<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Cameroonwebnews.com &#187; justice</title>
	<atom:link href="http://cameroonwebnews.com/tag/justice/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://cameroonwebnews.com</link>
	<description>Actualités et Opinions sur le Cameroun - Breaking News blogs and opinions on Cameroon</description>
	<lastBuildDate>Fri, 03 Feb 2012 16:57:04 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.3.1</generator>
		<item>
		<title>Cameroun: Affaire Camair &#8211; Le procès ne décolle pas</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2012/01/24/cameroun-affaire-camair-le-proces-ne-decolle-pas/</link>
		<comments>http://cameroonwebnews.com/2012/01/24/cameroun-affaire-camair-le-proces-ne-decolle-pas/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 16:52:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire Camair]]></category>
		<category><![CDATA[camair]]></category>
		<category><![CDATA[Expert Financier]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Dissack Delong]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Maitre Happi]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Gabriel Ngamo Hamani]]></category>
		<category><![CDATA[Prison Centrale de New Bell]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cameroonwebnews.com/?p=45643</guid>
		<description><![CDATA[Les débats, qui se sont ouverts en octobre 2010, ont déjà connu une vingtaine de renvois.
L&#8217;audience du 18 janvier 2012, au tribunal de grande instance (Tgi) du Wouri, était au moins le 20ème renvoi dans ce qui est communément appelé «affaire Camair». Depuis son ouverture, le 06 octobre 2010, l&#8217;«affaire Camair contre Paul Gabriel Ngamo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les débats, qui se sont ouverts en octobre 2010, ont déjà connu une vingtaine de renvois.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-PAUL-GABRIEL-NGAMO-AFFAIRE-CAMAIR_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Paul Gabriel Ngamo - Affaire Camair" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-PAUL-GABRIEL-NGAMO-AFFAIRE-CAMAIR_large.jpg" alt="" width="495" height="280" /></a>L&#8217;audience du 18 janvier 2012, au tribunal de grande instance (Tgi) du Wouri, était au moins le 20ème renvoi dans ce qui est communément appelé «affaire Camair». Depuis son ouverture, le 06 octobre 2010, l&#8217;«affaire Camair contre Paul Gabriel Ngamo Hamani», ex-administrateur provisoire de la défunte compagnie aérienne n&#8217;a cessé d&#8217;aller de renvoi en renvoi. Et les raisons invoquées sont quasiment les mêmes : absence des membres de la collégialité. C&#8217;est d&#8217;ailleurs pour cela que l&#8217;unique magistrat, présent à la dernière audience, a dû poireauter pendant 3 heures. Le procès a, une fois de plus, été renvoyé au 31 janvier 2012 du fait de l&#8217;absence de deux des trois juges.</p>
<p>Pourtant, à l&#8217;orée de cette affaire, Esther Moutngui, la présidente du tribunal, avait indiqué que le procès devait se tenir en session ainsi que l&#8217;avaient sollicité les avocats de la défense : les 1er et 3ème jeudis de chaque mois, avec possibilité d&#8217;audience le vendredi. Des dispositions qui n&#8217;ont, jusqu&#8217;ici, jamais été respectées. Les audiences se tiennent, dans le meilleur des cas, une fois par mois et font le plus souvent l&#8217;objet de renvois. «Ils savent que le dossier est vide. C&#8217;est pourquoi ils font traîner l&#8217;affaire», soupire Me Happi, conseil de la défense. L&#8217;accusé, pour sa part, ne cache pas sa hâte d&#8217;arriver dans le fond de l&#8217;affaire afin que son innocence éclate au grand jour.</p>
<p>Pourtant, a indiqué, à l&#8217;audience du 11 août 2011, Georges Dissack Delong, témoin à charge et expert financier ayant travaillé sur les incidences financières et les contrats de locations des avions, «le rapport produit par les quatre contrôleurs a relevé des irrégularités comptables et financières au cours de la période du 23 février 2005 au 11 mars 2008 (période de l&#8217;administration provisoire, Ndlr)». Inspecteur principal des impôts de classe exceptionnelle, Paul Gabriel Ngamo Hamani fut administrateur provisoire de la Camair du 23 février 2005 au 11 mars 2008. A l&#8217;issue de l&#8217;enquête préliminaire, il lui fut imputé des détournements de plus de 118 milliards Fcfa. Il est, depuis lors, placé sous mandat de détention provisoire à la prison centrale de Douala, à New Bell, où il séjourne dans la cellule spéciale 18.</p>
<p>Blaise Djouokep | 23 Janvier 2012| Mutations |<br />
<!--more--><!-- BlogGlue Cache: No --></p>
<p><!-- BlogGlue Plugin Error --><br />
<!-- This page cannot be linked by BlogGlue. --><br />
<!-- This account has exceeded the allocated content limit. --><br />
<!-- http://www.blogglue.com/contact/ --></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cameroonwebnews.com/2012/01/24/cameroun-affaire-camair-le-proces-ne-decolle-pas/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Au tribunal : Pourquoi Atangana Mebara refuse de comparaître/Sa lettre au Procureur de la République</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2012/01/20/au-tribunal-pourquoi-atangana-mebara-refuse-de-comparaitresa-lettre-au-procureur-de-la-republique/</link>
		<comments>http://cameroonwebnews.com/2012/01/20/au-tribunal-pourquoi-atangana-mebara-refuse-de-comparaitresa-lettre-au-procureur-de-la-republique/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 20 Jan 2012 14:45:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire Albatros]]></category>
		<category><![CDATA[Atangana Mebara]]></category>
		<category><![CDATA[G11]]></category>
		<category><![CDATA[Gilbert Schlick]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Lettre Atangana Mebara]]></category>
		<category><![CDATA[Lettre au Procureur du Mfoundi]]></category>
		<category><![CDATA[Maitre Assira]]></category>
		<category><![CDATA[operation epervier]]></category>
		<category><![CDATA[Polycarpe Abah Abah]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal de grande instance du Mfoundi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cameroonwebnews.com/?p=45613</guid>
		<description><![CDATA[L’ex-Sgpr exige des conditions plus humaines ainsi que la modification de l&#8217;origine et la qualité des éléments chargés de son escorte.
Jean Marie Atangana Mebara était le grand absent à l’occasion de l’audience du Tgi du Mfoundi du mercredi 18 janvier 2012. L’ex-Sgpr a purement et simplement éconduit l’escorte composée d’une cohorte d’éléments de la gendarmerie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’ex-Sgpr exige des conditions plus humaines ainsi que la modification de l&#8217;origine et la qualité des éléments chargés de son escorte.</strong></p>
<p>Jean Marie Atangana Mebara était le grand absent à l’occasion de l’audience du Tgi du Mfoundi du mercredi 18 janvier 2012. L’ex-Sgpr a purement et simplement éconduit l’escorte composée d’une cohorte d’éléments de la gendarmerie nationale descendue à la prison centrale de Kondengui avec pour mission de le conduire au palais de justice et de le ramener. La même attitude qu’avait eu Polycarpe Abah Abah à l’occasion d’une extraction. En refusant de se faire extraire de son lieu de détention, l’accusé Atangana Mebara entendait ainsi, explique Me Assira, son conseil, protester contre des brutalités dont il avait été victime au sortir de l’audience du 04 janvier 2012. Ce jour là en effet, relève l’avocat dans une lettre de protestation (voir page ci-contre), adressée à cet effet au procureur de la République, «Atangana Mebara a été victime d&#8217;une agression caractérisée de la part du Lieutenant de gendarmerie, chef de l&#8217;escorte qui devait le ramener à la prison centrale de Yaoundé, après la suspension de l&#8217;audience du 4 janvier 2012. En effet, à la fin de ladite audience, relève l’avocat, cet officier a exercé des violences physiques sur la personne de Atangana Mebara qui remettait un livre à un de ses proches».</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-ATANGANA-MEBARA_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Atagana Mebara lettre au Procureur de la Republique" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-ATANGANA-MEBARA_large.jpg" alt="" width="495" height="280" /></a>Un acte jugé intolérable par la défense de l’ex-Sgpr qui se prévaudra de ce que, à aucun moment, cet officier n&#8217;a pas cru devoir indiquer la loi qui avait été enfreinte par Atangana Mebara. De plus, expliquera Me Assira au président du Tgi du Mfoundi, Gilbert Schlick, qui l’interpellait sur cette absence de son client, l’ex-Sgpr qui avait quelques soucis au niveau de sa santé, n’avait pas compris le refus du tribunal d’accéder à sa demande. L’accusé avait en effet émis le voeu de soumettre une demande de mise en liberté. Demande brutalement refoulée par la collégialité du président Schlick. Ces deux faits, conjugués à d’autres frustrations cumulées, explique l’avocat, peuvent expliquer l’absence de Atangana Mebara aux débats. «Nous ne pouvons pas, s’indigne Me Assira, accompagner ce qui est, de notre point de vue une mascarade. Vous rendez justice et prenez des décisions concernant des hommes avec leurs sentiments».</p>
<p>«Nous constatons que l’accusé Mebara n’est pas là aujourd’hui et s’il n’est pas là à la prochaine audience, alors que la procédure tire à sa fin, avise le juge Schlick, le tribunal constatera qu’il a choisi de ne pas se présenter. Il s’agit d’un choix d’un accusé qui a choisi de ne pas répondre et qu’il faut respecter». En choisissant de ne pas se présenter au tribunal mercredi dernier, l’ex-Sgpr semble mettre en exécution une menace déjà agitée lors de sa déclaration devant le même tribunal, c’était le 19 septembre 2011 : «Je m’exprime peut-être devant votre Tribunal pour la dernière fois. Je vous prie, en conséquence, de m&#8217;accorder quelques minutes d&#8217;attention… Qui serait surpris de m&#8217;entendre dire, de clamer aujourd&#8217;hui que je suis fatigué de ce procès en accordéon, ce procès saucissonné, ce procès à tiroir ou en poupées russes ou encore comme on dit ici ce procès en rouleau compresseur? Je ne me sens plus en état de poursuivre un procès dont les procédures sont tantôt disjointes, tantôt jointes quelques mois plus tard».</p>
