“If you have something to say, say it here on cameroonwebnews”

“Si vous avez quelque chose à dire, dites le sur cameroonwebnews”

PrĂšs de 160 milliards Fcfa promis au Cameroun pour Lom Pangar

Posted by Admin on Nov 19th, 2009 and filed under Business. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. Both comments and pings are currently closed.

Par Marie  Noelle Guichi  | Jeudi 19 novembre 2009 | Le Messager

Lors de l’ouverture du conclave de deux jours de ces bailleurs de fonds lundi 16 novembre Ă  YaoundĂ©, le ministre de l’Economie, de la planification du dĂ©veloppement et de l’amĂ©nagement du territoire, Louis Paul Motaze, a souhaitĂ© ĂȘtre dĂ©finitivement fixĂ© sur la part de financements de chaque partenaire au dĂ©veloppement du Cameroun, dans le cadre du projet intĂ©grĂ© du barrage de Lom Pangar dont le coĂ»t est estimĂ© Ă  environ 150 milliards de francs Cfa. C’est dĂ©sormais chose faite. Et le Cameroun s’en tire mĂȘme avec une enveloppe supĂ©rieure Ă  ses attentes. L’Agence française de dĂ©veloppement (Afd), a dĂ©cidĂ© de financer le barrage Ă  hauteur de 60 millions d’euros, ajoutant ainsi 10 millions d’euros sur sa premiĂšre proposition annoncĂ©e au cours de la premiĂšre table ronde des bailleurs de fonds tenue Ă  Paris en France en mars 2008 sous son Ă©gide. Ce qui fait prĂšs de 40 milliards de francs Cfa qu’elle entend prĂȘter au Cameroun avec remboursement sur le long terme, dont la moyenne des Ă©chĂ©ances est de 20 ans. L’on avait Ă©galement enregistrĂ© l’annonce de financement de certains autres bailleurs de fonds. Mais le flou persistait sur le montant final Ă  accorder au Cameroun. Le 17 novembre dernier, le groupe Banque mondial a affirmĂ© qu’il allait apporter un financement de 75 millions de dollars amĂ©ricain au projet, soit environ 34 milliards de francs Cfa. La Banque europĂ©enne d’investissement y mettra quant Ă  elle 30 millions d’euros, soit 20 milliards de francs Cfa. Le Fonds saoudien promet pour sa part 25 millions de dollars, soit environ 12 milliards de francs Cfa, la Banque africaine de dĂ©veloppement y met 43 milliards de francs Cfa, le groupe Value Analytics d’Afrique du Sud apporte 15 millions de dollars, soit prĂšs de 7 milliards de francs Cfa, la Banque de dĂ©veloppement des Etats de l’Afrique centrale contribue pour 10 milliards de francs Cfa. D’autres institutions financiĂšres telles que l’Eximbank de Chine, la Banque islamique de dĂ©veloppement ou mĂȘme Afriland First bank et la Standard chartered bank au Cameroun manifestent Ă©galement leur intĂ©rĂȘt pour ce projet futuriste, Ă  la rentabilitĂ© incontestable. Mais beaucoup souhaitent plutĂŽt accorder des crĂ©dits relais, sur le court terme. Au total, ce sont prĂšs de 160 milliards de francs Cfa qui ont Ă©tĂ© promis de maniĂšre ferme au Cameroun. Ils seront mis Ă  la disposition du pays, sous forme de prĂȘt Ă  faible taux d’intĂ©rĂȘt, affirme le ministre de l’Economie qui indique que les banques commerciales au Cameroun « malgrĂ© une surliquiditĂ© factice », ne sont pas Ă  mesure de financer un tel projet, pour la simple raison qu’elles vivent, pour la plupart, des dĂ©pĂŽts des Ă©pargnants. Par consĂ©quent, elles sont trĂšs frileuses et ne peuvent pas prendre le risque de prĂȘter sur le long terme, et Ă  des taux concessionnels comme le font les institutions financiĂšres internationales.

