></p>
<p>Le 5 avril 2011, une centaine de moto-taximen prennent d’assaut les rues de <a class="zem_slink" title="Douala" rel="lonelyplanet" href="http://www.lonelyplanet.com/cameroon/western-cameroon/douala">Douala</a>. Ils tiennent à manifester leur colère face à ce qu’ils considèrent comme une ingérence de la communauté internationale aussi bien en <a class="zem_slink" title="Côte d'Ivoire" rel="geolocation" href="http://maps.google.com/maps?ll=6.85,-5.3&amp;spn=10.0,10.0&amp;q=6.85,-5.3%20%28C%C3%B4te%20d%27Ivoire%29&amp;t=h">Côte d’Ivoire</a>, qu’en Lybie.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/06/s-GENDARMES-PRETS-A-REPRIMER-UNE-MANIFESTATION_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Gendarmes prets a reprimer une manifestation" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/06/s-GENDARMES-PRETS-A-REPRIMER-UNE-MANIFESTATION_large.jpg" alt="" width="512" height="357" /></a>Sur les <a class="zem_slink" title="Pancartes" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Pancartes">pancartes</a> qu’ils brandissent, on peut lire : « Ua, Cdeao, quelle honte ! » « Libérez l’Afrique, Côte d’Ivoire », « Libye, Gbabgo tient le bon bout, nous sommes avec toi », « <a class="zem_slink" title="La France (song)" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/La_France_%28song%29">La France</a> doit partir de la Côte d’Ivoire », « les Africains en ont marre », «  Nous sommes fatigués ». Devant le siège de Canal 2 International, ils sont dispersés par les chars, camions à jet d’eau et police anti-émeute. Bilan de la manifestation : 3 blessés et des interpellations.</p>
<p><strong>Police</strong><br />
La police veut faire appliquer une décision du préfet du <a class="zem_slink" title="Wouri (department)" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Wouri_%28department%29">Wouri</a>, prise le 21 février, soit deux jours avant les célébrations de la « journée des martyrs », interdisant toutes manifestations. Un acte interprété par les leaders de l’opposition comme une violation de la loi du 19 décembre 1990 portant régime des réunions et manifestations publiques, qui stipule en son article  6,  alinéa 1 : «Sont soumis à l&#8217;obligation de déclaration préalable tous les cortèges, défilés, marches et rassemblements de personnes et, d&#8217;une manière générale, toutes les manifestations sur la voie publique ».<br />
Il n’y a pas que Douala qui soit en proie à une interdiction systématique des manifestations. <a class="zem_slink" title="Yaoundé" rel="lonelyplanet" href="http://www.lonelyplanet.com/cameroon/yaounde">Yaoundé</a> n’échappe  pas <a class="zem_slink" title="List of French words and phrases used by English speakers" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_French_words_and_phrases_used_by_English_speakers">à la</a> règle. Pour preuve : Le 23 décembre 2010, des membres de la société civile avaient convié le public à une rencontre placée sous le thème : « Le contexte historique de la crise ivoirienne ». La conférence est interdite. Le sous-préfet de Yaoundé V, <a class="zem_slink" title="Guillaume Apollinaire" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Guillaume_Apollinaire">Apollinaire</a> Mvondo, invoque la crainte d’une ingérence dans les affaires de ce pays. Mais, depuis lors, aucune autre manifestation n’a eu lieu.</p>
<p>De source bien informée,  les forces de l’ordre ont été appelées à éviter toute altercation avec les populations qui pourraient dégénérer. Une récente dispute entre vendeurs à la sauvette au marché central de Yaoundé et agents de la police municipale a d’ailleurs failli dégénérer. Il a fallu que les policiers usent de toute la retenue possible pour éviter un soulèvement. De même, lorsque les boutiques des commerçants chinois ont été scellées au marché central de Yaoundé, les éléments de la police sont arrivés rapidement sur les lieux pour éviter un éventuel embrasement.</p>
<p><em>Boris Bertolt| 28 Avril 2011| Le Jour|<br />
</em></p>
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		<title>Cinema: Un autre film interdit à Yaoundé</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Apr 2011 14:18:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bananeraie de Penja]]></category>
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		<description><![CDATA[Censure. «La Banane» de Franck Bieleu décrit les conditions de travail dans les bananeraies de Penja; il n&#8217;a pas été projeté hier sur ordre du sous-préfet de Ydé I.