<p>Evariste Menounga | 20 Janvier 2012 | Mutations |</p>
<p><strong>Sa lettre au Procureur de la République</strong></p>
<p>Monsieur Le Procureur de la République,<br />
J’ai l’honneur de porter à votre connaissance les faits suivants.<br />
Après la suspension de l&#8217;audience du 4 janvier 2012, Monsieur Atangana Mebara a été victime d&#8217;une agression caractérisée de la part du Lieutenant de gendarmerie, chef de l&#8217;escorte qui devait le ramener à la prison centrale de Yaoundé.<br />
En effet, à la fin de ladite audience, cet officier a exercé des violences physiques sur la personne de Monsieur Atangana Mebara, qui remettait un livre à un de ses proches.<br />
Cet acte est intolérable.</p>
<p>A aucun moment cet officier n&#8217;a cru devoir indiquer la loi qui avait été enfreinte par Monsieur Atangana Mebara, ni les instructions du parquet, en vertu desquelles il agissait.<br />
Face à cette agression, les deux représentants du Ministère Public qui étaient encore dans la salle, les substituts SOH et BILLONG ont été interpellés; ils sont restés sans réaction.<br />
Ainsi, des éléments des forces de sécurité, chargés d&#8217;assurer la sécurité de Monsieur Atangana Mebara, ont pu lui arracher des mains un bien lui appartenant, sans que cela suscite la moindre réaction de la part des représentants du Ministère public.<br />
J&#8217;en déduis que la sécurité de Monsieur Atangana Mebara est désormais menacée par ces éléments de gendarmerie, qui peuvent le brutaliser en toute impunité, arrachant et confisquant une chose lui appartenant et qui ne présentant pourtant aucune menace ni pour la sécurité publique, ni pour l’ordre public.</p>
<p>Dans ces conditions il paraît particulièrement risqué désormais que Monsieur Atangana Mebara se rende au tribunal, escorté par des éléments clairement aussi mal intentionnés à son endroit.<br />
Je vous prie en conséquence de bien vouloir m’indiquer les dispositions opportunes que votre parquet compte prendre pour que la sécurité, la dignité et la sérénité de Monsieur Atangana Mebara soient garanties.<br />
De manière particulière j&#8217;attends que soit au moins fondamentalement modifiée l&#8217;origine et la qualité des éléments chargés de son escorte.<br />
Du reste, rien ne semble justifier les mesures spéciales de sécurité qui sont prises lors de son transfert de la prison au tribunal et retour.<br />
Il s&#8217;agit de mesures discriminatoires qui violent le principe constitutionnel de l&#8217;égalité des citoyens devant la loi, dans la mesure où ses co-accusés dans le même dossier sont soumis à des conditions complètement différentes et beaucoup plus humaines.<br />
J&#8217;attends par ailleurs de votre Parquet qu’il ordonne que soit restitué à Monsieur Atangana Mebara l&#8217;enveloppe arrachée de ses mains le 4 janvier courant par le Lieutenant chargé de son escorte.<br />
Je vous remercie par avance de votre compréhension.<br />
Veuillez agréer, Monsieur le Procureur de la République, l’expression de ma considération respectueuse et dévoué.<br />
Copies à :<br />
- Monsieur le Ministre de la Justice<br />
- Monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel du Centre<br />
- Monsieur le Président du Tribunal de Grande Instance du Mfoundi<br />
- Monsieur le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme</p>
<p>Maître Claude ASSIRA<br />
Docteur en Droit<br />
Avocat aux Barreaux de PARIS et du Cameroun<br />
<!--more--><!-- BlogGlue Cache: No --></p>
<p><!-- BlogGlue Plugin Error --><br />
<!-- This page cannot be linked by BlogGlue. --><br />
<!-- This account has exceeded the allocated content limit. --><br />
<!-- http://www.blogglue.com/contact/ --></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cameroonwebnews.com/2012/01/20/au-tribunal-pourquoi-atangana-mebara-refuse-de-comparaitresa-lettre-au-procureur-de-la-republique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Déposition de l’accusé Jérôme Mendouga, L’ex-ambassadeur du Cameroun à Washington DC devant le TGi du Mfoundi</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2012/01/19/deposition-de-laccuse-jerome-mendouga-lex-ambassadeur-du-cameroun-a-washington-dc-devant-le-tgi-du-mfoundi/</link>
		<comments>http://cameroonwebnews.com/2012/01/19/deposition-de-laccuse-jerome-mendouga-lex-ambassadeur-du-cameroun-a-washington-dc-devant-le-tgi-du-mfoundi/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 19 Jan 2012 18:18:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire Albatros]]></category>
		<category><![CDATA[Ex Ambasadeur du Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Jerome Mendouga]]></category>
		<category><![CDATA[Jerome Mendouga Washington D.C.]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal de grande instance du Mfoundi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cameroonwebnews.com/?p=45535</guid>
		<description><![CDATA[Votre honneur, honorables membres de la collégialité!
C’est, littéralement effondré,et les yeux en larmes que l’ex-ambassadeur Gérôme Mendouga a parachevé hier, mercredi 18 janvier 2012, sa déclaration de près de 3 heures d’horloge devant le Tgi du Mfoundi siégeant en matières criminelles dans l’affaire de détournement de deniers publics de la somme de 720 millions Fcfa [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Votre honneur, honorables membres de la collégialité!</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-JEROME-MENDOUGA-EX-AMBASSADEUR-DU-CAMEROUN-WASHINGTON-DC_med.jpg"><img class="aligncenter" title="Jerome Mendouga ex ambassadeur du Cameroun a Washington D.C" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-JEROME-MENDOUGA-EX-AMBASSADEUR-DU-CAMEROUN-WASHINGTON-DC_med.jpg" alt="" width="495" height="280" /></a>C’est, littéralement effondré,et les yeux en larmes que l’ex-ambassadeur Gérôme Mendouga a parachevé hier, mercredi 18 janvier 2012, sa déclaration de près de 3 heures d’horloge devant le Tgi du Mfoundi siégeant en matières criminelles dans l’affaire de détournement de deniers publics de la somme de 720 millions Fcfa reprochée à l’accusé Mendouga. Trois heures pendant lesquelles le vieillard de 73 ans, debout sur ses jambes est revenu sur les péripéties qui ont jalonné ses 48 ans d’une carrière diplomatique riche. Indiquant au passage qu’il avait agi en toute bonne foi et utilisé les fonds reçus dans l’intérêt de l’Etat camerounais. De même qu’il déplore tout le mensonge qui a précédé son interpellation et son incarcération à la prison de Kondengui.</p>
<p>Une audience marquée par l’absence remarquée de l’accusé Atangana Mebara. Une absence qui, à en croire son conseil Me Assira, ne serait pas étrangère aux incidents dont l’audience du 04 janvier dernier avait été le théâtre. Ce jour là, rappelle l’avocat, le tribunal avait refusé la parole à l’ex-Sgpr et ses conseils qui entendaient formuler une demande de mise en liberté provisoire. Le tribunal avait estimé qu’une telle demande était inappropriée, parce que intervenant en fin d’audience. De plus, relève l’avocat, l’ex-Sgpr avait été brutalisé au sortir de l’audience par le lieutenant de gendarmerie en charge de son escorte, au moment où l’ex-Sgpr s’apprêtait à faire quelques dédicaces de son livre présenté au public quelques jours plutôt chez l’Harmattan à Yaoundé,en son absence. Ce sont ces deux incidents couplés à l’état de santé précaire de l’accusé qui, selon Me Assira, pourraient expliquer cette absence devant le tribunal. Substance et extraits d’une de la Déclaration fleuve de l’ex-ambassadeur, Gérôme Mendouga..</p>
<p>Me voici devant votre tribunal, inculpé de détournements de deniers publics d’un montant de 243162,78 dollars, soit 121 581 180 Fcfa. Cette somme a été utilisée à suppléer au paiement des dépenses de fonctionnement de notre ambassade à Washington. Rien, à ma connaissance, n’avait interdit cette opération. J’étais alors ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Cameroun aux Etats-Unis d’Amérique, chef de notre mission diplomatique, représentant personnel du Chef de l’Etat, investi de toute l’autorité nécessaire pour pouvoir assumer ses devoirs et responsabilités dans l’accomplissement des missions qui m’étaient assignées au service de notre pays.</p>
<p>En fait, cette somme de 121 millions Fcfa constituait le reliquat d’un crédit de 720 millions Fcfa que le gouvernement m’a délégué en janvier/février 2004, par l’entremise du percepteur de l’ambassade, M. François Ngoubene. Effectivement, le percepteur m’a remis en deux chèques qu’il a établis en mon nom propre, un total de 1 262 289,14 dollars. Ce reliquat de 121 millions Fcfa représente ce qui reste du crédit global initial, lorsqu’en est soustraite la somme de 1 019 126,78 dollars que j’ai consacrée aux dépenses liées à l’avion pris en leasing de la compagnie Boeing pour les déplacements du chef de l’Etat, et qui a été baptisé « Albatros ».</p>
<p>Le message-fax convoyant les fonds ainsi envoyés, adressé au percepteur qui m’en a remis copie, et que je vous dépose comme pièce à conviction, porte notamment les phrases que je cite : « crédit destiné aux dépenses à effectuer par l’ambassadeur sur indication de la présidence de la République » et « vous en autorise utilisation en attendant arrivée titre autorisation de dépense correspondant »…Le fait constant est que, en ce qui me concerne, je n’ai reçu ni instruction, ni indication spécifique quant à l’utilisation dudit crédit, et ce à aucun moment, ni avant, ni après, ni au moment de la réception des fonds.</p>
<p><strong>Mvog-Belinga</strong><br />
