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Kalla est confiant pour le match du 14 novembre

Posted by Admin on Oct 30th, 2009 and filed under Featured. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. Both comments and pings are currently closed.

Par lemessager  | Vendredi 30 octobre 2009 | Le Messager

Kalla

Kalla

Qu’est-ce que ça vous fait de jouer un match avec vos anciens camarades des Lions indomptables ?

Je pense que cela fait un grand plaisir parce qu’il y a des collùgues que je n’ai pas vu depuis cinq ans. J’espùre que nous avons fait plaisir au public.

Et pour ce qui est du trophée ?

C’est la premiĂšre fois que le trophĂ©e arrive en Afrique. La coupe du monde se joue en Afrique. Il faut tout faire pour que cette coupe reste en Afrique. On sait que ça va ĂȘtre difficile, mais je pense que si les Africains essayent de faire le maximum et qu’elle peut rester en Afrique ce serait une bonne chose. Si en plus c’est mon pays le Cameroun qui le remporte, je serai l’homme le plus heureux du monde.

Le Cameroun attend toujours le 14 novembre pour connaitre son sort ?

Aujourd’hui je suis confiant. Les joueurs sont en confiance. Nous sommes maitres de nous-mĂȘmes. Le groupe est en confiance, ils sont soudĂ©s. Il reste un match pour se qualifier mĂȘme si c’est vrai que dans un match tout peut se passer, mais les gars sont grands dans la tĂȘte, je ne suis pas inquiet parce que moralement on est bien.

Pour quelqu’un comme vous qui a jouĂ© longtemps dans cette Ă©quipe, comment aborder ce genre de ce match ?

C’est le genre de match qui appartient aux grands joueurs, et aux grands entraĂźneurs, et dans l’équipe du Cameroun il y a les grands joueurs, qui jouent dans de bons clubs, et nous avons un grand entraĂźneur. En plus, moralement le Cameroun est assis. Ce genre de match se joue dans les vingt-cinq premiĂšres minutes. Si nous commençons bien ce match, je ne vois pas ce qui peut nous arriver de mauvais. Je ne veux pas penser Ă  autre chose que la victoire. Nous devons continuer Ă  garder le mĂȘme Ă©tat d’esprit, celui qui prĂ©vaut depuis le match au Gabon.

Avez-vous eu Ă  jouer ce genre de match oĂč il fallait absolument gagner pour se qualifier Ă  la phase finale d’une compĂ©tition ?

Nous avons jouĂ© beaucoup de matches comme celui-lĂ . Je me rappelle du match contre le Zimbabwe, oĂč il fallait absolument aller gagner lĂ -bas. Aujourd’hui c’est la mĂȘme situation. On aura beaucoup de pression, mais si les joueurs sont moralement bien le jour j, on n’aura pas de problĂšme.

On vous a vu jouer tout Ă  l’heure, on a du mal Ă  croire que vous avez arrĂȘtĂ© tellement vous jouez bien ?

C’est vrai, mais dans la vie des footballeurs le problĂšme ce sont les blessures. Un joueur n’est pas comme un fonctionnaire qui peut faire 30 ans de mĂ©tier. Vous brillez aujourd’hui et deux jours aprĂšs vous pouvez ĂȘtre victime d‘une grave blessure. J’ai arrĂȘtĂ© ma carriĂšre parce qu’il y a eu beaucoup de blessures qui sont arrivĂ©es. Et ensuite les rechutes Ă©taient continuelles. J’étais un joueur qui donne toujours le maximum de moi-mĂȘme. Si je sais que je ne peux pas ĂȘtre Ă  100%, je prĂ©fĂšre arrĂȘter et faire autre chose. Je crois que j’ai beaucoup donnĂ©, aujourd’hui je ne regrette pas avoir arrĂȘtĂ© ma carriĂšre, je regarde maintenant l’avenir.

Quel est le meilleur souvenir que vous gardez de votre carriÚre maintenant que vous avez rangé les godasses ?

Il y a en a beaucoup, mais vous savez lorsqu’un on est en club en Europe, c’est diffĂ©rent du jeu en Ă©quipe nationale. Mes meilleurs moments dans le football, je les ai passĂ©s dans l’équipe nationale. Avoir gagnĂ© deux coupes d’Afrique des nations de suite c’est quand mĂȘme quelque chose d’extraordinaire. On avait une trĂšs bonne Ă©quipe.