Les policiers du commissariat central de Yaoundé se sont invités à la projection du documentaire « La banane » de Franck Bieleu, hier à 16h à la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;">Censure. «La Banane» de Franck Bieleu décrit les conditions de travail dans les bananeraies de Penja; il n&#8217;a pas été projeté hier sur ordre du sous-<a class="zem_slink" title="Prefect (France)" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Prefect_%28France%29">préfet</a> de Ydé I.</p>
<p>Les policiers du commissariat central de <a class="zem_slink" title="Yaoundé" rel="lonelyplanet" href="http://www.lonelyplanet.com/cameroon/yaounde">Yaoundé</a> se sont invités à la projection du documentaire « La banane » de Franck Bieleu, hier à 16h à la Fondation Muna à Yaoundé.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/06/s-FRANCK-BIELEU-REALISATEUR-CAMEROUNAIS_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Franck Bieleu Realisateur du fils la Banane, Censure" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/06/s-FRANCK-BIELEU-REALISATEUR-CAMEROUNAIS_large.jpg" alt="" width="576" height="432" /></a>Ils ont signifié au directeur de l&#8217;établissement l&#8217;<a class="zem_slink" title="Interdiction" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Interdiction">interdiction</a> de diffuser du sous-préfet de Yaoundé Ier. Conséquence, l&#8217;avant-première annoncée n&#8217;a pas eu lieu, alors qu&#8217;une cinquantaine de personnes était mobilisée à cet effet. Le programme de la soirée prévoyait la projection du film et une discussion sur le thème : « La problématique foncière et les conditions de travail au <a class="zem_slink" title="Cameroun" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cameroun">Cameroun</a> ».</p>
<p>« La banane » s&#8217;intéresse au sort des près de 6000 ouvriers qui travaillent dans les bananeraies de la Plantation du Haut Penja (Php). D&#8217;après le dossier de presse parvenu à notre rédaction, « la rémunération dans la banane est des plus dérisoires. La moyenne étant d&#8217;environ 25 000Fcfa par mois pour un travail à la tâche et non à l&#8217;heure ». De plus, avec l&#8217;épandage des pesticides, les risques sanitaires sont nombreux dans ces plantations et aux alentours, les risques environnementaux également.<br />
Le film s&#8217;intéresse aussi à la problématique foncière. Il montre que la Php, qui, au départ, détenait une superficie réduite, a, avec la complicité des élites locales, des élus régionaux et nationaux, fini par en acquérir de grandes, après l&#8217;expropriation des petits exploitants. Pour terminer, le documentaire interroge la nature et l&#8217;ampleur des retombées économiques positives de ces opérations pour le développement du Cameroun. « La banane » s&#8217;appuie sur des témoignages des employés et ex-employés de la Php, les responsables de l&#8217;entreprise n&#8217;ayant pas accepté de parler.</p>
<p>Franck Bieleu, réalisateur et producteur du film dont le budget se chiffre à 20 millions de Fcfa, n&#8217;a pas manqué de dire son indignation: « Je me sens frustré. Pour être cinéaste au Cameroun, il faut vraiment le vouloir. Je ne fais pas ce film pour taper sur les doigts, c&#8217;est ma façon de participer à la vie de mon pays. Je m&#8217;endette pour faire un film et on me dit qu&#8217;un sous-préfet dans son bureau l&#8217;a interdit !». Le cinéaste qui compte quatre longs métrages à son actif reconnaît cependant n&#8217;avoir pas demandé d&#8217;autorisation de diffuser auprès du ministère de la Culture. « C&#8217;était une projection restreinte. Le film n&#8217;est pas fini. Je <a class="zem_slink" title="French conjugation" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/French_conjugation">voulais</a> juste avoir les critiques des journalistes pour le perfectionner, avant de le sortir », explique-t-il.</p>
<p>La projection d&#8217;hier était organisée en partenariat avec quatre organisations de la société civile: la Coalition souveraineté alimentaire Cameroun (Cosac), L&#8217;Association citoyenne de défense des intérêts collectifs (Acdic), le Réseau de lutte contre la faim au Cameroun (Relufa) et le Centre pour l&#8217;environnement et le développement (Ced).<br />
L&#8217;interdiction de projeter de « La banane » intervient après l&#8217;interdiction du Festival international du film des droits de l&#8217;homme par le préfet du <a class="zem_slink" title="Mfoundi" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mfoundi">Mfoundi</a>, le 11 avril dernier.</p>
<p>Stéphanie Dongmo| <a class="zem_slink" title="Mardi" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mardi">Mardi</a> 27 Avril 2011| Le Jour|</p>
<h6 class="zemanta-related-title" style="font-size: 1em;">Related articles</h6>
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<li class="zemanta-article-ul-li"><a href="http://voiceofcommunities.wordpress.com/2011/04/26/northern-cameroun-bucket-chlorination-for-treatment-of-epidemic-cholera/">Northern Cameroun: Bucket chlorination for treatment of epidemic cholera</a> (voiceofcommunities.wordpress.com)</li>
</ul>
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		<title>Cinema: Les onze films qui font peur au pouvoir</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Apr 2011 13:52:14 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La Présidence de la république va d’abord visionner les films. C’est ce qui ressort de l’entretien que les organisateurs du festival annulé mardi ont eu hier midi avec le ministre de la Culture.