Permettez-moi que je me présente à vous. Je suis né le 15 août 1938 à Ekyé, quartier de Yaoundé IV. C’est cet arrondissement qui abrite ma résidence actuelle : la prison centrale de Kondengui. Je suis donc un autochtone de la ville de Yaoundé, un patriarche dans nos traditions Mvog-Belinga chez les Bene. J’ai effectivement en âge, en ce mercredi 18 janvier 2012, jour pour jour : 73 ans révolus, 5 mois et 3 jours. Mon père, planteur et catéchiste de son état, est mort quelques trois ou quatre ans après ma naissance. Ma mère, assistée de la seule s?ur de son mari, m’aura donc élevé en femme seule, non scolarisée, mais de formation morale et chrétienne de très haut niveau. Elle modelait et vendait de la poterie en argile comme moyen de subsistance. Et moi-même déjà, depuis l’âge de 10 ans environ, je parcourais plusieurs fois par semaine les 7 à 8 km de distance qui nous séparait de ce qui était alors la ville, avec un fagot sur la tête, pour venir vendre du bois sec à Mvog Mbi. Le moins pénible de ces petits emplois par lesquels je me suis fait aura été celui de planton à la Chambre de commerce. C’est dire d’où je viens, de quelle condition je suis sorti pour être celui qui est devant vous aujourd’hui, ayant occupé ce que je considère comme de grands postes de responsabilité dans l’appareil de l’Etat, mais accusé aujourd’hui d’avoir commis un crime abominable.</p>
<p>Attaché d’ambassade à Washington en mars 1961, je suis par la suite nommé Premier secrétaire, puis Consul général chargé, en 1964, de créer notre nouvelle ambassade au Canada, à l’âge de 26 ans. Par la suite, j’occuperai, tour à tour, différents postes de responsabilité dans l’administration centrale du ministère des affaires étrangères, puis de Conseiller d’ambassade dans divers pays européens et africains, avant d’être Chef de la Mission économique du Cameroun à Bruxelles en 1981. En culmination de ce parcours, je suis ambassadeur en 1984, Chef de Mission diplomatique d’abord à Dakar où je crée, là aussi, notre nouvelle ambassade, puis en 1989 à Kinshasa, et enfin, en 1993, revenant ainsi en poste pour la deuxième fois là où j’avais commencé ma carrière diplomatique et où je l’ai conclue, à Washington DC. Là j’aurais servi pendant environ 15 ans, sur un total de près d’un quart de siècle comme chef de Mission diplomatique, et j’y aurai été vice doyen de tout le Corps diplomatique.</p>
<p>Monsieur le président, honorables membres de la collégialité, j’ai passé 48 ans de ma vie service actif de notre pays, ce pays qui m’a tant donné. Oui, ayant même choisi de décliner de mirobolantes offres vers d’autres horizons, j’ai passé 47 ans de ces 48 ans à aller à travers le monde défendre, dire, clamer et témoigner en paroles et en actions que : oui le Cameroun, il est beau ! Il est grand ! Il est bien ! Les camerounais sont des grands ! Ils sont sérieux, ils sont bien ! Pendant tout ce temps je n’ai u pour soucis constants, pour seuls soucis, que d’assurer, promouvoir et de défendre l’image, la dignité et l’honneur du Cameroun, notre pays et faire triompher nos intérêts au mieux de mes capacités et ressources…..</p>
<p>Oui, j’ai effectivement reçu du percepteur de l’ambassade une somme de 1 262 289, 14 dollars correspondant à 720 millions Fcfa pour, est-il écrit à l’adresse dudit Percepteur, «dépenses à effectuer par l’ambassadeur sur indication de la Présidence». Lorsque les fonds me sont remis en février 2004, nous sommes entrain de poursuivre, laborieusement, le point d’achèvement dans notre relation avec le Fmi qui a son siège à Washington. Nos gestes étaient généralement suivis, épiés et scrutés, et plus particulièrement au regard des rumeurs qui circulaient. Nous étions, murmurait-on, dans une affaire d’acquisition d’avion sans le feu vert des Institutions qui veillaient à ce que notre programme en vue d’atteindre le point d’achèvement, ne fût d’une quelconque manière, entaché de délinquance financière ou administrative. C’est dire que la période de 2004 à 2006 y revêtait pour nous une importance stratégique de grande intensité.</p>
<p><strong>Boutade</strong><br />
Rien n’est dit au sujet de l’objet des fonds en question. Et personne ne m’en a rien dit à quelque moment que ce soit. Lorsque j’ai demandé au percepteur après qu’il m’ait tendu le premier chèque quel en était l’objet, il a fait, en me tendant copie du message fax qui véhiculait les fonds en question, une boutade du genre «c’est vous qui savez là-haut» dans une formule que je reprendrai en quelque sorte dans un message d’information à la présidence. J’ai lu ledit message-fax. L’objet du crédit n’y était pas porté. Et le directeur général du budget au ministère des finances, responsable et technicien en la matière, a confirmé cette vérité. Mais j’ai bien compris qu’il s’agissait de questions à traiter en tant qu’affaires d’Etat comme on dit, d’un niveau du plus haut degré d’importance dans les préoccupations de l’Etat. Et l’ambassadeur n’aura reçu ni avant, ni après, ni au moment de la réception des fonds en question, aucune instruction, aucune directive, aucune orientation, aucune indication de spécifique quant à l’utilisation de ces fonds. Aucun témoin n’a dit le contraire de ce fait. Personne n’a présenté la preuve du contraire de cette vérité. Il s’est agi, dans la limite de ce crédit de 72 millions Fcfa, de juger de l’opportunité et de la moralité des dépenses, de hiérarchiser les charges incombant à l’Etat, et de déterminer lesquelles honorer selon les besoins et impératifs du service, à la poursuite des missions dont j’avais la charge.</p>
<p>L’ambassadeur a payé des charges incombant à l’Etat, pour le bien de l’Etat qu’il servait et dont il oeuvrait à voir réussir les objectifs. C’est le mandat qui lui a été confié par l’Etat, propriétaire des fonds en cause. Et tout a été pour l’Etat. L’ambassadeur a géré comme on dit «en bon père de famille», pour le bien de la famille, pour le bien de l’Etat, en bon haut commis de l’Etat.</p>
<p>On a vu et entendu des grandes autorités de la République s’investir à rouler dans la farine et le peuple camerounais et son chef, en mettant quiconque au défi de prouver que l’ambassadeur Mendouga, puisqu’il est dans le collectif stigmatisé des personnalités alors prises dans les griffes de l’opération «Epervier», est innocent. On faisait ainsi croire que notre droit se fonde sur la « présomption de culpabilité » pour les inculpés, et non comme vous le savez, sur la «présomption d’innocence».</p>
<p>On a vu et entendu les mêmes autorités pérorer et clamer que l’ambassadeur Mendouga , faisant partie du même collectif des interpellés, et de ceux qui ont détourné des milliards qu’on ne retrouve pas simplement parce qu’il a su les planquer. On a vu et entendu des trompettistes et thuriféraires de la démolition, de la destruction des victimes, se charger de casser l’auréole de cet ambassadeur Mendouga «voleur» en le jetant en pâture à l’opinion par cette belle expression de dénigrement entre autres : «un patriarche ne vole pas!» On a même vu la police judiciaire, dans sa lettre du 4 août 2008 transmettant le dossier à la justice, et portant en objet : «détournement de deniers publics en coaction et complicité», déclarer que le suspect Mendouga était en fuite. Drôle de façon d’être en fuite, de se cacher, pour quelqu’un qui a accumulé mon peu d’expérience et de connaissances des relations internationales, de leurs réalités et de leurs mécanismes.</p>
<p>En tout cas, je suis revenu au Cameroun normalement, en annonçant le jour et le vol d’avion de mon arrivée comme il est de tradition en fin de mission pour un ambassadeur, par messages fax et autres moyens de communication. Et l’interrogation est là : qu’ya-t-il de contraire aux intérêts de l’Etat ? Qu’ya-t-il d’inopportun, d’irrégulier, d’immoral, d’illégal, de criminel dans le fait que des fonds de l’Etat, à disposition sans interdit ni réserve, soient utilisés pour payer les charges incombant à cet Etat et ce par l’ambassadeur, dans la libre appréciation de gestionnaire qui lui revenait, en tant qu’autorité dûment habilitée, dûment mandatée pour le faire ? Et cette interrogation qui m’habite. Elle ne me quitte jamais, que ce soit lorsque seul, je considère mon âge, 74 ans, pensant à la vie que j’ai eue, à toute la rigueur, la rectitude morale, l’amour du service public que j’ai érigés en règle de vie tant pour moi-même que pour tous mes enfants, et pensant à la retraite de rêve que j’ai pensé m’être préparé, et avoir méritée.</p>
<p>Finalement, Dieu merci, la réponse vous appartient, à vous que Dieu, notre Dieu à tous, le Juge Suprême, a donné de rendre justice au nom de ce peuple assoiffé de justice, de justice vraie, de justice juste, en votre âme et conscience.<br />
Le Sage de la Bible, Ben Sirac, nous dit : «trois choses me font peur et une quatrième m’épouvante : une calomnie qui court la ville, une émeute populaire, une fausse accusation : tout cela est pire que la mort».<br />
En mon nom propre et si je peux me le permettre, au nom de ce peuple assoiffé de justice, je vous dis : je vous fais confiance !!!</p>
<p>Synthèse de Evariste Menounga| 19 Janvier 2012 | Mutations |<br />
<!--more--><!-- BlogGlue Cache: No --></p>
<p><!-- BlogGlue Plugin Error --><br />
<!-- This page cannot be linked by BlogGlue. --><br />
<!-- This account has exceeded the allocated content limit. --><br />
<!-- http://www.blogglue.com/contact/ --></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cameroonwebnews.com/2012/01/19/deposition-de-laccuse-jerome-mendouga-lex-ambassadeur-du-cameroun-a-washington-dc-devant-le-tgi-du-mfoundi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cameroun: Tecsult condamné à payer 2 milliards de fcfa à Campost</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2012/01/13/cameroun-tecsult-condamne-a-payer-2-milliards-de-fcfa-a-campost/</link>
		<comments>http://cameroonwebnews.com/2012/01/13/cameroun-tecsult-condamne-a-payer-2-milliards-de-fcfa-a-campost/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 13 Jan 2012 17:47:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Campost]]></category>
		<category><![CDATA[detournement de fonds]]></category>
		<category><![CDATA[Jamel Zouglhami]]></category>
		<category><![CDATA[Jean Louis Esposito]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Nnoko Ajang]]></category>
		<category><![CDATA[Poste Camerounaise]]></category>
		<category><![CDATA[Tecsult]]></category>
		<category><![CDATA[Tecsult Condamne]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cameroonwebnews.com/?p=45483</guid>
		<description><![CDATA[Le cabinet canadien reconnu civilement responsable des détournements imputés à un de ses experts mis à la disposition de la poste camerounaise.