Et pire moment de votre carriĂšre ?

C’était une grande dĂ©ception, aprĂšs la coupe du monde 2002. J’ai dit que je ne jouais plus pour le Cameroun puisqu’il s’est passĂ© beaucoup de choses pendant cette coupe du monde. J’avais pris cette dĂ©cision parce que je pense qu’avant d’aller Ă  la coupe du monde en 2002 on avait une bonne Ă©quipe qui pouvait aller trĂšs loin. Je me disais qu’on pouvait jouer les demi-finales. Cela ne s’est pas passĂ© comme çà parce qu’il y a eu beaucoup de choses qui se sont passĂ©es. Je me suis dit avec l’équipe qu’on avait, si on ne joue pas au moins les demi-finales, quand est-ce qu’on pouvait aller aussi loin ? Je me suis dis que j’arrĂȘte avec la sĂ©lection.

Qu’est-ce qui explique votre retour en 2005 pour le match Cîte d’Ivoire – Cameroun à Abidjan, et votre participation à la Can 2006 en Egypte ?

Je reviens parce que souvent quand tu restes devant la tĂ©lĂ©, tu vois tes amis jouer et qu’ils sont en difficultĂ©, tu as envie de les aider, mais tu es impuissant parce que tu n’es pas sur le stade. J’ai eu des amis qui m’ont appelĂ©, et j’ai discutĂ© avec eux de la possibilitĂ© de revenir. C’est vrai que la dĂ©cision Ă©tait trĂšs difficile Ă  prendre. On jouait un match difficile contre la CĂŽte d’Ivoire Ă  Abidjan. Il fallait que je rĂ©flĂ©chisse bien. J’ai rĂ©flĂ©chi et j’ai dit il faut que je revienne les aider. Je suis revenu et cela s’est bien passĂ© en CĂŽte d’Ivoire. Mais ici sur place Ă  YaoundĂ© contre l’Egypte, on a fait match nul. C’était une grande dĂ©ception.

Avec le recul, qu’est-ce qui s’est passĂ© Ă  Paris lorsque vous alliez Ă  la coupe du monde 2002 ?

Il s’est passĂ© beaucoup de choses et je n’ai plus envie d’en reparler. Je dirais simplement que si quelqu’un est appelĂ© Ă  jouer Ă  l’équipe nationale, il doit ĂȘtre fier. J’ai Ă©tĂ© fier de jouer dans cette Ă©quipe nationale pendant des annĂ©es et surtout d’ĂȘtre titulaire pendant toutes ces annĂ©es que j’ai passĂ©es dans cette Ă©quipe.

Avez-vous planifié votre retraite footballistique ?

Je remercie Dieu qui m’a mis sur un bon chemin. Franchement, si je n’avais pas jouĂ© au football je ne sais pas ce que je serais devenu. J’ai essayĂ© de gĂ©rer ma carriĂšre, c’est vrai que c’est difficile. Quand on gagne beaucoup d’argent, on a la tĂȘte en l’air, on fait beaucoup de folie et parfois on utilise mal l’argent. Aujourd’hui j’ai de quoi manger, je peux aller oĂč je veux sans problĂšme, je gĂšre le peu que Dieu m’a donnĂ© sans problĂšme.

Qu’est-ce çà vous fait de voir certains joueurs qui ont servi cette Ă©quipe nationale souffrir, certains rasent les murs pratiquement ?

Je ne vais jamais critiquer quelqu’un. On n’ a pas eu les mĂȘmes contrats. Chacun a pu gĂ©rer son argent comme il peut. Quand on joue, on a beaucoup d’argent, tu te dis si j’ai eu autant ce mois, le mois prochain j’en aurais encore et on ne voit pas le temps passer. À un moment une grave blessure est vite arrivĂ©e, et vous arrĂȘtez. Je ne vais juger personne, mais j’ai fait ce que j’ai pu, Dieu merci.

Propos recueillis par

Guy NSIGUE à Yaoundé

Source : Camfoot

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