Dès l’annulation du festival du film des droits de l’homme mardi dernier, les organisateurs, notamment Alliance Ciné, ont saisi le ministre de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La Présidence de la république va d’abord visionner les films. C’est ce qui ressort de l’entretien que les organisateurs du festival annulé mardi ont eu hier midi avec le ministre de la Culture.</p>
<p>Dès l’annulation du festival du film des droits de l’homme mardi dernier, les organisateurs, notamment Alliance Ciné, ont saisi le ministre de la Culture.</p>
<p>Après moult tractations menées par l’<a class="zem_slink" title="European Union" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/European_Union">Union</a> européenne (Ue) et l’ambassade de France au <a class="zem_slink" title="Cameroun" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cameroun">Cameroun</a>, partenaires de cet événement, c’est finalement hier, à 12h35, qu’Ama Tutu Muna a accepté de recevoir à son cabinet Vincent Mercier, le directeur d’Alliance Ciné et Yannick Deubou, le chargé de la communication.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/06/s-Affiche-festival-film-droits-de-lhomme_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Affiche du Festival des droits de l'homme" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/06/s-Affiche-festival-film-droits-de-lhomme_large.jpg" alt="" width="480" height="360" /></a>Ces derniers ressortent après 45 minutes d’entretien. Les visages sont fermés. Vincent Mercier s’empresse de passer un coup de fil loin de notre écoute à sa collaboratrice, Mélanie Barreau. Le temps de se décrisper et de fumer une cigarette, il <a class="zem_slink" title="Nous" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Nous">nous</a> fait savoir que le ministère de la Culture a bloqué le festival à son niveau parce que c’est Espace Lumière (le partenaire technique du festival) qui a demandé l’autorisation de visa de diffusion,  et c’est à eux que cela a été accordé et non à Alliance Ciné. Mercier se défend et estime que « c’est  la petite bête qu’il cherche ». Car, « dans les demandes de visa, il est bien mentionné tous les partenaires du festival, y compris Alliance Ciné, qui en est le principal ».</p>
<p>La suite ? « Le ministre a demandé qu’on fasse une nouvelle demande au nom de Alliance Ciné. Les films seront visionnés par une commission composée par des représentants de la présidence de la <a class="zem_slink" title="République (Paris Métro)" rel="geolocation" href="http://maps.google.com/maps?ll=48.867503,2.363811&amp;spn=0.01,0.01&amp;q=48.867503,2.363811%20%28R%C3%A9publique%20%28Paris%20M%C3%A9tro%29%29&amp;t=h">République</a>, des Services du Premier ministre et des universitaires», nous apprend-il. Pour en faire quoi ? « J’en sais trop rien, sauf que c’est après le visionnage de cette commission qu’on nous dira si oui ou pas le festival peur se tenir», poursuit-il. Et de conclure : «Cela montre bien la fébrilité du régime».</p>
<p>Entre temps, les festivaliers sont rentrés, sauf  François-Philippe Gallois, le réalisateur de «Les pygmées Bagyéli» qui est encore au Cameroun. Le comité d’organisation, lui, est en « vacances ». Le Qg ne sert plus qu’à quelques petites réunions le matin, le temps d’informer <a class="zem_slink" title="Les Uns et les Autres (Bolero)" rel="amazon" href="http://www.amazon.com/Uns-Autres-Bolero-Robert-Hossein/dp/B0000E69H3%3FSubscriptionId%3D0G81C5DAZ03ZR9WH9X82%26tag%3Dzemanta-20%26linkCode%3Dxm2%26camp%3D2025%26creative%3D165953%26creativeASIN%3DB0000E69H3">les uns et les autres</a> sur l’avancement des négociations.</p>
<p>Par ailleurs, Vincent Mercier et son équipe attendent toujours d’être reçus par le préfet du <a class="zem_slink" title="Mfoundi" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Mfoundi">Mfoundi</a>, <a class="zem_slink" title="Jean-Claude" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Jean-Claude">Jean Claude</a> Tsila, qui leur a servi mardi à Elig-edzoa un car de police anti-émeute, avec la note qui interdit la tenue du festival, alors que la première projection <a class="zem_slink" title="En plein air" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/En_plein_air">en plein air</a> se préparait.</p>