Que l&#8217;on s&#8217;en souvienne : au moment de boucler sa mission d&#8217;assistance technique sur la gestion de la Campost (Cameroon Postal services) en 2008, le cabinet canadien Tecsult International Limited, dont la prestation étendue [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le cabinet canadien reconnu civilement responsable des détournements imputés à un de ses experts mis à la disposition de la poste camerounaise.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-TECSULT-CANADA-large.jpg"><img class="aligncenter" title="Tecsult Condamne" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-TECSULT-CANADA-large.jpg" alt="" width="400" height="106" /></a>Que l&#8217;on s&#8217;en souvienne : au moment de boucler sa mission d&#8217;assistance technique sur la gestion de la Campost (Cameroon Postal services) en 2008, le cabinet canadien Tecsult International Limited, dont la prestation étendue sur une période de 2 ans (2006-2008) a coûté 2 milliards de Fcfa à l&#8217;Etat du Cameroun, avait laissé un trou d&#8217;un peu plus de 2 milliards de Fcfa dans les caisses de l&#8217;entreprise postale publique.</p>
<p>Laquelle était déjà en proie à des difficultés de trésorerie et de gestion depuis le déclenchement de la crise du secteur postal national en 2004. Ces détournements avaient été imputés à Jean Louis Esposito, le directeur de la comptabilité et des finances à l&#8217;époque des faits, un expert canadien venu dans les mallettes du cabinet Tecsult alors recruté pour remettre la Campost à flots ; et à Nnoko Ajang, chef du service financier à la Campost.</p>
<p>A la faveur d&#8217;une action en justice intentée par la partie camerounaise suite à ce scandale, le tribunal de grande instance du Mfoundi a rendu son verdict le 5 janvier dernier. Selon des informations crédibles puisées à très bonnes sources, cette juridiction camerounaise a condamné les deux individus sus cités à la peine d&#8217;emprisonnement à vie.</p>
<p>Tous en fuite, ces deux anciens cadres de Campost sont par ailleurs condamnés à payer solidairement avec quatre autres complices, la somme de 2,2 milliards de Fcfa à l&#8217;entreprise postale publique, à titre de réparation du préjudice subi.</p>
<p>Au sujet de cette condamnation pécuniaire, apprend-on de sources autorisées, le cabinet canadien Tecsult qui avait mis Jean Louis Esposito à la disposition de la Campost, lequel est présenté par le rapport de contrôle interne ayant révélé le scandale comme étant celui qui a personnellement effectué les décaissements frauduleux dans les comptes de la Campost ouverts dans les livres de la Beac ; a été «déclaré civilement responsable du paiement de la condamnation pécuniaire prononcée contre son préposé Jean Louis Esposito».</p>
<p>En français facile, explique un juriste, cela signifie que le cabinet Tecsult est associé au payement des dommages imputés à l&#8217;expert qu&#8217;il a mis à la disposition de Campost.</p>
<p><strong>Fuite</strong></p>
<p>En rappel, après la découverte de ces détournements orchestrés par M. Esposito qui avait entre autres charges la centralisation des besoins en approvisionnement de fonds de la Campost à travers la validation des décaissements effectués à la Beac, ce cadre canadien avait été arrêtés par la gendarmerie, avant de s&#8217;évanouir dans la nature avec, indibitablement, certaines complicités internes à ce corps des forces de défenses camerounaises.</p>
<p>Alors qu&#8217;on en était encore à s&#8217;étonner de cette curieuse disparition du canadien présenté comme le cerveau des détournements d&#8217;un montrant de 2 milliards de Fcfa à la Campost, l&#8217;on apprenait que Jamel Zouglhami, le directeur général de la Campost qui conduisait l&#8217;équipe des experts canadiens mise à la disposition de Campost par Tecsult, avait lui aussi quitté le territoire camerounais sur la pointe des pieds.</p>
<p>Mais avant de quitter le Cameroun au moment où le scandale des détournements orchestrés par son collaborateur et compatriote Jean Louis Esposito polluait l&#8217;atmosphère autour de la fin du contrat entre Tecsult et le gouvernement camerounais, M. Zouglhami avait pris le soin de laisser les clés de son bureau de la Campost dans les services du Haut commissariat du Canada à Yaoundé. Comme s&#8217;il s&#8217;enfuyait lui aussi.</p>
<p>Après cet épisode finalement triste de Tecsult à Campost, la gestion de l&#8217;entreprise postale publique camerounaise a depuis un peu plus d&#8217;un an été confiée à la société française Sofrepost. Qui a pour mission principale de restructurer cette société d&#8217;Etat, afin de lui redonner ses lettres de noblesse.</p>
<p>Brice R. Mbodiam | 13 Janvier 2012| Mutations |<br />
<!--more--><!-- BlogGlue Cache: No --></p>
<p><!-- BlogGlue Plugin Error --><br />
<!-- This page cannot be linked by BlogGlue. --><br />
<!-- This account has exceeded the allocated content limit. --><br />
<!-- http://www.blogglue.com/contact/ --></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cameroonwebnews.com/2012/01/13/cameroun-tecsult-condamne-a-payer-2-milliards-de-fcfa-a-campost/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cameroun: Opération Epervier &#8211; Amadou Ali vu par Atangana Mebara</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2012/01/11/cameroun-operation-epervier-amadou-ali-vu-par-atangana-mebara/</link>
		<comments>http://cameroonwebnews.com/2012/01/11/cameroun-operation-epervier-amadou-ali-vu-par-atangana-mebara/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Jan 2012 17:36:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Affaire Albatros]]></category>
		<category><![CDATA[Amadou Ali]]></category>
		<category><![CDATA[Ambassadeur des USA Niels Marquardt]]></category>
		<category><![CDATA[Atangana Mebara]]></category>
		<category><![CDATA[Atangana Mebara Kondengui]]></category>
		<category><![CDATA[Atangana Mebara Lettres d'Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Lettres d'Ailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[operation epervier]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Polycarpe Abah Abah]]></category>
		<category><![CDATA[Sadou Hayatou]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cameroonwebnews.com/?p=45479</guid>
		<description><![CDATA[Le 5 janvier dernier, les forces de l&#8217;ordre ont empêché la dédicace de l&#8217;ouvrage «Lettres d&#8217;ailleurs. Dévoilement préliminaire d&#8217;une prise de l&#8217;Epervier du Cameroun», ouvrage signé de Jean-Marie Atangana Mebara, ancien secrétaire général de la présidence de la République ; en détention à la prison de Kondengui depuis environ 40 mois.