Exigences de rentabilité

Les bailleurs de fonds qui accordent ainsi leurs financements se sont rendus sur le site du futur barrage Ă  Lom Pangar dans la rĂ©gion de l’Est Cameroun dimanche dernier. Certainement convaincus, aprĂšs cette visite, que ce projet pourrait rapporter gros, ils ont visiblement relevĂ© le montant de leurs contributions respectives. Pendant leur descente sur le terrain, ils ont amplement Ă©changĂ© avec les responsables des services dĂ©concentrĂ©s de certains administrations concernĂ©es par le projet, les populations riveraines, les autoritĂ©s traditionnelles, et bien d’autres acteurs du projet. Lors de leur premiĂšre table ronde Ă  Paris, certains parmi ces bailleurs avaient indiquĂ© qu’ils ne dĂ©clareront leur rĂ©elle intention de financements que lorsque le gouvernement camerounais aura satisfait leurs exigences. Parmi celles-ci, figuraient la rĂ©alisation d’un schĂ©ma organisationnel simple oĂč le rĂŽle de chaque acteur est bien dĂ©fini, la mise sur pied d’une Ă©quipe disposant de compĂ©tences techniques nĂ©cessaires, l’élaboration d’un plan de financement compatible avec les exigences de rentabilitĂ© du projet, la mise Ă  jour de l’étude d’impact environnemental et du plan de gestion de l’environnement. Lundi dernier, Louis Paul Motaze les a rassurĂ©s, en dĂ©clarant que tout cela avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© fait. Il a mĂȘme ajoutĂ© que, sur le plan environnemental, l’étude d’impact environnemental rĂ©alisĂ©e en 2005 et le plan de gestion de l’environnement ont Ă©tĂ© mis Ă  jour par le consultant. Les travaux sont dĂ©jĂ  engagĂ©s par le ministĂšre en charge des forĂȘts, en collaboration avec les Ong pour la crĂ©ation du parc national de Deng Deng. Quinze Ă©cogardes sont installĂ©s sur les deux barriĂšres depuis un mois et veillent Ă  la protection de la biodiversitĂ© du parc dĂ©jĂ  dĂ©limitĂ©.

Fin des délestages ?

Avec le soutien des bailleurs de fonds, le Cameroun financera l’amĂ©nagement hydroĂ©lectrique de Lom Pangar ainsi que son Plan de gestion environnemental et social, Pges. Au bout du compte, le barrage de Lom Pangar dont la fin de la mise en eau se fera un an aprĂšs le dĂ©but de la construction, permettra l’électrification des villages environnants et va combler le dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique de la rĂ©gion de l’Est en proie aux dĂ©lestages. Le gouverneur de la rĂ©gion de l’Est, Adolphe Lele Lafrique, a indiquĂ© aux bailleurs de fonds samedi dernier, lors du dĂźner qu’il leur a offert dans sa rĂ©sidence, que le projet va dĂ©finitivement rĂ©soudre le problĂšme du dĂ©ficit Ă©nergĂ©tique de la rĂ©gion. Ce repas a d’ailleurs Ă©tĂ© pris aprĂšs plusieurs heures de retard, parce que sa rĂ©sidence Ă©tait plongĂ©e dans le noir, suite Ă  un dĂ©lestage. Avec ces dĂ©sagrĂ©ments touchĂ©s du doigt par les bailleurs de fonds eux-mĂȘmes, le gouverneur de l’Est pense que chacun a compris la nĂ©cessitĂ© et l’urgence de la rĂ©alisation du barrage hydroĂ©lectrique de Lom Pangar qui dĂ©clenchera vĂ©ritablement l’industrialisation du pays.

Related posts:

  1. 3,6 milliards Fcfa pour soutenir les Pme au Cameroun Par Alain Noah Awana  | Mercredi 11 novembre 2009 |...
  2. CEMAC : la SFI introduit 20 milliards Fcfa d’emprunt obligataire Par Alain Noah Awana  | Mercredi 11 novembre 2009 |...
  3. Beac : 19 milliards de francs Cfa dĂ©tournĂ©s au bureau de Paris Lazare Kolyang – Mutations - 9/14/09 2400 chĂšques frauduleux ou...

Related posts brought to you by Yet Another Related Posts Plugin.

Comments are closed

Advertisement