<p>Au moment où nous nous séparions, Vincent Mercier se rendait au bureau de l’Union européenne au Cameroun, où une concertation était prévue avec le chef de bureau, Raul Mateus, « qui fait jouer son carnet diplomatique pour que ce festival <a class="zem_slink" title="French conjugation" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/French_conjugation">puisse</a> avoir lieu ».</p>
<p>C’est la deuxième fois que le festival du film des droits de l’homme connait une résistance. La première du genre a eu lieu en République centrafrique.  Le film sur Sankara posait problème. Par la suite, la situation s’est arrangée. Les organisateurs espèrent que ce sera le cas au Cameroun aussi.</p>
<p>Eitel Elessa Mbassi| Vendredi 15 Avril, 2011| Le Jour|</p>
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		<title>L AFFAIRE TEYOU-CHANTAL BIYA ET LA CULTURE DU CISCIA</title>
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		<pubDate>Fri, 15 Apr 2011 13:19:57 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Par Patrice Nganang, écrivain
L’alphabet français a vingt-six lettres. L’autre jour un type, Ambassa Nkeuya Jean-Damas, car tel est parait-il son nom, en a utilisé vingt et une au total pour m’écrire une menace de mort, dans un message sur facebook simplement intitulé ‚avertissement’. Selon l’article 301 du Code pénal du Cameroun, les menaces proférées sont [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Par Patrice Nganang, écrivain</p>
<p>L’alphabet <a class="zem_slink" title="French language" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/French_language">français</a> a vingt-six lettres. L’autre jour un type, Ambassa Nkeuya Jean-Damas, car tel est parait-il son nom, en a utilisé vingt et une au total pour m’écrire une menace de mort, dans un message sur facebook simplement intitulé ‚avertissement’. Selon l’article 301 du Code pénal du <a class="zem_slink" title="Cameroun" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cameroun">Cameroun</a>, les menaces proférées sont un crime ‘puni d’un emprisonnement de dix jours à trois ans et d’une amende de 5000 à 15000 <a class="zem_slink" title="CFA franc" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/CFA_franc">FCFA</a>.’ <a class="zem_slink" title="Évidemment" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/%C3%89videmment">Evidemment</a>, j’aurai pu faire signe à la Sureté nationale camerounaise, mais nous savons que tout commissaire de notre pays me chasserait simplement de son bureau. Le crime d’Ambassa Nkeuya Jean-Damas restera ainsi impuni. L’écrivain Bertrand Teyou dont ma défense a poussé un homme de l’ombre à m’écrire une note d’intimidation, a utilisé treize lettres du même alphabet français, pour écrire le titre d’un livre de 111 pages que personne n’avait lu quand il fut saisi chez l’imprimeur et détruit, sans qu’il soit interdit, La Belle de la République bananière. <a class="zem_slink" title="Chantal Biya" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Chantal_Biya">Chantal Biya</a>, de la rue au palais. Pour ce, il languit dans la prison centrale de New Bell à <a class="zem_slink" title="Douala" rel="lonelyplanet" href="http://www.lonelyplanet.com/cameroon/western-cameroon/douala">Douala</a>, arrêté qu’il aura été par le délégué à la Sureté nationale, et condamné qu’il est à payer 2 millions 30150 FCFA de dépends, pour ‚outrage à personnalité’ et ‚manifestation illégale.’</p>
<p>Ainsi va <a class="zem_slink" title="Cameroon" rel="lonelyplanet" href="http://www.lonelyplanet.com/cameroon">le Cameroun</a>, ce pays des grandes ambitions ! Ah, s’il y avait une justice au Cameroun, Ambassa Nkeuya Jean-Damas serait coffré aujourd’hui même, mais bien sûr il me dira (par facebook ?): va donc porter plainte! Je lui avoue ici, je n’ai pas porté plainte contre lui, et, reflexe d’écrivain, je perds plutôt mon temps à écrire cet article qui le fera sans doute éclater de rire, libre qu’il est d’exécuter sa menace demain contre moi. Va donc porter plainte, dit-il sans doute, et que la police vienne m’arrêter. Il a raison : la justice camerounaise ne se met en branle que lorsqu’il y a plainte. Seulement, Chantal Biya, la première dame du