Les médias qui ont couvert [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 5 janvier dernier, les forces de l&#8217;ordre ont empêché la dédicace de l&#8217;ouvrage «Lettres d&#8217;ailleurs. Dévoilement préliminaire d&#8217;une prise de l&#8217;Epervier du Cameroun», ouvrage signé de Jean-Marie Atangana Mebara, ancien secrétaire général de la présidence de la République ; en détention à la prison de Kondengui depuis environ 40 mois.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-ATANGANA-MEBARA_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Atangana Mebara Lettres d'ailleurs" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2012/01/s-ATANGANA-MEBARA_large.jpg" alt="" width="495" height="280" /></a>Les médias qui ont couvert l&#8217;audience de ce jour-là au Tribunal de grande instance du Mfoundi rapportent que la première personne à avoir sollicité une dédicace de cet opuscule a été brutalisée par des gendarmes devant des proches de l&#8217;ex Sgpr, bouleversés et stupéfaits. Preuve, s&#8217;il en était encore besoin, que le livre suscité a rejoint la «famille» de ceux qui dérangent le pouvoir de Yaoundé.</p>
<p>En effet, dans son livre publié aux éditions L&#8217;Harmattan, Atangana Mebara, accusé notamment de détournements de deniers publics dans l&#8217;affaire Albatros, du nom de l&#8217;avion présidentiel dont l&#8217;achat s&#8217;est révélé foireux, écrit des lettres à différents individus, d&#8217;horizons divers: sa fille, Armelle Olive, les professeurs Victor Anomah Ngu (décédé) et Joël Moulen, François Mattei, journaliste français, auteur du «Code Biya», (publié aux éditions Balland en 2009), sa maman Olive Ngono, Mgr Joseph Akonga Essomba, (ancien) secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale, toutes les personnalités sous la menace de l&#8217;Epervier, et Amadou Ali (ancien) vice-Pm, ministre de la Justice.</p>
<p>Ci-dessous, nous publions la lettre adressée à l&#8217;ancien garde des Sceaux, désormais vice-Pm, ministre délégué à la Présidence chargé des Relations avec les Assemblées. Une correspondance qui a probablement le mérite de fixer les esprits dans un contexte où les charges retenues contre certains prisonniers de luxe tombent les unes après les autres, à la veille de l&#8217;opérationnalisation du Tribunal criminel spécial et, à coup sûr, à la veille d&#8217;une énième phase de l&#8217;«Opération mains propres»</p>
<p>Monsieur le ministre,</p>
<p>Je voudrais d&#8217;abord vous rassurer: je ne sollicite rien de vous en ce moment. Je ne vous en veux pas non plus, à titre personnel.</p>
<p>Je dois d&#8217;ailleurs vous remercier pour le geste que vous avez eu à mon égard, à l&#8217;occasion de la fête du mouton de l&#8217;année 2009, en faisant livrer à mon domicile, un énorme bouc, comme d&#8217;ailleurs vous le faisiez depuis de nombreuses années, en tout cas pendant toutes les années où j&#8217;ai été secrétaire général de la présidence de la République. Cela peut avoir l&#8217;air insignifiant, mais un tel geste, fut-il de charité usuelle ou cultuelle, dans la situation qui est la mienne, ne s&#8217;oublie pas.</p>
<p>Au stade actuel, M. le ministre, j&#8217;ai seulement choisi de partager avec vous, qui êtes aujourd&#8217;hui en charge de ce secteur délicat qu&#8217;est la Justice, quelques réflexions que m&#8217;a inspirées jusqu&#8217;ici mon immersion dans les abysses de notre système judiciaire. L&#8217;objectif visé est que ces réflexions puissent servir, sinon à continuer à améliorer les choses, du moins à ouvrir certains débats ( ). Je m&#8217;adresse à vous d&#8217;abord parce que vous êtes aujourd&#8217;hui en charge de ce secteur ; je m&#8217;adresse aussi à vous parce que vous êtes un des plus anciens aujourd&#8217;hui au gouvernement, au service de l&#8217;Etat, cette entité supérieure à nos familles, nos clans, nos tribus, nos régions et qui garantit ou veille à garantir notre vivre ensemble. A ce propos, beaucoup de nos concitoyens n&#8217;ont jamais compris qu&#8217;avec une si longue expérience au service de l&#8217;Etat, vous vous affichiez toujours, par des déclarations aussi abruptes que nombreuses, comme le plus ardent défenseur des intérêts d&#8217;une région, que vous appelez Septentrion ou grand Nord.</p>
<p>J&#8217;ai appris à vous déchiffrer, j&#8217;ai essayé de vous connaitre, depuis ces temps, déjà lointains (année 1992), où nous nous retrouvions souvent à la résidence de l&#8217;ancien Premier ministre, M. Sadou Hayatou, derrière l&#8217;Assemblée nationale. Vous m&#8217;avez souvent laissé le sentiment d&#8217;un responsable capable d&#8217;apprécier tout fonctionnaire sortant du lot par sa compétence et son dévouement au service de l&#8217;Etat, sans distinction de ses origines. Votre simplicité d&#8217;abord a souvent attiré autour de vous des jeunes cadres de toutes les tribus du Cameroun, en quête d&#8217;une protection ou d&#8217;une promotion (&#8230;).</p>
<p>De votre long séjour à la tête de la gendarmerie nationale et à la tête du ministère de la Défense, vous vous êtes constitué un vaste réseau d&#8217;informateurs informels, qui vous a souvent fait dire que vous êtes «l&#8217;homme le plus informé de ce pays», ajoutant parfois, «après le président de la République». même sans plus en avoir de responsabilité officielle, vous avez continué à vous occuper de rassembler des informations sur vos collègues et autres personnalités de ce pays, pour des exploitations surprenantes.</p>
<p>Et dans cette recherche quasi-pathologique du renseignement, vous êtes arrivé, malheureusement, à prendre à la lettre et au sérieux le moindre indice, parfois l&#8217;information même la plus invraisemblable. «Il ne faut rien négliger», avez-vous souvent dit ! Sans vous en rendre compte, vous êtes devenu un maniaque du «renseignement», voyant ou craignant des complots partout et derrière tout.</p>
<p>Je laisse de côté cette histoire d&#8217;une tombe que vous avez fait fouiller en pays bassa, sur la base d&#8217;une fausse information selon laquelle des armes auraient été cachées dans cette sépulture. Vous aviez oublié de m&#8217;en parler ; heureusement d&#8217;autres en ont conservé une mémoire fidèle.</p>
<p>Alors que je suis secrétaire général de la Présidence, vous vous souvenez de cette «information» que vous me servites un jour de l&#8217;an de grâce 2005, dans mon bureau, selon laquelle le ministre de l&#8217;Economie et des Finances, M. Abah Abah, venait de s&#8217;acheter un hôpital au Brésil pour plus de trois cents (300) millions de Fcfa. Je vous ai répondu que cela ne me paraissait pas vraisemblable, parce que chacun sait qu&#8217;un hôpital ne fait pas partie de ce qu&#8217;on peut considérer comme investissement rentable.</p>
<p><strong>Déstabilisation</strong></p>
<p>Il vous revient sans doute aussi en mémoire cette affaire que vous suiviez avec «les éléments de votre réseau» et qui tendait à établir que certains évêques anglophones du Cameroun, inspirés par un homme politique local, avaient noué des contacts avec un de leurs confrères évêques du Tchad pour tenter une déstabilisation du Cameroun à partir du Nord du pays. Grâce à l&#8217;intervention de la Direction générale de la recherche extérieure (Dgre) que j&#8217;avais sollicitée, vous vous êtes aperçu, quelques semaines plus tard, que vous aviez été manipulé dans cette affaire. Et vous vous êtes organisés pour que vos «éléments» interpellés par la Dgre se retrouvent rapidement en liberté.</p>
<p>On aurait pu penser que ces expériences malheureuses vous auraient guéri de cette pathologie de la «complotite». Que nenni ! j&#8217;ai ainsi appris, ici de mon lieu de détention, que vous aviez convoqué et présidé vous-même, le jeudi 15 avril 2010, une réunion consacrée aux informations selon lesquelles je sortais régulièrement de la prison, entre 23h et minuit, pour aller dormir chez moi ; vos informateurs vous auraient fourni quelques dates et heures précises. Vos collaborateurs participant à la réunion notamment le régisseur de la prison de Kondengui (qui n&#8217;est pas un ami) a eu le courage, à en croire mes sources, de vous démontrer l&#8217;incongruité d&#8217;une telle information, vous assurant que personne ne peut sortir de ce pénitencier après 19h, sauf cas d&#8217;urgence médicale.</p>
<p>Un autre participant vous aurait recommandé de transmettre en temps réel ce type d&#8217;information aux services de sécurité compétents, pour leur permettre de me prendre sur le fait. Malgré tout, vous avez cru devoir conclure qu&#8217; «il n ya pas de fumée sans feu» ! Il faut vraiment être un «rumor-addicted» pour vouloir absolument donner quelque crédit à des invraisemblances, qui du reste, avaient déjà été publiées par certains journaux à sensation.</p>
<p>Pourtant, M. le ministre, le Saint Coran recommande de rester clairvoyant face à des rumeurs. La sourate 049 est explicite à ce sujet. En effet, au verset 6, il est dit : «ô vous qui avez cru! si un pervers vous apporte une nouvelle, voyez bien clair en vous, (de crainte) que par inadvertance vous ne portiez atteinte à des gens et que vous ne regrettiez par la suite ce que vous avez fait» ; et le verset 12 ajoute : «ô vous qui avez cru ! eviter de trop conjecturer (sur les autres) car une partie des conjectures est péché. Et n&#8217;espionnez pas, et ne médites pas les uns des autres »</p>
<p>Pour qui espionnez-vous d&#8217;ailleurs ? Pour vous-même, pour le chef de l&#8217;Etat du Cameroun ou pour d&#8217;autres ? Comment achever ce volet de mon propos sans vous dire combien j&#8217;ai été surpris et choqué par vos confidences à des étrangers (des ambassadeurs de puissances étrangères) sur vos collègues, sur l&#8217;avenir du pays, sur les groupes ethniques qui sont disqualifiés pour la succession du président Biya et sans doute sur d&#8217;autres sujets. A travers les divulgations des comptes-rendus de vos rencontres avec l&#8217;ambassadeur des Etats-Unis d&#8217;Amérique, j&#8217;ai eu la confirmation de vos idées sur cette succession, que vous développiez déjà devant certaines personnalités camerounaises, dès 2005, propos qui du reste m&#8217;avaient été rapportés (cela ne vous surprendra pas j&#8217;espère).</p>
<p>Comment voulez-vous alors ne pas être accusé d&#8217;avoir monté toute cette opération dite «Epervier», dans le seul but d&#8217;en finir avec ceux des cadres d&#8217;un de ces groupes disqualifiés en les accusant de tous les maux. Vous avez astucieusement utilisé le très léger ambassadeur des Etats-Unis d&#8217;Amérique d&#8217;alors, un certain Niels Marquardt, pour transmettre au chef de l&#8217;Etat vos rumeurs et états d&#8217;âme, en faisant croire aux services américains.</p>
<p>On comprend mieux vos diverses interventions formelles, informelles et médiatiques sur cette fameuse opération. Vous avez fini par croire que vos affabulations, reprises par l&#8217;ambassadeur Niels Marquardt, étaient devenues des vérités par je ne sais quelle alchimie. C&#8217;est pour cela que vous éprouvez autant de difficultés aujourd&#8217;hui à apporter le moindre début de preuve à vos accusations. Voyez-vous, M. le minstre il n y a pas plus de crime que de complot parfait ! Si Dieu le veut, chacun devra un jour rendre compte du rôle qui aura été le sien dans cette sinistre mascarade politico-judiciaire, plus par souci de vérité que par motif de vengeance.</p>
<p>Extraits de «Lettres d&#8217;ailleurs. Dévoilements préliminaires d&#8217;une prise de l&#8217; «Epervier» du Cameroun».</p>
<p>Georges Alain Boyomo | 11 Janvier 2012| Mutations |<br />
<!--more--><!-- BlogGlue Cache: No --></p>
<p><!-- BlogGlue Plugin Error --><br />
<!-- This page cannot be linked by BlogGlue. --><br />
<!-- This account has exceeded the allocated content limit. --><br />
<!-- http://www.blogglue.com/contact/ --></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cameroonwebnews.com/2012/01/11/cameroun-operation-epervier-amadou-ali-vu-par-atangana-mebara/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Cameroun: Clémence pour les voleurs de l&#8217;argent public</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2012/01/06/cameroun-clemence-pour-les-voleurs-de-largent-public/</link>
		<comments>http://cameroonwebnews.com/2012/01/06/cameroun-clemence-pour-les-voleurs-de-largent-public/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 06 Jan 2012 17:45:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Clemence]]></category>
		<category><![CDATA[corruption au cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[detournement de fonds publics]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Esso]]></category>
		<category><![CDATA[operation epervier]]></category>
		<category><![CDATA[paul Biya]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal Criminel Special]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cameroonwebnews.com/?p=45303</guid>
		<description><![CDATA[Une loi récemment votée par le parlement permet désormais aux coupables de détournements de l&#8217;argent public ou de corruption de recouvrir la liberté s&#8217;ils remboursent cet argent. Certains Camerounais s&#8217;inquiètent que cela encouragera d&#8217;avantage la fraude chez les personnes au pouvoir.
Cette nouvelle loi, votée par l&#8217;assemblée nationale du Cameroun en décembre, prescrit qu&#8217;&#8221;en cas de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une loi récemment votée par le parlement permet désormais aux coupables de détournements de l&#8217;argent public ou de corruption de recouvrir la liberté s&#8217;ils remboursent cet argent. Certains Camerounais s&#8217;inquiètent que cela encouragera d&#8217;avantage la fraude chez les personnes au pouvoir.</p>
<p>Cette nouvelle loi, votée par l&#8217;assemblée nationale du Cameroun en décembre, prescrit qu&#8217;&#8221;en cas de restitution du corps du délit, le procureur général peut, sur autorisation écrite du ministre chargé de la justice, arrêter les poursuites.&#8221; Le ministre chargé de la justice se voit ainsi doté de pouvoirs spéciaux qui le permettent d&#8217;interférer dans une procédure judiciaire pour geler l&#8217;action des magistrats et de remettre en liberté des voleurs de l&#8217;argent public sans que ceux-ci ne soient sanctionnés.</p>
<p><strong>Réactions mitigées</strong></p>
<p>Cette loi est diversement appréciée dans l&#8217;opinion publique. Certains Camerounais considèrent qu&#8217;elle va encourager les gestionnaires de la fortune publique à voler sans être inquiétés. &#8220;Les gens peuvent désormais prendre de l&#8217;argent publique, investir dans des affaires juteuses et rembourser s&#8217;ils sont inquiétés&#8221;, s&#8217;inquiète Camille, un blogueur. &#8220;C&#8217;est un très mauvais signal. C&#8217;est un peu comme si on permettait aux gens d&#8217;acheter le silence de la justice&#8221;, ajoute Jules, étudiant à l&#8217;université de Yaoundé.</p>
<p>Il y en a tout de même qui espèrent que cette loi permettra de recouvrer les fonds publics détournés par certains hauts responsables de l&#8217;Etat. &#8220;Jusqu&#8217;ici, on a vu des anciens ministres arrêtés pour corruption et détournements de fonds publics. Mais, l&#8217;Etat n&#8217;a rien récupéré. Si ces ministres pouvaient rembourser, ça permettrait au moins au Cameroun d&#8217;avoir de l&#8217;argent frais pour investir dans des projets de développement&#8221;, commente Patrick, un étudiant. &#8220;A quoi ça sert de mettre des gens en prison si on ne peut pas reprendre ce qu&#8217;ils ont volé&#8221;, s&#8217;interroge-t-il.</p>
<p><strong>La corruption, un mal profond</strong></p>
<p>Au Cameroun, la corruption est un mal profond. En 1998 et 1999, le pays a été classé deux fois comme pays le plus corrompu au monde. Depuis, le gouvernement a lancé une &#8220;opération Epervier&#8221; de lutte contre la corruption. Cette opération a débouché sur l&#8217;arrestation d&#8217;une dizaine d&#8217;anciens ministres, directeurs généraux et proches collaborateurs du président Paul Biya. Cependant, le mal sévit toujours. Un rapport de la commission nationale anti-corruption publié en novembre révèle un détournement de 15,4 milliards de francs CFA dans la construction d&#8217;une seule route à l&#8217;Est du pays.</p>
<p>L&#8217;opposition pense que le président Biya n&#8217;a pas vraiment envie de lutter contre la corruption et les détournements puisqu&#8217;il ne fait pas appliquer l&#8217;article 66 de la constitution qui oblige les hauts responsables de l&#8217;Etat à déclarer leurs biens avant et après leur entrée en fonction. Paul Biya vient de créer un &#8220;tribunal criminel spécial&#8221; pour juger dans un délai de 6 mois les personnes soupçonnées de détournement des deniers publics &#8220;lorsque le préjudice est d&#8217;un montant minimum de 50 millions de francs CFA&#8221;. Reste à voir si cela fera diminuer la corruption au sein de la classe politique.</p>
<p>RNW| 6 Janvier 2012 | RNW|<br />
<!--more--><!-- BlogGlue Cache: No --></p>
<p><!-- BlogGlue Plugin Error --><br />
<!-- This page cannot be linked by BlogGlue. --><br />
<!-- This account has exceeded the allocated content limit. --><br />
<!-- http://www.blogglue.com/contact/ --></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cameroonwebnews.com/2012/01/06/cameroun-clemence-pour-les-voleurs-de-largent-public/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Former presidential hopeful named in gold theft</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2011/12/31/former-presidential-hopeful-named-in-gold-theft/</link>
		<comments>http://cameroonwebnews.com/2011/12/31/former-presidential-hopeful-named-in-gold-theft/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 31 Dec 2011 14:25:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Bertoua Prison]]></category>
		<category><![CDATA[Bétaré-Oya]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroon]]></category>
		<category><![CDATA[East Region]]></category>
		<category><![CDATA[Enoh Dieudonne]]></category>
		<category><![CDATA[Enoh Meyomesse]]></category>
		<category><![CDATA[Gold Theft]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Manda Bernard]]></category>
		<category><![CDATA[Ndi Benoit]]></category>
		<category><![CDATA[Presidential Hopeful Incarcerated]]></category>
		<category><![CDATA[Song Kanga]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cameroonwebnews.com/?p=45197</guid>