Cameroun qu’il défend, n’a pas porté plainte non plus. Bertrand Teyou est pourtant en prison pour s’être servi lui aussi de l’alphabet français à sa guise, exactement comme le sieur Ambassa Nkeuya Jean-Damas. Voilà donc en résumé ce qu’est devenu le Cameroun à l’ère qu’on nous disait renouveau: une terre de profonde injustice, où des criminels se pavanent en s’éclaffant, et où des innocents sont en prison, alors que tous les deux ont fait la même chose : ici, se servir de quelques lettres de l’alphabet français pour écrire des phrases. Et je suis sûr qu’Ambassa Nkeuya Jean-Damas, s’il a des enfants, car même les tueurs de l’ombre ont parfois des rejetons, leur tient la main et leur apprend à écrire <a class="zem_slink" title="Le Soir" rel="homepage" href="http://www.lesoir.be/">le soir</a> dans le salon de sa maison, à la lueur de la lampe-tempête.</p>
<p>Ils sont nombreux au Cameroun qui durant ces dernières années ont perdu leur vie pour avoir utilisé l’alphabet français pour écrire: Jean-Marie Tchatchouang est aujourd’hui sur le banc des condamnés, là où hier était assis Jean-Bosco Talla, aux portes de la cellule où Bibi Ngota est finalement mort torturé. Oui, torturé à mort pour s’être servi, comme Ambassa Nkeuya Jean-Damas, de l’alphabet français pour écrire des phrases ! Si ces vingt-six lettres sont si dangereuses, dites-moi, pourquoi Ambassa Nkeuya Jean-Damas les enseigne-t-il à ses enfants ? Pourquoi nos enfants s’y exercent-ils donc pendant des dizaines d’années dans nos écoles et aux frais de l’Etat ? Après tant d’effort et de sacrifices, pourquoi leur serait-il donc interdit de l’utiliser comme l’a fait Bertrand Teyou, pour écrire un livre ? Ceux-là qui emprisonnent un écrivain pour avoir écrit un livre savent-ils que pour tout livre l’écrivain n’a besoin que des vingt-six lettres de l’alphabet ? Savent-ils qu’il ne faut pas plus pour écrire la Bible ou d’ailleurs le Code pénal ? Savent-ils que tout journal n’utilise rien de plus que ces mêmes lettres ? C’est dire que les métiers de l’écriture sont dangereux au Cameroun, livrés qu’ils sont à cet arbitraire qui fait qu’un Ambassa Nkeuya Jean-Damas <a class="zem_slink" title="French conjugation" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/French_conjugation">puisse</a> impunément écrire une menace de mort sur internet pour menacer un écrivain qui lui aussi écrit librement sur internet. Quel pays !</p>
<p>‚Je sais que sur le net tout peut se dire du moment que l&#8217;on prétend être loin du pays’, m’écrit Ambassa Nkeuya Jean-Damas. De quel pays parle-t-il? De tous les pays d’Afrique, le Cameroun est bien le seul où sept <a class="zem_slink" title="Alphabet" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Alphabet">alphabets</a> ont été inventés, du lewa à l’a ka u ku, de 1889 à 1916, par le roi Njoya, sultan des Bamum. Faut-il que de tels firmaments de l’esprit, les grandes ambitions, l’actuel régime qui dirige ce pays, nous fassent dégringoler dans les caniveaux ? Allons-nous laisser ce pays si riche, oui, cette terre de l’intelligence, être transformé devant nos yeux par des abrutis en un pays où les professionnels de la plume ont finalement peur d’écrire? Nous qui croyions que la culture de l’intimidation s’arrêtait dans l’enfance, voilà que les grandes ambitions nous y ramènent. Ah, que j’ai envie de dire à tous ces katikas, et à Biya en premier qui leur donne un salaire de Judas: pourquoi venez-vous donc si tard? Pourquoi lorsque chacun de nous sait déjà écrire, vous embrouillez-vous à coffrer ceux d’entre nous qui se servent de l’alphabet comme cela ne vous plait pas, et à tuer ceux qui écrivent des phrases qui vous exposent dans votre hideuse laideur ? Dites, pourquoi n’allez-vous donc pas dans tous les jardins d’enfant, dans toutes les écoles primaires du Cameroun interdire l’enseignement de l’alphabet français ? Ambassa Nkeuya Jean-Damas cite la Bible dans sa menace. Qu’il la relise donc, il y verra que l’épée de Hérode égorgea le Messie dans le berceau. Alors, cher ami, j’ai envie de lui dire : arrête de ciscia les écrivains, de torturer et de tuer les journalistes! Biya, interdis plutôt l’alphabet dont ils se servent, oui, c’est moins sanglant et plus efficace: interdis l’alphabet! Bèbèla!</p>
<p>http://www.facebook.com/profile.php?id=100001987974064#!/profile.php?id=100001987974064&#038;sk=wall</p>
<p>Patrice Nganang| 15 Avril 2011|</p>
<div class="zemanta-pixie" style="margin-top: 10px; height: 15px;"><a class="zemanta-pixie-a" title="Enhanced by Zemanta" href="http://www.zemanta.com/"><img class="zemanta-pixie-img" style="border: medium none; float: right;" src="http://files.cameroonwebnews.com/zemified_e.png?x-id=6bbadfb0-8801-495c-8ed3-5d58d99b2142" alt="Enhanced by Zemanta" /></a></div>
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		<title>Emissions interactives : Radios et télés sous surveillance</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2010/11/05/emissions-interactives-radios-et-teles-sous-surveillance/</link>
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		<pubDate>Fri, 05 Nov 2010 13:51:29 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Le ministre de la Communication promet des sanctions à l’encontre des médias audiovisuels au sujet de ce genre d’émission.
Ce n’est pas le constat de «la multiplication des émissions interactives diffusées sur les antennes des stations de radiodiffusion sonore et des chaînes de télévision émettant à partir du territoire national» qui offusque tant le ministre de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le ministre de la Communication promet des sanctions à l’encontre des médias audiovisuels au sujet de ce genre d’émission.</p>
<p><a class="highslide" onclick="return vz.expand(this)" href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/06/s-REALITY-TV_large.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-33198" title="s-REALITY-TV_large" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/06/s-REALITY-TV_large.jpg" alt="" width="400" height="300" /></a>Ce n’est pas le constat de «la multiplication des émissions interactives diffusées sur les antennes des stations de radiodiffusion sonore et des chaînes de télévision émettant à partir du territoire national» qui offusque tant le ministre de la Communication (Mincom). Déjà que dans le communiqué de presse <a class="zem_slink" title="List of Latin digraphs" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Latin_digraphs">qu</a>’il a rendu public mardi dernier, <a class="zem_slink" title="Issa Tchiroma" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Issa_Tchiroma">Issa Tchiroma Bakary</a> reconnaît que «ces émissions …sont de nature à contribuer à asseoir une culture de la formation citoyenne et de la nécessaire contribution des populations au développement de notre pays». Cependant, le patron de la communication estime que «ces émissions ne doivent cependant en aucun cas, servir de prétexte ou de vecteur à des attaques dirigées contre des personnes, des organisations ou même des institutions de la République, au mépris des règles qui protègent les individus, les corps sociaux ou l’Etat, de même que celles qui régissent la liberté de la presse au Cameroun». Avant de mettre en garde «ceux qui <a class="zem_slink" title="French conjugation" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/French_conjugation">pourraient</a> se livrer, ou alors favoriser de quelque manière que ce soit, de tels manquements, contre les conséquences fâcheuses que pourraient entraîner à leurs dépens, de tels agissements». L’emploi du conditionnel comme s’il supputait. Et pourtant…<br />
En réalité, sur le terrain, toutes proportions gardées, c’est le genre d’émission le mieux partagé dans le paysage audiovisuel camerounais, public comme privé : Crtv m’accompagne sur le poste national de la radio publique, 4S sur la Rts, Magic attitude sur <a class="zem_slink" title="Magic Radio" rel="homepage" href="http://www.magic.co.uk">Magic fm</a>, Surface de vérité sur Sky one radio, … Cartes sur tables sur Stv, une chaine de télévision basée à <a class="zem_slink" title="Douala" rel="geolocation" href="http://maps.google.com/maps?ll=4.05,9.68333333333&amp;spn=0.1,0.1&amp;q=4.05,9.68333333333%20%28Douala%29&amp;t=h">Douala</a>, Grand stade sur la télévision canal 2, … «Nous avons un travail à faire, donner la parole aux Camerounais. Pour qu’ils donnent leurs points de vue par rapport à u certain