		<description><![CDATA[Cameroonian writer, political activist and one of the candidates whose candidacy for the October 9 presidential race was rejected by the Electoral Commission has rejected accusations that he is the leader of a gang of bandits that staged a spectacular hold-up in Betaré-Oya, Eastern Region on November 11, making away with about 1,000 grammes of [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cameroonian writer, political activist and one of the candidates whose candidacy for the October 9 presidential race was rejected by the Electoral Commission has rejected accusations that he is the leader of a gang of bandits that staged a spectacular hold-up in Betaré-Oya, Eastern Region on November 11, making away with about 1,000 grammes of gold.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/12/s-ENOH-DIEUDONNE_MANDA-BERNARD_SONG-KANGA_NDI-BENOIT-INCARCERES_large.jpg"><img class="aligncenter" title="ENOH MEYOMESSE DIEUDONNE_MANDA-BERNARD_SONG-KANGA_NDI-BENOIT-INCARCERES" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/12/s-ENOH-DIEUDONNE_MANDA-BERNARD_SONG-KANGA_NDI-BENOIT-INCARCERES_large.jpg" alt="" width="495" height="280" /></a>In a telephone conversation with a close relative to the accused on Tuesday, Mr Enoh Meyomesse is quoted as saying from his cell at Yaounde Military Tribunal where he and the other accused persons were transferred on December 22 that he was being persecuted for his political activities. He rejected being a member of any gang or having anything to do with the theft of the said gold.</p>
<p>“I am of the Beti tribe and my pronouncements against the Biya regime hurt the ruling clan most because they think as a brother, my declarations are more credible than those of opposition politicians of other clans that may easily be dismissed as just political rhetoric,” Mr Meyomesse said.</p>
<p>It should be recalled that Mr Meyomesse and three other individuals, namely Bernard Manda, 57, Dieudonné Song Kanga, 47, a sub-officer in the army and Benoit Ndi, 60, were presented to the public on December 21 as members of the gang that was responsible for the November 11 gold-theft hold-up.</p>
<p>The presentation was shown on national TV with Eastern Region Governor Lélé Lafrique and East Legion Gendarmerie Commander Colonel Oumarou Ngalibou posing as the brains behind the arrests.</p>
<p>Presenting the four accused persons during a heavily-attended public ceremony, Col. Ngalibou revealed that he arrested Enoh Meyomesse as the writer descended from a plane that brought him from Singapore at the Yaounde Nsimalen Airport.</p>
<p>The Eastern Region Gendarmerie boss said shortly after the theft of the gold by the South Korean company KMSC, gendarmes arrested Bernard Manda who on interrogation revealed the names of the other accused persons. Manda is reported to have said the operation was financed by Mr Meyomesse.</p>
<p>Col. Ngalibou also revealed that Mr Meyomesse offered him a $10,000 bribe when he arrested him, an offer he said he rejected. The stolen gold is reported to have been taken abroad by Enoh Meyomesse who is alleged to have sold it in Singapore at about $1 million.</p>
<p>CHIEF BISONG ETAHOBEN | December 31, 2011 | Daily Monitor |<br />
<!--more--><!-- BlogGlue Cache: No --></p>
<p><!-- BlogGlue Plugin Error --><br />
<!-- This page cannot be linked by BlogGlue. --><br />
<!-- This account has exceeded the allocated content limit. --><br />
<!-- http://www.blogglue.com/contact/ --></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cameroonwebnews.com/2011/12/31/former-presidential-hopeful-named-in-gold-theft/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Enoh Meyomesse au tribunal militaire</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2011/12/23/enoh-meyomesse-au-tribunal-militaire/</link>
		<comments>http://cameroonwebnews.com/2011/12/23/enoh-meyomesse-au-tribunal-militaire/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 23 Dec 2011 21:54:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Benoit Ndi]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Manda]]></category>
		<category><![CDATA[Bertoua]]></category>
		<category><![CDATA[Droits de l'Homme Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Enoh Meyomese Bertoua]]></category>
		<category><![CDATA[Enoh Meyomesse]]></category>
		<category><![CDATA[Gang]]></category>
		<category><![CDATA[Gangster]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Song Kanga]]></category>
		<category><![CDATA[Tribunal Militaire]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cameroonwebnews.com/?p=45086</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;écrivain est accusé d’être à la tête d’un gang.
Bernard Manda 57 ans, Song Kanga 47 ans, Dieudonné Enoh Meyomessé 57 ans et Benoit Ndi 60 ans sont détenus dans les cellules de la légion de gendarmerie de l’Est à Bertoua. Les quatre individus sont  accusés de vol aggravé.
Ils ont été présentés à la presse, au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L&#8217;écrivain est accusé d’être à la tête d’un gang.</p>
<p>Bernard Manda 57 ans, Song Kanga 47 ans, Dieudonné Enoh Meyomessé 57 ans et Benoit Ndi 60 ans sont détenus dans les cellules de la légion de gendarmerie de l’Est à Bertoua. Les quatre individus sont  accusés de vol aggravé.</p>
<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/12/ENOH-MEYOMESSE-NDI-BENOIT-SONG-KANGA-NENDA-BERNARD-DETENUS-A-BERTOUA_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Enoh Meymesse et ses co-detenus a la prison de Bertoua" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/12/ENOH-MEYOMESSE-NDI-BENOIT-SONG-KANGA-NENDA-BERNARD-DETENUS-A-BERTOUA_large.jpg" alt="" width="495" height="280" /></a>Ils ont été présentés à la presse, au grand public  et au gouverneur Adolphe Lélé Lafrique mercredi dernier en fin d’après midi à l’esplanade de la légion de gendarmerie de l’Est. Selon Oumarou Ngalimou, le commandant de brigade, Enoh Meyomesse est à la tête de ce gang.</p>
<p>Les faits ont eu lieu à Bétaré Oya, une localité où la principale activité est l’exploitation de l’or. D’après le colonel Ngalimou, les exploitants d’une mine d’or qui tentaient de regagner leur base après une journée de travail ont été braqués par deux individus lourdement armés qui avaient surgi de la broussaille. Les braqueurs ont récupéré toute la production minière de la journée. Ils sont repartis avec une quantité d’or équivalente à 1000 g, soit 650 g d’or non panné et 350 g d’or panné. « Informé, le secrétaire d’état à la défense en charge de la gendarmerie nous a instruit de tout mettre en œuvre pour rattraper les coupables » nous dira le colonel Ngalimou. C’est ainsi que les éléments de la brigade de gendarmerie de Bétaré Oya ont réussit à interpeller l’un des braqueurs.  Ce dernier a permis de mettre la main sur les deux autres membres du gang, notamment Enoh Meyomesse, qu’on présente comme le cerveau du groupe. On le soupçonne d’ailleurs  d’avoir quitté le pays avec une partie du butin.</p>
<p>C’est à son retour qu’il a été interpellé et conduit à Bertoua afin qu’il réponde de ses actes. Une perquisition au domicile des braqueurs après leur interpellation à permis de mettre la main sur un stock d’armes notamment des Kalachnikov et des munitions. Les quatre malfrats seront présentés au procureur de la république afin qu’ils répondent de leurs actes.<br />
Selon nos informations, l’affaire a été transféréé au Tribunal militaire de Yaoundé. Enoh Meyomesse, l’un des accusés se trouve dans la capitale depuis hier.</p>
<p>Charles Mahop | 23 Decembre 2012 | Le Jour |<br />
<!--more--><!-- BlogGlue Cache: No --></p>
<p><!-- BlogGlue Plugin Error --><br />
<!-- This page cannot be linked by BlogGlue. --><br />
<!-- This account has exceeded the allocated content limit. --><br />
<!-- http://www.blogglue.com/contact/ --></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cameroonwebnews.com/2011/12/23/enoh-meyomesse-au-tribunal-militaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Déposition de Titus Edzoa: Toute cette affaire est une grosse arnaque juridique !</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2011/12/22/deposition-de-titus-edzoa-toute-cette-affaire-est-une-grosse-arnaque-juridique/</link>
		<comments>http://cameroonwebnews.com/2011/12/22/deposition-de-titus-edzoa-toute-cette-affaire-est-une-grosse-arnaque-juridique/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 22 Dec 2011 21:41:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Deposition de Titus Edzoa]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Titus Edzoa]]></category>
		<category><![CDATA[tribunal de grande instance du Mfoundi]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cameroonwebnews.com/?p=45048</guid>
		<description><![CDATA[Deposition de Titus Edzoa 16 Decembre 2011  
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a style="margin: 12px auto 6px auto; font-family: Helvetica,Arial,Sans-serif; font-style: normal; font-variant: normal; font-weight: normal; font-size: 14px; line-height: normal; font-size-adjust: none; font-stretch: normal; -x-system-font: none; display: block; text-decoration: underline;" title="View Deposition de Titus Edzoa 16 Decembre 2011 on Scribd" href="http://www.scribd.com/doc/76336300/Deposition-de-Titus-Edzoa-16-Decembre-2011">Deposition de Titus Edzoa 16 Decembre 2011</a> <object id="doc_45286" style="outline: medium none;" width="100%" height="600" classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="wmode" value="opaque" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="FlashVars" value="document_id=76336300&amp;access_key=key-1pengr4ho28lpe2ea9o3&amp;page=1&amp;viewMode=list" /><param name="src" value="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed id="doc_45286" style="outline: medium none;" width="100%" height="600" type="application/x-shockwave-flash" src="http://d1.scribdassets.com/ScribdViewer.swf" wmode="opaque" allowFullScreen="true" allowScriptAccess="always" FlashVars="document_id=76336300&amp;access_key=key-1pengr4ho28lpe2ea9o3&amp;page=1&amp;viewMode=list" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" /> </object><br />
<!--more--><!-- BlogGlue Cache: No --></p>
<p><!-- BlogGlue Plugin Error --><br />
<!-- This page cannot be linked by BlogGlue. --><br />
<!-- This account has exceeded the allocated content limit. --><br />
<!-- http://www.blogglue.com/contact/ --></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cameroonwebnews.com/2011/12/22/deposition-de-titus-edzoa-toute-cette-affaire-est-une-grosse-arnaque-juridique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>LES JURISTES DE LA TYRANNIE : A PROPOS DE LA DEMISSION DE MAURICE KAMTO</title>
		<link>http://cameroonwebnews.com/2011/12/05/les-juristes-de-la-tyrannie-a-propos-de-la-demission-de-maurice-kamto/</link>
		<comments>http://cameroonwebnews.com/2011/12/05/les-juristes-de-la-tyrannie-a-propos-de-la-demission-de-maurice-kamto/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2011 23:14:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Blogs]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Conac]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l'homme]]></category>
		<category><![CDATA[Eloysius Embwam]]></category>
		<category><![CDATA[Garga Hamane Adji]]></category>
		<category><![CDATA[Gilbert Nforlem]]></category>
		<category><![CDATA[justice]]></category>
		<category><![CDATA[Maurice Kamto]]></category>
		<category><![CDATA[operation epervier]]></category>
		<category><![CDATA[Patrice Nganang]]></category>
		<category><![CDATA[Vice-Minsitre de la Justice]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://cameroonwebnews.com/?p=44903</guid>
		<description><![CDATA[Extraodinaire que ce pays nommé Cameroun ! Maurice Kamto qui a été vice-ministre de la justice pendant l’un des septennats le plus sanglants des trente ans du régime de Paul Biya démissionne, et chacun s’extasie en louanges ! Que dire, sinon paraphraser une phrase publiée il y a quelques jours dans Le Jour : ‘Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/11/s-MAURICE-KAMTO_large.jpg"><img class="aligncenter" title="Maurice Kamto Ministre delegue a la Justice" src="http://files.cameroonwebnews.com/uploads/2011/11/s-MAURICE-KAMTO_large.jpg" alt="" width="405" height="270" /></a>Extraodinaire que ce pays nommé Cameroun ! Maurice Kamto qui a été vice-ministre de la justice pendant l’un des septennats le plus sanglants des trente ans du régime de Paul Biya démissionne, et chacun s’extasie en louanges ! Que dire, sinon paraphraser une phrase publiée il y a quelques jours dans Le Jour : ‘Il y en a qui s’imaginent pouvoir faire carrière dans la poudrière.’ C’est sans doute le résumé de ces années passées par cet homme de droit comme on nous dit, dans le gouvernement de l’assassin, années qui se closent aujourd’hui de sa propre décision. Ainsi lui aussi aura ajouté son nom à liste bien longue des juristes de la tyrannie, même si en claquant les portes à celle-ci, il nous rappelle que jusqu’ici seul quelques uns ont démissionné de ce bourbier : un seul avant lui, en fait, Garga Haman Adji il y a vingt ans. Pourtant faut-il applaudir comme le font certains dans la presse – et surtout dans celle où il avait des intérêts bien définis ? Faut-il souhaiter à cet intellectuel comme on le dit être, qu’il continue sa carrière ailleurs, par exemple dans l’international qui paraît-il l’appelle et serait heureux de l’avoir comme manœuvre du droit ?</p>
<p>Que non ! C’est qu’il faut bien que dans notre pays qui a vu de nombreux ministres du tyran être jetés en prison pour des crimes de corruption, l’échelle des valeurs du droit soit rappelée : le crime capital ce n’est pas le vol, mais bien le crime de sang. Et ce n’est pas le juriste démissionnaire, émérite de sa profession qui me démentira ici. Il se passe en effet que Maurice Kamto aura été ministre délégué à la justice aux moments même où notre pays aura vu se multiplier l’injustice la plus inadmissible dans nos cours, avec le 28 avril 2005, l’exécution à bout portant et après chasse à l’homme de Eloysius Embwam et Gilbert Nforlem, étudiants à l’université de Buéa, les 27-30 novembre 2006, l’exécution de Momo Benett et Ufeani Ivo, étudiants dans la même université. Enquête judiciaire a-t-elle été faite sur ces crimes ? Le clou évidemment c’est le massacre de février 2008, dont une cinquantaine de morts seulement ont été reconnus par le gouvernement, par le ministre de la justice justement, sans suite juridique, évidemment. Et les voici, ces Camerounais, dont un enfant de onze ans, Patrick Lionel Kameni, abattu dans la maison de ses parents, à Loum : Ndimah Lovert Fuambuh; Awana Touabe Blaise; Dibaben Étienne; Ebanga Ndongo Lurie; Ebwele Blaise; Issom Joseph Mustapha; Jabea Christian Daniel; Mbede Thomas Lucres; Mbeng Junior; Ngounou Edouard; Tsague Jules; Kameni Auriol; Kamga Romain; Owuboki Paul; Tantoh Emmanuel; Tekoh Roland; Bebbey Epee Thomas; Bonang Omang Jean Pierre; Che Emmanuel; Etchong Remy; Kamdem Kenmegne Jean; Maleg Thaddeus; Minkante Makamte Jonas; Nana Nameni Giresse; Alias Nono Laplage; Ngantchou Njenteng Timothee; Nintedem Aurelien; Nsoh Nsoh; Nyamsi Gervais; Onah Patrick Joseph; Oyema Paul; Steven Abbia Joseph; Tabungong Emmanuel; Anya Eyong Elvis; Awah Debene; Che Emmanuel Tanifor; Etong Taile Andre; Fontoh Isily; Ndogma Wamba Jules; Nsaba Michel; Saayem Jean De Dieu; Tchapda Eric Martial; Anthony Foment; Blaise Ebouele; Prudencia Bih. Ajoutons-y Tiwa Jacques qui avait échappé aux années de braise pour mourir lors de ces jours fatidiques, et j’en oublie d’autres sans doute.</p>
<p>Y a-t-il encore le droit au Cameroun ? C’est qu’il faut bien se dire que si en ces nuits fatidiques un discours présidentiel rappelait que force reviendrait à la loi, la faculté dans laquelle Maurice Kamto a enseigné et d’où il tire le respect qui lui est donné ici et là n’est pas une faculté de loi, Law School, comme on dirait en anglais. Et ce qu’il y a enseigné pendant des années aux étudiants n’a pas l’ambiguïté de l’allemand ‘Recht’ qui implique aussi la raison, dont la raison du plus fort. Non, ce qui est enseigné chez nous c’est bien le droit, dont le plus important est sans doute les droits humains. Il faut bien le dire, parce que la particularité de la tyrannie qui nous tient depuis 1956 et qui nous étrangle depuis mai 1984, est qu’elle est l’architecture de juristes à plusieurs égards : elle se sert de manipulations de la loi pour fonder le triomphe de la force sur le droit. Dans cet annale sans doute les changements de la constitution qui ont eu lieu le 14 avril 2008, et c’est-à-dire alors que Maurice Kamto était vice-ministre de la justice du tyran, entreront dans le palmarès de la plus grande infamie : l’annulation de la limitation imposée sur le mandat présidentiel par un consensus politique, la Tripartite, mais surtout, oui, surtout l’introduction sans débat public de l’article 53 dans la constitution qui, fait unique dans toute l’Afrique, donne une immunité post-mandat au président de la république du Cameroun ! Quelle fut la responsabilité du juriste dans de telles dégringolades du droit ?</p>
<p>L’évolution politique de ces dernières années en Afrique nous a fait voir que le gouvernement ne protège plus les citoyens, mais au contraire les autorités de poursuites citoyennes. Redevenus citoyens ordinaires, les autorités peuvent ainsi répondre de leurs actes : ou alors simplement œuvrer à l’établissement de la vérité pour le bien commun. Ces derniers ans ont cependant aussi été vécus au Cameroun sous la frénésie de l’opération Epervier, tout comme ces derniers jours sous celle du rapport accusateur de la CONAC. Plus que la corruption, le crime capital demeure cependant le crime de sang, et personne n’a encore répondu de cette ligne rouge qui ces derniers ans, de 2005 surtout à aujourd’hui, se trace de plus en plus profondément dans notre cour publique au point d’y fabriquer un fleuve. Les morts de février 2008 n’ont pas eu la commission d’enquête parlementaire qu’ils méritaient, encore moins ceux d’avant, ni d’ailleurs ceux d’après, Serge Alain Youmbi par exemple dont la mort ce juin 2011 a encore défrayé la chronique. Jusque là les responsables dans l’exécutif n’étaient pas  encore libérés de cette protection que leur confère leur poste. Aujourd’hui avec la démission de Maurice Kamto, ministre délégué à la justice jusqu’ici, il devient évident que l’heure n’est pas aux félicitations, mais à la mise en branle de la justice. Aujourd’hui vaut bien cette phrase du droit qu’il sait : nemo auditur turpitudinem allegans. Compatriotes, y a-t-il encore une justice dans notre pays ? Car il faut bien que la responsabilité aux sommets de l’Etat soit établie afin que notre pays devienne ce que chacun de nous citoyens souhaite et œuvre afin qu’il soit : un Etat de droit.</p>
<p>Patrice Nganang | 5 Decembre 2011 |<br />
<!--more--><!-- BlogGlue Cache: No --></p>
<p><!-- BlogGlue Plugin Error --><br />
<!-- This page cannot be linked by BlogGlue. --><br />
<!-- This account has exceeded the allocated content limit. --><br />
<!-- http://www.blogglue.com/contact/ --></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://cameroonwebnews.com/2011/12/05/les-juristes-de-la-tyrannie-a-propos-de-la-demission-de-maurice-kamto/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