nombre de sujets, notamment les sujets d’actualité», justifie Jules Elobo, le chef de chaîne de Magic fm, une radio privée de <a class="zem_slink" title="Yaoundé" rel="geolocation" href="http://maps.google.com/maps?ll=3.86666666667,11.5166666667&amp;spn=0.1,0.1&amp;q=3.86666666667,11.5166666667%20%28Yaound%C3%A9%29&amp;t=h">Yaoundé</a>. Et s’il est facile de sélectionner les mails et Sms à lire sur les antennes, il n’est pas très rare qu’un auditeur ou un téléspectateur déchainé parvienne à passer son message avant de se faire rattrapé. En ce qui concerne les radios, la matinée est le moment le plus propice pour donner la parole aux auditeurs alors que la Tv le fait généralement en deuxième partie de la soirée.</p>
<p><strong>Accords parfaits avec les incriminés</strong></p>
<p>Cependant, la peur du gendarme aidant certainement, tous apprécient plutôt favorablement la menace du Mincom. Vu qu’avec Joseph Angoula Angoula, le promoteur de Sky one radio, «le <a class="zem_slink" title="Cameroun" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Cameroun">Cameroun</a> est un pays dont les journalistes ne sont pas bâillonnés», alors que «le Cameroun est un des pays au monde où le président est le plus insulté». Eugène Messina, le chef de chaîne de la Radio Tiéméni Siantou (Rts), une radio privée de Yaoundé, ne souhaite pas s’y prononcer. Lui dont un journaliste du service sport vient d’être convoqué à la police judiciaire en compagnie de deux de ses invités, pour diffamations, par un responsable de la fédération camerounaise de football. «Je ne souhaite pas faire de commentaire», a-t-il hâtivement répondu, avant de s’échapper. En répétant la même réponse à <a class="zem_slink" title="La Question" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/La_Question">la question</a> de savoir quelle mesure il prend pour encadrer la prise de parole des auditeurs sur les antennes de la radio dont il a la charge. Ailleurs, notamment ceux qui ont déjà connu la douleur de la répression de la tutelle, sont plus diserts : «Je crois que le ministre de la communication est dans son rôle. Il essaie de mettre l’ordre dans les médias, notamment les média privés», confesse Jules Elobo, le chef de chaine de Magic Fm. Joseph Angoula Angoula, le promoteur de Sky one radio, enfonce : «je suis pour ce genre de reprise en main, parce que la radio est quand même quelque chose de sensible qui peut rapidement faire dérailler l’opinion»</p>
<p>A l’évidence, la plupart des médias audiovisuels de la capitale, se sentent concernés, mais chacun fait de son mieux pour ne pas tomber dans ces travers. «À Magic Fm, je crois que <a class="zem_slink" title="Nous" rel="wikipedia" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Nous">nous</a> faisons déjà assez d’efforts pour pouvoir éviter ce genre de dérapages», soutient Jules Elobo. Celui qui devrait certainement se sentir personnellement indexé tant le Mincom avait publiquement reproché le dirigeant de «la chaîne qui déchaîne», dans un ton blagueur, mais empreint de sérieux, il y a à peine deux semaines.</p>
<p>Mais Joseph Angoula Angoula le dernier promoteur à avoir souffert de la dernière fermeture de radio au Cameroun en 2009, pour dérives éditoriales de la nature de ce qui courrouce le Mincom actuellement, a plutôt bien assimilé la leçon. L’homme dit avoir pris des dispositions à</p>
<p>propos car «une émission interactive est très difficile à contrôler», répète-t-il. «Le plus grave, c’est lorsque le journaliste n’a pas la spontanéité et le flair de prendre à partie cet auditeur qui se comporte mal à l’antenne», enfonce Jean Mathias Kouéméko, directeur adjoint des programmes radio à la Crtv. L’enseignant de journalisme rappelle que «il est important que l’animateur de l’émission joue son rôle de pédagogue».</p>
<p>Angoul Angoula apprend que «depuis le début de l’année, nous avons fait une série de stages avec des syndicats, notamment l’Acjec, et Rfi». Non sans préciser qu’il vient lui-même de terminer un stage sur l’analyse politique en vue de l’élection présidentielle à venir. «Parce qu’il ne faudrait pas que notre liberté aille dans tous les sens», dit-il. Et maintenant, «nos journalistes qui animent la fameuse émission « Surface de vérité » qui a remplacé le feu «Tribunal» doit justement repasser un stage sur les amissions interactives avec l’Acjec qui est un syndicat de journalistes, Rfi et <a class="zem_slink" title="Canal+" rel="homepage" href="http://www.canalplus.fr/">Canal+</a>. C’est pour dire que ces émissions ne sont pas animées si on n’a pas d’outils pour pouvoir les contrôler», se vante-t-il presque.</p>
<p>Pour autant, «les émissions interactives n’interdisent pas les vrais débats sur les plateaux avec des personnes dont on connaît les vraies identités. Le vrai problème c’est de se cacher sans donner sa vraie identité», professe Angoula Angoula.</p>
<p><strong>Réactions:</strong></p>
<p><strong>Jules Elobo, chef de chaîne, Magic Fm:</strong>«Ce que nous faisons n’est pas négligeable»</p>
<p>Je crois que ce que nous faisons déjà est assez appréciable. Maintenant la note du ministre viendra certainement nous demander d’être un peu plus rigoureux. Le problème c’est déjà au niveau du présentateur. Il faudrait qu’il soit vigilent. En donnant la parole, il faudra qu’il suive ce qui se dit ; qu’il sache retirer la parole quand il se rend compte qu’il y a des dérapages, c’est-à-dire que l’intervenant est en train soit de diffamer, soit d’insulter, ou de tenir des propos qui ne sont pas assez appréciables. Il y a à Magic fm une émission qui s’appelle Magic attitude qui, je crois, est très écoutée, très suivie, et où les gens ont quand même une certaine liberté de s’exprimer. Maintenant, est-ce que les pouvoirs apprécient ce qui se dit dans cette émission ? C’est là la question. Et vous savez que nous nous acheminons vers une période très sensible, l’élection présidentielle ; et il faut être plus rigoureux, c’est-à-dire qu’il ne faut pas laisser les gens dénoncer un certain nombre de choses. Je comprends bien la position des pouvoirs publics, notamment le ministère de la communication qui doit mettre un terme à ce genre de dérapages. Mais nous à Magic fm, je crois que nous faisons déjà assez d’efforts pour pouvoir éviter ce genre de dérapages. Je ne sais pas si on nous demande de faire un peu plus que ça, mais je crois que ce que nous faisons n’est pas négligeable. Mais je crois qu’avec le temps, les auditeurs ont fini par comprendre que les émissions de débats, les émissions interactives sont des tribunes où on vient s’exprimer, où on donne son point de vue par rapport à un sujet d’actualité, ce n’est pas une tribune où on vient insulter les gens. Et je crois que le rôle d’une radio aussi c’est d’éduquer.</p>
<p><strong>Jean Mathias Kouéméko, directeur adjoint des programmes radio, Crtv</strong>:«Ces émissions interactives sont une nécessité dans notre environnement, mais… »</p>
<p>Compte tenu de la mission de notre média, qui se doit de servir tous les camerounais, j’ai toujours réussi à rappeler à l’ordre les auditeurs qui dépassent les limites. C’est là aussi le devoir d’un animateur. Là où le bât blesse, c’est lorsque les stations ouvrent totalement l’antenne et passent la parole aux auditeurs l’un après l’autre, sans que l’animateur ne puisse les recadrer… Chez nous, les émissions interactives ont toujours un réalisateur qui reçoit les coups de fil avant de les passer à l’antenne. Il conseille ainsi à l’auditeur de ne pas être irrespectueux, mais de poser froidement sa préoccupation avec politesse. Nous nous sommes plusieurs fois faits engueulés du fait de cette procédure, mais cela nous aide à avoir à l’antenne des auditeurs responsables. Mais il arrive aussi des cas où, une fois à l’antenne, l’auditeur aborde des questions différentes de celles pour lesquelles il a été sollicité. Mais le plus important, c’est la réaction de l’équipe en studio après l’intervention de l’auditeur. Au Poste National, l’on essaie toujours de bien écouter ce qu’il a à dire, afin de lui apporter une réponse satisfaisante à sa préoccupation. Toutefois, il faut dire que ces émissions interactives sont une nécessité dans notre environnement, mais il est important que l’on respecte les institutions et les hommes qui les incarnent.</p>
<p><strong>Écrit par Propos recueillis par L.N et S.L.N| 5 Novembre 2010| La Nouvelle Expression|</strong></p>
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